Plan du chapitre. 1. Extension et compréhension — 2. Inclusion et égalité — 3. Ensemble des parties — 4. Complémentaire — 5. Intersection — 6. Réunion — 7. Règles de calcul — 8. Différence — 9. Différence symétrique — 10. Produit cartésien — Exercice de révision.
Lien avec le chapitre 01. Chaque opération sur les ensembles traduit un connecteur logique : « et » ↔∩, « ou » ↔∪, négation ↔ complémentaire, implication ↔⊂, équivalence ↔=. Les démonstrations utilisent donc les lois logiques et les raisonnements du chapitre 01.
I. Généralités sur les ensembles
1. Écriture en extension et en compréhension
Définition 1 : Ensemble, élément
Un ensembleE est une collection d’objets appelés éléments. Si x est un élément de E, on écrit x∈E (« x appartient à E ») ; sinon on écrit x∈/E. L’ensemble qui ne contient aucun élément est l’ensemble vide, noté ∅.
On décrit un ensemble :
en extension : en énumérant ses éléments entre accolades, par exemple {1;3;5} ;
en compréhension : par une propriété caractéristique de ses éléments, A={x∈E/P(x)}, ce qui signifie : (∀x∈E)x∈A⟺P(x).
Un diagramme de Venn représente un ensemble par une région du plan limitée par une courbe fermée.
Exemple 1
Écrire en extension : A={x∈Z/−37≤x≤25} ; B={x∈R/x2+2x+5=0} ; C={x∈Z/x(x−2)(x2−3)=0}.
Écrire en compréhension : E={1;4;7;10;…} ; F={2;6;10;14;…} ; G={1;8;27;64;…}.
Voir la solution
−37≈−2,33 et 25=2,5, donc A={−2;−1;0;1;2}. Le discriminant de x2+2x+5 est 4−20=−16<0, donc B=∅. x(x−2)(x2−3)=0⟺x∈{0;2;−3;3} et ±3∈/Z, donc C={0;2}.
E={3k+1/k∈N} ; F={4k+2/k∈N} ; G={n3/n∈N∗}.
2. Inclusion et égalité
Définition 2 : Inclusion, égalité
Soient A et B deux parties d’un ensemble E.
A est incluse dans B, et on note A⊂B, si tout élément de A appartient à B : A⊂B⟺(∀x∈E)(x∈A⟹x∈B).
Par négation : A⊂B⟺(∃x∈E)(x∈A et x∈/B).
A=B⟺(∀x∈E)(x∈A⟺x∈B), c’est-à-dire A=B⟺(A⊂B et B⊂A) (double inclusion).
Transitivité : si A⊂B et B⊂C, alors A⊂C.
Remarque
Pour tout ensemble A : ∅⊂A et A⊂A.
Pour montrer A⊂B, on prend un élément quelconquex de A et on montre que x∈B (raisonnement direct). Pour montrer A⊂B, il suffit d’un contre-exemple : un élément de A qui n’est pas dans B.
Exemple 2
On considère A={−5;−1;0;2}, B={x∈Z/∣x∣+16∈Z}, C={6k+1/k∈Z} et D={32k′+1/k′∈Z}. Montrer que A⊂B, que C⊂D et que D⊂C.
Voir la solution
Pour x∈Z, ∣x∣+1∈N∗ ; donc ∣x∣+16∈Z⟺∣x∣+1 divise 6⟺∣x∣+1∈{1;2;3;6}⟺∣x∣∈{0;1;2;5}. Ainsi B={−5;−2;−1;0;1;2;5} et chaque élément de A est dans B : A⊂B.
Soit x∈C : x=6k+1 avec k∈Z. Alors x=318k+3=32(9k+1)+1 avec k′=9k+1∈Z, donc x∈D. Ainsi C⊂D.
31∈D (avec k′=0) mais 31∈/Z, donc 31∈/C : D⊂C.
Exemple 3
Soit A={x∈R/3x−1<2} et B=]−3;9[. Montrer que A=B.
Voir la solution
Pour tout x∈R : x∈A⟺−2<3x−1<2⟺−1<3x<3⟺−3<x<9⟺x∈B (on ajoute 1, puis on multiplie par 3>0 : étapes réversibles). Donc A=B.
3. Ensemble des parties d’un ensemble
Définition 3 : Ensemble des parties
L’ensemble de toutes les parties (sous-ensembles) d’un ensemble E est noté P(E).
A∈P(E)⟺A⊂E ; en particulier ∅∈P(E) et E∈P(E).
a∈E⟺{a}∈P(E)⟺{a}⊂E.
Si E est fini à n éléments, alors P(E) possède 2n éléments.
Attention
Ne pas confondre ∈ (relation entre un élément et un ensemble) et ⊂ (relation entre deux ensembles). Par exemple a∈E, {a}⊂E, {a}∈P(E), mais « a⊂E » n’a pas de sens si a n’est pas un ensemble.
Exemple 4
Soient E={1;2} et F={1;2;3}. Déterminer P(E) et P(F).
Soit A une partie de E. Le complémentaire de A dans E, noté ∁EA ou A, est l’ensemble des éléments de E qui n’appartiennent pas à A :
A={x∈E/x∈/A}et(∀x∈E)x∈A⟺x∈/A.
E=∅, ∅=E, A=A.
Si A={x∈E/P(x)}, alors A={x∈E/P(x)}.
La partie colorée représente A.
Exemple 5
Soient A=]−∞;2] et B={x∈N/x2−5x>0}. Déterminer ∁RA et ∁NB.
Soient A et B deux parties de E. Montrer que A⊂B⟺B⊂A.
Voir la solution
∁RA=]2;+∞[. Pour x∈N : x2−5x=x(x−5)>0⟺x>5 (car x≥0 et pour x=0 le produit est nul). Donc B={x∈N/x≥6} et ∁NB={0;1;2;3;4;5}.
L’intersection de deux parties A et B de E est l’ensemble des éléments qui appartiennent à Aet à B :
A∩B={x∈E/x∈A et x∈B};x∈A∩B⟺(x∈A et x∈B).
Si A∩B=∅, on dit que A et B sont disjointes.
La partie colorée représente A∩B.
Propriété
Pour toutes parties A, B, C de E :
A∩B=B∩A ; A∩A=A ; A∩A=∅ ; A∩E=A ; A∩∅=∅ ; A∩B⊂A et A∩B⊂B ; A⊂B⟺A∩B=A ; A∩(B∩C)=(A∩B)∩C (associativité).
Voir la solution
Preuve de A⊂B⟺A∩B=A. (⇒) On a toujours A∩B⊂A. Si A⊂B et x∈A, alors x∈B, donc x∈A∩B : A⊂A∩B. D’où l’égalité. (⇐) Si A∩B=A, alors A=A∩B⊂B.
Exemple 6
Soient A={x∈R/∣x+1∣<4} et B={x∈Z/x≥−1}. Déterminer A∩B en extension.
Voir la solution
∣x+1∣<4⟺−4<x+1<4⟺−5<x<3, donc A=]−5;3[. Ainsi A∩B={x∈Z/−1≤x<3}={−1;0;1;2}.
2. Réunion
Définition 6 : Réunion
La réunion de A et B est l’ensemble des éléments qui appartiennent à Aou à B (éventuellement aux deux) :
A∪B={x∈E/x∈A ou x∈B};x∈A∪B⟺(x∈A ou x∈B).
Soient A={x∈N/x2<30} et B={x∈Z/∣x−2∣≤3}. Déterminer A∪B en extension, puis en compréhension.
Voir la solution
x∈N et x2<30⟺x∈{0;1;2;3;4;5} (car 52=25<30≤36=62). ∣x−2∣≤3⟺−1≤x≤5, donc B={−1;0;1;2;3;4;5}. Ainsi A∪B={−1;0;1;2;3;4;5}={x∈Z/−1≤x≤5}.
3. Règles de calcul
Propriété
Pour toutes parties A, B, C de E :
Lois de Morgan :A∩B=A∪B et A∪B=A∩B.
Distributivité :A∩(B∪C)=(A∩B)∪(A∩C) et A∪(B∩C)=(A∪B)∩(A∪C).
(A⊂B et A⊂C)⟺A⊂B∩C ; (A⊂C et B⊂C)⟺A∪B⊂C.
(A⊂B ou A⊂C)⟹A⊂B∪C (la réciproque est fausse).
Méthode
Pour démontrer une égalité d’ensembles, on traduit l’appartenance par une proposition logique et on applique la loi logique correspondante : Morgan pour les complémentaires, distributivité de « et » / « ou » pour ∩ / ∪.
Voir la solution
Morgan. Pour x∈E : x∈A∩B⟺x∈A et x∈B⟺(x∈/A ou x∈/B)⟺x∈A∪B. De même pour l’autre loi.
Distributivité.x∈A∩(B∪C)⟺[x∈A et (x∈B ou x∈C)]⟺[(x∈A et x∈B) ou (x∈A et x∈C)]⟺x∈(A∩B)∪(A∩C).
Inclusions.(A⊂B et A⊂C)⟺(∀x)[(x∈A⇒x∈B) et (x∈A⇒x∈C)]⟺(∀x)[x∈A⇒(x∈B et x∈C)]⟺A⊂B∩C (loi logique de l’exercice 5.7 de la série 01). De même (A⊂C et B⊂C)⟺A∪B⊂C (exercice 17 de la série 01).
Contre-exemple pour la réciproque.E={1;2}, A={1;2}, B={1}, C={2} : A⊂B∪C mais A⊂B et A⊂C.
Application 1
Soient A, B deux parties de E. Montrer que A∪B=A∩B et que (A∪B)∩A=B∩A.
Voir la solution
Par Morgan : A∪B=A∩B=A∩B. Par distributivité : (A∪B)∩A=(A∩A)∪(B∩A)=∅∪(B∩A)=B∩A.
4. Différence de deux ensembles
Définition 7 : Différence
La différence de A et B (dans cet ordre), notée A∖B (« A privé de B »), est l’ensemble des éléments de A qui n’appartiennent pas à B :
A∖B={x∈E/x∈A et x∈/B};A∖B=A∩B;E∖A=A.
La partie colorée représente A∖B.
Exemple 8
Soient A, B deux parties de E. Montrer que : (1) A∖B=A∪B ; (2) A=(A∖B)∪(A∩B) ; (3) A⊂B⟺A∖B=∅.
(⇒) Supposons A⊂B et, par l’absurde, A∖B=∅ : il existe x∈A avec x∈/B, ce qui contredit A⊂B. (⇐) Supposons A∖B=∅ et soit x∈A ; si x∈/B, alors x∈A∖B=∅, absurde ; donc x∈B, et A⊂B.
5. Différence symétrique
Définition 8 : Différence symétrique
La différence symétrique de A et B est AΔB=(A∖B)∪(B∖A) : c’est l’ensemble des éléments qui appartiennent à un seul des deux ensembles.
La partie colorée représente AΔB.
Exemple 9
Pour E={1;2;…;8}, A={1;2;3;5} et B={2;4;5;6}, déterminer AΔB.
Montrer que AΔB=(A∪B)∖(A∩B) et que AΔB=AΔB.
Voir la solution
A∖B={1;3} et B∖A={4;6}, donc AΔB={1;3;4;6}.
(A∪B)∖(A∩B)=(A∪B)∩(A∪B)=[A∩(A∪B)]∪[B∩(A∪B)]=(A∩B)∪(B∩A)=AΔB (car A∩A=B∩B=∅).
Puis AΔB=(A∩B)∪(B∩A)=(A∩B)∪(B∩A)=AΔB.
Remarque
AΔB=BΔA ; AΔ∅=A ; AΔA=∅ ; AΔB=∅⟺A=B.
III. Produit cartésien
Définition 9 : Produit cartésien
Soient E et F deux ensembles. Le produit cartésienE×F est l’ensemble des couples(x;y) tels que x∈E et y∈F :
E×F={(x;y)/x∈E et y∈F};(x;y)∈E×F⟺(x∈E et y∈F).
On note E2=E×E. Deux couples sont égaux si et seulement si (x;y)=(x′;y′)⟺(x=x′ et y=y′) ; en général (x;y)=(y;x).
Remarque
R2=R×R s’identifie au plan muni d’un repère : le point M(x;y) correspond au couple (x;y).
Si E a n éléments et F en a p, alors E×F a np éléments.
Le produit cartésien se représente par un diagramme cartésien (quadrillage).
Exemple 10
Soient E={1;2;3} et F={a;b}. Déterminer E×F et F2, puis construire le diagramme cartésien de E×F.
Diagramme cartésien de E×F : chaque point du quadrillage représente un couple.
Exercice de révision (avec solution)
Exercice d’application
On considère A={n∈N/n2−7n+10<0}, B={n∈N/n+110∈N} et C={x∈R/∣x−3∣≤1}.
Déterminer A et B en extension.
Déterminer A∪B et A∩B en extension.
Montrer que A⊂C.
Représenter B×C dans un repère orthonormé.
Voir la solution
n2−7n+10=(n−2)(n−5)<0⟺2<n<5, donc A={3;4}. Pour n∈N, n+1∈N∗ et n+110∈N⟺n+1 divise 10⟺n+1∈{1;2;5;10}, donc B={0;1;4;9}.
A∪B={0;1;3;4;9} et A∩B={4}.
∣x−3∣≤1⟺2≤x≤4, donc C=[2;4]. Comme 3∈[2;4] et 4∈[2;4], A⊂C.
B×C={(x;y)/x∈{0;1;4;9} et 2≤y≤4} : quatre segments verticaux.
Résumé : dictionnaire logique — ensembles
Logique
Ensembles
Définition
P(x)
A={x∈E/P(x)}
x∈A⟺P(x)
P(x)
A
x∈A⟺x∈/A
P(x) et Q(x)
A∩B
x∈A et x∈B
P(x) ou Q(x)
A∪B
x∈A ou x∈B
P(x) et Q(x)
A∖B
x∈A et x∈/B
(∀x)P(x)⇒Q(x)
A⊂B
tout élément de A est dans B
(∀x)P(x)⇔Q(x)
A=B
A⊂B et B⊂A
Lois de Morgan
A∩B=A∪B, A∪B=A∩B
Série d’exercices
Remarque — méthodes utilisées
Pour montrer X⊂Y : on prend x∈X quelconque et on montre x∈Y. Pour montrer X=Y : double inclusion, ou équivalences x∈X⟺⋯⟺x∈Y (chaque étape étant une loi logique).
Règles de calcul : A∖B=A∩B ; Morgan A∩B=A∪B, A∪B=A∩B ; distributivité ; x∈AΔB⟺ (x appartient à exactement un des deux ensembles).
Les résultats de cet exercice ont été vérifiés par programme (force brute sur toutes les parties d’un ensemble à 4 éléments).
Consignes. Dans les exercices 7, 8 et 15 à 20, E désigne un ensemble non vide et les complémentaires sont pris dans E (notés A). On note AΔB=(A∖B)∪(B∖A). Difficulté : de ★ à ★★★★★ ; les exercices 16 à 20 sont de haut niveau.
Écrire en extension les ensembles suivants : A={x∈Z/∣3x−2∣≤5} ; B={x∈Q/(x2−3)(∣x∣−4)=0} ; C={(x;y)∈N2/x2−y2=15} ; D={(x;y)∈N2/4≤x2+y2≤9}.
Écrire en compréhension les ensembles suivants : E={1;3;9;27;81;…} ; F={…;41;21;1;2;4;…} ; G = ensemble des entiers relatifs multiples de 7.
Voir la solution
1)∣3x−2∣≤5⟺−5≤3x−2≤5⟺−1≤x≤37 ; avec x∈Z : A={−1;0;1;2}.
(x2−3)(∣x∣−4)=0⟺x2=3 ou ∣x∣=4⟺x∈{−3;3;−4;4} ; comme 3∈/Q : B={−4;4}.
x2−y2=15⟺(x−y)(x+y)=15. Avec x,y∈N : x+y≥0, donc x−y>0 et x−y≤x+y ; les couples de diviseurs sont (x−y;x+y)∈{(1;15);(3;5)}, ce qui donne (x;y)=(8;7) ou (4;1). C={(4;1);(8;7)}.
4≤x2+y2≤9 impose x,y∈{0;1;2;3} ; on teste : D={(0;2);(0;3);(1;2);(2;0);(2;1);(2;2);(3;0)}.
2)E={3n/n∈N} ; F={2n/n∈Z} ; G={7k/k∈Z}.
Exercice 2 — Égalité d’ensembles Facile★★☆☆☆
On pose A={4n+1/n∈Z} et B={4n′−7/n′∈Z}. Montrer que A=B.
Voir la solution
A⊂B : soit x∈A, x=4n+1 (n∈Z). Alors x=4(n+2)−7 avec n′=n+2∈Z, donc x∈B.
B⊂A : soit x∈B, x=4n′−7. Alors x=4(n′−2)+1 avec n=n′−2∈Z, donc x∈A.
Par double inclusion, A=B.
Exercice 3 — Opérations Facile★★☆☆☆
On considère E={1;2;3;…;30} et ses parties A={x∈E/(∃k∈E)x=2k} et B={x∈E/(∃k∈E)x=5k}.
Écrire E en compréhension, puis A et B en extension.
Déterminer en extension A, A∪B, A∩B et A∪B.
Déterminer P(A∩B).
Voir la solution
E={n∈N/1≤n≤30}. A est l’ensemble des nombres pairs de E (si x=2k≤30 avec k∈E, alors k≤15) : A={2;4;6;…;30} ; B={5;10;15;20;25;30}.
On considère l’ensemble E={1;2;3;4;5;6;7;8;9;10;11;12} et ses parties : A={2;3;5;6;8;11;12}, B={1;3;4;6;7;8;10}
et C={2;3;10}.
Déterminer les ensembles suivants :
Constat. On a obtenu ∁E(A∩B)=∁EA∪∁EB et ∁E(A∪B)=∁EA∩∁EB (lois de Morgan), ainsi que A∩(B∪C)=(A∩B)∪(A∩C) (distributivité de ∩ par rapport à ∪). Ces égalités, constatées ici sur un exemple, sont vraies pour toutes parties A, B, C de E (voir le cours) ; un exemple ne suffit pas à les démontrer.
Exercice 6 — Déduction Facile★★☆☆☆
Soient E={p;q;r;s;t;u} et A, B deux parties de E telles que : A∩B={p;q} ; A∖B={r;s} ; A∪B={p;q;r;s;t}. Déterminer A, B, B∖A, AΔB et AΔB.
Voir la solution
A=(A∖B)∪(A∩B)={p;q;r;s}. B∖A=(A∪B)∖A={t}, donc B=(B∖A)∪(A∩B)={p;q;t}.
AΔB=(A∖B)∪(B∖A)={r;s;t}. Enfin A={t;u} et B={r;s;u}, donc AΔB={r;s;t}=AΔB (résultat général, exercice 7.9 et cours).
Soient A, B, C et D des parties de E. Montrer les propriétés suivantes :
A⊂B⟺B⊂A
A∪B⊂A∩B⟺A=B
A∩B=E⟺(A=E et B=E)
A∩B=A∪C⟺C⊂A⊂B
A∖B=A⟺A∩B=∅
a. A∪B=E⟺A⊂B ; b. A∩B=∅⟺A⊂B
{A∪B=A∪CA∩B=A∩C⟺B=C
a. A∪B=A∪C⟺A∪B=A∪C ; b. A∩B=A∩C⟺A∪B=A∪C
B∩(AΔB)=B∖A et AΔB=AΔB
AΔC=BΔC⟺A=B (on pourra utiliser XΔX=∅, XΔ∅=X et le résultat admis ici : Δ est associative, c’est-à-dire (XΔY)ΔZ=XΔ(YΔZ) ; il sera démontré à l’exercice 8)
2) (⇐) si A=B, A∪B=A=A∩B. (⇒) A⊂A∪B⊂A∩B⊂B et de même B⊂A∪B⊂A∩B⊂A, donc A=B.
3) (⇐) évident. (⇒) E=A∩B⊂A⊂E, donc A=E ; de même B=E.
4) (⇒) C⊂A∪C=A∩B⊂A et A⊂A∪C=A∩B⊂B, donc C⊂A⊂B. (⇐) Si C⊂A⊂B : A∩B=A et A∪C=A, d’où l’égalité.
5) (⇒) Si A∖B=A et x∈A∩B, alors x∈A=A∖B, donc x∈/B : contradiction ; donc A∩B=∅. (⇐) Si A∩B=∅, tout x∈A vérifie x∈/B, donc A⊂A∖B⊂A.
6) a)A∪B=E⟺(∀x∈E)(x∈/A ou x∈B)⟺(∀x∈E)(x∈A⇒x∈B)⟺A⊂B.
b)A∩B=∅⟺A∩B=E⟺A∪B=E⟺A⊂B (Morgan et a).
7) (⇐) évident. (⇒) Soit x∈B. Si x∈A :x∈A∩B=A∩C, donc x∈C. Si x∈A :x∈/A et x∈B⊂A∪B=A∪C, donc x∈C. Ainsi B⊂C ; par symétrie C⊂B.
8) a)A∪B=A∪C⟺B∖A=C∖A (car A∪X=A∪(X∖A), union disjointe) ⟺A∩B=A∩C⟺A∩B=A∩C (complémentaires dans A : A∩X=A∖(A∩X)) ⟺A∪B=A∪C (même raisonnement qu’au début, avec B,C).
b) En passant aux complémentaires (bijection X↦X) : A∪B=A∪C⟺A∪B=A∪C⟺A∩B=A∩C ; or A∩B=A∖(A∩B), donc A∩B=A∩C⟺A∩B=A∩C.
9)B∩(AΔB)=B∩[(A∩B)∪(B∩A)]=∅∪(B∩A)=B∖A.
x∈AΔB⟺ (x∈/A et x∈/B) ou (x∈A et x∈B) ⟺x∈AΔB (même condition en échangeant les rôles). Donc AΔB=AΔB(=AΔB).
10) (⇐) évident. (⇒) Si AΔC=BΔC, alors (AΔC)ΔC=(BΔC)ΔC ; par associativité de Δ (admise dans l’énoncé, démontrée à l’exercice 8.13) et CΔC=∅ : AΔ∅=BΔ∅, soit A=B.
11)AΔB=(A∪B)∖(A∩B). (⇐) si A∩B=∅, AΔB=A∪B. (⇒) si x∈A∩B, alors x∈A∪B=AΔB, donc x∈/A∩B : contradiction ; donc A∩B=∅.
12) (⇒) Tout x∈E est dans exactement un des deux ensembles : x∈B⟺x∈/A, donc B=A. (⇐) AΔA=(A∩A)∪(A∩A)=A∪A=E.
13)A∖C=A∩A∩B=A∩(A∪B)=(A∩A)∪(A∩B)=A∩B=B (car B⊂A).
14) Soit x∈A∖C. Si x∈B :x∈B et x∈/C, donc x∈B∖C⊂D. Si x∈/B :x∈A∖B⊂D. Dans les deux cas x∈D.
15) Soit x∈A. Comme B=∅, choisissons b∈B. Alors (x;b)∈A×B⊂C×B, donc x∈C.
16) (⇐) Si A=B, évident ; si A=∅ ou B=∅, les deux produits sont vides. (⇒) Supposons A=∅ et B=∅ ; soient a∈A, b∈B. Pour x∈A : (x;b)∈A×B=B×A, donc x∈B : A⊂B. Pour y∈B : (a;y)∈A×B=B×A, donc a∈B et y∈A : B⊂A. Donc A=B.
Exercice 8 — Classique — égalités Moyen★★★☆☆
Soient A, B, C et D des parties de E. Montrer les propriétés suivantes :
A∪B=(A∖B)∪B
AΔB=(A∪B)∩(A∪B)
(A∩B)∖C=(A∖C)∩B
(A∪B)∖C=(A∖C)∪(B∖C)
A∖(B∪C)=(A∖B)∩(A∖C)
A∖(B∩C)=(A∖B)∪(A∖C)
A∖(B∖C)=(A∖B)∪(A∩C)
(A∖B)∖C=A∖(B∪C)=(A∖C)∖B
A∩B=(A∪B)Δ(AΔB)
A∖B=AΔ(A∩B)
A∩(BΔC)=(A∩B)Δ(A∩C)
(A∪C)Δ(B∪C)=(AΔB)∩C
(AΔB)ΔC=AΔ(BΔC)
C×(A∪B)=(C×A)∪(C×B)
(A×B)∩(C×D)=(A∩C)×(B∩D)
C×(A∖B)=(C×A)∖(C×B)
E2∖(A×B)=(A×E)∪(E×B)
Voir la solution
On raisonne par équivalences sur l’appartenance, ou avec les règles de calcul.
AΔB⊂A∪B, donc (A∪B)Δ(AΔB)=(A∪B)∖(AΔB) ; or un élément de A∪B qui n’est pas dans exactement un des deux ensembles est dans les deux : c’est A∩B.
A∩B⊂A, donc AΔ(A∩B)=A∖(A∩B)=A∩(A∪B)=A∩B=A∖B.
Soit x∈E. Si x∈/A, x n’est dans aucun des deux membres. Si x∈A : x∈A∩(BΔC)⟺x∈BΔC⟺ (x est dans exactement un des ensembles B, C) ⟺ (x est dans exactement un des ensembles A∩B, A∩C) ⟺x∈(A∩B)Δ(A∩C).
Si x∈C : x appartient à A∪C et à B∪C, donc x∈/(A∪C)Δ(B∪C), et x∈/C. Si x∈/C : x∈A∪C⟺x∈A et x∈B∪C⟺x∈B, donc x∈(A∪C)Δ(B∪C)⟺x∈AΔB⟺x∈(AΔB)∩C.
Pour x∈E, notons N(x) le nombre d’ensembles parmi A,B,C contenant x. On a x∈XΔY⟺x appartient à exactement un des deux. On vérifie que x∈(AΔB)ΔC⟺N(x) est impair ⟺x∈AΔ(BΔC) (par exemple : x∈(AΔB)ΔC ssi [x∈AΔB et x∈/C] ou [x∈/AΔB et x∈C], c’est-à-dire N(x)=1 avec x∈/C, ou N(x)∈{1;3} avec x∈C ; même analyse pour l’autre membre).
(x;y)∈C×(A∪B)⟺x∈C et (y∈A ou y∈B) ⟺ (x∈C et y∈A) ou (x∈C et y∈B) ⟺(x;y)∈(C×A)∪(C×B).
(x;y)∈(A×B)∩(C×D)⟺x∈A,y∈B,x∈C,y∈D⟺x∈A∩C et y∈B∩D.
(x;y)∈(C×A)∖(C×B)⟺x∈C,y∈A et non(x∈C et y∈B) ⟺x∈C,y∈A et (x∈/C ou y∈/B) ⟺x∈C,y∈A,y∈/B (car x∈C) ⟺(x;y)∈C×(A∖B).
Pour (x;y)∈E2 : (x;y)∈/A×B⟺x∈A et y∈B⟺x∈/A ou y∈/B⟺(x;y)∈(A×E)∪(E×B).
Exercice 9 — Ensembles de réels Moyen★★★☆☆
On considère les ensembles A={10π+52kπ/k∈Z} et B={−10π+5k′π/k′∈Z}.
Vérifier que 10π∈B.
Le nombre 103π appartient-il à A ?
Montrer que A⊂B et B⊂A.
Voir la solution
Pour k′=1 : −10π+5π=10π, donc 10π∈B.
10π+52kπ=103π⟺52k=51⟺k=21∈/Z : 103π∈/A.
Soit x∈A : x=10π+52kπ=−10π+102π+52kπ=−10π+5(2k+1)π avec k′=2k+1∈Z : x∈B. Donc A⊂B.
Pour k′=2 : −10π+52π=103π∈B, et 103π∈/A (question 2) : B⊂A.
On pose A={x∈N∖{3}/x−32x+5∈Z} et B={x∈N∖{2}/x−24x+1∈N}.
Écrire A et B en extension.
Déterminer AΔB.
On considère C={4;5;6}. Vérifier que (C∪A)Δ(C∪B)=C∪(AΔB).
Voir la solution
Pour x=3 : x−32x+5=2+x−311, donc x−32x+5∈Z⟺(x−3)∣11⟺x−3∈{−11;−1;1;11}⟺x∈{−8;2;4;14}. Avec x∈N : A={2;4;14}.
Pour x=2 : x−24x+1=4+x−29. Il faut d’abord (x−2)∣9, soit x−2∈{−9;−3;−1;1;3;9}, d’où (avec x∈N) x∈{1;3;5;11}. Pour x=1 : −15=−5∈/N ; pour x=3,5,11 : 13, 7, 5∈N. Donc B={3;5;11}.
AΔB={2;3;4;5;11;14} (ici A∩B=∅).
C∪A={2;4;5;6;14}, C∪B={3;4;5;6;11}, donc (C∪A)Δ(C∪B)={2;3;11;14}, alors que C∪(AΔB)={2;3;4;5;6;11;14}. Les deux ensembles sont différents.
Exercice 11 — Paramètre Moyen★★★☆☆
Soit α∈R+∗. On pose E=[−3;3], F={(x;y)∈R2/x2+4y2≤9}, G={x∈R/∣x−2∣<α} et H={x∈R/∣x+1∣<25}.
a. Montrer que F=∅ et G=∅.
b. Montrer que F⊂E2.
Déterminer, si elles existent, les valeurs de α telles que : a. G=H ; b. G∩H=∅.
Voir la solution
1) a)(0;0)∈F car 0≤9, donc F=∅ ; 2∈G car ∣2−2∣=0<α, donc G=∅.
1) b) Soit (x;y)∈F. Alors x2≤x2+4y2≤9, donc ∣x∣≤3 ; et 4y2≤9, donc ∣y∣≤23≤3. Ainsi x∈E et y∈E : (x;y)∈E2. Donc F⊂E2.
2)G=]2−α;2+α[ et H=]−27;23[.
a) Si G=H, les bornes coïncident : 2−α=−27 et 2+α=23, soit α=211 et α=−21 : impossible. Aucune valeur de α ne convient.
b) Comme 2−α<2 et 23<2, les deux intervalles sont disjoints si et seulement si 2−α≥23, soit α≤21. Donc G∩H=∅⟺α∈]0;21].
Exercice 12 — Ensembles de réels Moyen★★★☆☆
Déterminer l’ensemble [−2π;3π]∩{3π+2kπ/k∈Z}.
On considère A={2π+2kπ/k∈Z} et B={−6π+32kπ/k∈Z}. Montrer que A⊂B.
On considère C={4π+32kπ/k∈Z} et D={−4π+3kπ/k∈Z}. Montrer que C∩D=∅.
Voir la solution
−2π≤3π+2kπ≤3π⟺−37≤2k≤38⟺−314≤k≤316⟺k∈{−4;−3;…;5} (k∈Z). L’ensemble est
{−35π;−67π;−32π;−6π;3π;65π;34π;611π;37π;617π}.
Soit x=2π+2kπ∈A. Alors x=−6π+32π+2kπ=−6π+32(3k+1)π avec 3k+1∈Z : x∈B.
Par l’absurde : si x∈C∩D, il existe k,k′∈Z tels que 4π+32kπ=−4π+3k′π. En multipliant par π12 : 3+8k=−3+4k′, soit 6=4k′−8k, d’où 3=2(k′−2k) : 3 serait pair, contradiction. Donc C∩D=∅.
Exercice 13 — Divisibilité Moyen★★★☆☆
Déterminer en extension les ensembles A={x∈N/2x−14x2+2x+9∈Z} et B={x∈N∖{4}/x−4x+8∈N}, puis déterminer A∩B, A∪B et A∖B.
Voir la solution
Pour x∈N, 2x−1=0 et 4x2+2x+9=(2x−1)(2x+2)+11, donc 2x−14x2+2x+9=2x+2+2x−111∈Z⟺(2x−1)∣11⟺2x−1∈{−11;−1;1;11}⟺x∈{−5;0;1;6}. Donc A={0;1;6}.
Pour x=4 : x−4x+8=1+x−412. Si x>4 : il faut (x−4)∣12, x−4∈{1;2;3;4;6;12}. Si 0≤x<4 : x−4∈{−4;−3;−2;−1} et 1+x−412≤1−3<0 : exclu. Donc B={5;6;7;8;10;16}.
A∩B={6} ; A∪B={0;1;5;6;7;8;10;16} ; A∖B={0;1}.
Exercice 14 — Partie de R2Moyen★★★☆☆
On considère l’ensemble F={(x;y)∈R2/x2≤2y et y2<2x}.
Montrer que F=∅.
Montrer que F⊂[0;2]×[0;2].
Voir la solution
(1;1)∈F car 1≤2 et 1<2. Donc F=∅.
Soit (x;y)∈F. De y2<2x on tire x>0 ; de x2≤2y on tire y≥0. Ensuite x4≤4y2<8x, donc (x>0) x3<8 et x<2. De même y4<4x2≤8y ; si y>0, y3<8 et y<2 ; si y=0, y<2. Ainsi 0≤x≤2 et 0≤y≤2 : (x;y)∈[0;2]×[0;2].
Exercice 15 — Ensemble des parties Moyen★★★☆☆
Soient E et F deux ensembles. Montrer que :
E⊂F⟺P(E)⊂P(F).
P(E)∪P(F)⊂P(E∪F), et que cette inclusion peut être stricte.
Voir la solution
(⇒) Soit X∈P(E) : X⊂E⊂F, donc X∈P(F). (⇐) E∈P(E)⊂P(F), donc E⊂F.
Soit X∈P(E)∪P(F) : X⊂E ou X⊂F, donc X⊂E∪F, i.e. X∈P(E∪F). Inclusion stricte : pour E={1}, F={2}, on a {1;2}∈P(E∪F) mais {1;2}∈/P(E)∪P(F).
Exercice 16 — Partie de R2Difficile★★★★☆
Soit E={(x;y)∈R2/x2−xy−2y2=4}.
Vérifier que : (∀(x;y)∈R2)x2−xy−2y2=(x−2y)(x+y).
Déterminer en extension l’ensemble F=E∩Z2.
Montrer que E={(3tt2+8;3t4−t2)/t∈R∗}.
Voir la solution
(x−2y)(x+y)=x2+xy−2xy−2y2=x2−xy−2y2.
(x;y)∈F⟺x,y∈Z et (x−2y)(x+y)=4. Posons u=x−2y, v=x+y (entiers, uv=4) ; alors v−u=3y, donc u≡v modulo 3, puis y=3v−u, x=3u+2v.
(u;v)
(1;4)
(4;1)
(2;2)
(−1;−4)
(−4;−1)
(−2;−2)
(x;y)
(3;1)
(2;−1)
(2;0)
(−3;−1)
(−2;1)
(−2;0)
Toutes les paires conviennent (v−u∈{3;−3;0}), donc F={(3;1);(2;−1);(2;0);(−3;−1);(−2;1);(−2;0)}.
3. Notons G l’ensemble paramétré. G⊂E : pour t=0, x−2y=3tt2+8−8+2t2=t et x+y=3t12=t4, donc (x−2y)(x+y)=4. E⊂G : si (x;y)∈E, posons t=x−2y ; t(x+y)=4 donc t=0 et x+y=t4. En résolvant : x=3t+t8=3tt2+8 et y=3t4−t=3t4−t2. Donc (x;y)∈G, et E=G.
Exercice 17 — Inclusions Moyen★★★☆☆
Soient A,X,Y∈P(E) tels que X∪A=Y∩A. Montrer que X⊂A⊂Y.
Voir la solution
X⊂X∪A=Y∩A⊂A, donc X⊂A. Et A⊂X∪A=Y∩A⊂Y, donc A⊂Y. Ainsi X⊂A⊂Y.
Exercice 18 — Équations dans P(E)Difficile★★★★☆
Soient A,B∈P(E). Résoudre dans P(E) les équations suivantes :
X∪A=B
X∩A=B
Voir la solution
1)Condition nécessaire : si X∪A=B, alors A⊂B. Si A⊂B : pas de solution. Si A⊂B : X∪A=B⟺ (X⊂B et B∖A⊂X) ⟺A∩B⊂X⊂B. En effet (⇒) X⊂B et tout x∈B∩A n’est pas dans A, donc est dans X ; (⇐) X∪A⊂B et B=(B∩A)∪(B∩A)⊂X∪A.
S={X∈P(E)/A∩B⊂X⊂B} si A⊂B ; S=∅ sinon.
2)Condition nécessaire :B=X∩A⊂A. Si B⊂A : S=∅. Si B⊂A : X∩A=B⟺ (B⊂X et X∩A⊂B) ⟺B⊂X⊂B∪A.
S={X∈P(E)/B⊂X⊂A∪B} si B∩A=∅ ; S=∅ sinon.
Exercice 19 — Équations dans P(E)Difficile★★★★☆
Soient A,B∈P(E) tels que A⊂B. Pour tout X∈P(E), montrer que :
A∪X=B⟺B∖A⊂X⊂B
B∖X=A⟺B∖A⊂X⊂A
Voir la solution
1) (⇒) X⊂A∪X=B ; et si x∈B∖A, x∈A∪X avec x∈/A, donc x∈X. (⇐) A∪X⊂A∪B=B et B=A∪(B∖A)⊂A∪X.
2) (⇒) Si B∖X=A : soit x∈B∖A ; si x∈/X, alors x∈B∖X=A, absurde ; donc x∈X. Soit x∈X ; si x∈A, alors x∈B∖X (car A⊂B) donc x∈/X, absurde ; donc X⊂A.
(⇐) Si B∖A⊂X⊂A : tout x∈A est dans B et pas dans X, donc A⊂B∖X ; tout x∈B∖X n’est pas dans B∖A (sinon x∈X), donc x∈A. D’où B∖X=A.
Exercice 20 — Problème de synthèse Difficile★★★★★
Soient A,B,C∈P(E).
Montrer que, pour tout X∈P(E) :
a. X=(X∖A)∪(X∩A) ; b. X=(X∪A)∖(A∖X).
Résoudre dans P(E) l’équation X∩A=X∪A (discuter selon A).
On suppose que B⊂A et A∩C=∅. Résoudre dans P(E) le système {X∩A=BX∖A=C.
Sachant que A⊂B, résoudre dans P(E) l’équation X∖A=B∖A.
On suppose que B⊂A⊂C.
a. Résoudre dans P(E) le système {A∪X=CA∩X=B.
b. Résoudre dans P(E) le système {A∖X=BX∪A=C.
2) Si X est solution : A⊂X∪A=X∩A⊂A, donc A⊂A, ce qui impose A=∅, i.e. A=E. Si A=E : S=∅. Si A=E : l’équation s’écrit X=X ; S=P(E).
3) D’après 1) a), une solution vérifie X=(X∖A)∪(X∩A)=C∪B. Réciproquement, X=B∪C convient : (B∪C)∩A=(B∩A)∪(C∩A)=B∪∅=B et (B∪C)∖A=(B∖A)∪(C∖A)=∅∪C=C. S={B∪C}.
4)X∖A=B∖A⟺X∪A=B∪A (X∪A est la réunion disjointe de A et X∖A) ⟺X∪A=B (car A⊂B) ⟺B∖A⊂X⊂B (exercice 19.1). S={X/B∖A⊂X⊂B}.
5) a) Si X est solution : X∩A=B et X∖A=(A∪X)∖A=C∖A, donc (1 a) X=(C∖A)∪B. Réciproquement, X=B∪(C∖A) vérifie A∪X=A∪(C∖A)=C (car B⊂A⊂C) et A∩X=B. S={B∪(C∖A)}.
5) b) Si X est solution : X∩A=A∖(A∖X)=A∖B et X∖A=C∖A, donc X=(A∖B)∪(C∖A). Réciproquement ce X vérifie A∖X=A∖(A∖B)=B (car B⊂A) et X∪A=A∪(C∖A)=C. S={(A∖B)∪(C∖A)}.