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Examen national du baccalauréat — Session de rattrapage 2013
Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales — Option PC & SVT
Durée : 3 h — Coefficient : 7
Exercice 1 — Géométrie dans l’espace (3 points)
On considère, dans L’espace rapporté d un repère orthonormé direct (O,,,k). les points A(0,0,1), B(1,1,1) et C(2,1,2) et la sphère (S) de centre Ω(1,−1,0) et de rayon 3.
1)(0,75 pt) Montrer que x2+y2+z2−2x+2y−1=0 est une équation cartésienne de la sphère (S) et verifier que le point A appartient à la sphère (S).
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(x−1)2+(y+1)2+z2=3⟺x2−2x+1+y2+2y+1+z2=3⟺x2+y2+z2−2x+2y−1=0.
Pour A(0,0,1) : 0+0+1−0+0−1=0. Donc A∈(S).
2) a)(0,75 pt) Montrer que AB∧AC=−−k et en déduire que x−y−z+1=0 est une équation cartésienne du plan (ABC)
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AB(1,1,0) et AC(2,1,1). On a :
AB∧AC=1101−1201+1211k=(1−0)−(1−0)+(1−2)k=−−k.
Ce produit vectoriel est un vecteur normal à (ABC). Une équation est x−y−z+d=0. Avec A(0,0,1) : −1+d=0, donc d=1.
D’où (ABC):x−y−z+1=0.
b)(0,75 pt) Calculer d(Ω,(ABC)) puis en déduire que le plan (ABC) est tangent a la sphère (S) en A
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d(Ω,(ABC))=12+(−1)2+(−1)2∣1−(−1)−0+1∣=33=3=R.
La distance du centre au plan égale le rayon : (ABC) est tangent à (S). Le point de contact est A (qui appartient à (S) et à (ABC)).
3) Soit (Δ) la droite passant par le point Ω et perpendiculaire au plan (ABC)
a)(0,25 pt) Démontrer que
⎩⎨⎧x=1+ty=−1−tz=−t(t∈R)
est une représentation paramétrique de la droite (Δ)
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(Δ) passe par Ω(1,−1,0) et est dirigée par n(1,−1,−1). D’où la représentation paramétrique annoncée.
b)(0,5 pt) En déduire les triplets des coordonnées des deux points d’intersections de la droite (Δ) et la sphère (S)
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Un point M(1+t,−1−t,−t) de (Δ) appartient à (S) si et seulement si
(1+t)2+(−1−t)2+(−t)2−2(1+t)+2(−1−t)−1=0⟺3t2−3=0⟺t2=1⟺t=±1.
Pour t=1 : M1(2,−2,−1) ; pour t=−1 : M2(0,0,1)=A.
Les deux points d’intersection sont A(0,0,1) et (2,−2,−1).
Exercice 2 — Nombres complexes (3 points)
1)(0,75 pt) Résoudre dans l’ensemble des nombres complexes C, l’équation : z2−8z+25=0
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Δ=64−100=−36=36i2. Les solutions sont
z=28±6i=4±3i.
2) On considère, dans le plan muni d’un repère orthonormé direct (O,u,v), les points A, B et C d’affixes respectives a, b et c tels que : a=4+3i, b=4−3i et c=10+3i et la translation T de vecteur BC
a)(0,75 pt) Montrer que l’affixe du point D image du point A par la translation T est d=10+9i.
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L’affixe de BC est c−b=(10+3i)−(4−3i)=6+6i. Donc d=a+(c−b)=4+3i+6+6i=10+9i.
b)(1 pt) Vérifier que d−ab−a=−21(1+i) puis écrire le nombre complexe −21(1+i) sous une forme trigonométrique
Voir la solution
b−a=(4−3i)−(4+3i)=−6i et d−a=(10+9i)−(4+3i)=6+6i.
d−ab−a=6+6i−6i=1+i−i=2−i(1−i)=2−i+i2=2−1−i=−21(1+i).−21(1+i)=22e−i3π/4=22(cos45π+isin45π) (en prenant l’argument 45π).
c)(0,5 pt) Montrer que : (AD,AB)=45π[2π].
Voir la solution
arg(d−ab−a)=(AD,AB)[2π]. Or d−ab−a=−21(1+i) a pour argument 45π[2π].
D’où (AD,AB)=45π[2π].
Exercice 3 — Suites numériques (3 points)
On considère la suite numérique (un) définie par : u0=2 et un+1=51un+54 pour tout n de N
1)(0,5 pt) Vérifier que : un+1−1=51(un−1) pour tout n de N
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un+1−1=51un+54−1=51un−51=51(un−1).
2) a)(0,5 pt) Montrer par récurrence que un>1 pour tout n de N.
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Montrons par récurrence que, pour tout n∈N, un>1.
Initialisation. Pour n=0 : u0=2>1. La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité. Soit n∈N. Supposons que un>1. Alors un−1>0, donc un+1−1=51(un−1)>0, soit un+1>1.
Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈N : un>1.
b)(0,5 pt) Montrer que la suite (un) est décroissante.
Voir la solution
un+1−un=51un+54−un=54−54un=54(1−un).
Comme un>1, on a 1−un<0, donc un+1−un<0 : (un) est décroissante.
c)(0,25 pt) En déduire que la suite (un) est convergente.
Voir la solution
(un) est décroissante et minorée par 1, donc convergente.
3) Soit (vn) la suite numérique telle que : vn=un−1 pour tout n de N.
a)(0,5 pt) Montrer que (vn) est une suite géométrique de raison 51 et exprimer vn en fonction de n
Voir la solution
vn+1=un+1−1=51(un−1)=51vn. Donc (vn) est géométrique de raison 51 et de premier terme v0=u0−1=1.
D’où vn=(51)n pour tout n∈N.
b)(0,75 pt) En déduire que un=(51)n+1 pour tout n de N puis calculer la limite de la suite (un).
Voir la solution
un=vn+1=(51)n+1 pour tout n∈N.
n→+∞limun=1.
Exercice 4 — Calcul des probabilités (3 points)
Un sac contient 9 jetons indiscernables au toucher : quatre jetons blancs, trois jetons noirs et deux jetons verts
On tire au hasard, simultanément, trois jetons du sac
1)(1 pt) Soient les deux événements suivants
A : « Tirer trois jetons de même couleur »
B : « Tirer trois jetons de couleurs différentes deux à deux »
Montrer que p(A)=845 et que p(B)=72
Voir la solution
Card(Ω)=(39)=84.
A : trois blancs ou trois noirs (impossible d’avoir trois verts) : Card(A)=(34)+(33)=4+1=5, d’où p(A)=845.
B : un blanc, un noir et un vert : Card(B)=(14)(13)(12)=4×3×2=24, d’où p(B)=8424=72.
2) Soit X la variable aléatoire qui à chaque tirage associe le nombre de jetons noirs tirés.
a)(0,25 pt) Vérifier que les valeurs prises par la variable aléatoire X sont : 0, 1, 2 et 3.
Voir la solution
Il y a 3 jetons noirs et l’on tire 3 jetons : X peut valoir 0, 1, 2 ou 3. Donc X(Ω)={0,1,2,3}.
c)(0,75 pt) Déterminer la loi de probabilité de la variable aléatoire X.
Voir la solution
p(X=0)=84(36)=8420=215,p(X=3)=84(33)=841.
X=k
0
1
2
3
p(X=k)
215
2815
143
841
Exercice 5 — Étude de fonctions numériques et calcul intégral (8 points)
Partie I
On considère la fonction g définie sur ]0;+∞[ par : g(x)=x2−x−lnx
1) a)(0,25 pt) Vérifier que 2x2−x−1=(2x+1)(x−1) pour tout x de R.
Voir la solution
(2x+1)(x−1)=2x2−2x+x−1=2x2−x−1.
b)(1 pt) Montrer que g′(x)=x2x2−x−1 pour tout x de l’intervalle ]0,+∞[ et en déduire que la fonction g est décroissante sur l’intervalle ]0,1] et qu’elle est croissante sur l’intervalle [1,+∞[.
Voir la solution
g′(x)=2x−1−x1=x2x2−x−1=x(2x+1)(x−1).
Pour x>0, x>0 et 2x+1>0 : le signe de g′(x) est celui de x−1.
Sur ]0,1] : g′(x)⩽0 : g est décroissante. Sur [1,+∞[ : g′(x)⩾0 : g est croissante.
2)(0,5 pt) Montrer que g(x)⩾0 pour tout x de l’intervalle ]0,+∞[. (remarquer que g(1)=0).
Voir la solution
g(1)=1−1−ln1=0. Comme g est décroissante sur ]0,1] et croissante sur [1,+∞[, le minimum de g sur ]0,+∞[ est g(1)=0. Donc g(x)⩾0 pour tout x>0.
Partie II
On considère la fonction numérique f définie sur ]0;+∞[ par : f(x)=x2−1−(lnx)2 et soit (C) la courbe représentative de la fonction f dans un repère orthonormé (O;;)( unité 1cm).
1) a)(0,5 pt) Montrer que x→0x>0limf(x)=−∞ et donner une interprétation géométrique de ce résultat.
Voir la solution
x→0+limx2=0, x→0+lim(lnx)2=+∞, donc x→0+limf(x)=−∞.
La courbe (C) admet l’axe des ordonnées comme asymptote verticale.
b)(0,5 pt) Montrer que x→+∞limf(x)=+∞ et x→+∞limxf(x)=+∞.
(remarquer que f(x)=x2(1−x21−(xlnx)2)).
Voir la solution
x→+∞limx21=0 et x→+∞limxlnx=0, donc x→+∞limf(x)=+∞.
xf(x)=x(1−x21−(xlnx)2)x→+∞+∞.
c)(0,25 pt) En déduire que la courbe (C) admet, au voisinage de +∞, une branche parabolique dont on précisera la direction.
Voir la solution
x→+∞limf(x)=+∞ et x→+∞limxf(x)=+∞ : (C) admet au voisinage de +∞ une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées.
2) a)(1 pt) Montrer que : f′(x)=2xx2−lnx pour tout x de ]0,+∞[.
Voir la solution
f′(x)=2x−2lnx⋅x1=2xx2−lnx.
b)(0,75 pt) Vérifier que xg(x)+1=xx2−lnx pour tout x de l’intervalle ]0,+∞[ et en déduire que la fonction f est croissante sur ]0,+∞[.
Voir la solution
xg(x)+1=xx2−x−lnx+1=xx2−x−lnx+x=xx2−lnx.
Donc f′(x)=2(xg(x)+1). Or g(x)⩾0 et x>0, donc xg(x)+1⩾1>0, d’où f′(x)>0 : f est croissante sur ]0,+∞[.
3) a)(0,5 pt) Montrer que y=2x−2 est une équation cartésienne de la droite (T) tangente à la courbe (C) au point A(1,0).
Voir la solution
f(1)=1−1−0=0 et f′(1)=211−0=2. L’équation de la tangente en A est y−0=2(x−1), soit y=2x−2.
b)(1 pt) Construire, dans le même repère (O;;), la droite (T) et la courbe (C). (on admettra que A est le seul point d’inflexion de la courbe (C))
Voir la solution
4) a)(0,75 pt) Vérifier que H:x↦x(lnx−1) est une fonction primitive de la fonction h:x↦lnx sur ]0,+∞[ puis montrer que : ∫1elnxdx=1.
b)(0,5 pt) Montrer, à l’aide d’une intégration par parties, que : ∫1e(lnx)2dx=e−2
Voir la solution
On pose u=(lnx)2, v′=1, donc u′=2xlnx, v=x.
∫1e(lnx)2dx=[x(lnx)2]1e−2∫1elnxdx=e−2×1=e−2.
c)(0,5 pt) Montrer que l’aire du domaine plan limité par la courbe (C), l’axe des abscisses et les droites d’équations x=1 et x=e est égale à 31(e3−6e+8)cm2
Voir la solution
Sur [1,e], f est croissante et f(1)=0, donc f(x)⩾0. L’unité étant 1cm,
A=∫1ef(x)dx=∫1e(x2−1−(lnx)2)dx=[3x3−x]1e−(e−2)=3e3−e−31+1−e+2=31(e3−6e+8).
Donc A=31(e3−6e+8)cm2.