Versions interactives à solutions cachées — leurs boutons « Voir la solution » ne fonctionnent que dans Adobe Acrobat Reader (calques PDF non pris en charge par les navigateurs et le lecteur ci-dessus). Le lecteur affiche donc les versions classiques.
📥 Version à corrections cachées (Adobe Acrobat Reader)Télécharger
Examen national du baccalauréat — Session de rattrapage 2022
Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales (les deux parcours) — option française
Code RS 22F — Durée : 3 h — Coefficient : 7
Instructions générales
L’utilisation de la calculatrice non programmable est autorisée
Le candidat peut traiter les exercices de l’épreuve suivant l’ordre qui lui convient
L’utilisation de la couleur rouge lors de la rédaction des solutions est à éviter
Composantes du sujet
L’épreuve est composée de quatre exercices et un problème indépendants entre eux et répartis suivant les domaines comme suit :
Domaine
Barème
Exercice 1
Suites numériques
2,5 points
Exercice 2
Géométrie dans l’espace
3 points
Exercice 3
Nombres complexes
3 points
Exercice 4
Calcul des probabilités
3 points
Problème
Etude des fonctions numériques et calcul intégral
8,5 points
On désigne par z le conjugué du nombre complexe z et par ∣z∣ son module.
Ln désigne la fonction logarithme népérien
Exercice 1 — Suites numériques (2,5 points)
Soit (un) la suite numérique définie par : u0=2 et un+1=22un+22−2 pour tout n de N.
1) a)(0,5 pt) Montrer que pour tout n de N, un>1.
Voir la solution
Pour n∈N, on note P(n) : « un>1 ».
Initialisation. Pour n=0 : u0=2>1 : P(0) est vraie.
Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O;i,j,k). On considère les points A(1;−1;1) et B(5;1;−3). Soit (S) la sphère de centre Ω(3;0;−1) et de rayon R=3 et (Δ) la droite passant par le point A et de vecteur directeur u(2;−2;1).
1) a)(0,25 pt) Calculer la distance ΩA.
Voir la solution
ΩA−2−12, donc :
ΩA=(−2)2+(−1)2+22=4+1+4=9=3.
b)(0,5 pt) Montrer que les droites (Δ) et (ΩA) sont perpendiculaires.
Voir la solution
u⋅ΩA=2(−2)+(−2)(−1)+1⋅2=−4+2+2=0.
Donc u⊥ΩA : les droites (Δ) et (ΩA) sont perpendiculaires.
c)(0,25 pt) Déduire la position relative de la droite (Δ) et la sphère (S).
Voir la solution
D’après a) et b), A∈(S) (car ΩA=R=3) et (Δ) est perpendiculaire au rayon [ΩA] en A.
Donc (Δ) est tangente à la sphère (S) au point A.
2)(0,5 pt) Soit le point Ma(2a−3;3−2a;a−1) où a∈R, montrer que AMa=(a−2)u et déduire que Ma∈(Δ) pour tout a∈R.
c)(0,5 pt) Déterminer les deux valeurs de a pour lesquelles le plan (Pa) est tangent à la sphère (S).
Voir la solution
(Pa) est tangent à (S) si et seulement si d(Ω;(Pa))=R, soit ∣3a−6∣=3.
Donc ∣a−2∣=1, d’où a−2=1 ou a−2=−1, soit a=3 ou a=1.
Exercice 3 — Nombres complexes (3 points)
Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O;e1,e2), on considère les points A, B et C d’affixes respectives zA=1+5i, zB=1−5i et zC=5−3i.
1)(0,25 pt) Déterminer le nombre complexe zD affixe du point D milieu du segment [AC].
Voir la solution
zD=2zA+zC=21+5i+5−3i=26+2i=3+i.
2)(0,5 pt) Soit h l’homothétie de centre A et de rapport 21. Déterminer le nombre complexe zE affixe du point E l’image de B par h.
Ainsi (FA,FE)≡−2π[2π], donc l’angle AFE mesure 2π : le triangle AEF est rectangle en F.
d)(0,5 pt) Déduire que les points A, D, E et F appartiennent à un cercle dont on déterminera un diamètre.
Voir la solution
Le triangle AEF est rectangle en F, donc les points A, E et F appartiennent au cercle de diamètre [AE] (théorème de l’angle inscrit dans un demi-cercle).
De plus, d’après b) : (AF,AD)+(ED,EF)=π[2π]. En particulier, comme (AF,AD) et l’angle en D dans le quadrilatère, on peut aussi vérifier directement :
Le centre du cercle de diamètre [AE] est le milieu I de [AE] : zI=2zA+zE=1+25i, et le rayon vérifie IA=25.
Donc D appartient aussi à ce cercle. Ainsi A, D, E et F appartiennent au cercle de diamètre [AE].
Exercice 4 — Calcul des probabilités (3 points)
Une urne contient trois boules blanches, quatre boules rouges et cinq boules vertes, indiscernables au toucher. On tire simultanément et au hasard trois boules de l’urne.
1) On considère les événements suivants :
A : « Obtenir exactement deux boules rouges »
B : « Obtenir exactement une boule verte »
a)(0,75 pt) Montrer que : p(A)=5512 et p(B)=4421.
Voir la solution
Le nombre total de tirages est (312)=220.
p(A)=220(24)(18)=2206×8=22048=5512.
p(B)=220(15)(27)=2205×21=220105=4421.
b)(0,75 pt) Calculer p(A/B) : la probabilité de l’événement A sachant que l’événement B est réalisé. Les événements A et B sont-ils indépendants ?
Voir la solution
A∩B : exactement 2 rouges et exactement 1 verte (soit 2 rouges et 1 verte) :
Or p(A)=5512=72=p(A/B) : les événements A et B ne sont pas indépendants.
2) Soit X la variable aléatoire qui associe à chaque tirage le nombre de boules vertes tirées.
a)(1 pt) Déterminer la loi de probabilité de la variable aléatoire X.
Voir la solution
X prend les valeurs 0, 1, 2 et 3. Pour k∈{0,1,2,3} :
p(X=k)=220(k5)(3−k7).
p(X=0)=220(05)(37)=22035=447 ;
p(X=1)=220(15)(27)=220105=4421 ;
p(X=2)=220(25)(17)=22010×7=22070=227 ;
p(X=3)=220(35)(07)=22010=221.
b)(0,5 pt) Calculer la probabilité d’obtenir au moins deux boules vertes.
Voir la solution
p(X≥2)=p(X=2)+p(X=3)=227+221=228=114.
Exercice 5 — Problème — Etude des fonctions numériques et calcul intégral (8,5 points)
Soit f la fonction numérique définie sur [0,+∞[ par :
f(x)={x4(lnx−1)2f(0)=0;x>0
et soit (C) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O;i,j) (unité : 1cm).
1)(0,75 pt) Calculer x→+∞limf(x) puis déterminer la branche infinie de (C) au voisinage de +∞.
Voir la solution
x→+∞limx4=+∞ et x→+∞lim(lnx−1)2=+∞, donc x→+∞limf(x)=+∞.
De plus xf(x)=x3(lnx−1)2x→+∞+∞ : la courbe (C) admet une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées au voisinage de +∞.
2) a)(0,5 pt) Montrer que f est continue à droite en 0.
Voir la solution
Pour x>0 : 0≤f(x)=x4(lnx−1)2. Or x→0+limx4(lnx)2=0 (croissance comparée), donc x→0+limf(x)=0=f(0).
Ainsi f est continue à droite en 0.
b)(0,5 pt) Etudier la dérivabilité de f à droite en 0 puis interpréter le résultat géométriquement.
Voir la solution
Pour x>0 : xf(x)−f(0)=x3(lnx−1)2x→0+0 (croissance comparée).
Donc f est dérivable à droite en 0 et fd′(0)=0 : la courbe (C) admet au point O une demi-tangente horizontale (portée par l’axe des abscisses).
3) a)(0,75 pt) Montrer que f′(x)=2x3(lnx−1)(2lnx−1) pour tout x de l’intervalle ]0,+∞[.
Sur ]0,+∞[ : 2x3>0. Les zéros de f′ sont donnés par lnx=1 ou lnx=21, soit x=e ou x=e.
x
0
e
e
+∞
f′(x)
+
0
−
0
+
f(x)
0
↗
4e2
↘
0
↗
+∞
(On a f(e)=(e)4(21−1)2=e2⋅41=4e2 et f(e)=0.)
4) a)(0,5 pt) Sachant que f′′(x)=2x2(6lnx−5)lnx pour tout x de l’intervalle ]0,+∞[, étudier le signe de f′′(x) sur ]0,+∞[.
Voir la solution
Sur ]0,+∞[ : 2x2>0. Donc f′′ a le même signe que (6lnx−5)lnx.
6lnx−5=0⟺lnx=65⟺x=e5/6 ; lnx=0⟺x=1.
x
0
1
e5/6
+∞
lnx
−
0
+
+
6lnx−5
−
−
0
+
f′′(x)
+
0
−
0
+
b)(0,5 pt) Déduire que la courbe (C) admet deux points d’inflexion dont on déterminera les abscisses.
Voir la solution
f′′ s’annule en changeant de signe en 1 et en e5/6 : la courbe (C) admet deux points d’inflexion d’abscisses 1 et e5/6.
5) a)(1 pt) Construire la courbe (C) dans le repère (O;i,j) (On prend : e≃1,6 et e2≃7,2).
Voir la solution
On place notamment : la demi-tangente horizontale en O ; le maximum local en x=e d’ordonnée 4e2≃1,8 ; le minimum en x=e ; les points d’inflexion d’abscisses 1 et e5/6 ; la branche parabolique au voisinage de +∞.
b)(0,5 pt) En utilisant la courbe (C), déterminer le nombre de solutions de l’équation : x2(lnx−1)=−1.
Voir la solution
Posons t(x)=x2(lnx−1) pour x>0. Alors f(x)=(t(x))2.
L’équation t(x)=−1 implique f(x)=1, et réciproquement sur l’ensemble où t(x)≤0, c’est-à-dire sur ]0,e] (car lnx−1≤0⟺x≤e).
D’après le tableau de variations et la courbe (C) : la droite y=1 coupe (C) en trois points d’abscisses x1∈]0,e[, x2∈]e,e[ et x3∈]e,+∞[.
Seuls x1 et x2 appartiennent à ]0,e], donc l’équation x2(lnx−1)=−1 admet exactement deux solutions.
6) On considère la fonction g définie sur R par g(x)=f(∣x∣).
a)(0,5 pt) Montrer que la fonction g est paire.
Voir la solution
Pour tout x∈R : g(−x)=f(∣−x∣)=f(∣x∣)=g(x). Donc g est paire.
b)(0,5 pt) Construire (Cg) la courbe représentative de g dans le même repère (O;i,j).
Voir la solution
Comme g est paire, (Cg) est la réunion de (C) et de sa symétrique par rapport à l’axe des ordonnées.
7) a)(0,5 pt) On pose I=∫1ex4(lnx−1)dx, en utilisant une intégration par parties, montrer que I=256−e5.
Voir la solution
On pose u=lnx−1 et dv=x4dx, donc du=x1dx et v=5x5.