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Examen national du baccalauréat — Session normale 2016
L’utilisation de la calculatrice non programmable est autorisée
Le candidat peut traiter les exercices de l’épreuve suivant l’ordre qui lui convient
L’utilisation de la couleur rouge lors de la rédaction des solutions est à éviter
COMPOSANTES DU SUJET
L’épreuve est composée de quatre exercices et un problème indépendants entre eux et répartis suivant les domaines comme suit :
Domaine
Barème
Exercice 1
Suites numériques
2,5 points
Exercice 2
Géométrie dans l’espace
3 points
Exercice 3
Nombres complexes
3 points
Exercice 4
Calcul des probabilités
3 points
Problème
Etude des fonctions numériques et calcul intégral
8,5 points
Exercice 1 — Suites numériques (2,5 points)
On considère la suite numérique (un) définie par :
u0=2etun+1=5−un3+unpour tout entier naturel n
1)(0,75 pt) Vérifier que un+1−3=2+(3−un)4(un−3) pour tout entier naturel n, puis montrer par récurrence que un<3 pour tout entier naturel n
Voir la solution
Vérification. Soit n∈N (on admet que un=5, ce que confirme la récurrence ci-dessous puisque un<3). On réduit au même dénominateur :
un+1−3=5−un3+un−3=5−un3+un−3(5−un)=5−un3+un−15+3un=5−un4un−12.
Or 4un−12=4(un−3) et 5−un=2+(3−un). Donc, pour tout entier naturel n :
un+1−3=2+(3−un)4(un−3).
Récurrence. Montrons par récurrence que, pour tout n∈N, un<3.
Initialisation. Pour n=0 : u0=2<3. La propriété est vraie au rang 0.
Hérédité. Soit n∈N. Supposons que un<3 et montrons que un+1<3.
Comme un<3, on a un−3<0, donc 4(un−3)<0 ; et 3−un>0, donc 2+(3−un)>2>0.
Le quotient 2+(3−un)4(un−3) est donc strictement négatif, c’est-à-dire un+1−3<0, soit un+1<3.
Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈N : un<3.
2) Soit la suite numérique (vn) définie par vn=3−unun−1 pour tout entier naturel n
a)(0,75 pt) Montrer que (vn) est une suite géométrique de raison 21, puis en déduire que vn=(21)n pour tout entier naturel n
Voir la solution
D’après la question 1), un<3, donc 3−un=0 et vn est bien défini pour tout n∈N.
Soit n∈N. On calcule séparément le numérateur et le dénominateur de vn+1 :
un+1−1=5−un3+un−(5−un)=5−un2un−2=5−un2(un−1),3−un+1=5−un3(5−un)−(3+un)=5−un12−4un=5−un4(3−un).
Donc
vn+1=3−un+1un+1−1=4(3−un)2(un−1)=21×3−unun−1=21vn.
La suite (vn) est donc géométrique de raison q=21, de premier terme v0=3−u0u0−1=3−22−1=1.
Par suite, pour tout entier naturel n : vn=v0×qn=(21)n.
b)(0,5 pt) Montrer que un=1+vn1+3vn pour tout entier naturel n, puis écrire un en fonction de n
Voir la solution
Soit n∈N. De vn=3−unun−1 on tire :
vn(3−un)=un−1⟺3vn−vnun=un−1⟺3vn+1=un(1+vn).
Or vn=(21)n>0, donc 1+vn=0 et
un=1+vn1+3vn.
En remplaçant vn par son expression :
un=1+(21)n1+3(21)npour tout n∈N.
Contrôle : pour n=0, u0=1+11+3=2.
c)(0,5 pt) Déterminer la limite de la suite (un)
Voir la solution
Comme −1<21<1, on a n→+∞lim(21)n=0, c’est-à-dire n→+∞limvn=0.
Donc
limn→+∞un=limn→+∞1+vn1+3vn=1+01+3×0=1.
Exercice 2 — Géométrie dans l’espace (3 points)
Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O;i,j,k), on considère les points A(2,1,3), B(3,1,1), C(2,2,1) et la sphère (S) d’équation :
x2+y2+z2−2x+2y−34=0
1) a)(0,5 pt) Montrer que AB∧AC=2i+2j+k
Voir la solution
On a AB(3−2,1−1,1−3), soit AB(1,0,−2), et AC(2−2,2−1,1−3), soit AC(0,1,−2).
b)(0,5 pt) En déduire que 2x+2y+z−9=0 est une équation cartésienne du plan (ABC)
Voir la solution
Le vecteur n=AB∧AC(2,2,1) est non nul : les points A, B, C ne sont pas alignés et n est un vecteur normal au plan (ABC).
Une équation de (ABC) est donc de la forme 2x+2y+z+d=0. Comme A(2,1,3)∈(ABC) : 4+2+3+d=0, donc d=−9.
Ainsi (ABC):2x+2y+z−9=0.
2) a)(0,5 pt) Montrer que la sphère (S) a pour centre le point Ω(1,−1,0) et pour rayon 6
Voir la solution
On complète les carrés :
x2−2x=(x−1)2−1ety2+2y=(y+1)2−1.
L’équation de (S) s’écrit donc (x−1)2−1+(y+1)2−1+z2−34=0, soit
(x−1)2+(y+1)2+z2=36=62.
Donc (S) est la sphère de centre Ω(1,−1,0) et de rayon R=6.
b)(0,5 pt) Montrer que d(Ω,(ABC))=3 et en déduire que le plan (ABC) coupe la sphère suivant un cercle (Γ)
Voir la solution
d(Ω,(ABC))=22+22+12∣2×1+2×(−1)+0−9∣=9∣−9∣=39=3.
Comme d(Ω,(ABC))=3<6=R, le plan (ABC) coupe la sphère (S) suivant un cercle (Γ), de rayon
r=R2−d2=36−9=27=33.
3) a)(0,5 pt) Déterminer une représentation paramétrique de la droite (Δ) passant par le point Ω et orthogonale au plan (ABC)
Voir la solution
La droite (Δ) est orthogonale au plan (ABC), donc elle est dirigée par le vecteur normal n(2,2,1). Elle passe par Ω(1,−1,0), d’où :
(Δ):⎩⎨⎧x=1+2ty=−1+2tz=t(t∈R).
b)(0,5 pt) Montrer que le point est le centre du cercle (Γ)
Voir la solution
(Le point visé par l’énoncé est le point B.)
Le centre du cercle (Γ) est le projeté orthogonal H de Ω sur le plan (ABC), c’est-à-dire le point d’intersection de (Δ) et de (ABC).
Soit M(1+2t,−1+2t,t) un point de (Δ) :
M∈(ABC)⟺2(1+2t)+2(−1+2t)+t−9=0⟺9t−9=0⟺t=1.
Pour t=1 on obtient le point (3,1,1), c’est-à-dire le point B.
Donc le centre du cercle (Γ) est le point B(3,1,1).
Contrôle :ΩB=22+22+12=3=d(Ω,(ABC)).
Exercice 3 — Nombres complexes (3 points)
1)(0,75 pt) Résoudre dans l’ensemble des nombres complexes C l’équation :
z2−4z+29=0
Voir la solution
Le discriminant est Δ=(−4)2−4×1×29=16−116=−100=(10i)2<0.
L’équation admet donc deux solutions complexes conjuguées :
z1=24−10i=2−5ietz2=24+10i=2+5i.
Donc S={2−5i;2+5i}.
2) Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O;e1,e2), on considère les points Ω, A et B d’affixes respectives ω, a et b telles que ω=2+5i, a=5+2i et b=5+8i
a)(0,75 pt) Soit u le nombre complexe tel que u=b−ω
Vérifier que u=3+3i puis montrer que argu≡4π[2π]
Voir la solution
u=b−ω=(5+8i)−(2+5i)=3+3i.
∣u∣=32+32=18=32, donc
u=32(323+323i)=32(22+i22)=32(cos4π+isin4π).
Donc argu≡4π[2π].
b)(0,25 pt) Déterminer un argument du nombre complexe u (u étant le conjugué de u)
Voir la solution
On sait que argu≡−argu[2π], donc argu≡−4π[2π].
Un argument de u est −4π (en effet u=3−3i=32(cos(−4π)+isin(−4π))).
c)(0,75 pt) Vérifier que a−ω=u puis en déduire que ΩA=ΩB et que arg(a−ωb−ω)≡2π[2π]
Voir la solution
a−ω=(5+2i)−(2+5i)=3−3i=u.
Distances.ΩA=∣a−ω∣=∣u∣=∣u∣ et ΩB=∣b−ω∣=∣u∣. Donc ΩA=ΩB(=32).
Une urne contient 10 boules : quatre boules rouges et six boules vertes.
(les boules sont indiscernables au toucher)
On tire au hasard, simultanément, deux boules de l’urne.
1)(1 pt) Soit A l’événement : « Les deux boules tirées sont rouges »
Montrer que p(A)=152
Voir la solution
Un tirage est une combinaison de 2 boules parmi 10 : card(Ω)=C102=210×9=45, et les tirages sont équiprobables.
L’événement A correspond au choix de 2 boules parmi les 4 rouges : card(A)=C42=6.
Donc p(A)=456=152.
2) Soit X la variable aléatoire qui à chaque tirage associe le nombre de boules rouges Restantes dans l’urne après le tirage de deux boules.
a)(0,5 pt) Montrer que l’ensemble des valeurs prises par X est {2,3,4}
Voir la solution
Le nombre de boules rouges tirées est 0, 1 ou 2. Comme l’urne contient 4 boules rouges, le nombre de boules rouges restantes est X=4−(nombre de rouges tireˊes) :
aucune rouge tirée : X=4 ;
une rouge tirée : X=3 ;
deux rouges tirées : X=2.
Donc X(Ω)={2,3,4}.
b)(1,5 pt) Montrer que p(X=3)=158 puis déterminer la loi de probabilité de la variable aléatoire X
Voir la solution
(X=3) signifie qu’on a tiré exactement une boule rouge et une boule verte :
p(X=3)=C102C41×C61=454×6=4524=158.(X=2) signifie qu’on a tiré deux rouges : p(X=2)=p(A)=152.
(X=4) signifie qu’on a tiré deux vertes : p(X=4)=C102C62=4515=31=155.
xi
2
3
4
p(X=xi)
152
158
155
Contrôle : 152+8+5=1.
Exercice 5 — Problème (8,5 points)
On considère la fonction numérique f définie sur R par :
f(x)=2x−2+e2x−4ex
Soit (Cf) la courbe représentative de la fonction f dans un repère orthonormé (O;i,j) (unité : 1 cm)
A- 1) a)(0,25 pt) Montrer que x→−∞limf(x)=−∞
Voir la solution
On a x→−∞limex=0 et x→−∞lime2x=0, et x→−∞lim(2x−2)=−∞.
Donc x→−∞limf(x)=−∞+0−0=−∞.
b)(0,5 pt) Montrer que la droite (D) d’équation y=2x−2 est asymptote à la courbe (Cf) au voisinage de −∞
Voir la solution
Pour tout x∈R : f(x)−(2x−2)=e2x−4ex.
Or x→−∞lim(e2x−4ex)=0−0=0.
Donc x→−∞lim[f(x)−(2x−2)]=0 : la droite (D):y=2x−2 est asymptote oblique à (Cf) au voisinage de −∞.
2) a)(0,5 pt) Montrer que x→+∞limf(x)=+∞
Voir la solution
Pour tout x∈R : e2x−4ex=ex(ex−4).
Or x→+∞limex=+∞ et x→+∞lim(ex−4)=+∞, donc x→+∞lim(e2x−4ex)=+∞.
Comme de plus x→+∞lim(2x−2)=+∞, on obtient x→+∞limf(x)=+∞.
b)(0,5 pt) Montrer que x→+∞limxf(x)=+∞ puis interpréter géométriquement ce résultat
Voir la solution
Pour x>0 :
xf(x)=2−x2+xex(ex−4).
On sait que x→+∞limxex=+∞ et x→+∞lim(ex−4)=+∞, et x→+∞limx2=0.
Donc x→+∞limxf(x)=+∞.
Interprétation : puisque x→+∞limf(x)=+∞ et x→+∞limxf(x)=+∞, la courbe (Cf) admet au voisinage de +∞ une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées.
3) a)(0,5 pt) Montrer que f′(x)=2(ex−1)2 pour tout réel x
Voir la solution
f est dérivable sur R (somme de fonctions dérivables) et pour tout x∈R :
f′(x)=2+2e2x−4ex=2(e2x−2ex+1)=2((ex)2−2ex+1)=2(ex−1)2.
b)(0,25 pt) Donner le tableau de variations de la fonction f sur R
(Remarquer que f′(0)=0)
Voir la solution
Pour tout x∈R, f′(x)=2(ex−1)2≥0, et f′(x)=0⟺ex=1⟺x=0.
La dérivée est positive et ne s’annule qu’en 0 : f est strictement croissante sur R. De plus f(0)=0−2+1−4=−5.
x
−∞
0
+∞
f′(x)
+
0
+
f(x)
−∞
↗
−5
↗
+∞
c)(0,75 pt) Montrer qu’il existe un réel unique α de l’intervalle ]1,ln4[ tel que f(α)=0
Voir la solution
La fonction f est continue et strictement croissante sur [1,ln4]. Calculons les valeurs aux bornes :
f(1)=2−2+e2−4e=e(e−4)<0 car e<4 (f(1)≈−3,48) ;
f(ln4)=2ln4−2+e2ln4−4eln4=2ln4−2+16−16=2ln4−2=2(ln4−1)>0 car 4>e (f(ln4)≈0,77).
Donc f(1)×f(ln4)<0. D’après le théorème des valeurs intermédiaires (fonction continue et strictement monotone), l’équation f(x)=0 admet une solution unique α dans l’intervalle ]1,ln4[.
4) a)(0,5 pt) Montrer que la courbe (Cf) est située au dessus de la droite (D) sur l’intervalle ]ln4,+∞[ et en dessous de la droite (D) sur l’intervalle ]−∞,ln4[
Voir la solution
Pour tout x∈R : f(x)−(2x−2)=e2x−4ex=ex(ex−4).
Comme ex>0, le signe de f(x)−(2x−2) est celui de ex−4, et ex−4>0⟺ex>4⟺x>ln4.
Sur ]ln4,+∞[ : f(x)−(2x−2)>0, donc (Cf) est au-dessus de (D).
Sur ]−∞,ln4[ : f(x)−(2x−2)<0, donc (Cf) est en dessous de (D).
(Les deux se coupent au point d’abscisse ln4.)
b)(0,5 pt) Montrer que la courbe (Cf) admet un point d’inflexion unique de coordonnées (0,−5)
Voir la solution
f′ est dérivable sur R et pour tout x∈R :
f′′(x)=2×2ex(ex−1)=4ex(ex−1).
Comme 4ex>0, f′′(x) a le signe de ex−1 : f′′(x)<0 sur ]−∞,0[ et f′′(x)>0 sur ]0,+∞[.
f′′ s’annule en 0 en changeant de signe, et seulement en 0 : la courbe (Cf) admet un unique point d’inflexion, d’abscisse 0 et d’ordonnée f(0)=−5, c’est-à-dire le point (0,−5).
c)(0,75 pt) Construire la droite (D) et la courbe (Cf) dans le repère (O;i,j)
Voir la solution
Éléments utiles : (D) asymptote en −∞ ; (Cf) coupe (D) au point (ln4,2ln4−2)≈(1,39;0,77) ; point d’inflexion (0,−5) avec tangente horizontale (f′(0)=0) ; α≈1,36 ; branche parabolique verticale en +∞.
5) a)(0,5 pt) Montrer que ∫0ln4(e2x−4ex)dx=−29
Voir la solution
Une primitive de x↦e2x−4ex sur R est x↦21e2x−4ex. Donc
∫0ln4(e2x−4ex)dx=[21e2x−4ex]0ln4=(216−16)−(21−4)=−8+27=−29.
b)(0,5 pt) Calculer, en cm2, l’aire du domaine plan limité par la courbe (Cf), la droite (D), l’axe des ordonnées et la droite d’équation x=ln4
Voir la solution
D’après 4) a), sur [0,ln4] la courbe (Cf) est en dessous de (D) : ∣f(x)−(2x−2)∣=−(e2x−4ex). L’unité étant 1 cm, l’unité d’aire est 1 cm2 :
A=∫0ln4[(2x−2)−f(x)]dx×1 cm2=−∫0ln4(e2x−4ex)dx×1 cm2=29 cm2.
L’équation caractéristique est r2−3r+2=0. Son discriminant est Δ=9−8=1>0 ; elle admet deux racines réelles distinctes r1=23−1=1 et r2=23+1=2.
Les solutions de (E) sont donc les fonctions
y(x)=αex+βe2x(α,β∈R).
b)(0,5 pt) Déterminer la solution g de l’équation différentielle (E) vérifiant g(0)=−3 et g′(0)=−2
Voir la solution
g(x)=αex+βe2x et g′(x)=αex+2βe2x. Les conditions donnent :
{g(0)=α+β=−3g′(0)=α+2β=−2
Par soustraction : β=1, puis α=−3−1=−4.
Donc g(x)=e2x−4ex pour tout x∈R.
2) Soit la fonction numérique h définie sur l’intervalle ]ln4,+∞[ par :
h(x)=ln(e2x−4ex)
a)(0,75 pt) Montrer que la fonction h admet une fonction réciproque h−1 et que h−1 est définie sur R
Voir la solution
Pour x>ln4 : e2x−4ex=ex(ex−4)>0, donc h est bien définie et dérivable sur I=]ln4,+∞[, avec
h′(x)=e2x−4ex2e2x−4ex=ex(ex−4)2ex(ex−2)=ex−42(ex−2).
Sur I : ex>4, donc ex−2>0 et ex−4>0, d’où h′(x)>0. La fonction h est continue et strictement croissante sur I : elle admet une fonction réciproque h−1 définie sur J=h(I).
Limites : quand x→ln4+, e2x−4ex→0+, donc h(x)→−∞ ; quand x→+∞, e2x−4ex→+∞, donc h(x)→+∞.
Donc J=h(I)=]−∞,+∞[=R : h−1 est définie sur R.
b)(0,75 pt) Vérifier que h(ln5)=ln5 puis déterminer (h−1)′(ln5)
Voir la solution
ln5∈I car 5>4, et h(ln5)=ln(e2ln5−4eln5)=ln(25−20)=ln5.
h est dérivable en ln5 avec h′(ln5)=5−42(5−2)=6=0, donc h−1 est dérivable en h(ln5)=ln5 et
(h−1)′(ln5)=h′(h−1(ln5))1=h′(ln5)1=61.