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Examen national 2025 — Session de rattrapage

2BAC PC SVT · Mathématiques

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Examen national du baccalauréat — Session de rattrapage 2025

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales — Parcours : Sciences de la Vie et de la Terre et Sciences Physiques (option française) Code RS-22F

Instructions générales

  • L’utilisation de la calculatrice non programmable est autorisée ;
  • Le candidat peut traiter les exercices de l’épreuve suivant l’ordre qui lui convient ;
  • L’utilisation de la couleur rouge lors de la rédaction des solutions est à éviter.

Composantes du sujet

L’épreuve est composée de quatre exercices et un problème, indépendants entre eux et répartis suivant les domaines comme suit :

DomaineBarème
Exercice 1Suites numériques3 points
Exercice 2Géométrie dans l’espace3 points
Exercice 3Nombres complexes3.5 points
Exercice 4Calcul des probabilités2.5 points
ProblèmeEtude de fonctions numériques et calcul intégral8 points

Notations

  • On désigne par z‾\overline{z} le conjugué du nombre complexe zz et par ∣z∣|z| son module.
  • ln⁡\ln désigne la fonction logarithme népérien.
  • ee est le nombre réel tel que ln⁡(e)=1\ln(e)=1.

Exercice 1 — Suites numériques (3 points)

On considère la suite (un)(u_n) définie par : u0=32u_0=\dfrac{3}{2} et un+1=3un+22+unu_{n+1}=\dfrac{3u_n+2}{2+u_n}, pour tout entier naturel nn

1) a) (0.25 pt) Vérifier que un+1=3−42+unu_{n+1}=3-\dfrac{4}{2+u_n}, pour tout entier naturel nn

Voir la solution

Pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} (avec 2+un≠02+u_n\neq0, ce que l’on justifie en 1.b) : 3−42+un=3(2+un)−42+un=3un+22+un=un+1.3-\frac{4}{2+u_n}=\frac{3(2+u_n)-4}{2+u_n}=\frac{3u_n+2}{2+u_n}=u_{n+1}.

b) (0.5 pt) Montrer par récurrence que 0<un<20<u_n<2, pour tout entier naturel nn

Voir la solution

Pour n∈Nn\in\mathbb{N}, on note P(n)P(n) : « 0<un<20<u_n<2 ».

Initialisation. Pour n=0n=0 : u0=32u_0=\frac{3}{2} et 0<32<20<\frac{3}{2}<2 : P(0)P(0) est vraie.

Hérédité. Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. On suppose 0<un<20<u_n<2 et on montre que 0<un+1<20<u_{n+1}<2. 0<un<2  ⟹  2<2+un<4  ⟹  14<12+un<12  ⟹  1<42+un<2  ⟹  1<3−42+un<2.0<u_n<2\implies2<2+u_n<4\implies\frac{1}{4}<\frac{1}{2+u_n}<\frac{1}{2}\implies1<\frac{4}{2+u_n}<2\implies1<3-\frac{4}{2+u_n}<2. Donc 1<un+1<21<u_{n+1}<2, et a fortiori 0<un+1<20<u_{n+1}<2 : P(n+1)P(n+1) est vraie.

Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : 0<un<20<u_n<2.

2) a) (0.25 pt) Montrer que un+1−un=(1+un)(2−un)2+unu_{n+1}-u_n=\dfrac{(1+u_n)(2-u_n)}{2+u_n}, pour tout entier naturel nn

Voir la solution

un+1−un=3un+2−un(2+un)2+un=−un2+un+22+un.u_{n+1}-u_n=\frac{3u_n+2-u_n(2+u_n)}{2+u_n}=\frac{-u_n^2+u_n+2}{2+u_n}. Or (1+un)(2−un)=2−un+2un−un2=−un2+un+2(1+u_n)(2-u_n)=2-u_n+2u_n-u_n^2=-u_n^2+u_n+2. Donc un+1−un=(1+un)(2−un)2+unu_{n+1}-u_n=\dfrac{(1+u_n)(2-u_n)}{2+u_n}.

b) (0.5 pt) Montrer que la suite (un)(u_n) est croissante et en déduire que (un)(u_n) est convergente.

Voir la solution

D’après 1.b, 0<un<20<u_n<2, donc 1+un>01+u_n>0, 2−un>02-u_n>0 et 2+un>02+u_n>0 : un+1−un>0u_{n+1}-u_n>0.

La suite (un)(u_n) est (strictement) croissante et majorée par 22 : elle est convergente.

c) (0.5 pt) Montrer que 0<2−un+1≤27(2−un)0<2-u_{n+1}\leq\dfrac{2}{7}(2-u_n), pour tout entier naturel nn

Voir la solution

2−un+1=2−3un+22+un=4+2un−3un−22+un=2−un2+un2-u_{n+1}=2-\dfrac{3u_n+2}{2+u_n}=\dfrac{4+2u_n-3u_n-2}{2+u_n}=\dfrac{2-u_n}{2+u_n}.

  • 2−un>02-u_n>0 et 2+un>02+u_n>0, donc 2−un+1>02-u_{n+1}>0.
  • (un)(u_n) est croissante, donc un≥u0=32u_n\geq u_0=\frac{3}{2}, d’où 2+un≥722+u_n\geq\frac{7}{2} et 12+un≤27\dfrac{1}{2+u_n}\leq\dfrac{2}{7}. Comme 2−un>02-u_n>0 : 2−un2+un≤27(2−un)\dfrac{2-u_n}{2+u_n}\leq\dfrac{2}{7}(2-u_n).

Donc 0<2−un+1≤27(2−un)0<2-u_{n+1}\leq\dfrac{2}{7}(2-u_n).

d) (0.5 pt) Déduire que 0<2−un≤12(27)n0<2-u_n\leq\dfrac{1}{2}\left(\dfrac{2}{7}\right)^n, pour tout entier naturel nn

Voir la solution

Pour n∈Nn\in\mathbb{N}, on note P(n)P(n) : « 0<2−un≤12(27)n0<2-u_n\leq\frac{1}{2}\left(\frac{2}{7}\right)^n ».

Initialisation. Pour n=0n=0 : 2−u0=122-u_0=\frac{1}{2} et 0<12≤12(27)0=120<\frac{1}{2}\leq\frac{1}{2}\left(\frac{2}{7}\right)^0=\frac{1}{2} : P(0)P(0) est vraie.

Hérédité. Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. On suppose 0<2−un≤12(27)n0<2-u_n\leq\frac{1}{2}\left(\frac{2}{7}\right)^n. D’après 2.c : 0<2−un+1≤27(2−un)≤27×12(27)n=12(27)n+1.0<2-u_{n+1}\leq\frac{2}{7}(2-u_n)\leq\frac{2}{7}\times\frac{1}{2}\left(\frac{2}{7}\right)^n=\frac{1}{2}\left(\frac{2}{7}\right)^{n+1}. P(n+1)P(n+1) est vraie.

Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : 0<2−un≤12(27)n0<2-u_n\leq\frac{1}{2}\left(\frac{2}{7}\right)^n.

e) (0.5 pt) Déterminer la limite de la suite (un)(u_n)

Voir la solution

−1<27<1-1<\frac{2}{7}<1, donc lim⁡n→+∞(27)n=0\displaystyle\lim_{n\to+\infty}\left(\frac{2}{7}\right)^n=0. D’après 2.d et le théorème des gendarmes, lim⁡n→+∞(2−un)=0\displaystyle\lim_{n\to+\infty}(2-u_n)=0.

Donc lim⁡n→+∞un=2\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=2.

Exercice 2 — Géométrie dans l’espace (3 points)

Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O,i⃗,j⃗,k⃗)(O,\vec{i},\vec{j},\vec{k}), on considère les points A(0,3,3)A(0,3,3), B(1,2,1)B(1,2,1), C(2,3,1)C(2,3,1) et le vecteur n⃗(1,−1,1)\vec{n}(1,-1,1). Soit (P)(P) le plan d’équation x−y+z−6=0x-y+z-6=0

1) a) (0.5 pt) Montrer que AB→∧AC→=2n⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=2\vec{n} et déduire que les points AA, BB et CC sont non alignés.

Voir la solution

AB→(1,−1,−2)\overrightarrow{AB}(1,-1,-2) et AC→(2,0,−2)\overrightarrow{AC}(2,0,-2), donc AB→∧AC→=∣−10−2−2∣i⃗−∣12−2−2∣j⃗+∣12−10∣k⃗=2i⃗−2j⃗+2k⃗=2n⃗.\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\begin{vmatrix}-1&0\\-2&-2\end{vmatrix}\vec{i}-\begin{vmatrix}1&2\\-2&-2\end{vmatrix}\vec{j}+\begin{vmatrix}1&2\\-1&0\end{vmatrix}\vec{k}=2\vec{i}-2\vec{j}+2\vec{k}=2\vec{n}. AB→∧AC→≠0⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}\neq\vec{0}, donc AB→\overrightarrow{AB} et AC→\overrightarrow{AC} ne sont pas colinéaires : AA, BB et CC sont non alignés.

b) (0.25 pt) Montrer que les plans (ABC)(ABC) et (P)(P) sont parallèles.

Voir la solution

n⃗(1,−1,1)\vec{n}(1,-1,1) est normal au plan (ABC)(ABC) (car colinéaire à AB→∧AC→\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}) et aussi au plan (P)(P) (d’après son équation). Les deux plans ont un même vecteur normal : ils sont parallèles.

(Strictement : 0−3+3−6=−6≠00-3+3-6=-6\neq0, donc A∉(P)A\notin(P).)

2) Soit (S)(S) la sphère telle que : le plan (ABC)(ABC) est tangent à (S)(S) en AA et le plan (P)(P) est tangent à (S)(S) en un point HH

a) (0.5 pt) Calculer la distance du point AA au plan (P)(P) et déduire que le rayon de la sphère (S)(S) est 3\sqrt{3}

Voir la solution

d(A,(P))=∣0−3+3−6∣12+(−1)2+12=63=23.d(A,(P))=\frac{|0-3+3-6|}{\sqrt{1^2+(-1)^2+1^2}}=\frac{6}{\sqrt{3}}=2\sqrt{3}. Soit Ω\Omega le centre et RR le rayon de (S)(S). Les plans tangents en AA et en HH sont orthogonaux à (ΩA)(\Omega A) et à (ΩH)(\Omega H) ; comme ils sont parallèles, AA, Ω\Omega, HH sont alignés sur une même perpendiculaire commune, et [AH][AH] est un diamètre de (S)(S).

Donc 2R=AH=d(A,(P))=232R=AH=d(A,(P))=2\sqrt{3}, d’où R=3R=\sqrt{3}.

b) (0.25 pt) Donner une représentation paramétrique de la droite (Δ)(\Delta) passant par AA et orthogonale au plan (P)(P)

Voir la solution

(Δ)(\Delta) passe par A(0,3,3)A(0,3,3) et est dirigée par n⃗(1,−1,1)\vec{n}(1,-1,1) : (Δ):{x=ty=3−tz=3+t(t∈R).(\Delta):\begin{cases}x=t\\y=3-t\\z=3+t\end{cases}\quad(t\in\mathbb{R}).

c) (0.5 pt) Montrer que les coordonnées du point HH sont (2,1,5)(2,1,5).

Voir la solution

D’après 2.a, HH est le projeté orthogonal de AA sur (P)(P) : HH est le point d’intersection de (Δ)(\Delta) et de (P)(P). t−(3−t)+(3+t)−6=0  ⟺  3t−6=0  ⟺  t=2.t-(3-t)+(3+t)-6=0\iff3t-6=0\iff t=2. Donc H(2, 3−2, 3+2)=H(2,1,5)H(2,\,3-2,\,3+2)=H(2,1,5).

d) (0.5 pt) Montrer que x2+y2+z2−2x−4y−8z+18=0x^2+y^2+z^2-2x-4y-8z+18=0 est une équation cartésienne de la sphère (S)(S)

Voir la solution

[AH][AH] est un diamètre de (S)(S), donc son centre est le milieu de [AH][AH] : Ω(0+22,3+12,3+52)=Ω(1,2,4)\Omega\left(\frac{0+2}{2},\frac{3+1}{2},\frac{3+5}{2}\right)=\Omega(1,2,4), et R=3R=\sqrt{3}. (S):(x−1)2+(y−2)2+(z−4)2=3  ⟺  x2+y2+z2−2x−4y−8z+1+4+16−3=0,(S):(x-1)^2+(y-2)^2+(z-4)^2=3\iff x^2+y^2+z^2-2x-4y-8z+1+4+16-3=0, soit x2+y2+z2−2x−4y−8z+18=0x^2+y^2+z^2-2x-4y-8z+18=0.

3) (0.5 pt) Déterminer les deux points d’intersection de la droite (BH)(BH) et la sphère (S)(S)

Voir la solution

BH→(1,−1,4)\overrightarrow{BH}(1,-1,4), donc (BH):{x=1+sy=2−sz=1+4s (s∈R)(BH):\begin{cases}x=1+s\\y=2-s\\z=1+4s\end{cases}\ (s\in\mathbb{R}).

On remplace dans (x−1)2+(y−2)2+(z−4)2=3(x-1)^2+(y-2)^2+(z-4)^2=3 : s2+s2+(4s−3)2=3  ⟺  18s2−24s+6=0  ⟺  3s2−4s+1=0  ⟺  (s−1)(3s−1)=0.s^2+s^2+(4s-3)^2=3\iff18s^2-24s+6=0\iff3s^2-4s+1=0\iff(s-1)(3s-1)=0.

  • s=1s=1 : le point (2,1,5)(2,1,5), c’est-à-dire HH ;
  • s=13s=\frac{1}{3} : le point E(43,53,73)E\left(\frac{4}{3},\frac{5}{3},\frac{7}{3}\right).

La droite (BH)(BH) coupe la sphère (S)(S) aux points H(2,1,5)H(2,1,5) et E(43,53,73)E\left(\frac{4}{3},\frac{5}{3},\frac{7}{3}\right).

Exercice 3 — Nombres complexes (3.5 points)

Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u⃗,v⃗)(O,\vec{u},\vec{v}), on considère les points AA, BB, CC et DD d’affixes respectives : a=−3+i2a=\dfrac{-\sqrt{3}+i}{2}, b=1−i32b=\dfrac{1-i\sqrt{3}}{2}, c=1+ac=1+a et d=c‾d=\overline{c}

1) (0.5 pt) Vérifier que ∣a∣=1|a|=1 et que arg⁡(a)≡5π6 [2π]\arg(a)\equiv\dfrac{5\pi}{6}\,[2\pi]

Voir la solution

∣a∣=34+14=1|a|=\sqrt{\frac{3}{4}+\frac{1}{4}}=1 et a=−32+12i=cos⁡5π6+isin⁡5π6a=-\frac{\sqrt{3}}{2}+\frac{1}{2}i=\cos\frac{5\pi}{6}+i\sin\frac{5\pi}{6}.

Donc arg⁡(a)≡5π6 [2π]\arg(a)\equiv\dfrac{5\pi}{6}\,[2\pi].

2) (0.75 pt) Vérifier que c−dc−a=i\dfrac{c-d}{c-a}=i et déduire que le triangle ACDACD est isocèle rectangle en CC

Voir la solution

c=1+a=2−32+12ic=1+a=\frac{2-\sqrt{3}}{2}+\frac{1}{2}i et d=c‾=2−32−12id=\overline{c}=\frac{2-\sqrt{3}}{2}-\frac{1}{2}i.

c−d=2iIm⁡(c)=ic-d=2i\operatorname{Im}(c)=i et c−a=1c-a=1, donc c−dc−a=i\dfrac{c-d}{c-a}=i.

Ainsi ∣c−dc−a∣=1\left|\dfrac{c-d}{c-a}\right|=1, soit CD=CACD=CA, et arg⁡(c−dc−a)≡π2 [2π]\arg\left(\dfrac{c-d}{c-a}\right)\equiv\frac{\pi}{2}\,[2\pi], soit (CA→,CD→)≡π2 [2π]\left(\overrightarrow{CA},\overrightarrow{CD}\right)\equiv\frac{\pi}{2}\,[2\pi].

Donc le triangle ACDACD est isocèle rectangle en CC.

3) a) (0.5 pt) Montrer que d−a=1−id-a=1-i et que b−d=3−12(1−i)b-d=\dfrac{\sqrt{3}-1}{2}(1-i)

Voir la solution

d−a=2−32−12i−−32−12i=22−i=1−id-a=\frac{2-\sqrt{3}}{2}-\frac{1}{2}i-\frac{-\sqrt{3}}{2}-\frac{1}{2}i=\frac{2}{2}-i=1-i.

b−d=1−2+32+−3+12i=3−12−3−12i=3−12(1−i)b-d=\frac{1-2+\sqrt{3}}{2}+\frac{-\sqrt{3}+1}{2}i=\frac{\sqrt{3}-1}{2}-\frac{\sqrt{3}-1}{2}i=\frac{\sqrt{3}-1}{2}(1-i).

b) (0.25 pt) Déduire que les points AA, DD et BB sont alignés.

Voir la solution

b−dd−a=3−12∈R\dfrac{b-d}{d-a}=\dfrac{\sqrt{3}-1}{2}\in\mathbb{R}, donc les vecteurs AD→\overrightarrow{AD} et DB→\overrightarrow{DB} sont colinéaires : AA, DD et BB sont alignés.

4) Soit RR la transformation du plan qui transforme chaque point MM d’affixe zz en M′M' d’affixe z′z' tel que z′=azz'=az.

a) (0.5 pt) Vérifier que RR est une rotation dont on déterminera le centre et l’angle.

Voir la solution

D’après 1, a=ei5π6a=e^{i\frac{5\pi}{6}}, donc z′−0=ei5π6(z−0)z'-0=e^{i\frac{5\pi}{6}}(z-0) : RR est la rotation de centre OO et d’angle 5π6\dfrac{5\pi}{6}.

b) (0.5 pt) Vérifier que ad=cad=c et déduire que R(D)=CR(D)=C

Voir la solution

d=c‾=1+a‾=1+a‾d=\overline{c}=\overline{1+a}=1+\overline{a}, donc ad=a+aa‾=a+∣a∣2=a+1=cad=a+a\overline{a}=a+|a|^2=a+1=c.

L’image de DD par RR a pour affixe ad=cad=c : R(D)=CR(D)=C.

c) (0.5 pt) Montrer que arg⁡(c)≡5π12 [2π]\arg(c)\equiv\dfrac{5\pi}{12}\,[2\pi]

Voir la solution

c≠0c\neq0 et c=adc=ad, donc arg⁡(c)≡arg⁡(a)+arg⁡(d) [2π]\arg(c)\equiv\arg(a)+\arg(d)\,[2\pi]. Or d=c‾d=\overline{c}, donc arg⁡(d)≡−arg⁡(c) [2π]\arg(d)\equiv-\arg(c)\,[2\pi] : arg⁡(c)≡5π6−arg⁡(c) [2π]  ⟺  2arg⁡(c)≡5π6 [2π]  ⟺  arg⁡(c)≡5π12 [π].\arg(c)\equiv\frac{5\pi}{6}-\arg(c)\,[2\pi]\iff2\arg(c)\equiv\frac{5\pi}{6}\,[2\pi]\iff\arg(c)\equiv\frac{5\pi}{12}\,[\pi]. Donc arg⁡(c)≡5π12 [2π]\arg(c)\equiv\frac{5\pi}{12}\,[2\pi] ou arg⁡(c)≡5π12+π [2π]\arg(c)\equiv\frac{5\pi}{12}+\pi\,[2\pi].

Or Re⁡(c)=2−32>0\operatorname{Re}(c)=\frac{2-\sqrt{3}}{2}>0 et Im⁡(c)=12>0\operatorname{Im}(c)=\frac{1}{2}>0 : un argument de cc est dans ]0,π2[\left]0,\frac{\pi}{2}\right[, ce qui exclut 17π12\frac{17\pi}{12}.

Donc arg⁡(c)≡5π12 [2π]\arg(c)\equiv\dfrac{5\pi}{12}\,[2\pi].

Exercice 4 — Calcul des probabilités (2.5 points)

Un sac contient 44 boules blanches et 33 boules noires. (Les boules sont indiscernables au toucher).

Un jeu consiste à tirer successivement et sans remise deux boules du sac.

Les règles du jeu sont comme suit :

  • Si les deux boules tirées sont blanches, on note : +5+5.
  • Si les deux boules tirées sont noires, on note : −5-5.
  • Si les deux boules tirées sont de couleurs différentes, on note : 00.

On considère les évènements : GG « noter +5+5 » ; ZZ « noter 00 »

N1N_1 « La première boule tirée est noire » ; B2B_2 « la deuxième boule tirée est blanche »

1) a) (0.5 pt) Calculer p(G)p(G), la probabilité de l’évènement GG

Voir la solution

Un tirage est un arrangement de 22 boules parmi 77 : card⁡Ω=A72=7×6=42\operatorname{card}\Omega=A_7^2=7\times6=42 tirages équiprobables.

GG : deux boules blanches : A42=12A_4^2=12 tirages. p(G)=1242=27p(G)=\dfrac{12}{42}=\dfrac{2}{7}.

b) (0.5 pt) Montrer que la probabilité de l’évènement ZZ est p(Z)=47p(Z)=\dfrac{4}{7}

Voir la solution

ZZ : une blanche puis une noire (4×3=124\times3=12) ou une noire puis une blanche (3×4=123\times4=12) : p(Z)=12+1242=2442=47.p(Z)=\frac{12+12}{42}=\frac{24}{42}=\frac{4}{7}.

2) a) (0.5 pt) Calculer la probabilité p(N1∩B2)p(N_1\cap B_2)

Voir la solution

N1∩B2N_1\cap B_2 : une noire puis une blanche : 3×4=123\times4=12 tirages. p(N1∩B2)=1242=27p(N_1\cap B_2)=\dfrac{12}{42}=\dfrac{2}{7}.

b) (0.5 pt) Montrer que p(B2)=47p(B_2)=\dfrac{4}{7}

Voir la solution

B2=(N1∩B2)∪(B1∩B2)B_2=(N_1\cap B_2)\cup(B_1\cap B_2), réunion de deux évènements incompatibles (B1B_1 : « la première boule est blanche ») : p(B2)=p(N1∩B2)+p(B1∩B2)=1242+4×342=2442=47.p(B_2)=p(N_1\cap B_2)+p(B_1\cap B_2)=\frac{12}{42}+\frac{4\times3}{42}=\frac{24}{42}=\frac{4}{7}.

c) (0.5 pt) Déduire la probabilité de « noter 00 » sachant que la deuxième boule tirée est blanche.

Voir la solution

Si la deuxième boule est blanche, les deux boules sont de couleurs différentes si et seulement si la première est noire : Z∩B2=N1∩B2Z\cap B_2=N_1\cap B_2. p(Z/B2)=p(Z∩B2)p(B2)=p(N1∩B2)p(B2)=2747=12.p(Z/B_2)=\frac{p(Z\cap B_2)}{p(B_2)}=\frac{p(N_1\cap B_2)}{p(B_2)}=\frac{\frac{2}{7}}{\frac{4}{7}}=\frac{1}{2}.

Exercice 5 — Problème (8 points)

On considère la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par : f(x)=x−1+4ex+2f(x)=x-1+\dfrac{4}{e^x+2}

Soit (Cf)(\mathscr{C}_f) la courbe représentative de ff dans un repère orthonormé (O,i⃗,j⃗)(O,\vec{i},\vec{j}).

1) (0.5 pt) Calculer f(0)f(0) et f(ln⁡2)f(\ln2)

Voir la solution

f(0)=0−1+41+2=−1+43=13f(0)=0-1+\dfrac{4}{1+2}=-1+\dfrac{4}{3}=\dfrac{1}{3} et f(ln⁡2)=ln⁡2−1+42+2=ln⁡2f(\ln2)=\ln2-1+\dfrac{4}{2+2}=\ln2.

2) a) (0.5 pt) Calculer lim⁡x→+∞f(x)\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x) et lim⁡x→−∞f(x)\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)

Voir la solution
  • lim⁡x→+∞ex=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}e^x=+\infty, donc lim⁡x→+∞4ex+2=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{4}{e^x+2}=0 et lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.
  • lim⁡x→−∞ex=0\displaystyle\lim_{x\to-\infty}e^x=0, donc lim⁡x→−∞4ex+2=2\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\frac{4}{e^x+2}=2 et, comme lim⁡x→−∞(x−1)=−∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}(x-1)=-\infty : lim⁡x→−∞f(x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=-\infty.

b) (0.5 pt) Vérifier que lim⁡x→+∞(f(x)−(x−1))=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\big(f(x)-(x-1)\big)=0 puis interpréter géométriquement ce résultat.

Voir la solution

lim⁡x→+∞(f(x)−(x−1))=lim⁡x→+∞4ex+2=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\big(f(x)-(x-1)\big)=\lim_{x\to+\infty}\frac{4}{e^x+2}=0.

Interprétation : la droite d’équation y=x−1y=x-1 est une asymptote oblique à (Cf)(\mathscr{C}_f) au voisinage de +∞+\infty.

3) a) (0.25 pt) Vérifier que pour tout x∈Rx\in\mathbb{R}, f(x)=x+1−2exex+2f(x)=x+1-\dfrac{2e^x}{e^x+2}

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x+1−2exex+2=x−1+2−2exex+2=x−1+2ex+4−2exex+2=x−1+4ex+2=f(x).x+1-\frac{2e^x}{e^x+2}=x-1+2-\frac{2e^x}{e^x+2}=x-1+\frac{2e^x+4-2e^x}{e^x+2}=x-1+\frac{4}{e^x+2}=f(x).

b) (0.5 pt) Calculer lim⁡x→−∞exex+2\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\frac{e^x}{e^x+2} puis déduire que la droite d’équation y=x+1y=x+1 est une asymptote oblique à la courbe (Cf)(\mathscr{C}_f) au voisinage de −∞-\infty

Voir la solution

lim⁡x→−∞exex+2=00+2=0\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\frac{e^x}{e^x+2}=\frac{0}{0+2}=0.

D’après 3.a : lim⁡x→−∞(f(x)−(x+1))=lim⁡x→−∞(−2exex+2)=0\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\big(f(x)-(x+1)\big)=\lim_{x\to-\infty}\left(-\frac{2e^x}{e^x+2}\right)=0.

Donc la droite d’équation y=x+1y=x+1 est une asymptote oblique à (Cf)(\mathscr{C}_f) au voisinage de −∞-\infty.

c) (0.5 pt) Montrer que pour tout x∈Rx\in\mathbb{R}, −1<f(x)−x<1-1<f(x)-x<1

Voir la solution

Soit x∈Rx\in\mathbb{R}.

  • f(x)−x=−1+4ex+2f(x)-x=-1+\dfrac{4}{e^x+2} et 4ex+2>0\dfrac{4}{e^x+2}>0, donc f(x)−x>−1f(x)-x>-1 ;
  • d’après 3.a, f(x)−x=1−2exex+2f(x)-x=1-\dfrac{2e^x}{e^x+2} et 2exex+2>0\dfrac{2e^x}{e^x+2}>0, donc f(x)−x<1f(x)-x<1.

Donc −1<f(x)−x<1-1<f(x)-x<1.

4) a) (0.5 pt) Montrer que pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} : f′(x)=e2x+4(ex+2)2f'(x)=\dfrac{e^{2x}+4}{(e^x+2)^2}

Voir la solution

ff est dérivable sur R\mathbb{R} et : f′(x)=1−4ex(ex+2)2=e2x+4ex+4−4ex(ex+2)2=e2x+4(ex+2)2.f'(x)=1-\frac{4e^x}{(e^x+2)^2}=\frac{e^{2x}+4e^x+4-4e^x}{(e^x+2)^2}=\frac{e^{2x}+4}{(e^x+2)^2}.

b) (0.25 pt) Déduire que la fonction ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}.

Voir la solution

Pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} : e2x+4>0e^{2x}+4>0 et (ex+2)2>0(e^x+2)^2>0, donc f′(x)>0f'(x)>0. La fonction ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}.

x−∞+∞f′(x)+f(x)−∞↗+∞\begin{array}{|c|ccc|}\hline x & -\infty & & +\infty\\\hline f'(x) & & + & \\\hline f(x) & -\infty & \nearrow & +\infty\\\hline\end{array}

5) a) (0.5 pt) Montrer que pour tout m∈Rm\in\mathbb{R}, l’équation f(x)=mf(x)=m admet une solution unique dans R\mathbb{R}

Voir la solution

ff est continue et strictement croissante sur R\mathbb{R} : c’est une bijection de R\mathbb{R} sur f(R)=]lim⁡−∞f,lim⁡+∞f[=]−∞,+∞[f(\mathbb{R})=\left]\lim_{-\infty}f,\lim_{+\infty}f\right[=]-\infty,+\infty[.

Donc pour tout m∈Rm\in\mathbb{R}, l’équation f(x)=mf(x)=m admet une solution unique dans R\mathbb{R}.

b) (0.5 pt) Soit α\alpha l’unique solution de l’équation f(x)=0f(x)=0

Vérifier que −1<α<0-1<\alpha<0 et montrer que eα=2(1+α)1−αe^\alpha=\dfrac{2(1+\alpha)}{1-\alpha}

Voir la solution
  • f(0)=13>0f(0)=\frac{1}{3}>0 ;
  • f(−1)=−2+4e−1+2f(-1)=-2+\dfrac{4}{e^{-1}+2} ; or e−1+2>2e^{-1}+2>2, donc 4e−1+2<2\dfrac{4}{e^{-1}+2}<2 et f(−1)<0f(-1)<0.

f(−1)<f(α)=0<f(0)f(-1)<f(\alpha)=0<f(0), donc −1<α<0-1<\alpha<0 (valeur approchée : α≈−0,553\alpha\approx-0{,}553).

f(α)=0  ⟺  4eα+2=1−α  ⟺  eα+2=41−αf(\alpha)=0\iff\dfrac{4}{e^\alpha+2}=1-\alpha\iff e^\alpha+2=\dfrac{4}{1-\alpha} (car 1−α≠01-\alpha\neq0)   ⟺  eα=4−2(1−α)1−α=2(1+α)1−α\iff e^\alpha=\dfrac{4-2(1-\alpha)}{1-\alpha}=\dfrac{2(1+\alpha)}{1-\alpha}.

6) a) (0.5 pt) Montrer que pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} : f′′(x)=4ex(ex−2)(ex+2)3f''(x)=\dfrac{4e^x(e^x-2)}{(e^x+2)^3}

Voir la solution

f′(x)=1−4ex(ex+2)2f'(x)=1-\dfrac{4e^x}{(e^x+2)^2} est dérivable sur R\mathbb{R} et : f′′(x)=−4×ex(ex+2)2−ex×2ex(ex+2)(ex+2)4=−4×ex((ex+2)−2ex)(ex+2)3=−4×ex(2−ex)(ex+2)3=4ex(ex−2)(ex+2)3.f''(x)=-4\times\frac{e^x(e^x+2)^2-e^x\times2e^x(e^x+2)}{(e^x+2)^4}=-4\times\frac{e^x\big((e^x+2)-2e^x\big)}{(e^x+2)^3}=-4\times\frac{e^x(2-e^x)}{(e^x+2)^3}=\frac{4e^x(e^x-2)}{(e^x+2)^3}.

b) (0.25 pt) Etudier le signe de ex−2e^x-2 sur R\mathbb{R}.

Voir la solution

ex−2>0  ⟺  ex>eln⁡2  ⟺  x>ln⁡2e^x-2>0\iff e^x>e^{\ln2}\iff x>\ln2 ; ex−2=0  ⟺  x=ln⁡2e^x-2=0\iff x=\ln2 ; ex−2<0  ⟺  x<ln⁡2e^x-2<0\iff x<\ln2.

c) (0.5 pt) Déduire que la courbe (Cf)(\mathscr{C}_f) admet un point d’inflexion que l’on déterminera.

Voir la solution

4ex>04e^x>0 et (ex+2)3>0(e^x+2)^3>0, donc f′′(x)f''(x) a le signe de ex−2e^x-2 : f′′f'' s’annule en ln⁡2\ln2 en changeant de signe (négative sur ]−∞,ln⁡2[]-\infty,\ln2[, positive sur ]ln⁡2,+∞[]\ln2,+\infty[).

Donc (Cf)(\mathscr{C}_f) admet un point d’inflexion I(ln⁡2,f(ln⁡2))I(\ln2,f(\ln2)), soit I(ln⁡2,ln⁡2)I(\ln2,\ln2).

(Cf)(\mathscr{C}_f) est concave sur ]−∞,ln⁡2]]-\infty,\ln2] et convexe sur [ln⁡2,+∞[[\ln2,+\infty[.

d) (0.5 pt) Montrer que y=12x+ln⁡22y=\dfrac{1}{2}x+\dfrac{\ln2}{2} est l’équation de la tangente à (Cf)(\mathscr{C}_f) au point d’abscisse ln⁡2\ln2

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f′(ln⁡2)=4+4(2+2)2=816=12f'(\ln2)=\dfrac{4+4}{(2+2)^2}=\dfrac{8}{16}=\dfrac{1}{2} et f(ln⁡2)=ln⁡2f(\ln2)=\ln2. y=f′(ln⁡2)(x−ln⁡2)+f(ln⁡2)=12x−ln⁡22+ln⁡2=12x+ln⁡22.y=f'(\ln2)(x-\ln2)+f(\ln2)=\frac{1}{2}x-\frac{\ln2}{2}+\ln2=\frac{1}{2}x+\frac{\ln2}{2}.

7) (0.75 pt) Construire la courbe (Cf)(\mathscr{C}_f) dans le repère (O,i⃗,j⃗)(O,\vec{i},\vec{j}).

Voir la solution

On trace les asymptotes y=x−1y=x-1 (en +∞+\infty) et y=x+1y=x+1 (en −∞-\infty) ; la courbe est entre ces deux droites (question 3.c). On place f(0)=13f(0)=\frac{1}{3}, α≈−0,55\alpha\approx-0{,}55, le point d’inflexion I(ln⁡2,ln⁡2)I(\ln2,\ln2) et la tangente (T)(T) en II.

Courbe de f, asymptotes et tangente en I

8) a) (0.5 pt) Montrer que ∫0ln⁡21ex+2 dx=12ln⁡(32)\displaystyle\int_0^{\ln2}\frac{1}{e^x+2}\,\mathrm{d}x=\frac{1}{2}\ln\left(\frac{3}{2}\right)

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Pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} : 1ex+2=12×(ex+2)−exex+2=12(1−exex+2)\dfrac{1}{e^x+2}=\dfrac{1}{2}\times\dfrac{(e^x+2)-e^x}{e^x+2}=\dfrac{1}{2}\left(1-\dfrac{e^x}{e^x+2}\right), et x↦ln⁡(ex+2)x\mapsto\ln(e^x+2) est une primitive de x↦exex+2x\mapsto\dfrac{e^x}{e^x+2}. ∫0ln⁡2dxex+2=12[x−ln⁡(ex+2)]0ln⁡2=12((ln⁡2−ln⁡4)−(0−ln⁡3))=12(ln⁡3−ln⁡2)=12ln⁡(32).\int_0^{\ln2}\frac{\mathrm{d}x}{e^x+2}=\frac{1}{2}\Big[x-\ln(e^x+2)\Big]_0^{\ln2}=\frac{1}{2}\big((\ln2-\ln4)-(0-\ln3)\big)=\frac{1}{2}(\ln3-\ln2)=\frac{1}{2}\ln\left(\frac{3}{2}\right).

b) (0.5 pt) Calculer, en unité d’aire, l’aire de la partie du plan délimitée par la courbe (Cf)(\mathscr{C}_f), la droite d’équation y=x−1y=x-1, l’axe des ordonnées et la droite d’équation x=ln⁡2x=\ln2

Voir la solution

Pour tout xx : f(x)−(x−1)=4ex+2>0f(x)-(x-1)=\dfrac{4}{e^x+2}>0, donc (Cf)(\mathscr{C}_f) est au-dessus de la droite y=x−1y=x-1 et A=∫0ln⁡2(f(x)−(x−1)) dx=4∫0ln⁡2dxex+2=4×12ln⁡(32)=2ln⁡(32) u.a. (≈0,81 u.a.)\mathscr{A}=\int_0^{\ln2}\big(f(x)-(x-1)\big)\,\mathrm{d}x=4\int_0^{\ln2}\frac{\mathrm{d}x}{e^x+2}=4\times\frac{1}{2}\ln\left(\frac{3}{2}\right)=2\ln\left(\frac{3}{2}\right)\ \text{u.a.}\ (\approx0{,}81\ \text{u.a.})

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