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Devoir maison n°4 — Semestre 2

Géométrie dans l’espace

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Remarque — méthodes

Les méthodes sont celles des cours et séries des chapitres 15 à 17 : relation de Chasles et barycentres (centre de gravité), coplanarité par déterminant, élimination des paramètres, distance d’un point à un plan ∣ax0+by0+cz0+d∣a2+b2+c2\frac{|ax_0+by_0+cz_0+d|}{\sqrt{a^2+b^2+c^2}}, distance d’un point à une droite ∥AM→∧u⃗∥∥u⃗∥\frac{\|\overrightarrow{AM}\wedge\vec u\|}{\|\vec u\|}, complétion des carrés pour les sphères. Tous les résultats ont été contrôlés avec Python/sympy (build/verif_lot4.py).

Programme couvert. Chapitres 15 (vecteurs de l’espace), 16 (analytique de l’espace) et 17 (produit scalaire dans l’espace). Sauf mention contraire, l’espace est rapporté à un repère orthonormé direct (O;i⃗;j⃗;k⃗)(O;\vec i;\vec j;\vec k). Toute réponse doit être justifiée ; on annoncera la méthode utilisée.

Exercice 1 — Vecteurs dans un tétraèdre Facile ★★☆☆☆

Soit ABCDABCD un tétraèdre. On note II le milieu de [AB][AB], JJ le milieu de [CD][CD], KK le centre de gravité du triangle BCDBCD et GG le point tel que GA→+GB→+GC→+GD→=0⃗\overrightarrow{GA}+\overrightarrow{GB}+\overrightarrow{GC}+\overrightarrow{GD}=\vec0.

  1. Montrer que IJ→=12(AD→+BC→)\overrightarrow{IJ}=\frac12\big(\overrightarrow{AD}+\overrightarrow{BC}\big). En déduire que les vecteurs IJ→\overrightarrow{IJ}, AD→\overrightarrow{AD} et BC→\overrightarrow{BC} sont coplanaires.
  2. Montrer que AG→=14(AB→+AC→+AD→)\overrightarrow{AG}=\frac14\big(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{AD}\big), puis que GG est le milieu de [IJ][IJ].
  3. Montrer que AG→=34AK→\overrightarrow{AG}=\frac34\overrightarrow{AK}. Que peut-on dire des points AA, GG, KK ?
  4. On munit l’espace du repère (non nécessairement orthonormé) (A;AB→;AC→;AD→)\big(A;\overrightarrow{AB};\overrightarrow{AC};\overrightarrow{AD}\big). Soient PP et QQ les points définis par AP→=13AB→\overrightarrow{AP}=\frac13\overrightarrow{AB} et AQ→=12AC→\overrightarrow{AQ}=\frac12\overrightarrow{AC}, et, pour α∈R∗\alpha\in\R^*, RαR_\alpha le point défini par ARα→=αAD→\overrightarrow{AR_\alpha}=\alpha\overrightarrow{AD}. a. Donner les coordonnées de PP, QQ, RαR_\alpha et GG. b. Déterminer α\alpha pour que GG appartienne au plan (PQRα)(PQR_\alpha). Interpréter géométriquement la position de RαR_\alpha.
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1. Chasles de deux façons : IJ→=IA→+AD→+DJ→\overrightarrow{IJ}=\overrightarrow{IA}+\overrightarrow{AD}+\overrightarrow{DJ} et IJ→=IB→+BC→+CJ→\overrightarrow{IJ}=\overrightarrow{IB}+\overrightarrow{BC}+\overrightarrow{CJ}. En additionnant, avec IA→+IB→=0⃗\overrightarrow{IA}+\overrightarrow{IB}=\vec0 et DJ→+CJ→=0⃗\overrightarrow{DJ}+\overrightarrow{CJ}=\vec0 (milieux) : 2IJ→=AD→+BC→2\overrightarrow{IJ}=\overrightarrow{AD}+\overrightarrow{BC}. Ainsi IJ→\overrightarrow{IJ} est combinaison linéaire de AD→\overrightarrow{AD} et BC→\overrightarrow{BC} : les trois vecteurs sont coplanaires.

2. On introduit AA dans la relation définissant GG : 4GA→+AB→+AC→+AD→=0⃗4\overrightarrow{GA}+\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{AD}=\vec0, d’où AG→=14(AB→+AC→+AD→)\overrightarrow{AG}=\frac14\big(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{AD}\big). Par ailleurs, AI→=12AB→\overrightarrow{AI}=\frac12\overrightarrow{AB} et AJ→=12(AC→+AD→)\overrightarrow{AJ}=\frac12\big(\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{AD}\big), donc 12(AI→+AJ→)=14(AB→+AC→+AD→)=AG→\frac12\big(\overrightarrow{AI}+\overrightarrow{AJ}\big)=\frac14\big(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{AD}\big)=\overrightarrow{AG} : GG est le milieu de [IJ][IJ].

3. KK centre de gravité de BCDBCD : KB→+KC→+KD→=0⃗\overrightarrow{KB}+\overrightarrow{KC}+\overrightarrow{KD}=\vec0, donc (en introduisant AA) AK→=13(AB→+AC→+AD→)\overrightarrow{AK}=\frac13\big(\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{AC}+\overrightarrow{AD}\big). Donc AG→=14×3AK→=34AK→\overrightarrow{AG}=\frac14\times3\overrightarrow{AK}=\frac34\overrightarrow{AK} : les vecteurs AG→\overrightarrow{AG} et AK→\overrightarrow{AK} sont colinéaires, les points AA, GG, KK sont alignés (GG est situé aux trois quarts de [AK][AK] à partir de AA).

4. a. P(13;0;0)P\left(\frac13;0;0\right), Q(0;12;0)Q\left(0;\frac12;0\right), Rα(0;0;α)R_\alpha(0;0;\alpha) et, d’après 2., G(14;14;14)G\left(\frac14;\frac14;\frac14\right).

4. b. G∈(PQRα)  ⟺  PG→G\in(PQR_\alpha)\iff\overrightarrow{PG}, PQ→\overrightarrow{PQ}, PRα→\overrightarrow{PR_\alpha} coplanaires   ⟺  det⁡(PQ→;PRα→;PG→)=0\iff\det\big(\overrightarrow{PQ};\overrightarrow{PR_\alpha};\overrightarrow{PG}\big)=0. Avec PQ→(−13;12;0)\overrightarrow{PQ}\left(-\frac13;\frac12;0\right), PRα→(−13;0;α)\overrightarrow{PR_\alpha}\left(-\frac13;0;\alpha\right), PG→(−112;14;14)\overrightarrow{PG}\left(-\frac1{12};\frac14;\frac14\right) : ∣−13−13−112120140α14∣=−13(0−α4)+13(18−0)−112(α2−0)=α12+124−α24=α+124\begin{vmatrix}-\frac13&-\frac13&-\frac1{12}\\\frac12&0&\frac14\\0&\alpha&\frac14\end{vmatrix}=-\frac13\left(0-\frac\alpha4\right)+\frac13\left(\frac18-0\right)-\frac1{12}\left(\frac\alpha2-0\right)=\frac\alpha{12}+\frac1{24}-\frac\alpha{24}=\frac{\alpha+1}{24} (développement selon la première ligne). Donc G∈(PQRα)  ⟺  α+1=0  ⟺  α=−1G\in(PQR_\alpha)\iff\alpha+1=0\iff\alpha=-1. Contrôle par une seconde méthode : (PQRα)(PQR_\alpha) a pour équation 3x+2y+zα=13x+2y+\frac z\alpha=1 (les trois points non alignés la vérifient) et 34+24+14α=1  ⟺  α=−1\frac34+\frac24+\frac1{4\alpha}=1\iff\alpha=-1. Interprétation : AR−1→=−AD→\overrightarrow{AR_{-1}}=-\overrightarrow{AD}, donc R−1R_{-1} est le symétrique de DD par rapport à AA.

Exercice 2 — Plans et droites : positions relatives Moyen ★★★☆☆

On considère les points A(1;0;1)A(1;0;1), B(2;1;0)B(2;1;0), C(0;1;2)C(0;1;2) et les plans (Q): x−y+2z−1=0(Q):\ x-y+2z-1=0 et (R): 2x+y+z−4=0(R):\ 2x+y+z-4=0.

  1. a. Montrer que AA, BB, CC définissent un plan et en donner une représentation paramétrique (paramètres α,β∈R\alpha,\beta\in\R). b. En éliminant les paramètres, en déduire une équation cartésienne de (ABC)(ABC).
  2. Pour tout m∈Rm\in\R, on considère la droite (Dm)(D_m) : x=m+tx=m+t, y=1−ty=1-t, z=mtz=mt (t∈R)(t\in\R). Étudier, selon les valeurs de mm, l’intersection de (Dm)(D_m) et du plan (ABC)(ABC).
  3. Montrer que (ABC)(ABC) et (Q)(Q) sont sécants selon une droite (Δ)(\Delta) dont on donnera une représentation paramétrique.
  4. Déterminer l’intersection des trois plans (ABC)(ABC), (Q)(Q) et (R)(R). Les plans (R)(R) et (ABC)(ABC) sont-ils parallèles ? Interpréter.
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1. a. AB→(1;1;−1)\overrightarrow{AB}(1;1;-1) et AC→(−1;1;1)\overrightarrow{AC}(-1;1;1) : ∣1−111∣=2≠0\begin{vmatrix}1&-1\\1&1\end{vmatrix}=2\neq0, donc ces vecteurs ne sont pas colinéaires et AA, BB, CC définissent un plan. M∈(ABC)  ⟺  AM→=αAB→+βAC→M\in(ABC)\iff\overrightarrow{AM}=\alpha\overrightarrow{AB}+\beta\overrightarrow{AC} : x=1+α−β,y=α+β,z=1−α+β(α,β∈R).x=1+\alpha-\beta,\qquad y=\alpha+\beta,\qquad z=1-\alpha+\beta\qquad(\alpha,\beta\in\R).

1. b. En additionnant la première et la troisième équation : x+z=2x+z=2. Réciproquement, si x+z=2x+z=2, on pose α=x−1+y2\alpha=\frac{x-1+y}2 et β=y−x+12\beta=\frac{y-x+1}2 : on retrouve xx, yy et z=2−xz=2-x. Donc (ABC): x+z−2=0(ABC):\ x+z-2=0 (contrôle : 1+1−2=2+0−2=0+2−2=01+1-2=2+0-2=0+2-2=0).

2. Mt∈(ABC)  ⟺  (m+t)+mt−2=0  ⟺  (1+m) t=2−mM_t\in(ABC)\iff(m+t)+mt-2=0\iff(1+m)\,t=2-m. Disjonction de cas :

  • si m=−1m=-1 : l’équation devient 0×t=30\times t=3, sans solution ; (D−1)(D_{-1}) est strictement parallèle à (ABC)(ABC) (son vecteur directeur (1;−1;−1)(1;-1;-1) vérifie bien 1+(−1)=01+(-1)=0) ;
  • si m≠−1m\neq-1 : une unique solution t=2−m1+mt=\frac{2-m}{1+m} ; (Dm)(D_m) coupe (ABC)(ABC) au point (m2+2m+1; 2m−1m+1; m(2−m)m+1)\left(\frac{m^2+2}{m+1};\ \frac{2m-1}{m+1};\ \frac{m(2-m)}{m+1}\right).

3. Les vecteurs normaux (1;0;1)(1;0;1) et (1;−1;2)(1;-1;2) ne sont pas colinéaires : les plans sont sécants selon une droite. On résout le système en prenant z=sz=s comme paramètre : x=2−sx=2-s, puis y=x+2z−1=1+sy=x+2z-1=1+s. Donc (Δ)(\Delta) : x=2−sx=2-s, y=1+sy=1+s, z=sz=s (s∈R)(s\in\R) ; elle passe par B(2;1;0)B(2;1;0) et est dirigée par w⃗(−1;1;1)\vec w(-1;1;1).

4. Un point commun aux trois plans est un point de (Δ)(\Delta) appartenant à (R)(R) : 2(2−s)+(1+s)+s−4=0  ⟺  1=02(2-s)+(1+s)+s-4=0\iff1=0, impossible. L’intersection des trois plans est vide. Pourtant (R)(R) et (ABC)(ABC) ne sont pas parallèles (vecteurs normaux (2;1;1)(2;1;1) et (1;0;1)(1;0;1) non colinéaires), et de même pour (R)(R) et (Q)(Q). Interprétation : w⃗⋅(2;1;1)=−2+1+1=0\vec w\cdot(2;1;1)=-2+1+1=0, donc (Δ)(\Delta) est strictement parallèle à (R)(R) ; les trois plans se coupent deux à deux selon trois droites parallèles (configuration des faces latérales d’un prisme).

Exercice 3 — Produit scalaire : ensembles de points Moyen ★★★☆☆

On considère les points A(1;−1;0)A(1;-1;0) et B(3;1;2)B(3;1;2).

  1. Déterminer, de deux façons, une équation cartésienne du plan médiateur (Π)(\Pi) du segment [AB][AB].
  2. Calculer la distance du point OO à la droite (AB)(AB) (on utilisera un produit vectoriel), puis déterminer le projeté orthogonal de OO sur (AB)(AB).
  3. Déterminer l’ensemble (E)(E) des points MM de l’espace tels que MA2−MB2=4MA^2-MB^2=4. Quelle est sa position par rapport à (Π)(\Pi) ?
  4. a. Déterminer l’ensemble (Σ)(\Sigma) des points MM tels que MA→⋅MB→=0\overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB}=0. b. Montrer que le plan (P): x−y+z=0(P):\ x-y+z=0 est tangent à (Σ)(\Sigma) et déterminer le point de contact.
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1. Méthode 1 : (Π)(\Pi) passe par le milieu I(2;0;1)I(2;0;1) de [AB][AB] et admet AB→(2;2;2)\overrightarrow{AB}(2;2;2) pour vecteur normal : 2(x−2)+2y+2(z−1)=0  ⟺  x+y+z−3=02(x-2)+2y+2(z-1)=0\iff x+y+z-3=0. Méthode 2 : M∈(Π)  ⟺  MA2=MB2M\in(\Pi)\iff MA^2=MB^2 ; or, en développant, MA2−MB2=[(x−1)2+(y+1)2+z2]−[(x−3)2+(y−1)2+(z−2)2]=4x+4y+4z−12,MA^2-MB^2=\big[(x-1)^2+(y+1)^2+z^2\big]-\big[(x-3)^2+(y-1)^2+(z-2)^2\big]=4x+4y+4z-12, d’où la même équation x+y+z−3=0x+y+z-3=0.

2. (AB)(AB) passe par AA et est dirigée par u⃗(1;1;1)\vec u(1;1;1). AO→∧u⃗=(−1;1;0)∧(1;1;1)=(1;1;−2)\overrightarrow{AO}\wedge\vec u=(-1;1;0)\wedge(1;1;1)=(1;1;-2), de norme 6\sqrt6, d’où d(O;(AB))=63=2d\big(O;(AB)\big)=\frac{\sqrt6}{\sqrt3}=\sqrt2. Projeté : K=A+λu⃗K=A+\lambda\vec u avec OK→⋅u⃗=0  ⟺  (1+λ)+(−1+λ)+λ=0  ⟺  λ=0\overrightarrow{OK}\cdot\vec u=0\iff(1+\lambda)+(-1+\lambda)+\lambda=0\iff\lambda=0 : K=AK=A. Contrôle : OA→⋅AB→=2−2+0=0\overrightarrow{OA}\cdot\overrightarrow{AB}=2-2+0=0 et OA=2OA=\sqrt2.

3. D’après le calcul du 1. : MA2−MB2=4  ⟺  4x+4y+4z−12=4  ⟺  x+y+z−4=0MA^2-MB^2=4\iff4x+4y+4z-12=4\iff x+y+z-4=0. (E)(E) est un plan de même vecteur normal que (Π)(\Pi), distinct de (Π)(\Pi) : il est strictement parallèle à (Π)(\Pi).

4. a. Avec II milieu de [AB][AB] : MA→⋅MB→=MI2−IA2\overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB}=MI^2-IA^2. Donc MA→⋅MB→=0  ⟺  MI=IA=AB2=122=3\overrightarrow{MA}\cdot\overrightarrow{MB}=0\iff MI=IA=\frac{AB}2=\frac{\sqrt{12}}2=\sqrt3 : (Σ)(\Sigma) est la sphère de diamètre [AB][AB], de centre I(2;0;1)I(2;0;1) et de rayon 3\sqrt3.

4. b. d(I;(P))=∣2−0+1∣3=3d\big(I;(P)\big)=\frac{|2-0+1|}{\sqrt3}=\sqrt3 : égale au rayon, donc (P)(P) est tangent à (Σ)(\Sigma). Le point de contact est le projeté de II sur (P)(P) : I+λ(1;−1;1)∈(P)  ⟺  3+3λ=0  ⟺  λ=−1I+\lambda(1;-1;1)\in(P)\iff3+3\lambda=0\iff\lambda=-1 : point (1;1;0)(1;1;0) (contrôle : 1+1+1=31+1+1=3).

Exercice 4 — Famille de sphères Difficile ★★★★☆

Pour tout m∈Rm\in\R, on note (Sm)(S_m) l’ensemble des points M(x;y;z)M(x;y;z) tels que x2+y2+z2−2mx+2my−2z+2m2+m−3=0.x^2+y^2+z^2-2mx+2my-2z+2m^2+m-3=0.

  1. Déterminer l’ensemble des réels mm pour lesquels (Sm)(S_m) est une sphère ; préciser alors son centre Ωm\Omega_m et son rayon RmR_m. Que vaut (S4)(S_4) ?
  2. Montrer que, lorsque mm décrit ]−∞;4[]-\infty;4[, les centres Ωm\Omega_m décrivent une demi-droite ouverte, portée par une droite dont on donnera une représentation paramétrique.
  3. Déterminer mm pour que (Sm)(S_m) soit tangente au plan (xOy)(xOy).
  4. Déterminer les valeurs de mm pour lesquelles (Sm)(S_m) passe par l’origine OO.
  5. Montrer que, pour tout m<4m<4, le plan (P): x+y+z−1=0(P):\ x+y+z-1=0 coupe (Sm)(S_m) selon un cercle dont on précisera le centre et le rayon.
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1. En complétant les carrés : M∈(Sm)  ⟺  (x−m)2+(y+m)2+(z−1)2=m2+m2+1−(2m2+m−3)=4−mM\in(S_m)\iff(x-m)^2+(y+m)^2+(z-1)^2=m^2+m^2+1-(2m^2+m-3)=4-m. Disjonction de cas : si m<4m<4, (Sm)(S_m) est la sphère de centre Ωm(m;−m;1)\Omega_m(m;-m;1) et de rayon Rm=4−mR_m=\sqrt{4-m} ; si m=4m=4, (S4)={(4;−4;1)}(S_4)=\{(4;-4;1)\} (un point) ; si m>4m>4, (Sm)=∅(S_m)=\varnothing.

2. OΩm→=k⃗+m(i⃗−j⃗)\overrightarrow{O\Omega_m}=\vec k+m(\vec i-\vec j) : Ωm\Omega_m est le point de paramètre s=ms=m de la droite x=sx=s, y=−sy=-s, z=1z=1 (s∈R)(s\in\R). Lorsque mm décrit ]−∞;4[]-\infty;4[, Ωm\Omega_m décrit la demi-droite ouverte formée des points de paramètre s<4s<4, d’origine (4;−4;1)(4;-4;1) exclue.

3. Le plan (xOy)(xOy) a pour équation z=0z=0 ; d(Ωm;(xOy))=∣1∣=1d\big(\Omega_m;(xOy)\big)=|1|=1. Tangence   ⟺  Rm=1  ⟺  4−m=1  ⟺  m=3\iff R_m=1\iff4-m=1\iff m=3.

4. O∈(Sm)  ⟺  2m2+m−3=0  ⟺  (m−1)(2m+3)=0  ⟺  m=1O\in(S_m)\iff2m^2+m-3=0\iff(m-1)(2m+3)=0\iff m=1 ou m=−32m=-\frac32 ; ces deux valeurs sont <4<4, ce sont bien des sphères.

5. m−m+1−1=0m-m+1-1=0 : Ωm∈(P)\Omega_m\in(P) pour tout mm, donc d(Ωm;(P))=0<Rmd\big(\Omega_m;(P)\big)=0<R_m. (P)∩(Sm)(P)\cap(S_m) est un « grand cercle » de centre Ωm(m;−m;1)\Omega_m(m;-m;1) et de rayon 4−m\sqrt{4-m}.

Exercice 5 — Problème de synthèse : cube et sphère inscrite Difficile ★★★★★

Soit ABCDEFGHABCDEFGH un cube d’arête 11 ; on munit l’espace du repère orthonormé direct (A;AB→;AD→;AE→)\big(A;\overrightarrow{AB};\overrightarrow{AD};\overrightarrow{AE}\big).

  1. Donner les coordonnées des huit sommets du cube.
  2. a. Montrer que AG→\overrightarrow{AG} est un vecteur normal au plan (BDE)(BDE) et en déduire une équation cartésienne de (BDE)(BDE). b. Calculer d(A;(BDE))d\big(A;(BDE)\big) et d(G;(BDE))d\big(G;(BDE)\big).
  3. a. Montrer que le triangle BDEBDE est équilatéral et calculer son aire. b. Calculer de deux façons le volume du tétraèdre ABDEABDE.
  4. Montrer que le triangle AFHAFH est équilatéral, en calculant cos⁡FAH^\cos\widehat{FAH} à l’aide d’un produit scalaire.
  5. Pour t∈]0;13[t\in\left]0;\frac13\right[, on note Ωt(t;t;t)\Omega_t(t;t;t) et (Σt)(\Sigma_t) la sphère de centre Ωt\Omega_t et de rayon tt. a. Montrer que (Σt)(\Sigma_t) est tangente aux trois plans (ABD)(ABD), (ABE)(ABE) et (ADE)(ADE). b. Déterminer tt pour que (Σt)(\Sigma_t) soit aussi tangente au plan (BDE)(BDE) ; on obtient la sphère inscrite dans le tétraèdre ABDEABDE. c. Retrouver ce rayon à l’aide de la formule V=13 r AV=\frac13\,r\,\mathcal{A}, où VV est le volume de ABDEABDE et A\mathcal{A} la somme des aires de ses quatre faces (on justifiera cette formule en découpant ABDEABDE en quatre tétraèdres de sommet le centre de la sphère).
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1. A(0;0;0)A(0;0;0), B(1;0;0)B(1;0;0), C(1;1;0)C(1;1;0), D(0;1;0)D(0;1;0), E(0;0;1)E(0;0;1), F(1;0;1)F(1;0;1), G(1;1;1)G(1;1;1), H(0;1;1)H(0;1;1).

2. a. AG→(1;1;1)\overrightarrow{AG}(1;1;1), BD→(−1;1;0)\overrightarrow{BD}(-1;1;0), BE→(−1;0;1)\overrightarrow{BE}(-1;0;1) : AG→⋅BD→=0\overrightarrow{AG}\cdot\overrightarrow{BD}=0 et AG→⋅BE→=0\overrightarrow{AG}\cdot\overrightarrow{BE}=0. AG→\overrightarrow{AG} est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (BDE)(BDE), il lui est donc normal. (BDE): x+y+z+d=0(BDE):\ x+y+z+d=0 et B∈(BDE)⇒d=−1B\in(BDE)\Rightarrow d=-1 : (BDE): x+y+z−1=0(BDE):\ x+y+z-1=0.

2. b. d(A;(BDE))=∣−1∣3=33d\big(A;(BDE)\big)=\frac{|-1|}{\sqrt3}=\frac{\sqrt3}3 et d(G;(BDE))=∣3−1∣3=233d\big(G;(BDE)\big)=\frac{|3-1|}{\sqrt3}=\frac{2\sqrt3}3.

3. a. BD=2BD=\sqrt2, BE=2BE=\sqrt2, DE=∥(0;−1;1)∥=2DE=\|(0;-1;1)\|=\sqrt2 : triangle équilatéral de côté 2\sqrt2, d’aire 34×(2)2=32\frac{\sqrt3}4\times(\sqrt2)^2=\frac{\sqrt3}2.

3. b. Base ABDABD (aire 12\frac12), hauteur AE=1AE=1 : V=13×12×1=16V=\frac13\times\frac12\times1=\frac16. Base BDEBDE, hauteur d(A;(BDE))d\big(A;(BDE)\big) : V=13×32×33=16V=\frac13\times\frac{\sqrt3}2\times\frac{\sqrt3}3=\frac16. Les deux calculs concordent.

4. AF→(1;0;1)\overrightarrow{AF}(1;0;1), AH→(0;1;1)\overrightarrow{AH}(0;1;1) : AF→⋅AH→=1\overrightarrow{AF}\cdot\overrightarrow{AH}=1 et AF=AH=2AF=AH=\sqrt2, d’où cos⁡FAH^=12\cos\widehat{FAH}=\frac12 et FAH^=π3\widehat{FAH}=\frac\pi3. Le triangle AFHAFH est isocèle en AA avec un angle de π3\frac\pi3 : il est équilatéral.

5. a. (ABD): z=0(ABD):\ z=0, (ABE): y=0(ABE):\ y=0, (ADE): x=0(ADE):\ x=0. La distance de Ωt\Omega_t à chacun de ces plans vaut ∣t∣=t|t|=t, c’est-à-dire le rayon : (Σt)(\Sigma_t) est tangente aux trois plans.

5. b. Comme 0<t<130<t<\frac13, 3t−1<03t-1<0 et d(Ωt;(BDE))=1−3t3d\big(\Omega_t;(BDE)\big)=\frac{1-3t}{\sqrt3}. Tangence   ⟺  1−3t3=t  ⟺  1=(3+3)t  ⟺  t=13+3=3−36\iff\frac{1-3t}{\sqrt3}=t\iff1=(3+\sqrt3)t\iff t=\frac1{3+\sqrt3}=\frac{3-\sqrt3}6. Cette valeur (≈0,21\approx0{,}21) est bien dans ]0;13[\left]0;\frac13\right[ : la sphère inscrite a pour centre Ω(3−36;3−36;3−36)\Omega\left(\frac{3-\sqrt3}6;\frac{3-\sqrt3}6;\frac{3-\sqrt3}6\right) et pour rayon r=3−36r=\frac{3-\sqrt3}6.

5. c. Le centre Ω\Omega est intérieur au tétraèdre, à la distance rr de chaque face : ABDEABDE se découpe en quatre tétraèdres de sommet Ω\Omega, de bases les faces et de hauteur rr. D’où V=13r(A1+A2+A3+A4)=13rAV=\frac13r\big(\mathcal A_1+\mathcal A_2+\mathcal A_3+\mathcal A_4\big)=\frac13r\mathcal A. Ici A=3×12+32=3+32\mathcal A=3\times\frac12+\frac{\sqrt3}2=\frac{3+\sqrt3}2, donc r=3VA=1/2(3+3)/2=13+3=3−36r=\frac{3V}{\mathcal A}=\frac{1/2}{(3+\sqrt3)/2}=\frac1{3+\sqrt3}=\frac{3-\sqrt3}6 : on retrouve le résultat du b.

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