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Devoir surveillé n°2 — Semestre 1

Applications et fonctions numériques

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Remarque — barème

Exercice 1 : 9 pts ; Exercice 2 : 11 pts ; total 20 pts, plus 2 bonus de 0,5 pt (note plafonnée à 20). Les points de chaque question sont indiqués entre crochets, avec leur répartition.

Remarque — consignes

Calculatrice non autorisée. La qualité de la rédaction et la précision des raisonnements (usage correct de ⟹\Longrightarrow et   ⟺  \iff, ensembles de départ et d’arrivée respectés) seront prises en compte. Les variations s’étudient sans dérivées ni limites. Le barème est indiqué entre crochets. Deux questions bonus (+0,5 chacune) figurent à la fin ; la note totale est plafonnée à 20.

Exercice 1 — Les applications — 9 points Moyen ★★★☆☆

Soit f:R∖{−1}→Rf:\R\setminus\{-1\}\to\R l’application définie par f(x)=2x−3x+1f(x)=\dfrac{2x-3}{x+1}.

  1. a. Vérifier que f(x)=2−5x+1f(x)=2-\dfrac5{x+1}, puis montrer que l’équation f(x)=2f(x)=2 n’a pas de solution. [0,5 pt] b. L’application ff est-elle surjective ? Justifier. [0,5 pt]
  2. Montrer que ff est injective. [1 pt]
  3. Soit g: ]−1;+∞[ → ]−∞;2[g:\,]{-1};+\infty[\,\to\,]{-\infty};2[ l’application définie par g(x)=f(x)g(x)=f(x). a. Montrer que g(]−1;+∞[)= ]−∞;2[g(]{-1};+\infty[)=\,]{-\infty};2[. [1 pt] b. En déduire que gg est bijective et déterminer g−1(y)g^{-1}(y) pour y∈ ]−∞;2[y\in\,]{-\infty};2[. [2 pt]
  4. Déterminer g([4;+∞[)g([4;+\infty[) et g−1([−3;0])g^{-1}([-3;0]). [2 pt]
  5. Soient E′E' et F′F' deux ensembles et h:E′→F′h:E'\to F' une application, et soient AA, BB deux parties de E′E'. Montrer que : si A⊂BA\subset B, alors h(A)⊂h(B)h(A)\subset h(B) ; puis que h(A∪B)=h(A)∪h(B)h(A\cup B)=h(A)\cup h(B). [1 pt]
  6. Soient u:E→Fu:E\to F et v:F→Gv:F\to G deux applications surjectives. Montrer que v∘uv\circ u est surjective. [1 pt]
Voir la correction

1.a. [0,5 pt] 2−5x+1=2x+2−5x+1=f(x)2-\dfrac5{x+1}=\dfrac{2x+2-5}{x+1}=f(x) [0,25]. Si f(x)=2f(x)=2, alors 5x+1=0\frac5{x+1}=0, impossible : pas de solution [0,25].

1.b. [0,5 pt] 2∈R2\in\R n’a pas d’antécédent : ff n’est pas surjective.

2. [1 pt] Soient x,x′≠−1x,x'\neq-1 avec f(x)=f(x′)f(x)=f(x') : 5x+1=5x′+1\frac5{x+1}=\frac5{x'+1}, donc x+1=x′+1x+1=x'+1 et x=x′x=x' : ff est injective.

3.a. [1 pt] Inclusion directe [0,5] : pour x>−1x>-1, 5x+1>0\frac5{x+1}>0 donc g(x)<2g(x)<2. Inclusion réciproque [0,5] : soit y<2y<2 ; g(x)=y  ⟺  5x+1=2−y  ⟺  x=52−y−1=y+32−yg(x)=y\iff\frac5{x+1}=2-y\iff x=\frac5{2-y}-1=\frac{y+3}{2-y}, et ce réel vérifie x+1=52−y>0x+1=\frac5{2-y}>0. Donc g(]−1;+∞[)= ]−∞;2[g(]{-1};+\infty[)=\,]{-\infty};2[.

3.b. [2 pt] gg est surjective (3.a) [0,5] et injective (comme ff, question 2) [0,5], donc bijective, et l’unique antécédent de yy donne [1] :  g−1: ]−∞;2[ → ]−1;+∞[,  y↦y+32−y\ g^{-1}:\,]{-\infty};2[\,\to\,]{-1};+\infty[,\ \ y\mapsto\dfrac{y+3}{2-y}.

4. [2 pt] gg est croissante sur ]−1;+∞[]{-1};+\infty[ (x↦−5x+1x\mapsto-\frac5{x+1} l’est). g(4)=1g(4)=1 ; pour y∈[1;2[y\in[1;2[, g−1(y)=y+32−y≥4  ⟺  y+3≥8−4y  ⟺  y≥1g^{-1}(y)=\frac{y+3}{2-y}\ge4\iff y+3\ge8-4y\iff y\ge1. Donc g([4;+∞[)=[1;2[g([4;+\infty[)=[1;2[ [1]. x∈g−1([−3;0])  ⟺  −3≤g(x)≤0x\in g^{-1}([-3;0])\iff-3\le g(x)\le0. Or g(0)=−3g(0)=-3 et g(32)=0g\left(\frac32\right)=0, gg croissante : g−1([−3;0])=[0;32]g^{-1}([-3;0])=\left[0;\frac32\right] [1].

5. [1 pt] Si A⊂BA\subset B et y∈h(A)y\in h(A) : y=h(x)y=h(x) avec x∈A⊂Bx\in A\subset B, donc y∈h(B)y\in h(B) [0,5]. Comme A⊂A∪BA\subset A\cup B et B⊂A∪BB\subset A\cup B : h(A)∪h(B)⊂h(A∪B)h(A)\cup h(B)\subset h(A\cup B). Réciproquement, si y=h(x)y=h(x) avec x∈A∪Bx\in A\cup B, alors x∈Ax\in A (et y∈h(A)y\in h(A)) ou x∈Bx\in B (et y∈h(B)y\in h(B)). D’où l’égalité [0,5].

6. [1 pt] Soit z∈Gz\in G. vv surjective : il existe y∈Fy\in F tel que v(y)=zv(y)=z. uu surjective : il existe x∈Ex\in E tel que u(x)=yu(x)=y. Alors (v∘u)(x)=z(v\circ u)(x)=z : v∘uv\circ u est surjective.

Exercice 2 — Fonctions numériques — 11 points Moyen ★★★☆☆

On considère les fonctions numériques ff et gg définies par f(x)=x+6f(x)=\sqrt{x+6} et g(x)=x2−2x+3g(x)=x^2-2x+3.

  1. a. Déterminer DfD_f et DgD_g. [0,5 pt] b. Dresser les tableaux de variations de ff et de gg. [1 pt]
  2. Montrer, par deux méthodes, que 22 est le minimum de gg sur R\R. [1 pt]
  3. Préciser la nature et les éléments caractéristiques de (Cg)(C_g), puis les points d’intersection de (Cf)(C_f) avec les axes du repère. [0,5 pt]
  4. Tracer (Cf)(C_f) et (Cg)(C_g) dans un même repère orthonormé. [2 pt]
  5. a. Déterminer f([−6;3])f([-6;3]) et f([−2;+∞[)f([-2;+\infty[). [0,5 pt] b. Résoudre dans R\R l’inéquation g(x)<3g(x)<3. [0,5 pt] c. Déterminer graphiquement le nombre de solutions de l’équation g(x)=f(x)g(x)=f(x). [0,5 pt] d. Discuter graphiquement, suivant le réel mm, le nombre de solutions de l’équation g(x)=mg(x)=m. [0,5 pt]
  6. Soit φ(x)=x2−2∣x∣+3\varphi(x)=x^2-2|x|+3. a. Montrer que φ\varphi est paire et que φ(x)=g(x)\varphi(x)=g(x) pour tout x∈R+x\in\R_+. [1 pt] b. Tracer (Cφ)(C_\varphi) dans le repère précédent. [1 pt]
  7. a. Soit h(x)=x+9−2x+6h(x)=x+9-2\sqrt{x+6}. Déterminer DhD_h et montrer que h=g∘fh=g\circ f. [0,5 pt] b. Étudier les variations de hh sur [−6;−5][-6;-5] et sur [−5;+∞[[-5;+\infty[. [1 pt]
  8. Soit k(x)=E(2x)−2E(x)k(x)=E(2x)-2E(x). Montrer que kk est périodique de période 11. [0,5 pt]
Voir la correction

1.a. [0,5 pt] Df=[−6;+∞[D_f=[-6;+\infty[ ; Dg=RD_g=\R.

1.b. [1 pt] ff est strictement croissante sur [−6;+∞[[-6;+\infty[ [0,5] ; g(x)=(x−1)2+2g(x)=(x-1)^2+2 : décroissante sur ]−∞;1]]{-\infty};1], croissante sur [1;+∞[[1;+\infty[ [0,5].

Figure Figure

2. [1 pt] Méthode 1 (algébrique) [0,5] : pour tout x∈Rx\in\R, g(x)−2=(x−1)2≥0g(x)-2=(x-1)^2\ge0, donc g(x)≥2g(x)\ge2, et g(1)=2g(1)=2 : 22 est le minimum de gg sur R\R, atteint en x=1x=1. Méthode 2 (variations) [0,5] : d’après le tableau de variations, gg est décroissante sur ]−∞;1]]{-\infty};1] donc g(x)≥g(1)g(x)\ge g(1) pour x≤1x\le1, et croissante sur [1;+∞[[1;+\infty[ donc g(x)≥g(1)g(x)\ge g(1) pour x≥1x\ge1 ; ainsi g(1)=2g(1)=2 est le minimum de gg sur R\R.

3. [0,5 pt] (Cg)(C_g) est la parabole de sommet Ω(1;2)\Omega(1;2), d’axe la droite x=1x=1, tournée vers le haut [0,25]. f(x)=0  ⟺  x=−6f(x)=0\iff x=-6 et f(0)=6f(0)=\sqrt6 : (Cf)(C_f) coupe les axes en (−6;0)(-6;0) et (0;6)(0;\sqrt6) [0,25].

4. [2 pt] (et 6.b) Voir la figure.

Figure

5.a. [0,5 pt] ff croissante : f([−6;3])=[f(−6);f(3)]=[0;3]f([-6;3])=[f(-6);f(3)]=[0;3] ; f(−2)=2f(-2)=2 et, pour y≥2y\ge2, x=y2−6≥−2x=y^2-6\ge-2 vérifie f(x)=yf(x)=y : f([−2;+∞[)=[2;+∞[f([-2;+\infty[)=[2;+\infty[.

5.b. [0,5 pt] g(x)<3  ⟺  x2−2x<0  ⟺  x(x−2)<0  ⟺  x∈ ]0;2[g(x)<3\iff x^2-2x<0\iff x(x-2)<0\iff x\in\,]0;2[.

5.c. [0,5 pt] Les courbes ont deux points communs (d’abscisses comprises entre 00 et 11 pour l’un, entre 11 et 22 pour l’autre) : deux solutions.

5.d. [0,5 pt] Si m<2m<2 : aucune solution ; si m=2m=2 : une solution (x=1x=1) ; si m>2m>2 : deux solutions.

6.a. [1 pt] Dφ=RD_\varphi=\R symétrique et φ(−x)=x2−2∣x∣+3=φ(x)\varphi(-x)=x^2-2|x|+3=\varphi(x) : φ\varphi est paire [0,5]. Pour x≥0x\ge0, ∣x∣=x|x|=x et φ(x)=g(x)\varphi(x)=g(x) [0,5].

6.b. [1 pt] On garde (Cg)(C_g) pour x≥0x\ge0 et on complète par symétrie d’axe (Oy)(Oy) : pour x≤0x\le0, φ(x)=x2+2x+3\varphi(x)=x^2+2x+3, arc de parabole de sommet (−1;2)(-1;2) (figure).

7.a. [0,5 pt] Dh=[−6;+∞[D_h=[-6;+\infty[. Pour x≥−6x\ge-6 : f(x)∈R=Dgf(x)\in\R=D_g et (g∘f)(x)=(x+6)−2x+6+3=x+9−2x+6=h(x)(g\circ f)(x)=(x+6)-2\sqrt{x+6}+3=x+9-2\sqrt{x+6}=h(x).

7.b. [1 pt] Sur [−6;−5][-6;-5] : ff croissante et f([−6;−5])=[0;1]⊂ ]−∞;1]f([-6;-5])=[0;1]\subset\,]{-\infty};1] où gg décroît : hh est décroissante [0,5]. Sur [−5;+∞[[-5;+\infty[ : f([−5;+∞[)=[1;+∞[f([-5;+\infty[)=[1;+\infty[ où gg croît : hh est croissante [0,5].

Figure

8. [0,5 pt] Pour tout x∈Rx\in\R, x±1∈Rx\pm1\in\R et k(x+1)=E(2x+2)−2E(x+1)=E(2x)+2−2E(x)−2=k(x)k(x+1)=E(2x+2)-2E(x+1)=E(2x)+2-2E(x)-2=k(x).

Questions bonus

  • Bonus 1. Montrer que (∀x∈R)  k(x)∈{0;1}(\forall x\in\R)\ \ k(x)\in\{0;1\}.
  • Bonus 2. Soit mm un réel. Déterminer, par le calcul, l’ensemble des réels mm pour lesquels l’équation x+6=x+m\sqrt{x+6}=x+m admet exactement deux solutions réelles distinctes. (Indication : poser t=x+6t=\sqrt{x+6}.)
Voir la correction

Bonus 1. [+0,5] Écrivons x=n+rx=n+r avec n=E(x)n=E(x) et r∈[0;1[r\in[0;1[. Alors E(2x)=E(2r+2n)=E(2r)+2nE(2x)=E(2r+2n)=E(2r)+2n et k(x)=E(2r)k(x)=E(2r). Comme 0≤2r<20\le2r<2, E(2r)∈{0;1}E(2r)\in\{0;1\}.

Bonus 2. [+0,5] L’équation (E)(E) : x+6=x+m\sqrt{x+6}=x+m a pour domaine [−6;+∞[[-6;+\infty[. Posons t=x+6t=\sqrt{x+6}, de sorte que t≥0t\ge0 et x=t2−6x=t^2-6. L’application x↦x+6x\mapsto\sqrt{x+6} est une bijection de [−6;+∞[[-6;+\infty[ sur [0;+∞[[0;+\infty[ (de réciproque t↦t2−6t\mapsto t^2-6) ; donc le nombre de solutions de (E)(E) est égal au nombre de solutions positives de t=t2−6+m  ⟺  t2−t+m−6=0(E′).t=t^2-6+m\iff t^2-t+m-6=0\qquad(E'). Il faut donc que (E′)(E') ait deux racines distinctes toutes deux positives :

  • discriminant : Δ=1−4(m−6)=25−4m>0  ⟺  m<254\Delta=1-4(m-6)=25-4m>0\iff m<\dfrac{25}4 ;
  • la somme des racines vaut 1>01>0, donc les deux racines sont positives si et seulement si leur produit m−6≥0m-6\ge0, c’est-à-dire m≥6m\ge6 (si m<6m<6, le produit est négatif et une seule racine est positive).

Conclusion : (E)(E) admet exactement deux solutions si et seulement si m∈[6;254[m\in\left[6;\dfrac{25}4\right[. Contrôle : pour m=6m=6, t∈{0;1}t\in\{0;1\} donne x=−6x=-6 et x=−5x=-5, et on vérifie 0=−6+6\sqrt0=-6+6, 1=−5+6\sqrt1=-5+6.

Bon courage !

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