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Examen national 2013 — Session de rattrapage

2BAC PC SVT · Mathématiques

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Examen national du baccalauréat — Session de rattrapage 2013

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales — Option PC & SVT Durée : 3 h — Coefficient : 7

Exercice 1 — Géométrie dans l’espace (3 points)

On considère, dans L’espace rapporté d un repère orthonormé direct (O,ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(O,\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right). les points A(0,0,1)A(0, 0, 1), B(1,1,1)B(1, 1, 1) et C(2,1,2)C(2, 1, 2) et la sphère (S)(S) de centre Ω(1,−1,0)\Omega(1, -1, 0) et de rayon 3\sqrt{3}.

1) (0,75 pt) Montrer que x2+y2+z2−2x+2y−1=0x^{2}+y^{2}+z^{2}-2x+2y-1=0 est une équation cartésienne de la sphère (S)(S) et verifier que le point AA appartient à la sphère (S)(S).

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(x−1)2+(y+1)2+z2=3  ⟺  x2−2x+1+y2+2y+1+z2=3  ⟺  x2+y2+z2−2x+2y−1=0.(x-1)^{2}+(y+1)^{2}+z^{2}=3\iff x^{2}-2x+1+y^{2}+2y+1+z^{2}=3\iff x^{2}+y^{2}+z^{2}-2x+2y-1=0. Pour A(0,0,1)A(0,0,1) : 0+0+1−0+0−1=00+0+1-0+0-1=0. Donc A∈(S)A\in(S).

2) a) (0,75 pt) Montrer que AB→∧AC→=ı⃗−ȷ⃗−k⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\vec{\imath}-\vec{\jmath}-\vec{k} et en déduire que x−y−z+1=0x-y-z+1=0 est une équation cartésienne du plan (ABC)(ABC)

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AB→(1,1,0)\overrightarrow{AB}(1,1,0) et AC→(2,1,1)\overrightarrow{AC}(2,1,1). On a : AB→∧AC→=∣1011∣ı⃗−∣1021∣ȷ⃗+∣1121∣k⃗=(1−0)ı⃗−(1−0)ȷ⃗+(1−2)k⃗=ı⃗−ȷ⃗−k⃗.\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\begin{vmatrix}1&0\\1&1\end{vmatrix}\vec{\imath}-\begin{vmatrix}1&0\\2&1\end{vmatrix}\vec{\jmath}+\begin{vmatrix}1&1\\2&1\end{vmatrix}\vec{k}=(1-0)\vec{\imath}-(1-0)\vec{\jmath}+(1-2)\vec{k}=\vec{\imath}-\vec{\jmath}-\vec{k}. Ce produit vectoriel est un vecteur normal à (ABC)(ABC). Une équation est x−y−z+d=0x-y-z+d=0. Avec A(0,0,1)A(0,0,1) : −1+d=0-1+d=0, donc d=1d=1.

D’où (ABC):x−y−z+1=0(ABC):x-y-z+1=0.

b) (0,75 pt) Calculer d(Ω,(ABC))d(\Omega,(ABC)) puis en déduire que le plan (ABC)(ABC) est tangent a la sphère (S)(S) en AA

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d(Ω,(ABC))=∣1−(−1)−0+1∣12+(−1)2+(−1)2=33=3=R.d(\Omega,(ABC))=\dfrac{|1-(-1)-0+1|}{\sqrt{1^{2}+(-1)^{2}+(-1)^{2}}}=\dfrac{3}{\sqrt{3}}=\sqrt{3}=R. La distance du centre au plan égale le rayon : (ABC)(ABC) est tangent à (S)(S). Le point de contact est AA (qui appartient à (S)(S) et à (ABC)(ABC)).

3) Soit (Δ)(\Delta) la droite passant par le point Ω\Omega et perpendiculaire au plan (ABC)(ABC)

a) (0,25 pt) Démontrer que {x=1+ty=−1−tz=−t(t∈R)\begin{cases}x=1+t\\ y=-1-t\\ z=-t\end{cases}\qquad(t\in\mathbb{R}) est une représentation paramétrique de la droite (Δ)(\Delta)

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(Δ)(\Delta) passe par Ω(1,−1,0)\Omega(1,-1,0) et est dirigée par n⃗(1,−1,−1)\vec{n}(1,-1,-1). D’où la représentation paramétrique annoncée.

b) (0,5 pt) En déduire les triplets des coordonnées des deux points d’intersections de la droite (Δ)(\Delta) et la sphère (S)(S)

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Un point M(1+t,−1−t,−t)M(1+t,-1-t,-t) de (Δ)(\Delta) appartient à (S)(S) si et seulement si (1+t)2+(−1−t)2+(−t)2−2(1+t)+2(−1−t)−1=0  ⟺  3t2−3=0  ⟺  t2=1  ⟺  t=±1.(1+t)^{2}+(-1-t)^{2}+(-t)^{2}-2(1+t)+2(-1-t)-1=0\iff 3t^{2}-3=0\iff t^{2}=1\iff t=\pm1. Pour t=1t=1 : M1(2,−2,−1)M_{1}(2,-2,-1) ; pour t=−1t=-1 : M2(0,0,1)=AM_{2}(0,0,1)=A.

Les deux points d’intersection sont A(0,0,1)A(0,0,1) et (2,−2,−1)(2,-2,-1).

Exercice 2 — Nombres complexes (3 points)

1) (0,75 pt) Résoudre dans l’ensemble des nombres complexes C\mathbb{C}, l’équation : z2−8z+25=0z^{2}-8z+25=0

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Δ=64−100=−36=36i2\Delta=64-100=-36=36i^{2}. Les solutions sont z=8±6i2=4±3i.z=\dfrac{8\pm6i}{2}=4\pm3i.

2) On considère, dans le plan muni d’un repère orthonormé direct (O,u⃗,v⃗)(O, \vec{u}, \vec{v}), les points AA, BB et CC d’affixes respectives aa, bb et cc tels que : a=4+3ia=4+3i, b=4−3ib=4-3i et c=10+3ic=10+3i et la translation TT de vecteur BC→\overrightarrow{BC}

a) (0,75 pt) Montrer que l’affixe du point DD image du point AA par la translation TT est d=10+9id=10+9i.

Voir la solution

L’affixe de BC→\overrightarrow{BC} est c−b=(10+3i)−(4−3i)=6+6ic-b=(10+3i)-(4-3i)=6+6i. Donc d=a+(c−b)=4+3i+6+6i=10+9id=a+(c-b)=4+3i+6+6i=10+9i.

b) (1 pt) Vérifier que b−ad−a=−12(1+i)\dfrac{b-a}{d-a}=-\dfrac{1}{2}(1+i) puis écrire le nombre complexe −12(1+i)-\dfrac{1}{2}(1+i) sous une forme trigonométrique

Voir la solution

b−a=(4−3i)−(4+3i)=−6ib-a=(4-3i)-(4+3i)=-6i et d−a=(10+9i)−(4+3i)=6+6id-a=(10+9i)-(4+3i)=6+6i. b−ad−a=−6i6+6i=−i1+i=−i(1−i)2=−i+i22=−1−i2=−12(1+i).\dfrac{b-a}{d-a}=\dfrac{-6i}{6+6i}=\dfrac{-i}{1+i}=\dfrac{-i(1-i)}{2}=\dfrac{-i+i^{2}}{2}=\dfrac{-1-i}{2}=-\dfrac{1}{2}(1+i). −12(1+i)=22 e−i3π/4=22(cos⁡5π4+isin⁡5π4)-\dfrac{1}{2}(1+i)=\dfrac{\sqrt{2}}{2}\,e^{-i3\pi/4}=\dfrac{\sqrt{2}}{2}\left(\cos\dfrac{5\pi}{4}+i\sin\dfrac{5\pi}{4}\right) (en prenant l’argument 5π4\dfrac{5\pi}{4}).

c) (0,5 pt) Montrer que : (AD→,AB→)=5π4 [2π]\bigl(\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AB}\bigr)=\dfrac{5\pi}{4}\,[2\pi].

Voir la solution

arg⁡ ⁣(b−ad−a)=(AD→,AB→) [2π]\arg\!\left(\dfrac{b-a}{d-a}\right)=\bigl(\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AB}\bigr)\,[2\pi]. Or b−ad−a=−12(1+i)\dfrac{b-a}{d-a}=-\dfrac{1}{2}(1+i) a pour argument 5π4 [2π]\dfrac{5\pi}{4}\,[2\pi].

D’où (AD→,AB→)=5π4 [2π]\bigl(\overrightarrow{AD},\overrightarrow{AB}\bigr)=\dfrac{5\pi}{4}\,[2\pi].

Exercice 3 — Suites numériques (3 points)

On considère la suite numérique (un)(u_{n}) définie par : u0=2u_{0}=2 et un+1=15un+45u_{n+1}=\dfrac{1}{5}u_{n}+\dfrac{4}{5} pour tout nn de N\mathbb{N}

1) (0,5 pt) Vérifier que : un+1−1=15(un−1)u_{n+1}-1=\dfrac{1}{5}(u_{n}-1) pour tout nn de N\mathbb{N}

Voir la solution

un+1−1=15un+45−1=15un−15=15(un−1).u_{n+1}-1=\dfrac{1}{5}u_{n}+\dfrac{4}{5}-1=\dfrac{1}{5}u_{n}-\dfrac{1}{5}=\dfrac{1}{5}(u_{n}-1).

2) a) (0,5 pt) Montrer par récurrence que un>1u_{n}>1 pour tout nn de N\mathbb{N}.

Voir la solution

Montrons par récurrence que, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N}, un>1u_{n}>1.

Initialisation. Pour n=0n=0 : u0=2>1u_{0}=2>1. La propriété est vraie au rang 00.

Hérédité. Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. Supposons que un>1u_{n}>1. Alors un−1>0u_{n}-1>0, donc un+1−1=15(un−1)>0u_{n+1}-1=\dfrac{1}{5}(u_{n}-1)>0, soit un+1>1u_{n+1}>1.

Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : un>1u_{n}>1.

b) (0,5 pt) Montrer que la suite (un)(u_{n}) est décroissante.

Voir la solution

un+1−un=15un+45−un=45−45un=45(1−un).u_{n+1}-u_{n}=\dfrac{1}{5}u_{n}+\dfrac{4}{5}-u_{n}=\dfrac{4}{5}-\dfrac{4}{5}u_{n}=\dfrac{4}{5}(1-u_{n}). Comme un>1u_{n}>1, on a 1−un<01-u_{n}<0, donc un+1−un<0u_{n+1}-u_{n}<0 : (un)(u_{n}) est décroissante.

c) (0,25 pt) En déduire que la suite (un)(u_{n}) est convergente.

Voir la solution

(un)(u_{n}) est décroissante et minorée par 11, donc convergente.

3) Soit (vn)(v_{n}) la suite numérique telle que : vn=un−1v_{n}=u_{n}-1 pour tout nn de N\mathbb{N}.

a) (0,5 pt) Montrer que (vn)(v_{n}) est une suite géométrique de raison 15\dfrac{1}{5} et exprimer vnv_{n} en fonction de nn

Voir la solution

vn+1=un+1−1=15(un−1)=15vnv_{n+1}=u_{n+1}-1=\dfrac{1}{5}(u_{n}-1)=\dfrac{1}{5}v_{n}. Donc (vn)(v_{n}) est géométrique de raison 15\dfrac{1}{5} et de premier terme v0=u0−1=1v_{0}=u_{0}-1=1.

D’où vn=(15)nv_{n}=\left(\dfrac{1}{5}\right)^{n} pour tout n∈Nn\in\mathbb{N}.

b) (0,75 pt) En déduire que un=(15)n+1u_{n}=\left(\dfrac{1}{5}\right)^{n}+1 pour tout nn de N\mathbb{N} puis calculer la limite de la suite (un)(u_{n}).

Voir la solution

un=vn+1=(15)n+1u_{n}=v_{n}+1=\left(\dfrac{1}{5}\right)^{n}+1 pour tout n∈Nn\in\mathbb{N}.

lim⁡n→+∞un=1\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_{n}=1.

Exercice 4 — Calcul des probabilités (3 points)

Un sac contient 9 jetons indiscernables au toucher : quatre jetons blancs, trois jetons noirs et deux jetons verts On tire au hasard, simultanément, trois jetons du sac

1) (1 pt) Soient les deux événements suivants AA : « Tirer trois jetons de même couleur » BB : « Tirer trois jetons de couleurs différentes deux à deux » Montrer que p(A)=584p(A)=\dfrac{5}{84} et que p(B)=27p(B)=\dfrac{2}{7}

Voir la solution

Card(Ω)=(93)=84\mathrm{Card}(\Omega)=\dbinom{9}{3}=84.

AA : trois blancs ou trois noirs (impossible d’avoir trois verts) : Card(A)=(43)+(33)=4+1=5\mathrm{Card}(A)=\dbinom{4}{3}+\dbinom{3}{3}=4+1=5, d’où p(A)=584p(A)=\dfrac{5}{84}.

BB : un blanc, un noir et un vert : Card(B)=(41)(31)(21)=4×3×2=24\mathrm{Card}(B)=\dbinom{4}{1}\dbinom{3}{1}\dbinom{2}{1}=4\times3\times2=24, d’où p(B)=2484=27p(B)=\dfrac{24}{84}=\dfrac{2}{7}.

2) Soit XX la variable aléatoire qui à chaque tirage associe le nombre de jetons noirs tirés.

a) (0,25 pt) Vérifier que les valeurs prises par la variable aléatoire XX sont : 00, 11, 22 et 33.

Voir la solution

Il y a 33 jetons noirs et l’on tire 33 jetons : XX peut valoir 00, 11, 22 ou 33. Donc X(Ω)={0,1,2,3}X(\Omega)=\{0,1,2,3\}.

b) (1 pt) Montrer que p(X=2)=314p(X=2)=\dfrac{3}{14} et p(X=1)=1528p(X=1)=\dfrac{15}{28}

Voir la solution

p(X=2)=(32)(61)84=3×684=1884=314.p(X=2)=\dfrac{\dbinom{3}{2}\dbinom{6}{1}}{84}=\dfrac{3\times6}{84}=\dfrac{18}{84}=\dfrac{3}{14}. p(X=1)=(31)(62)84=3×1584=4584=1528.p(X=1)=\dfrac{\dbinom{3}{1}\dbinom{6}{2}}{84}=\dfrac{3\times15}{84}=\dfrac{45}{84}=\dfrac{15}{28}.

c) (0,75 pt) Déterminer la loi de probabilité de la variable aléatoire XX.

Voir la solution

p(X=0)=(63)84=2084=521,p(X=3)=(33)84=184.p(X=0)=\dfrac{\dbinom{6}{3}}{84}=\dfrac{20}{84}=\dfrac{5}{21},\qquad p(X=3)=\dfrac{\dbinom{3}{3}}{84}=\dfrac{1}{84}.

X=kX=k00112233
p(X=k)p(X=k)521\dfrac{5}{21}1528\dfrac{15}{28}314\dfrac{3}{14}184\dfrac{1}{84}

Exercice 5 — Étude de fonctions numériques et calcul intégral (8 points)

Partie I

On considère la fonction gg définie sur ]0;+∞[]0;+\infty[ par : g(x)=x2−x−ln⁡xg(x)=x^{2}-x-\ln x

1) a) (0,25 pt) Vérifier que 2x2−x−1=(2x+1)(x−1)2x^{2}-x-1=(2x+1)(x-1) pour tout xx de R\mathbb{R}.

Voir la solution

(2x+1)(x−1)=2x2−2x+x−1=2x2−x−1(2x+1)(x-1)=2x^{2}-2x+x-1=2x^{2}-x-1.

b) (1 pt) Montrer que g′(x)=2x2−x−1xg'(x)=\dfrac{2x^{2}-x-1}{x} pour tout xx de l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[ et en déduire que la fonction gg est décroissante sur l’intervalle ]0,1]]0,1] et qu’elle est croissante sur l’intervalle [1,+∞[[1,+\infty[.

Voir la solution

g′(x)=2x−1−1x=2x2−x−1x=(2x+1)(x−1)x.g'(x)=2x-1-\dfrac{1}{x}=\dfrac{2x^{2}-x-1}{x}=\dfrac{(2x+1)(x-1)}{x}. Pour x>0x>0, x>0x>0 et 2x+1>02x+1>0 : le signe de g′(x)g'(x) est celui de x−1x-1.

Sur ]0,1]]0,1] : g′(x)⩽0g'(x)\leqslant0 : gg est décroissante. Sur [1,+∞[[1,+\infty[ : g′(x)⩾0g'(x)\geqslant0 : gg est croissante.

2) (0,5 pt) Montrer que g(x)⩾0g(x)\geqslant0 pour tout xx de l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[. (remarquer que g(1)=0g(1)=0).

Voir la solution

g(1)=1−1−ln⁡1=0g(1)=1-1-\ln1=0. Comme gg est décroissante sur ]0,1]]0,1] et croissante sur [1,+∞[[1,+\infty[, le minimum de gg sur ]0,+∞[]0,+\infty[ est g(1)=0g(1)=0. Donc g(x)⩾0g(x)\geqslant0 pour tout x>0x>0.

Partie II

On considère la fonction numérique ff définie sur ]0;+∞[]0;+\infty[ par : f(x)=x2−1−(ln⁡x)2f(x)=x^{2}-1-(\ln x)^{2} et soit (C)(C) la courbe représentative de la fonction ff dans un repère orthonormé (O;ı⃗;ȷ⃗)(O;\vec{\imath};\vec{\jmath})( unité 1 cm1\,\mathrm{cm}).

1) a) (0,5 pt) Montrer que lim⁡x→0x>0f(x)=−∞\displaystyle\lim_{\substack{x\to0\\ x>0}}f(x)=-\infty et donner une interprétation géométrique de ce résultat.

Voir la solution

lim⁡x→0+x2=0\displaystyle\lim_{x\to0^{+}}x^{2}=0, lim⁡x→0+(ln⁡x)2=+∞\displaystyle\lim_{x\to0^{+}}(\ln x)^{2}=+\infty, donc lim⁡x→0+f(x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to0^{+}}f(x)=-\infty.

La courbe (C)(C) admet l’axe des ordonnées comme asymptote verticale.

b) (0,5 pt) Montrer que lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty et lim⁡x→+∞f(x)x=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{f(x)}{x}=+\infty. (remarquer que f(x)=x2(1−1x2−(ln⁡xx)2)f(x)=x^{2}\left(1-\dfrac{1}{x^{2}}-\left(\dfrac{\ln x}{x}\right)^{2}\right)).

Voir la solution

lim⁡x→+∞1x2=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{1}{x^{2}}=0 et lim⁡x→+∞ln⁡xx=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{\ln x}{x}=0, donc lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

f(x)x=x(1−1x2−(ln⁡xx)2)→x→+∞+∞.\dfrac{f(x)}{x}=x\left(1-\dfrac{1}{x^{2}}-\left(\dfrac{\ln x}{x}\right)^{2}\right)\xrightarrow[x\to+\infty]{}+\infty.

c) (0,25 pt) En déduire que la courbe (C)(C) admet, au voisinage de +∞+\infty, une branche parabolique dont on précisera la direction.

Voir la solution

lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty et lim⁡x→+∞f(x)x=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{f(x)}{x}=+\infty : (C)(C) admet au voisinage de +∞+\infty une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées.

2) a) (1 pt) Montrer que : f′(x)=2x2−ln⁡xxf'(x)=2\dfrac{x^{2}-\ln x}{x} pour tout xx de ]0,+∞[]0,+\infty[.

Voir la solution

f′(x)=2x−2ln⁡x⋅1x=2x2−ln⁡xx.f'(x)=2x-2\ln x\cdot\dfrac{1}{x}=2\dfrac{x^{2}-\ln x}{x}.

b) (0,75 pt) Vérifier que g(x)x+1=x2−ln⁡xx\dfrac{g(x)}{x}+1=\dfrac{x^{2}-\ln x}{x} pour tout xx de l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[ et en déduire que la fonction ff est croissante sur ]0,+∞[]0,+\infty[.

Voir la solution

g(x)x+1=x2−x−ln⁡xx+1=x2−x−ln⁡x+xx=x2−ln⁡xx.\dfrac{g(x)}{x}+1=\dfrac{x^{2}-x-\ln x}{x}+1=\dfrac{x^{2}-x-\ln x+x}{x}=\dfrac{x^{2}-\ln x}{x}. Donc f′(x)=2(g(x)x+1)f'(x)=2\left(\dfrac{g(x)}{x}+1\right). Or g(x)⩾0g(x)\geqslant0 et x>0x>0, donc g(x)x+1⩾1>0\dfrac{g(x)}{x}+1\geqslant1>0, d’où f′(x)>0f'(x)>0 : ff est croissante sur ]0,+∞[]0,+\infty[.

3) a) (0,5 pt) Montrer que y=2x−2y=2x-2 est une équation cartésienne de la droite (T)(T) tangente à la courbe (C)(C) au point A(1,0)A(1, 0).

Voir la solution

f(1)=1−1−0=0f(1)=1-1-0=0 et f′(1)=21−01=2f'(1)=2\dfrac{1-0}{1}=2. L’équation de la tangente en AA est y−0=2(x−1)y-0=2(x-1), soit y=2x−2y=2x-2.

b) (1 pt) Construire, dans le même repère (O;ı⃗;ȷ⃗)(O;\vec{\imath};\vec{\jmath}), la droite (T)(T) et la courbe (C)(C). (on admettra que AA est le seul point d’inflexion de la courbe (C)(C))

Voir la solution
Courbe (C) et tangente (T)

4) a) (0,75 pt) Vérifier que H:x↦x(ln⁡x−1)H:x\mapsto x(\ln x-1) est une fonction primitive de la fonction h:x↦ln⁡xh:x\mapsto\ln x sur ]0,+∞[]0,+\infty[ puis montrer que : ∫1eln⁡x dx=1\displaystyle\int_{1}^{e}\ln x\,dx=1.

Voir la solution

H′(x)=(ln⁡x−1)+x⋅1x=ln⁡x=h(x)H'(x)=(\ln x-1)+x\cdot\dfrac{1}{x}=\ln x=h(x). ∫1eln⁡x dx=[x(ln⁡x−1)]1e=e(1−1)−1(0−1)=1.\int_{1}^{e}\ln x\,dx=\bigl[x(\ln x-1)\bigr]_{1}^{e}=e(1-1)-1(0-1)=1.

b) (0,5 pt) Montrer, à l’aide d’une intégration par parties, que : ∫1e(ln⁡x)2 dx=e−2\displaystyle\int_{1}^{e}(\ln x)^{2}\,dx=e-2

Voir la solution

On pose u=(ln⁡x)2u=(\ln x)^{2}, v′=1v'=1, donc u′=2ln⁡xxu'=2\dfrac{\ln x}{x}, v=xv=x. ∫1e(ln⁡x)2 dx=[x(ln⁡x)2]1e−2∫1eln⁡x dx=e−2×1=e−2.\int_{1}^{e}(\ln x)^{2}\,dx=\bigl[x(\ln x)^{2}\bigr]_{1}^{e}-2\int_{1}^{e}\ln x\,dx=e-2\times1=e-2.

c) (0,5 pt) Montrer que l’aire du domaine plan limité par la courbe (C)(C), l’axe des abscisses et les droites d’équations x=1x=1 et x=ex=e est égale à 13(e3−6e+8) cm2\dfrac{1}{3}(e^{3}-6e+8)\,\mathrm{cm}^{2}

Voir la solution

Sur [1,e][1,e], ff est croissante et f(1)=0f(1)=0, donc f(x)⩾0f(x)\geqslant0. L’unité étant 1 cm1\,\mathrm{cm}, A=∫1ef(x) dx=∫1e(x2−1−(ln⁡x)2) dx=[x33−x]1e−(e−2)=e33−e−13+1−e+2=13(e3−6e+8).\mathcal{A}=\int_{1}^{e}f(x)\,dx=\int_{1}^{e}\bigl(x^{2}-1-(\ln x)^{2}\bigr)\,dx=\Bigl[\dfrac{x^{3}}{3}-x\Bigr]_{1}^{e}-(e-2)=\dfrac{e^{3}}{3}-e-\dfrac{1}{3}+1-e+2=\dfrac{1}{3}(e^{3}-6e+8). Donc A=13(e3−6e+8) cm2\mathcal{A}=\dfrac{1}{3}(e^{3}-6e+8)\,\mathrm{cm}^{2}.

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