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Examen national 2022 — Session normale

2BAC PC SVT · Mathématiques

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Examen national du baccalauréat — Session normale 2022

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales (les deux parcours) — option française Code NS 22F — Durée : 3 h — Coefficient : 7

Instructions générales

  • L’utilisation de la calculatrice non programmable est autorisée
  • Le candidat peut traiter les exercices de l’épreuve suivant l’ordre qui lui convient
  • L’utilisation de la couleur rouge lors de la rédaction des solutions est à éviter

Composantes du sujet

L’épreuve est composée de quatre exercices et un problème indépendants entre eux et répartis suivant les domaines comme suit :

DomaineBarème
Exercice 1Géométrie dans l’espace3 points
Exercice 2Nombres complexes3 points
Exercice 3Calcul des probabilités3 points
Exercice 4Equations différentielles et calcul intégral2,5 points
ProblèmeEtude des fonctions numériques et des suites numériques8,5 points
  • On désigne par z‾\overline{z} le conjugué du nombre complexe zz et par ∣z∣|z| son module.
  • Ln désigne la fonction logarithme népérien

Exercice 1 — Géométrie dans l’espace (3 points)

Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct, on considère les points A(0,1,1)A(0,1,1) ; B(1,2,0)B(1,2,0) et C(−1,1,2)C(-1,1,2).

1) a) (0,5 pt) Montrer que : AB→∧AC→=i⃗+k⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\vec i+\vec k

Voir la solution

AB→(11−1)\overrightarrow{AB}\begin{pmatrix}1\\1\\-1\end{pmatrix} et AC→(−101)\overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}-1\\0\\1\end{pmatrix}. Donc :

AB→∧AC→=∣i⃗j⃗k⃗11−1−101∣=i⃗(1−0)−j⃗(1−1)+k⃗(0−(−1))=i⃗+k⃗.\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\begin{vmatrix}\vec i&\vec j&\vec k\\1&1&-1\\-1&0&1\end{vmatrix}=\vec i(1-0)-\vec j(1-1)+\vec k(0-(-1))=\vec i+\vec k.

b) (0,25 pt) En déduire que x+z−1=0x+z-1=0 est une équation cartésienne du plan (ABC)(ABC)

Voir la solution

Le vecteur AB→∧AC→=i⃗+k⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\vec i+\vec k est un vecteur normal au plan (ABC)(ABC). Une équation cartésienne de (ABC)(ABC) est donc de la forme x+z+d=0x+z+d=0.

Comme A(0,1,1)∈(ABC)A(0,1,1)\in(ABC) : 0+1+d=00+1+d=0, soit d=−1d=-1.

Ainsi x+z−1=0x+z-1=0 est une équation cartésienne du plan (ABC)(ABC).

2) (0,5 pt) Soit (S)(S) la sphère de centre Ω(1,1,2)\Omega(1,1,2) et de rayon R=2R=\sqrt2. Déterminer une équation de la sphère (S)(S).

Voir la solution

Une équation de (S)(S) est :

(x−1)2+(y−1)2+(z−2)2=2.(x-1)^2+(y-1)^2+(z-2)^2=2.

3) (0,5 pt) Montrer que le plan (ABC)(ABC) est tangent à la sphère (S)(S) au point AA.

Voir la solution

La distance du centre Ω\Omega au plan (ABC)(ABC) est :

d(Ω,(ABC))=∣1+2−1∣12+02+12=22=2=R.d(\Omega,(ABC))=\frac{|1+2-1|}{\sqrt{1^2+0^2+1^2}}=\frac{2}{\sqrt2}=\sqrt2=R.

De plus A∈(ABC)A\in(ABC) et A∈(S)A\in(S) car (0−1)2+(1−1)2+(1−2)2=1+0+1=2(0-1)^2+(1-1)^2+(1-2)^2=1+0+1=2.

Donc le plan (ABC)(ABC) est tangent à la sphère (S)(S) au point AA.

4) On considère la droite (Δ)(\Delta) passant par le point CC et perpendiculaire au plan (ABC)(ABC).

a) (0,25 pt) Déterminer une représentation paramétrique de la droite (Δ)(\Delta).

Voir la solution

Un vecteur directeur de (Δ)(\Delta) est le vecteur normal au plan (ABC)(ABC) : n⃗(1,0,1)\vec n(1,0,1). La droite (Δ)(\Delta) passe par C(−1,1,2)C(-1,1,2), donc :

(Δ):{x=−1+ty=1z=2+t(t∈R).(\Delta):\begin{cases}x=-1+t\\y=1\\z=2+t\end{cases}\qquad(t\in\mathbb{R}).

b) (0,5 pt) Montrer que la droite (Δ)(\Delta) est une tangente à la sphère (S)(S) en un point DD dont on déterminera les coordonnées.

Voir la solution

Un point M(−1+t,1,2+t)M(-1+t,1,2+t) de (Δ)(\Delta) appartient à (S)(S) si et seulement si :

(−1+t−1)2+(1−1)2+(2+t−2)2=2  ⟺  (t−2)2+t2=2  ⟺  2t2−4t+4=2  ⟺  t2−2t+1=0  ⟺  (t−1)2=0.(-1+t-1)^2+(1-1)^2+(2+t-2)^2=2\iff(t-2)^2+t^2=2\iff2t^2-4t+4=2\iff t^2-2t+1=0\iff(t-1)^2=0.

L’équation admet une unique solution t=1t=1 : la droite (Δ)(\Delta) coupe (S)(S) en un unique point D(−1+1,1,2+1)D(-1+1,1,2+1), soit D(0,1,3)D(0,1,3).

Donc (Δ)(\Delta) est tangente à (S)(S) au point D(0,1,3)D(0,1,3).

c) (0,5 pt) Calculer le produit scalaire AC→⋅(i⃗+k⃗)\overrightarrow{AC}\cdot(\vec i+\vec k), puis en déduire la distance d(A,(Δ))d(A,(\Delta)).

Voir la solution

AC→(−101)\overrightarrow{AC}\begin{pmatrix}-1\\0\\1\end{pmatrix} et i⃗+k⃗(101)\vec i+\vec k\begin{pmatrix}1\\0\\1\end{pmatrix}, donc :

AC→⋅(i⃗+k⃗)=−1+0+1=0.\overrightarrow{AC}\cdot(\vec i+\vec k)=-1+0+1=0.

Ainsi AC→\overrightarrow{AC} est orthogonal au vecteur directeur de (Δ)(\Delta). Comme C∈(Δ)C\in(\Delta), le projeté orthogonal de AA sur (Δ)(\Delta) est CC, et :

d(A,(Δ))=AC=(−1)2+02+12=2.d(A,(\Delta))=AC=\sqrt{(-1)^2+0^2+1^2}=\sqrt2.

Exercice 2 — Nombres complexes (3 points)

Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé (O;u⃗,v⃗)(O;\vec u,\vec v), on considère le point AA d’affixe a=−1−i3a=-1-i\sqrt3, le point BB d’affixe b=−1+i3b=-1+i\sqrt3 et la translation tt de vecteur OA→\overrightarrow{OA}.

1) (0,5 pt) Prouver que l’affixe du point DD image du point BB par la translation tt est d=−2d=-2.

Voir la solution

L’écriture complexe de tt est z′=z+az'=z+a. L’affixe de D=t(B)D=t(B) est donc :

d=b+a=(−1+i3)+(−1−i3)=−2.d=b+a=(-1+i\sqrt3)+(-1-i\sqrt3)=-2.

2) (0,5 pt) On considère la rotation RR de centre DD et d’angle 2π3\dfrac{2\pi}{3}. Montrer que l’affixe du point CC image du point BB par la rotation RR est c=−4c=-4.

Voir la solution

L’écriture complexe de RR est z′=d+(z−d)ei2π3z'=d+(z-d)e^{i\frac{2\pi}{3}}. L’affixe de C=R(B)C=R(B) est :

c=−2+(b+2)ei2π3=−2+(1+i3)(−12+i32).c=-2+(b+2)e^{i\frac{2\pi}{3}}=-2+\bigl(1+i\sqrt3\bigr)\left(-\frac12+i\frac{\sqrt3}{2}\right).

(1+i3)(−12+i32)=−12+i32−i32+i232=−12−32=−2.(1+i\sqrt3)\left(-\frac12+i\frac{\sqrt3}{2}\right)=-\frac12+i\frac{\sqrt3}{2}-i\frac{\sqrt3}{2}+i^2\frac{3}{2}=-\frac12-\frac32=-2.

Donc c=−2+(−2)=−4c=-2+(-2)=-4.

3) a) (0,5 pt) Ecrire le nombre complexe b−ca−c\dfrac{b-c}{a-c} sous forme trigonométrique.

Voir la solution

b−c=−1+i3+4=3+i3b-c=-1+i\sqrt3+4=3+i\sqrt3 et a−c=−1−i3+4=3−i3a-c=-1-i\sqrt3+4=3-i\sqrt3.

b−ca−c=3+i33−i3=(3+i3)29+3=9+6i3−312=6+6i312=1+i32=cos⁡π3+isin⁡π3.\frac{b-c}{a-c}=\frac{3+i\sqrt3}{3-i\sqrt3}=\frac{(3+i\sqrt3)^2}{9+3}=\frac{9+6i\sqrt3-3}{12}=\frac{6+6i\sqrt3}{12}=\frac{1+i\sqrt3}{2}=\cos\frac\pi3+i\sin\frac\pi3.

b) (0,5 pt) En déduire que : (b−ca−c)2=c−db−d\left(\dfrac{b-c}{a-c}\right)^2=\dfrac{c-d}{b-d}

Voir la solution

D’après a) : b−ca−c=eiπ3\dfrac{b-c}{a-c}=e^{i\frac\pi3}, donc (b−ca−c)2=ei2π3\left(\dfrac{b-c}{a-c}\right)^2=e^{i\frac{2\pi}{3}}.

D’autre part : c−db−d=−4−(−2)−1+i3−(−2)=−21+i3=−2(1−i3)1+3=−2+2i34=−12+i32=ei2π3\dfrac{c-d}{b-d}=\dfrac{-4-(-2)}{-1+i\sqrt3-(-2)}=\dfrac{-2}{1+i\sqrt3}=\dfrac{-2(1-i\sqrt3)}{1+3}=\dfrac{-2+2i\sqrt3}{4}=-\dfrac12+i\dfrac{\sqrt3}{2}=e^{i\frac{2\pi}{3}}.

Donc (b−ca−c)2=c−db−d\left(\dfrac{b-c}{a-c}\right)^2=\dfrac{c-d}{b-d}.

4) Soit (Γ)(\Gamma) le cercle de centre DD et de rayon 22, (Γ′)(\Gamma') le cercle de centre OO et de rayon 44 et MM un point d’affixe zz appartenant aux deux cercles (Γ)(\Gamma) et (Γ′)(\Gamma').

a) (0,25 pt) Vérifier que : ∣z+2∣=2|z+2|=2

Voir la solution

M∈(Γ)M\in(\Gamma) signifie ∣z−d∣=2|z-d|=2, or d=−2d=-2, donc ∣z+2∣=2|z+2|=2.

b) (0,5 pt) Prouver que : z+z‾=−8z+\overline{z}=-8 (remarquer que ∣z∣=4|z|=4).

Voir la solution

M∈(Γ′)M\in(\Gamma') donc ∣z∣=4|z|=4, soit zz‾=16z\overline{z}=16.

D’après a) : ∣z+2∣2=4|z+2|^2=4, c’est-à-dire (z+2)(z‾+2)=4(z+2)(\overline{z}+2)=4, soit zz‾+2(z+z‾)+4=4z\overline{z}+2(z+\overline{z})+4=4.

Donc 16+2(z+z‾)=016+2(z+\overline{z})=0, soit z+z‾=−8z+\overline{z}=-8.

c) (0,25 pt) En déduire que les cercles (Γ)(\Gamma) et (Γ′)(\Gamma') se coupent en un point unique qu’on déterminera.

Voir la solution

Soit z=x+iyz=x+iy avec x,y∈Rx,y\in\mathbb{R}. Alors z+z‾=2x=−8z+\overline{z}=2x=-8, donc x=−4x=-4.

De plus ∣z∣=4|z|=4 : (−4)2+y2=16(-4)^2+y^2=16, soit y2=0y^2=0 et y=0y=0.

Ainsi z=−4z=-4 : les cercles (Γ)(\Gamma) et (Γ′)(\Gamma') se coupent en l’unique point d’affixe −4-4, qui est le point CC.

Exercice 3 — Calcul des probabilités (3 points)

Une urne contient dix boules : trois boules blanches, trois boules vertes et quatre boules rouges indiscernables au toucher. On tire au hasard simultanément trois boules de l’urne.

1) (0,75 pt) Montrer que p(A)=16p(A)=\dfrac16 ; où AA est l’événement « N’obtenir aucune boule rouge ».

Voir la solution

Le nombre de façons de tirer 3 boules parmi 10 est (103)=120\displaystyle\binom{10}{3}=120.

L’événement AA consiste à tirer 3 boules parmi les 6 non rouges : (63)=20\displaystyle\binom{6}{3}=20.

Donc p(A)=20120=16p(A)=\dfrac{20}{120}=\dfrac16.

2) (0,75 pt) Calculer p(B)p(B) ; où BB est l’événement « Obtenir trois boules blanches ou trois boules vertes ».

Voir la solution

(33)=1et(33)=1,\binom{3}{3}=1\quad\text{et}\quad\binom{3}{3}=1,

donc p(B)=1+1120=2120=160p(B)=\dfrac{1+1}{120}=\dfrac{2}{120}=\dfrac{1}{60}.

3) (0,75 pt) Montrer que p(C)=12p(C)=\dfrac12 ; où CC est l’événement « Obtenir exactement une boule rouge ».

Voir la solution

Exactement une rouge parmi 4, et 2 non rouges parmi 6 :

p(C)=(41)(62)(103)=4×15120=60120=12.p(C)=\frac{\displaystyle\binom{4}{1}\binom{6}{2}}{\displaystyle\binom{10}{3}}=\frac{4\times15}{120}=\frac{60}{120}=\frac12.

4) (0,75 pt) Calculer p(D)p(D) ; où DD est l’événement « Obtenir au moins deux boules rouges ».

Voir la solution

DD = « exactement 2 rouges » ou « exactement 3 rouges » :

p(D)=(42)(61)+(43)(103)=6×6+4120=40120=13.p(D)=\frac{\displaystyle\binom{4}{2}\binom{6}{1}+\binom{4}{3}}{\displaystyle\binom{10}{3}}=\frac{6\times6+4}{120}=\frac{40}{120}=\frac13.

Exercice 4 — Equations différentielles et calcul intégral (2,5 points)

On considère la fonction hh définie sur R\mathbb{R} par : h(x)=(x+1)exh(x)=(x+1)e^x.

1) a) (0,75 pt) Vérifier que la fonction x↦xexx\mapsto xe^x est une primitive de la fonction hh sur R\mathbb{R}, puis calculer l’intégrale I=∫−10h(x) dxI=\displaystyle\int_{-1}^{0}h(x)\,dx.

Voir la solution

Soit H(x)=xexH(x)=xe^x. Alors H′(x)=ex+xex=(x+1)ex=h(x)H'(x)=e^x+xe^x=(x+1)e^x=h(x) : HH est une primitive de hh sur R\mathbb{R}.

I=[xex]−10=0−(−1)e−1=1e.I=\Bigl[xe^x\Bigr]_{-1}^{0}=0-(-1)e^{-1}=\frac1e.

b) (0,75 pt) A l’aide d’une intégration par parties, calculer J=∫−10(x+1)2ex dxJ=\displaystyle\int_{-1}^{0}(x+1)^2e^x\,dx.

Voir la solution

On pose u=(x+1)2u=(x+1)^2 et dv=ex dxdv=e^x\,dx, donc du=2(x+1) dxdu=2(x+1)\,dx et v=exv=e^x.

J=[(x+1)2ex]−10−2∫−10(x+1)ex dx=1⋅e0−0−2I=1−2e.J=\Bigl[(x+1)^2e^x\Bigr]_{-1}^{0}-2\int_{-1}^{0}(x+1)e^x\,dx=1\cdot e^0-0-2I=1-\frac2e.

2) a) (0,5 pt) Résoudre l’équation différentielle (E)(E) : y′′−2y′+y=0y''-2y'+y=0.

Voir la solution

L’équation caractéristique est r2−2r+1=0r^2-2r+1=0, soit (r−1)2=0(r-1)^2=0 : racine double r=1r=1.

Les solutions de (E)(E) sont les fonctions y:x↦(Ax+B)exy:x\mapsto(Ax+B)e^x, où A,B∈RA,B\in\mathbb{R}.

b) (0,5 pt) Montrer que la fonction hh est la solution de (E)(E) qui vérifie h(0)=1h(0)=1 et h′(0)=2h'(0)=2.

Voir la solution

h(x)=(x+1)exh(x)=(x+1)e^x est de la forme (Ax+B)ex(Ax+B)e^x avec A=1A=1 et B=1B=1 : hh est solution de (E)(E).

h(0)=(0+1)e0=1h(0)=(0+1)e^0=1.

h′(x)=ex+(x+1)ex=(x+2)exh'(x)=e^x+(x+1)e^x=(x+2)e^x, donc h′(0)=2h'(0)=2.

Ainsi hh est la solution de (E)(E) vérifiant h(0)=1h(0)=1 et h′(0)=2h'(0)=2.

Exercice 5 — Problème — Etude des fonctions et suites numériques (8,5 points)

On considère la fonction numérique ff définie sur R\mathbb{R} par : f(x)=x(ex/2−1)2f(x)=x\left(e^{x/2}-1\right)^2.

Soit (C)(C) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O;i⃗,j⃗)(O;\vec i,\vec j) (unité : 1 cm1\,\mathrm{cm}).

1) (0,5 pt) Calculer lim⁡x→+∞f(x)\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x) et lim⁡x→−∞f(x)\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x).

Voir la solution

lim⁡x→+∞ex/2=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}e^{x/2}=+\infty, donc lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

Pour x→−∞x\to-\infty : ex/2→0e^{x/2}\to0, donc (ex/2−1)2→1\left(e^{x/2}-1\right)^2\to1 et x→−∞x\to-\infty, d’où lim⁡x→−∞f(x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=-\infty.

2) (0,5 pt) Calculer lim⁡x→+∞f(x)x\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{f(x)}{x} et interpréter le résultat géométriquement.

Voir la solution

f(x)x=(ex/2−1)2→x→+∞+∞\dfrac{f(x)}{x}=\left(e^{x/2}-1\right)^2\xrightarrow[x\to+\infty]{}+\infty.

La courbe (C)(C) admet une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées au voisinage de +∞+\infty.

3) a) (0,5 pt) Montrer que la droite (Δ)(\Delta) d’équation y=xy=x est asymptote à la courbe (C)(C) au voisinage de −∞-\infty.

Voir la solution

f(x)−x=x(ex/2−1)2−x=x((ex/2−1)2−1)=xex/2(ex/2−2).f(x)-x=x\left(e^{x/2}-1\right)^2-x=x\Bigl(\bigl(e^{x/2}-1\bigr)^2-1\Bigr)=xe^{x/2}\bigl(e^{x/2}-2\bigr).

Comme x→−∞x\to-\infty, ex/2→0e^{x/2}\to0 et ex/2−2→−2e^{x/2}-2\to-2, donc xex/2→0xe^{x/2}\to0 (croissance comparée) et lim⁡x→−∞(f(x)−x)=0\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\bigl(f(x)-x\bigr)=0.

Donc la droite (Δ)(\Delta) : y=xy=x est asymptote à (C)(C) au voisinage de −∞-\infty.

b) (0,5 pt) Etudier le signe de (f(x)−x)\bigl(f(x)-x\bigr) pour tout xx de R\mathbb{R} et en déduire la position relative de la courbe (C)(C) et la droite (Δ)(\Delta).

Voir la solution

f(x)−x=xex/2(ex/2−2)f(x)-x=xe^{x/2}\bigl(e^{x/2}-2\bigr). Or ex/2>0e^{x/2}>0 pour tout x∈Rx\in\mathbb{R}, et ex/2−2=0  ⟺  x=2ln⁡2=ln⁡4e^{x/2}-2=0\iff x=2\ln2=\ln4.

xx−∞-\infty00ln⁡4\ln4+∞+\infty
xx−-00++++
ex/2−2e^{x/2}-2−-−-00++
f(x)−xf(x)-x++00−-00++
  • Sur ]−∞,0]]-\infty,0] et sur [ln⁡4,+∞[[\ln4,+\infty[ : f(x)−x≥0f(x)-x\geq0, donc (C)(C) est au-dessus de (Δ)(\Delta) ;
  • sur [0,ln⁡4][0,\ln4] : f(x)−x≤0f(x)-x\leq0, donc (C)(C) est en dessous de (Δ)(\Delta) ;
  • (C)(C) et (Δ)(\Delta) se coupent en O(0 ; 0)O(0\,;\,0) et au point d’abscisse ln⁡4\ln4.

4) a) (0,5 pt) Montrer que : f′(x)=(ex/2−1)2+xex/2(ex/2−1)f'(x)=\left(e^{x/2}-1\right)^2+xe^{x/2}\left(e^{x/2}-1\right) pour tout xx de R\mathbb{R}.

Voir la solution

ff est dérivable sur R\mathbb{R} comme produit et composée de fonctions dérivables. Pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} :

f′(x)=(ex/2−1)2+x⋅2(ex/2−1)⋅12ex/2=(ex/2−1)2+xex/2(ex/2−1).f'(x)=\left(e^{x/2}-1\right)^2+x\cdot2\left(e^{x/2}-1\right)\cdot\frac12e^{x/2}=\left(e^{x/2}-1\right)^2+xe^{x/2}\left(e^{x/2}-1\right).

b) (0,5 pt) Vérifier que x(ex/2−1)≥0x\left(e^{x/2}-1\right)\geq0 pour tout xx de R\mathbb{R}, puis en déduire le signe de la fonction dérivée f′f' sur R\mathbb{R}.

Voir la solution

La fonction t↦et−1t\mapsto e^t-1 a le même signe que tt (car et−1=0  ⟺  t=0e^t-1=0\iff t=0, et et−1>0e^t-1>0 pour t>0t>0). Donc ex/2−1e^{x/2}-1 a le même signe que x/2x/2, donc que xx.

Ainsi x(ex/2−1)≥0x\left(e^{x/2}-1\right)\geq0 pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} (et =0=0 si et seulement si x=0x=0).

Or f′(x)=(ex/2−1)2+ex/2⋅[x(ex/2−1)]f'(x)=\left(e^{x/2}-1\right)^2+e^{x/2}\cdot\bigl[x\left(e^{x/2}-1\right)\bigr].

Comme (ex/2−1)2≥0\left(e^{x/2}-1\right)^2\geq0, ex/2>0e^{x/2}>0 et x(ex/2−1)≥0x\left(e^{x/2}-1\right)\geq0, on a f′(x)≥0f'(x)\geq0 pour tout x∈Rx\in\mathbb{R}.

De plus f′(x)=0  ⟺  ex/2−1=0f'(x)=0\iff e^{x/2}-1=0 et x(ex/2−1)=0  ⟺  x=0x\left(e^{x/2}-1\right)=0\iff x=0.

c) (0,5 pt) Dresser le tableau de variation de la fonction ff sur R\mathbb{R}.

Voir la solution

f(0)=0f(0)=0. D’après 1) et 4) b) :

x−∞0+∞f′(x)+0+f(x)−∞↗0↗+∞\begin{array}{|c|ccccc|}\hline x&-\infty&&0&&+\infty\\\hline f'(x)&&+&0&+&\\\hline f(x)&-\infty&\nearrow&0&\nearrow&+\infty\\\hline\end{array}

5) a) (0,5 pt) Montrer que : f′′(x)=12ex/2 g(x)f''(x)=\dfrac12e^{x/2}\,g(x) ; où g(x)=(2x+4)ex/2−x−4g(x)=(2x+4)e^{x/2}-x-4 pour tout xx de R\mathbb{R}.

Voir la solution

D’après 4) a) : f′(x)=(ex/2−1)2+x(ex−ex/2)f'(x)=\left(e^{x/2}-1\right)^2+x\bigl(e^x-e^{x/2}\bigr). En dérivant :

\begin{align*} f”(x)&=2\left(e^{x/2}-1\right)\cdot\frac12e^{x/2}+\bigl(e^x-e^{x/2}\bigr)+x\bigl(e^x-\tfrac12e^{x/2}\bigr)\ &=e^{x/2}\bigl(e^{x/2}-1\bigr)+e^x-e^{x/2}+xe^x-\tfrac12xe^{x/2}\ &=e^x-e^{x/2}+e^x-e^{x/2}+xe^x-\tfrac12xe^{x/2}\ &=xe^x+2e^x-2e^{x/2}-\tfrac12xe^{x/2}. \end{align*}

D’autre part :

\begin{align*} \frac12e^{x/2},g(x)&=\frac12e^{x/2}\bigl((2x+4)e^{x/2}-x-4\bigr)=\frac12\bigl((2x+4)e^x-xe^{x/2}-4e^{x/2}\bigr)\ &=(x+2)e^x-\tfrac12xe^{x/2}-2e^{x/2}=xe^x+2e^x-2e^{x/2}-\tfrac12xe^{x/2}=f”(x). \end{align*}

Donc f′′(x)=12ex/2 g(x)f''(x)=\dfrac12e^{x/2}\,g(x).

b) (0,5 pt) A partir de la courbe ci-contre de la fonction gg, déterminer le signe de g(x)g(x) sur R\mathbb{R} (Remarquer que g(α)=0g(\alpha)=0).

Figure
Voir la solution

D’après la courbe (Cg)(C_g) :

  • g(x)>0g(x)>0 pour x∈]−∞,α[x\in]-\infty,\alpha[ ;
  • g(α)=0g(\alpha)=0 ;
  • g(x)<0g(x)<0 pour x∈]α,0[x\in]\alpha,0[ ;
  • g(0)=0g(0)=0 ;
  • g(x)>0g(x)>0 pour x∈]0,+∞[x\in]0,+\infty[.

c) (0,5 pt) Etudier la concavité de la courbe (C)(C) et déterminer les abscisses des deux points d’inflexion.

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Comme 12ex/2>0\dfrac12e^{x/2}>0 pour tout xx, f′′f'' a le même signe que gg.

  • Sur ]−∞,α]]-\infty,\alpha] : f′′≥0f''\geq0, (C)(C) est convexe ;
  • sur [α,0][\alpha,0] : f′′≤0f''\leq0, (C)(C) est concave ;
  • sur [0,+∞[[0,+\infty[ : f′′≥0f''\geq0, (C)(C) est convexe.

f′′f'' s’annule en changeant de signe en α\alpha et en 00 : (C)(C) admet deux points d’inflexion d’abscisses α\alpha et 00.

6) (1 pt) Construire la courbe (C)(C) dans le repère (O;i⃗,j⃗)(O;\vec i,\vec j) (On prend ln⁡4≃1,4\ln4\simeq1{,}4, α≃−4,5\alpha\simeq-4{,}5 et f(α)≃−3,5f(\alpha)\simeq-3{,}5).

Voir la solution
Figure

On place notamment : l’asymptote y=xy=x au voisinage de −∞-\infty ; les points d’inflexion d’abscisses α≃−4,5\alpha\simeq-4{,}5 et 00 ; le point d’abscisse ln⁡4≃1,4\ln4\simeq1{,}4 sur la droite y=xy=x ; la branche parabolique au voisinage de +∞+\infty.

7) a) (0,5 pt) Montrer que la fonction ff admet une fonction réciproque f−1f^{-1} définie sur R\mathbb{R}.

Voir la solution

ff est continue et strictement croissante sur R\mathbb{R} (d’après 4) c) : f′≥0f'\geq0 et f′f' ne s’annule qu’en 00), et lim⁡x→−∞f(x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=-\infty, lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

Donc ff réalise une bijection de R\mathbb{R} sur R\mathbb{R} : elle admet une fonction réciproque f−1f^{-1} définie sur R\mathbb{R}.

b) (0,25 pt) Calculer (f−1)′(ln⁡4)\bigl(f^{-1}\bigr)'(\ln4).

Voir la solution

On cherche aa tel que f(a)=ln⁡4f(a)=\ln4. Or f(ln⁡4)=ln⁡4⋅(e(ln⁡4)/2−1)2=ln⁡4⋅(eln⁡2−1)2=ln⁡4⋅(2−1)2=ln⁡4f(\ln4)=\ln4\cdot\bigl(e^{(\ln4)/2}-1\bigr)^2=\ln4\cdot(e^{\ln2}-1)^2=\ln4\cdot(2-1)^2=\ln4.

Donc f−1(ln⁡4)=ln⁡4f^{-1}(\ln4)=\ln4, et (f−1)′(ln⁡4)=1f′(ln⁡4)\bigl(f^{-1}\bigr)'(\ln4)=\dfrac{1}{f'(\ln4)}.

f′(ln⁡4)=(eln⁡2−1)2+ln⁡4⋅eln⁡2(eln⁡2−1)=1+ln⁡4⋅2⋅1=1+2ln⁡4.f'(\ln4)=\bigl(e^{\ln2}-1\bigr)^2+\ln4\cdot e^{\ln2}\bigl(e^{\ln2}-1\bigr)=1+\ln4\cdot2\cdot1=1+2\ln4.

Ainsi (f−1)′(ln⁡4)=11+2ln⁡4\bigl(f^{-1}\bigr)'(\ln4)=\dfrac{1}{1+2\ln4}.

8) Soit (un)(u_n) la suite numérique définie par u0=1u_0=1 et un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) pour tout nn de N\mathbb{N}.

a) (0,5 pt) Montrer par récurrence que : 0<un<ln⁡40<u_n<\ln4 pour tout nn de N\mathbb{N}.

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Pour n∈Nn\in\mathbb{N}, on note P(n)P(n) : « 0<un<ln⁡40<u_n<\ln4 ».

Initialisation. Pour n=0n=0 : u0=1u_0=1 et 0<1<ln⁡40<1<\ln4 (car ln⁡4>1\ln4>1) : P(0)P(0) est vraie.

Hérédité. Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. On suppose 0<un<ln⁡40<u_n<\ln4. Comme ff est strictement croissante sur R\mathbb{R} et f(0)=0f(0)=0, f(ln⁡4)=ln⁡4f(\ln4)=\ln4 :

0=f(0)<f(un)<f(ln⁡4)=ln⁡4,0=f(0)<f(u_n)<f(\ln4)=\ln4,

soit 0<un+1<ln⁡40<u_{n+1}<\ln4 : P(n+1)P(n+1) est vraie.

Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : 0<un<ln⁡40<u_n<\ln4.

b) (0,5 pt) Montrer que la suite (un)(u_n) est décroissante.

Voir la solution

Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. D’après a), 0<un<ln⁡40<u_n<\ln4. Sur [0,ln⁡4][0,\ln4], d’après 3) b), f(x)−x≤0f(x)-x\leq0, donc f(un)≤unf(u_n)\leq u_n, soit un+1≤unu_{n+1}\leq u_n.

Donc la suite (un)(u_n) est décroissante.

c) (0,25 pt) En déduire que la suite (un)(u_n) est convergente.

Voir la solution

La suite (un)(u_n) est décroissante et minorée par 00 : elle est convergente.

d) (0,5 pt) Calculer la limite de la suite (un)(u_n).

Voir la solution

Soit ℓ=lim⁡n→+∞un\ell=\lim_{n\to+\infty}u_n. Comme ff est continue et un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n), on a ℓ=f(ℓ)\ell=f(\ell), soit ℓ(eℓ/2−1)2=ℓ\ell\bigl(e^{\ell/2}-1\bigr)^2=\ell.

Donc ℓ=0\ell=0 ou (eℓ/2−1)2=1\bigl(e^{\ell/2}-1\bigr)^2=1, soit eℓ/2−1=±1e^{\ell/2}-1=\pm1.

  • eℓ/2−1=1  ⟺  eℓ/2=2  ⟺  ℓ=ln⁡4e^{\ell/2}-1=1\iff e^{\ell/2}=2\iff\ell=\ln4 ;
  • eℓ/2−1=−1  ⟺  eℓ/2=0e^{\ell/2}-1=-1\iff e^{\ell/2}=0 : impossible.

D’après a) et b), 0≤ℓ≤u0=1<ln⁡40\leq\ell\leq u_0=1<\ln4, donc ℓ≠ln⁡4\ell\neq\ln4. Ainsi ℓ=0\ell=0.

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