Versions interactives à solutions cachées — leurs boutons « Voir la solution » ne fonctionnent que dans Adobe Acrobat Reader (calques PDF non pris en charge par les navigateurs et le lecteur ci-dessus). Le lecteur affiche donc les versions classiques.
📥 Version à corrections cachées (Adobe Acrobat Reader)Télécharger
Examen national du baccalauréat — Session normale 2023
b)(0,5 pt) En déduire l’aire du triangle ABC et la distance d(B,(AC))
Voir la solution
AB∧AC=422+12+22=4×3=12.
AABC=21AB∧AC=212=6.
AC=22+42+(−4)2=36=6, donc :
d(B,(AC))=ACAB∧AC=612=2.
2) Soit D le milieu du segment [AC]
a)(0,5 pt) Vérifier que DΩ=41(AB∧AC)
Voir la solution
D(20+2,21+5,24+0), soit D(1,3,2). Donc DΩ(3−1,4−3,4−2), soit DΩ(2,1,2).
Et 41(AB∧AC)=2i+j+2k. Donc DΩ=41(AB∧AC).
b)(0,25 pt) En déduire que d(Ω,(ABC))=3
Voir la solution
AB∧AC est normal au plan (ABC), donc DΩ aussi (2) a)). Comme D∈(ABC) (milieu de [AC]), D est le projeté orthogonal de Ω sur (ABC), d’où :
d(Ω,(ABC))=DΩ=22+12+22=3.
3) Soit (S) la sphère d’équation : x2+y2+z2−6x−8y−8z+32=0
a)(0,5 pt) Déterminer le centre et le rayon de la sphère (S)
Voir la solution
x2−6x=(x−3)2−9, y2−8y=(y−4)2−16, z2−8z=(z−4)2−16. Donc :
M∈(S)⟺(x−3)2+(y−4)2+(z−4)2=9+16+16−32=9=32.
(S) a pour centre Ω(3,4,4) et pour rayon R=3.
b)(0,5 pt) Montrer que le plan (ABC) est tangent à la sphère (S) en un point que l’on déterminera
Voir la solution
D’après 2) b), d(Ω,(ABC))=3=R : le plan (ABC) est tangent à (S).
Le point de contact est le projeté orthogonal de Ω sur (ABC), c’est-à-dire D(1,3,2) (2) b)).
4)(0,5 pt) Soient (Q1) et (Q2) les deux plans parallèles à (ABC) tels que chacun d’eux coupe la sphère (S) suivant un cercle de rayon 5
Déterminer une équation cartésienne pour chacun des deux plans (Q1) et (Q2)
Voir la solution
n(2,1,2) est normal à (ABC). Un plan parallèle à (ABC) a une équation de la forme 2x+y+2z+d=0, d∈R.
Il coupe (S) suivant un cercle de rayon r=5 si et seulement si d(Ω,(Q))=R2−r2=9−5=2 :
22+12+22∣2×3+4+2×4+d∣=2⟺∣18+d∣=6⟺d=−12oud=−24.
Donc (Q1):2x+y+2z−12=0 et (Q2):2x+y+2z−24=0.
Exercice 2 — Nombres complexes (3 points)
Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O;u,v), on considère les points A, B, C et D d’affixes respectives a=2+i2, b=1+2+i, c=b et d=2i
1)(0,25 pt) Ecrire le nombre complexe a sous forme trigonométrique
Voir la solution
∣a∣=2+2=2, donc :
a=2(22+i22)=2(cos4π+isin4π).
2) a)(0,25 pt) Vérifier que b−d=c
Voir la solution
b−d=1+2+i−2i=1+2−i=b=c.
b)(0,5 pt) Montrer que (2+1)(b−a)=b−d et déduire que les points A, B et D sont alignés
Or arg(a)≡4π, arg(c)=arg(b)≡−arg(b) et arg(2b)≡arg(b) (car 2>0). Donc :
4π−arg(b)≡arg(b)[2π],soit2arg(b)≡4π[2π].
4) Soit R la rotation de centre O et d’angle 4π et qui transforme chaque point M du Plan d’affixe z en un point M’ d’affixe z’
a)(0,25 pt) Montrer que z′=21az
Voir la solution
L’écriture complexe de R est z′=ei4πz. D’après 1), a=2ei4π, donc ei4π=21a et z′=21az.
b)(0,5 pt) En déduire que R(C)=B et que R(A)=D
Voir la solution
21ac=21×2b=b (3) a)), donc R(C)=B.
21aa=21a2=21(2)2(1+i)2=21×2×2i=2i=d, donc R(A)=D.
c)(0,5 pt) Montrer que c−ab−a=(22−1)a, puis déduire une mesure de l’angle (AC,AB)
Voir la solution
D’après 2), b−a=2+1b−d=(2−1)(b−d)=(2−1)c.
D’après 4) b), R(A)=D donne d=21a⋅a, d’où 21a(c−a)=21ac−21a2=b−d=c. Donc c−a=a2c et :
c−ab−a=a2c(2−1)c=(22−1)a.
Comme 22−1>0 :
(AC,AB)≡arg(c−ab−a)≡arg(a)≡4π[2π].
Exercice 3 — Calcul des probabilités (3 points)
Une urne U1 contient six boules portant les nombres : 0 ; 0 ; 1 ; 1 ; 1 ; 2 et une urne U2 contient cinq boules portant les nombres : 1 ; 1 ; 1 ; 2 ; 2
On suppose que les boules des deux urnes sont indiscernables au toucher
On considère l’expérience aléatoire suivante :
« On tire une boule de l’urne U1 et on note le nombre a qu’elle porte, puis on la met Dans l’urne U2, ensuite on tire une boule de l’urne U2 et on note le nombre b qu’elle Porte »
On considère les événements suivants :
A : « la boule tirée de l’urne U1 porte le nombre 1 »
B : « le produit ab est égal à 2 »
1) a)(0,5 pt) Calculer p(A) ; la probabilité de l’événement A
Voir la solution
L’urne U1 contient 6 boules dont 3 portent le nombre 1 : p(A)=63=21.
b)(0,5 pt) Montrer que p(B)=41 (on peut utiliser l’arbre des possibilités)
Voir la solution
Après le premier tirage, U2 contient 6 boules : les 5 boules initiales et la boule portant a.
ab=2 si et seulement si (a=1 et b=2) ou (a=2 et b=1) :
a=1 (probabilité 63) : U2 contient 1;1;1;1;2;2, et p(b=2)=62 ;
a=2 (probabilité 61) : U2 contient 1;1;1;2;2;2, et p(b=1)=63.
p(B)=63×62+61×63=366+363=369=41.
2)(0,75 pt) Calculer p(A/B) ; la probabilité de l’événement A sachant que l’événement B est Réalisé.
Voir la solution
A∩B : « a=1 et b=2 », donc p(A∩B)=63×62=61.
p(A/B)=p(B)p(A∩B)=4161=64=32.
3) Soit X la variable aléatoire qui associe à chaque résultat de l’expérience, le Produit ab
a)(0,25 pt) Montrer que p(X=0)=31
Voir la solution
Toutes les boules de U2 portent un nombre non nul sauf éventuellement celle ajoutée. ab=0⟺a=0 (si a=0 et b=0, on a aussi a=0). Donc :
p(X=0)=p(a=0)=62=31.
b)(0,5 pt) Donner la loi de probabilité de X (remarquer que les valeurs prises par X sont : 0 ; 1 ; 2 ; 4)
Voir la solution
p(X=0)=31 ;
X=1⟺a=1 et b=1 : U2 contient alors quatre boules « 1 » sur 6, donc p(X=1)=63×64=31 ;
p(X=2)=p(B)=41 ;
X=4⟺a=2 et b=2 : p(X=4)=61×63=121.
xip(X=xi)0311312414121
Vérification : 31+31+41+121=124+4+3+1=1.
c)(0,5 pt) On considère les événements :
M : « le produit ab est pair ou nul »
N : « le produit ab est égal à 1 »
Montrer que les événements M et N sont équiprobables
Voir la solution
p(N)=p(X=1)=31.
Remarque sur l’énoncé. Tel qu’il est écrit (« pair ou nul »), M={X=0}∪{X=2}∪{X=4} (0 est pair), et p(M)=31+41+121=32=p(N) : l’égalité demandée serait fausse. L’énoncé voulu est « le produit ab est pair non nul » (c’est la formulation reprise dans le corrigé de Prof Fayssal). Avec cette lecture, M={X=2}∪{X=4} et :
p(M)=p(X=2)+p(X=4)=41+121=123+1=31=p(N).
Donc les événements M et N sont équiprobables.
Exercice 4 — Problème (11 points)
On considère la fonction numérique f définie sur ]0,+∞[ par :
f(x)=2−x2+(1−lnx)2
Soit (Cf) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O;i,j) (unité : 1cm)
1) a)(0,25 pt) Vérifier que pour tout x∈]0,+∞[ ; f(x)=x3x−2−2xlnx+x(lnx)2
Voir la solution
Soit x>0 : (1−lnx)2=1−2lnx+(lnx)2, donc :
f(x)=3−x2−2lnx+(lnx)2=x3x−2−2xlnx+x(lnx)2.
b)(0,5 pt) Montrer que x→0+limx(lnx)2=0 et que x→+∞limx(lnx)2=0 (on peut poser t=x)
Voir la solution
On pose t=x, donc x=t2 et lnx=2lnt :
quand x→0+, t→0+ : x(lnx)2=t2×4(lnt)2=4(tlnt)2→4×02=0, car t→0+limtlnt=0 ;
quand x→+∞, t→+∞ : x(lnx)2=t24(lnt)2=4(tlnt)2→0, car t→+∞limtlnt=0.
c)(0,5 pt) Déduire que x→0+limf(x)=−∞, puis donner une interprétation géométrique du résultat
Voir la solution
x→0+limxlnx=0 et, d’après 1) b), x→0+limx(lnx)2=0. Donc :
limx→0+(3x−2−2xlnx+x(lnx)2)=−2etlimx→0+x=0+,
d’où, avec 1) a), x→0+limf(x)=−∞.
Interprétation : la droite d’équation x=0 (l’axe des ordonnées) est une asymptote verticale à (Cf).
d)(0,75 pt) Calculer x→+∞limf(x), puis montrer que la courbe (Cf) admet une branche parabolique de direction l’axe des abscisses au voisinage de +∞
Voir la solution
x→+∞limlnx=+∞, donc x→+∞lim(1−lnx)2=+∞ ; et x→+∞lim(2−x2)=2. Donc x→+∞limf(x)=+∞.
xf(x)=x2−x22+x1−x2lnx+x(lnx)2x→+∞0
(car x→+∞limxlnx=0 et 1) b)). Donc (Cf) admet une branche parabolique de direction l’axe des abscisses au voisinage de +∞.
2)(0,5 pt) Montrer que pour tout x∈]0,+∞[ : f′(x)=x22(1−x+xlnx)
3) En expliquant le tableau de variation ci-dessous, de la fonction dérivée f′ de f sur ]0,+∞[
(on donne β≃4,9)
a)(0,5 pt) Prouver que f est strictement croissante sur ]0,+∞[ puis dresser le tableau de variations de f
Voir la solution
D’après le tableau de variation de f′ :
sur ]0,1], f′ décroît de +∞ à f′(1)=0, donc f′(x)>0 pour 0<x<1 ;
sur [1,+∞[, f′ croît de 0 à f′(β)>0 puis décroît vers 0 (sans l’atteindre), donc f′(x)>0 pour x>1.
Donc f′(x)>0 pour tout x=1 et f′(1)=0 : f′ ne s’annule qu’en un point isolé, donc f est strictement croissante sur ]0,+∞[.
f(1)=2−2+(1−0)2=1.
xf′(x)f(x)0−∞+↗101+↗+∞+∞
b)(0,5 pt) Donner le tableau de signe de la dérivée seconde f′′ de la fonction f sur ]0,+∞[
Voir la solution
f′′ est la dérivée de f′ : son signe se lit sur les variations de f′. f′ est strictement décroissante sur ]0,1], strictement croissante sur [1,β] et strictement décroissante sur [β,+∞[, donc :
xf′′(x)0−10+β0−+∞
c)(1 pt) Déduire la concavité de la courbe (Cf) en précisant les abscisses de ses deux points d’inflexion
Voir la solution
Sur ]0,1] : f′′≤0, (Cf) est concave ;
sur [1,β] : f′′≥0, (Cf) est convexe ;
sur [β,+∞[ : f′′≤0, (Cf) est concave.
f′′ s’annule en changeant de signe en 1 et en β : (Cf) admet deux points d’inflexion d’abscisses 1 et β, soit I(1;1) et J(β;f(β)).
4) La courbe (Cg) ci-contre est la représentation Graphique de la fonction g:x↦f(x)−x Et qui s’annule en α et 1(α≃0,3)
Soit (Δ) la droite d’équation y=x
a)(0,5 pt) A partir de la courbe (Cg), déterminer le signe de la fonction g sur ]0,+∞[
Voir la solution
D’après la courbe (Cg) :
g(x)<0 pour x∈]0,α[ (courbe en dessous de l’axe des abscisses) ;
g(x)>0 pour x∈]α,1[ (courbe au-dessus) ;
g(x)<0 pour x∈]1,+∞[ ;
g(α)=g(1)=0.
b)(0,5 pt) Déduire que la droite (Δ) est en dessous de (Cf) sur l’intervalle [α,1] et est au dessus de (Cf) sur les intervalles ]0,α] et [1,+∞[
Voir la solution
g(x)=f(x)−x est la différence entre l’ordonnée du point de (Cf) et celle du point de (Δ) de même abscisse.
Sur [α,1] : g(x)≥0, soit f(x)≥x : (Δ) est en dessous de (Cf) ;
sur ]0,α] et sur [1,+∞[ : g(x)≤0, soit f(x)≤x : (Δ) est au-dessus de (Cf).
(Elles se coupent aux points d’abscisses α et 1.)
5)(1,5 pt) Construire la courbe (Cf) et la droite (Δ) dans le repère (O;i,j)
(on prend α≃0,3 ; β≃4,9 et f(β)≃1,9)
Voir la solution
Éléments utilisés : asymptote verticale x=0 ; branche parabolique de direction (Ox) en +∞ ; f strictement croissante ; points d’inflexion I(1;1) (tangente horizontale, f′(1)=0) et J(β;f(β))≈(4,9;1,9) ; (Cf)∩(Δ) aux points d’abscisses α≈0,3 et 1.
6) a)(0,5 pt) Vérifier que la fonction x↦2x−xlnx est une primitive de la fonction x↦1−lnx sur [α,1]
Voir la solution
La fonction H:x↦2x−xlnx est dérivable sur [α,1] et :
H′(x)=2−(lnx+x×x1)=2−lnx−1=1−lnx.
Donc H est une primitive de x↦1−lnx sur [α,1].
b)(1 pt) En utilisant une intégration par parties, montrer que : ∫α1(1−lnx)2dx=5(1−α)+α(4−lnα)lnα
Voir la solution
On pose u(x)=(1−lnx)2, v′(x)=1 ; donc u′(x)=−x2(1−lnx) et v(x)=x. u et v sont dérivables à dérivées continues sur [α,1] :
c)(0,75 pt) Déduire en fonction de α, l’aire de la partie du plan délimitée par la courbe (Cf), l’axe des abscisses et les droites d’équations x=α et x=1
Voir la solution
Sur [α,1], f est croissante, donc f(x)≥f(α)=α>0 (car g(α)=0). L’aire cherchée est donc, en cm2 (unité 1 cm) :
A=∫α1f(x)dx=∫α1(2−x2)dx+∫α1(1−lnx)2dx.
∫α1(2−x2)dx=[2x−2lnx]α1=2−2α+2lnα. Avec 6) b) :
A=(7−7α+2lnα+α(4−lnα)lnα)cm2(≈0,61cm2).
7) Soit la suite numérique (un) définie par u0∈]α,1[ et la relation un+1=f(un), pour Tout n∈N
a)(0,5 pt) Montrer par récurrence que α<un<1, pour tout n∈N
Voir la solution
Pour n∈N, on note P(n) : « α<un<1 ».
Initialisation. Pour n=0 : u0∈]α,1[, donc P(0) est vraie.
Hérédité. Soit n∈N. On suppose α<un<1 et on montre que α<un+1<1.
α<un<1, d’où f(α)<f(un)<f(1) (3) a)), donc α<un+1<1 (car f(α)=α et f(1)=1) : P(n+1) est vraie.
Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈N : α<un<1.
b)(0,5 pt) Montrer que la suite (un) est croissante. (on peut utiliser la question 4)b))
Voir la solution
Soit n∈N. D’après 7) a), un∈[α,1] ; d’après 4) b), sur [α,1] la courbe (Cf) est au-dessus de (Δ), c’est-à-dire f(x)≥x. Donc :
un+1=f(un)≥un.
La suite (un) est croissante.
c)(0,75 pt) En déduire que la suite (un) est convergente et calculer sa limite
Voir la solution
(un) est croissante et majorée par 1 (7) a)), donc elle est convergente. Soit ℓ sa limite.
f est continue sur I=[α,1] ;
f(I)=[f(α),f(1)]=[α,1]=I (f croissante) ;
u0∈I et un+1=f(un) ;
(un) est convergente.
Donc ℓ∈I et f(ℓ)=ℓ, soit g(ℓ)=0 : ℓ=α ou ℓ=1 (4)).
Comme (un) est croissante, un≥u0 pour tout n, donc ℓ≥u0>α. Donc ℓ=1 : n→+∞limun=1.