Accueil › 2BAC SE › Examen national 2016 — Session normale

Examen national 2016 — Session normale

2BAC Sciences Expérimentales · Mathématiques

Chargement du PDF…

Versions interactives à solutions cachées — leurs boutons « Voir la solution » ne fonctionnent que dans Adobe Acrobat Reader (calques PDF non pris en charge par les navigateurs et le lecteur ci-dessus). Le lecteur affiche donc les versions classiques.

  • 📥 Version à corrections cachées (Adobe Acrobat Reader)Télécharger

Examen national du baccalauréat — Session normale 2016

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales (option française) Code NS 22F — Durée : 3 h — Coefficient : 7

INSTRUCTIOS GENERALES

COMPOSANTES DU SUJET

L’épreuve est composée de quatre exercices et un problème indépendants entre eux et répartis suivant les domaines comme suit :

DomaineBarème
Exercice 1Suites numériques2,5 points
Exercice 2Géométrie dans l’espace3 points
Exercice 3Nombres complexes3 points
Exercice 4Calcul des probabilités3 points
ProblèmeEtude des fonctions numériques et calcul intégral8,5 points

Exercice 1 — Suites numériques (2,5 points)

On considère la suite numérique (un)(u_n) définie par :

u0=2etun+1=3+un5−unpour tout entier naturel nu_0=2\quad\text{et}\quad u_{n+1}=\frac{3+u_n}{5-u_n}\quad\text{pour tout entier naturel } n

1) (0,75 pt) Vérifier que un+1−3=4(un−3)2+(3−un)u_{n+1}-3=\dfrac{4(u_n-3)}{2+(3-u_n)} pour tout entier naturel nn, puis montrer par récurrence que un<3u_n<3 pour tout entier naturel nn

Voir la solution

Vérification. Soit n∈Nn\in\mathbb{N} (on admet que un≠5u_n\neq5, ce que confirme la récurrence ci-dessous puisque un<3u_n<3). On réduit au même dénominateur : un+1−3=3+un5−un−3=3+un−3(5−un)5−un=3+un−15+3un5−un=4un−125−un.u_{n+1}-3=\frac{3+u_n}{5-u_n}-3=\frac{3+u_n-3(5-u_n)}{5-u_n}=\frac{3+u_n-15+3u_n}{5-u_n}=\frac{4u_n-12}{5-u_n}. Or 4un−12=4(un−3)4u_n-12=4(u_n-3) et 5−un=2+(3−un)5-u_n=2+(3-u_n). Donc, pour tout entier naturel nn : un+1−3=4(un−3)2+(3−un).u_{n+1}-3=\frac{4(u_n-3)}{2+(3-u_n)}.

Récurrence. Montrons par récurrence que, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N}, un<3u_n<3.

Initialisation. Pour n=0n=0 : u0=2<3u_0=2<3. La propriété est vraie au rang 00.

Hérédité. Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. Supposons que un<3u_n<3 et montrons que un+1<3u_{n+1}<3.

Comme un<3u_n<3, on a un−3<0u_n-3<0, donc 4(un−3)<04(u_n-3)<0 ; et 3−un>03-u_n>0, donc 2+(3−un)>2>02+(3-u_n)>2>0.

Le quotient 4(un−3)2+(3−un)\dfrac{4(u_n-3)}{2+(3-u_n)} est donc strictement négatif, c’est-à-dire un+1−3<0u_{n+1}-3<0, soit un+1<3u_{n+1}<3.

Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : un<3u_n<3.

2) Soit la suite numérique (vn)(v_n) définie par vn=un−13−unv_n=\dfrac{u_n-1}{3-u_n} pour tout entier naturel nn

a) (0,75 pt) Montrer que (vn)(v_n) est une suite géométrique de raison 12\dfrac{1}{2}, puis en déduire que vn=(12)nv_n=\left(\dfrac{1}{2}\right)^n pour tout entier naturel nn

Voir la solution

D’après la question 1), un<3u_n<3, donc 3−un≠03-u_n\neq0 et vnv_n est bien défini pour tout n∈Nn\in\mathbb{N}.

Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. On calcule séparément le numérateur et le dénominateur de vn+1v_{n+1} : un+1−1=3+un−(5−un)5−un=2un−25−un=2(un−1)5−un,u_{n+1}-1=\frac{3+u_n-(5-u_n)}{5-u_n}=\frac{2u_n-2}{5-u_n}=\frac{2(u_n-1)}{5-u_n}, 3−un+1=3(5−un)−(3+un)5−un=12−4un5−un=4(3−un)5−un.3-u_{n+1}=\frac{3(5-u_n)-(3+u_n)}{5-u_n}=\frac{12-4u_n}{5-u_n}=\frac{4(3-u_n)}{5-u_n}. Donc vn+1=un+1−13−un+1=2(un−1)4(3−un)=12×un−13−un=12vn.v_{n+1}=\frac{u_{n+1}-1}{3-u_{n+1}}=\frac{2(u_n-1)}{4(3-u_n)}=\frac{1}{2}\times\frac{u_n-1}{3-u_n}=\frac{1}{2}v_n. La suite (vn)(v_n) est donc géométrique de raison q=12q=\dfrac{1}{2}, de premier terme v0=u0−13−u0=2−13−2=1v_0=\dfrac{u_0-1}{3-u_0}=\dfrac{2-1}{3-2}=1.

Par suite, pour tout entier naturel nn : vn=v0×qn=(12)nv_n=v_0\times q^n=\left(\dfrac{1}{2}\right)^n.

b) (0,5 pt) Montrer que un=1+3vn1+vnu_n=\dfrac{1+3v_n}{1+v_n} pour tout entier naturel nn, puis écrire unu_n en fonction de nn

Voir la solution

Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. De vn=un−13−unv_n=\dfrac{u_n-1}{3-u_n} on tire : vn(3−un)=un−1  ⟺  3vn−vnun=un−1  ⟺  3vn+1=un(1+vn).v_n(3-u_n)=u_n-1\iff 3v_n-v_nu_n=u_n-1\iff 3v_n+1=u_n(1+v_n). Or vn=(12)n>0v_n=\left(\frac{1}{2}\right)^n>0, donc 1+vn≠01+v_n\neq0 et un=1+3vn1+vn.u_n=\frac{1+3v_n}{1+v_n}. En remplaçant vnv_n par son expression : un=1+3(12)n1+(12)npour tout n∈N.u_n=\frac{1+3\left(\frac{1}{2}\right)^n}{1+\left(\frac{1}{2}\right)^n}\quad\text{pour tout } n\in\mathbb{N}. Contrôle : pour n=0n=0, u0=1+31+1=2u_0=\dfrac{1+3}{1+1}=2.

c) (0,5 pt) Déterminer la limite de la suite (un)(u_n)

Voir la solution

Comme −1<12<1-1<\dfrac{1}{2}<1, on a lim⁡n→+∞(12)n=0\displaystyle\lim_{n\to+\infty}\left(\frac{1}{2}\right)^n=0, c’est-à-dire lim⁡n→+∞vn=0\displaystyle\lim_{n\to+\infty}v_n=0.

Donc lim⁡n→+∞un=lim⁡n→+∞1+3vn1+vn=1+3×01+0=1.\lim_{n\to+\infty}u_n=\lim_{n\to+\infty}\frac{1+3v_n}{1+v_n}=\frac{1+3\times0}{1+0}=1.

Exercice 2 — Géométrie dans l’espace (3 points)

Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O;i⃗,j⃗,k⃗)(O;\vec{i},\vec{j},\vec{k}), on considère les points A(2,1,3)A(2,1,3), B(3,1,1)B(3,1,1), C(2,2,1)C(2,2,1) et la sphère (S)(S) d’équation :

x2+y2+z2−2x+2y−34=0x^2+y^2+z^2-2x+2y-34=0

1) a) (0,5 pt) Montrer que AB→∧AC→=2i⃗+2j⃗+k⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=2\vec{i}+2\vec{j}+\vec{k}

Voir la solution

On a AB→(3−2, 1−1, 1−3)\overrightarrow{AB}(3-2,\,1-1,\,1-3), soit AB→(1,0,−2)\overrightarrow{AB}(1,0,-2), et AC→(2−2, 2−1, 1−3)\overrightarrow{AC}(2-2,\,2-1,\,1-3), soit AC→(0,1,−2)\overrightarrow{AC}(0,1,-2).

AB→∧AC→=∣01−2−2∣i⃗−∣10−2−2∣j⃗+∣1001∣k⃗=(0+2)i⃗−(−2−0)j⃗+(1−0)k⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\begin{vmatrix}0&1\\-2&-2\end{vmatrix}\vec{i}-\begin{vmatrix}1&0\\-2&-2\end{vmatrix}\vec{j}+\begin{vmatrix}1&0\\0&1\end{vmatrix}\vec{k}=(0+2)\vec{i}-(-2-0)\vec{j}+(1-0)\vec{k}

Donc AB→∧AC→=2i⃗+2j⃗+k⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=2\vec{i}+2\vec{j}+\vec{k}.

b) (0,5 pt) En déduire que 2x+2y+z−9=02x+2y+z-9=0 est une équation cartésienne du plan (ABC)(ABC)

Voir la solution

Le vecteur n⃗=AB→∧AC→(2,2,1)\vec{n}=\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}(2,2,1) est non nul : les points AA, BB, CC ne sont pas alignés et n⃗\vec{n} est un vecteur normal au plan (ABC)(ABC).

Une équation de (ABC)(ABC) est donc de la forme 2x+2y+z+d=02x+2y+z+d=0. Comme A(2,1,3)∈(ABC)A(2,1,3)\in(ABC) : 4+2+3+d=04+2+3+d=0, donc d=−9d=-9.

Ainsi (ABC):2x+2y+z−9=0(ABC) : 2x+2y+z-9=0.

2) a) (0,5 pt) Montrer que la sphère (S)(S) a pour centre le point Ω(1,−1,0)\Omega(1,-1,0) et pour rayon 66

Voir la solution

On complète les carrés : x2−2x=(x−1)2−1ety2+2y=(y+1)2−1.x^2-2x=(x-1)^2-1\qquad\text{et}\qquad y^2+2y=(y+1)^2-1. L’équation de (S)(S) s’écrit donc (x−1)2−1+(y+1)2−1+z2−34=0(x-1)^2-1+(y+1)^2-1+z^2-34=0, soit (x−1)2+(y+1)2+z2=36=62.(x-1)^2+(y+1)^2+z^2=36=6^2. Donc (S)(S) est la sphère de centre Ω(1,−1,0)\Omega(1,-1,0) et de rayon R=6R=6.

b) (0,5 pt) Montrer que d(Ω,(ABC))=3d(\Omega,(ABC))=3 et en déduire que le plan (ABC)(ABC) coupe la sphère suivant un cercle (Γ)(\Gamma)

Voir la solution

d(Ω,(ABC))=∣2×1+2×(−1)+0−9∣22+22+12=∣−9∣9=93=3.d(\Omega,(ABC))=\frac{|2\times1+2\times(-1)+0-9|}{\sqrt{2^2+2^2+1^2}}=\frac{|-9|}{\sqrt{9}}=\frac{9}{3}=3. Comme d(Ω,(ABC))=3<6=Rd(\Omega,(ABC))=3<6=R, le plan (ABC)(ABC) coupe la sphère (S)(S) suivant un cercle (Γ)(\Gamma), de rayon r=R2−d2=36−9=27=33.r=\sqrt{R^2-d^2}=\sqrt{36-9}=\sqrt{27}=3\sqrt{3}.

3) a) (0,5 pt) Déterminer une représentation paramétrique de la droite (Δ)(\Delta) passant par le point Ω\Omega et orthogonale au plan (ABC)(ABC)

Voir la solution

La droite (Δ)(\Delta) est orthogonale au plan (ABC)(ABC), donc elle est dirigée par le vecteur normal n⃗(2,2,1)\vec{n}(2,2,1). Elle passe par Ω(1,−1,0)\Omega(1,-1,0), d’où : (Δ):{x=1+2ty=−1+2tz=t(t∈R).(\Delta) : \begin{cases}x=1+2t\\y=-1+2t\\z=t\end{cases}\qquad(t\in\mathbb{R}).

b) (0,5 pt) Montrer que le point est le centre du cercle (Γ)(\Gamma)

Voir la solution

(Le point visé par l’énoncé est le point BB.)

Le centre du cercle (Γ)(\Gamma) est le projeté orthogonal HH de Ω\Omega sur le plan (ABC)(ABC), c’est-à-dire le point d’intersection de (Δ)(\Delta) et de (ABC)(ABC).

Soit M(1+2t, −1+2t, t)M(1+2t,\,-1+2t,\,t) un point de (Δ)(\Delta) : M∈(ABC)  ⟺  2(1+2t)+2(−1+2t)+t−9=0  ⟺  9t−9=0  ⟺  t=1.M\in(ABC)\iff 2(1+2t)+2(-1+2t)+t-9=0\iff 9t-9=0\iff t=1. Pour t=1t=1 on obtient le point (3,1,1)(3,1,1), c’est-à-dire le point BB.

Donc le centre du cercle (Γ)(\Gamma) est le point B(3,1,1)B(3,1,1).

Contrôle : ΩB=22+22+12=3=d(Ω,(ABC))\Omega B=\sqrt{2^2+2^2+1^2}=3=d(\Omega,(ABC)).

Exercice 3 — Nombres complexes (3 points)

1) (0,75 pt) Résoudre dans l’ensemble des nombres complexes C\mathbb{C} l’équation :

z2−4z+29=0z^2-4z+29=0

Voir la solution

Le discriminant est Δ=(−4)2−4×1×29=16−116=−100=(10i)2<0\Delta=(-4)^2-4\times1\times29=16-116=-100=(10i)^2<0.

L’équation admet donc deux solutions complexes conjuguées : z1=4−10i2=2−5ietz2=4+10i2=2+5i.z_1=\frac{4-10i}{2}=2-5i\qquad\text{et}\qquad z_2=\frac{4+10i}{2}=2+5i. Donc S={2−5i ; 2+5i}S=\{2-5i\,;\,2+5i\}.

2) Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O;e⃗1,e⃗2)(O;\vec{e}_1,\vec{e}_2), on considère les points Ω\Omega, AA et BB d’affixes respectives ω\omega, aa et bb telles que ω=2+5i\omega=2+5i, a=5+2ia=5+2i et b=5+8ib=5+8i

a) (0,75 pt) Soit uu le nombre complexe tel que u=b−ωu=b-\omega

Vérifier que u=3+3iu=3+3i puis montrer que arg⁡u≡π4 [2π]\arg u\equiv\dfrac{\pi}{4}\,[2\pi]

Voir la solution

u=b−ω=(5+8i)−(2+5i)=3+3iu=b-\omega=(5+8i)-(2+5i)=3+3i.

∣u∣=32+32=18=32|u|=\sqrt{3^2+3^2}=\sqrt{18}=3\sqrt{2}, donc u=32(332+332i)=32(22+i22)=32(cos⁡π4+isin⁡π4).u=3\sqrt{2}\left(\frac{3}{3\sqrt{2}}+\frac{3}{3\sqrt{2}}i\right)=3\sqrt{2}\left(\frac{\sqrt{2}}{2}+i\frac{\sqrt{2}}{2}\right)=3\sqrt{2}\left(\cos\frac{\pi}{4}+i\sin\frac{\pi}{4}\right). Donc arg⁡u≡π4 [2π]\arg u\equiv\dfrac{\pi}{4}\,[2\pi].

b) (0,25 pt) Déterminer un argument du nombre complexe u‾\overline{u} (u‾\overline{u} étant le conjugué de uu)

Voir la solution

On sait que arg⁡u‾≡−arg⁡u [2π]\arg\overline{u}\equiv-\arg u\,[2\pi], donc arg⁡u‾≡−π4 [2π]\arg\overline{u}\equiv-\dfrac{\pi}{4}\,[2\pi].

Un argument de u‾\overline{u} est −π4-\dfrac{\pi}{4} (en effet u‾=3−3i=32(cos⁡(−π4)+isin⁡(−π4))\overline{u}=3-3i=3\sqrt{2}\left(\cos\left(-\frac{\pi}{4}\right)+i\sin\left(-\frac{\pi}{4}\right)\right)).

c) (0,75 pt) Vérifier que a−ω=u‾a-\omega=\overline{u} puis en déduire que ΩA=ΩB\Omega A=\Omega B et que arg⁡(b−ωa−ω)≡π2 [2π]\arg\left(\dfrac{b-\omega}{a-\omega}\right)\equiv\dfrac{\pi}{2}\,[2\pi]

Voir la solution

a−ω=(5+2i)−(2+5i)=3−3i=u‾a-\omega=(5+2i)-(2+5i)=3-3i=\overline{u}.

Distances. ΩA=∣a−ω∣=∣u‾∣=∣u∣\Omega A=|a-\omega|=|\overline{u}|=|u| et ΩB=∣b−ω∣=∣u∣\Omega B=|b-\omega|=|u|. Donc ΩA=ΩB\Omega A=\Omega B (=32)(=3\sqrt{2}).

Argument. arg⁡(b−ωa−ω)≡arg⁡(uu‾)≡arg⁡u−arg⁡u‾≡π4−(−π4)≡π2 [2π].\arg\left(\frac{b-\omega}{a-\omega}\right)\equiv\arg\left(\frac{u}{\overline{u}}\right)\equiv\arg u-\arg\overline{u}\equiv\frac{\pi}{4}-\left(-\frac{\pi}{4}\right)\equiv\frac{\pi}{2}\,[2\pi]. Contrôle : b−ωa−ω=3+3i3−3i=(3+3i)218=18i18=i\dfrac{b-\omega}{a-\omega}=\dfrac{3+3i}{3-3i}=\dfrac{(3+3i)^2}{18}=\dfrac{18i}{18}=i.

d) (0,5 pt) On considère la rotation RR de centre Ω\Omega et d’angle π2\dfrac{\pi}{2}.

Déterminer l’image du point AA par la rotation RR

Voir la solution

L’écriture complexe de RR est z′−ω=eiπ2(z−ω)z'-\omega=e^{i\frac{\pi}{2}}(z-\omega), soit z′−ω=i(z−ω)z'-\omega=i(z-\omega).

D’après c), b−ωa−ω=i\dfrac{b-\omega}{a-\omega}=i, donc b−ω=i(a−ω)b-\omega=i(a-\omega) : l’image de AA est le point d’affixe bb.

Vérification directe : ω+i(a−ω)=2+5i+i(3−3i)=2+5i+3i+3=5+8i=b\omega+i(a-\omega)=2+5i+i(3-3i)=2+5i+3i+3=5+8i=b.

Donc R(A)=BR(A)=B.

Exercice 4 — Calcul des probabilités (3 points)

Une urne contient 10 boules : quatre boules rouges et six boules vertes. (les boules sont indiscernables au toucher) On tire au hasard, simultanément, deux boules de l’urne.

1) (1 pt) Soit AA l’événement : « Les deux boules tirées sont rouges »

Montrer que p(A)=215p(A)=\dfrac{2}{15}

Voir la solution

Un tirage est une combinaison de 22 boules parmi 1010 : card(Ω)=C102=10×92=45\text{card}(\Omega)=C_{10}^2=\dfrac{10\times9}{2}=45, et les tirages sont équiprobables.

L’événement AA correspond au choix de 22 boules parmi les 44 rouges : card(A)=C42=6\text{card}(A)=C_4^2=6.

Donc p(A)=645=215p(A)=\dfrac{6}{45}=\dfrac{2}{15}.

2) Soit XX la variable aléatoire qui à chaque tirage associe le nombre de boules rouges Restantes dans l’urne après le tirage de deux boules.

a) (0,5 pt) Montrer que l’ensemble des valeurs prises par XX est {2,3,4}\{2,3,4\}

Voir la solution

Le nombre de boules rouges tirées est 00, 11 ou 22. Comme l’urne contient 44 boules rouges, le nombre de boules rouges restantes est X=4−(nombre de rouges tireˊes)X=4-(\text{nombre de rouges tirées}) :

  • aucune rouge tirée : X=4X=4 ;
  • une rouge tirée : X=3X=3 ;
  • deux rouges tirées : X=2X=2.

Donc X(Ω)={2,3,4}X(\Omega)=\{2,3,4\}.

b) (1,5 pt) Montrer que p(X=3)=815p(X=3)=\dfrac{8}{15} puis déterminer la loi de probabilité de la variable aléatoire XX

Voir la solution

(X=3)(X=3) signifie qu’on a tiré exactement une boule rouge et une boule verte : p(X=3)=C41×C61C102=4×645=2445=815.p(X=3)=\frac{C_4^1\times C_6^1}{C_{10}^2}=\frac{4\times6}{45}=\frac{24}{45}=\frac{8}{15}. (X=2)(X=2) signifie qu’on a tiré deux rouges : p(X=2)=p(A)=215p(X=2)=p(A)=\dfrac{2}{15}.

(X=4)(X=4) signifie qu’on a tiré deux vertes : p(X=4)=C62C102=1545=13=515p(X=4)=\dfrac{C_6^2}{C_{10}^2}=\dfrac{15}{45}=\dfrac{1}{3}=\dfrac{5}{15}.

xix_i223344
p(X=xi)p(X=x_i)215\dfrac{2}{15}815\dfrac{8}{15}515\dfrac{5}{15}

Contrôle : 2+8+515=1\dfrac{2+8+5}{15}=1.

Exercice 5 — Problème (8,5 points)

On considère la fonction numérique ff définie sur R\mathbb{R} par :

f(x)=2x−2+e2x−4exf(x)=2x-2+e^{2x}-4e^x

Soit (Cf)(C_f) la courbe représentative de la fonction ff dans un repère orthonormé (O;i⃗,j⃗)(O;\vec{i},\vec{j}) (unité : 1 cm)

A- 1) a) (0,25 pt) Montrer que lim⁡x→−∞f(x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=-\infty

Voir la solution

On a lim⁡x→−∞ex=0\displaystyle\lim_{x\to-\infty}e^x=0 et lim⁡x→−∞e2x=0\displaystyle\lim_{x\to-\infty}e^{2x}=0, et lim⁡x→−∞(2x−2)=−∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}(2x-2)=-\infty.

Donc lim⁡x→−∞f(x)=−∞+0−0=−∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=-\infty+0-0=-\infty.

b) (0,5 pt) Montrer que la droite (D)(D) d’équation y=2x−2y=2x-2 est asymptote à la courbe (Cf)(C_f) au voisinage de −∞-\infty

Voir la solution

Pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} : f(x)−(2x−2)=e2x−4exf(x)-(2x-2)=e^{2x}-4e^x.

Or lim⁡x→−∞(e2x−4ex)=0−0=0\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\left(e^{2x}-4e^x\right)=0-0=0.

Donc lim⁡x→−∞[f(x)−(2x−2)]=0\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\left[f(x)-(2x-2)\right]=0 : la droite (D):y=2x−2(D) : y=2x-2 est asymptote oblique à (Cf)(C_f) au voisinage de −∞-\infty.

2) a) (0,5 pt) Montrer que lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty

Voir la solution

Pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} : e2x−4ex=ex(ex−4)e^{2x}-4e^x=e^x\left(e^x-4\right).

Or lim⁡x→+∞ex=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}e^x=+\infty et lim⁡x→+∞(ex−4)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\left(e^x-4\right)=+\infty, donc lim⁡x→+∞(e2x−4ex)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\left(e^{2x}-4e^x\right)=+\infty.

Comme de plus lim⁡x→+∞(2x−2)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}(2x-2)=+\infty, on obtient lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

b) (0,5 pt) Montrer que lim⁡x→+∞f(x)x=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{f(x)}{x}=+\infty puis interpréter géométriquement ce résultat

Voir la solution

Pour x>0x>0 : f(x)x=2−2x+exx(ex−4).\frac{f(x)}{x}=2-\frac{2}{x}+\frac{e^x}{x}\left(e^x-4\right). On sait que lim⁡x→+∞exx=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{e^x}{x}=+\infty et lim⁡x→+∞(ex−4)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\left(e^x-4\right)=+\infty, et lim⁡x→+∞2x=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{2}{x}=0.

Donc lim⁡x→+∞f(x)x=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{f(x)}{x}=+\infty.

Interprétation : puisque lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty et lim⁡x→+∞f(x)x=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{f(x)}{x}=+\infty, la courbe (Cf)(C_f) admet au voisinage de +∞+\infty une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées.

3) a) (0,5 pt) Montrer que f′(x)=2(ex−1)2f'(x)=2\left(e^x-1\right)^2 pour tout réel xx

Voir la solution

ff est dérivable sur R\mathbb{R} (somme de fonctions dérivables) et pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} : f′(x)=2+2e2x−4ex=2(e2x−2ex+1)=2((ex)2−2ex+1)=2(ex−1)2.f'(x)=2+2e^{2x}-4e^x=2\left(e^{2x}-2e^x+1\right)=2\left(\left(e^x\right)^2-2e^x+1\right)=2\left(e^x-1\right)^2.

b) (0,25 pt) Donner le tableau de variations de la fonction ff sur R\mathbb{R}

(Remarquer que f′(0)=0f'(0)=0)

Voir la solution

Pour tout x∈Rx\in\mathbb{R}, f′(x)=2(ex−1)2≥0f'(x)=2\left(e^x-1\right)^2\geq0, et f′(x)=0  ⟺  ex=1  ⟺  x=0f'(x)=0\iff e^x=1\iff x=0.

La dérivée est positive et ne s’annule qu’en 00 : ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}. De plus f(0)=0−2+1−4=−5f(0)=0-2+1-4=-5.

xx−∞-\infty00+∞+\infty
f′(x)f'(x)++00++
f(x)f(x)−∞-\infty↗\nearrow−5-5↗\nearrow+∞+\infty

c) (0,75 pt) Montrer qu’il existe un réel unique α\alpha de l’intervalle ]1,ln⁡4[]1,\ln4[ tel que f(α)=0f(\alpha)=0

Voir la solution

La fonction ff est continue et strictement croissante sur [1,ln⁡4][1,\ln4]. Calculons les valeurs aux bornes :

  • f(1)=2−2+e2−4e=e(e−4)<0f(1)=2-2+e^2-4e=e(e-4)<0 car e<4e<4 (f(1)≈−3,48f(1)\approx-3{,}48) ;
  • f(ln⁡4)=2ln⁡4−2+e2ln⁡4−4eln⁡4=2ln⁡4−2+16−16=2ln⁡4−2=2(ln⁡4−1)>0f(\ln4)=2\ln4-2+e^{2\ln4}-4e^{\ln4}=2\ln4-2+16-16=2\ln4-2=2(\ln4-1)>0 car 4>e4>e (f(ln⁡4)≈0,77f(\ln4)\approx0{,}77).

Donc f(1)×f(ln⁡4)<0f(1)\times f(\ln4)<0. D’après le théorème des valeurs intermédiaires (fonction continue et strictement monotone), l’équation f(x)=0f(x)=0 admet une solution unique α\alpha dans l’intervalle ]1,ln⁡4[]1,\ln4[.

4) a) (0,5 pt) Montrer que la courbe (Cf)(C_f) est située au dessus de la droite (D)(D) sur l’intervalle ]ln⁡4,+∞[]\ln4,+\infty[ et en dessous de la droite (D)(D) sur l’intervalle ]−∞,ln⁡4[]-\infty,\ln4[

Voir la solution

Pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} : f(x)−(2x−2)=e2x−4ex=ex(ex−4)f(x)-(2x-2)=e^{2x}-4e^x=e^x\left(e^x-4\right).

Comme ex>0e^x>0, le signe de f(x)−(2x−2)f(x)-(2x-2) est celui de ex−4e^x-4, et ex−4>0  ⟺  ex>4  ⟺  x>ln⁡4e^x-4>0\iff e^x>4\iff x>\ln4.

  • Sur ]ln⁡4,+∞[]\ln4,+\infty[ : f(x)−(2x−2)>0f(x)-(2x-2)>0, donc (Cf)(C_f) est au-dessus de (D)(D).
  • Sur ]−∞,ln⁡4[]-\infty,\ln4[ : f(x)−(2x−2)<0f(x)-(2x-2)<0, donc (Cf)(C_f) est en dessous de (D)(D).

(Les deux se coupent au point d’abscisse ln⁡4\ln4.)

b) (0,5 pt) Montrer que la courbe (Cf)(C_f) admet un point d’inflexion unique de coordonnées (0,−5)(0,-5)

Voir la solution

f′f' est dérivable sur R\mathbb{R} et pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} : f′′(x)=2×2ex(ex−1)=4ex(ex−1).f''(x)=2\times2e^x\left(e^x-1\right)=4e^x\left(e^x-1\right). Comme 4ex>04e^x>0, f′′(x)f''(x) a le signe de ex−1e^x-1 : f′′(x)<0f''(x)<0 sur ]−∞,0[]-\infty,0[ et f′′(x)>0f''(x)>0 sur ]0,+∞[]0,+\infty[.

f′′f'' s’annule en 00 en changeant de signe, et seulement en 00 : la courbe (Cf)(C_f) admet un unique point d’inflexion, d’abscisse 00 et d’ordonnée f(0)=−5f(0)=-5, c’est-à-dire le point (0,−5)(0,-5).

c) (0,75 pt) Construire la droite (D)(D) et la courbe (Cf)(C_f) dans le repère (O;i⃗,j⃗)(O;\vec{i},\vec{j})

Voir la solution

Éléments utiles : (D)(D) asymptote en −∞-\infty ; (Cf)(C_f) coupe (D)(D) au point (ln⁡4, 2ln⁡4−2)≈(1,39 ; 0,77)(\ln4,\,2\ln4-2)\approx(1{,}39\,;\,0{,}77) ; point d’inflexion (0,−5)(0,-5) avec tangente horizontale (f′(0)=0f'(0)=0) ; α≈1,36\alpha\approx1{,}36 ; branche parabolique verticale en +∞+\infty.

Courbe de f et droite (D)

5) a) (0,5 pt) Montrer que ∫0ln⁡4(e2x−4ex)dx=−92\displaystyle\int_0^{\ln4}\left(e^{2x}-4e^x\right)dx=-\frac{9}{2}

Voir la solution

Une primitive de x↦e2x−4exx\mapsto e^{2x}-4e^x sur R\mathbb{R} est x↦12e2x−4exx\mapsto\dfrac{1}{2}e^{2x}-4e^x. Donc ∫0ln⁡4(e2x−4ex)dx=[12e2x−4ex]0ln⁡4=(162−16)−(12−4)=−8+72=−92.\int_0^{\ln4}\left(e^{2x}-4e^x\right)dx=\left[\frac{1}{2}e^{2x}-4e^x\right]_0^{\ln4}=\left(\frac{16}{2}-16\right)-\left(\frac{1}{2}-4\right)=-8+\frac{7}{2}=-\frac{9}{2}.

b) (0,5 pt) Calculer, en cm2cm^2, l’aire du domaine plan limité par la courbe (Cf)(C_f), la droite (D)(D), l’axe des ordonnées et la droite d’équation x=ln⁡4x=\ln4

Voir la solution

D’après 4) a), sur [0,ln⁡4][0,\ln4] la courbe (Cf)(C_f) est en dessous de (D)(D) : ∣f(x)−(2x−2)∣=−(e2x−4ex)|f(x)-(2x-2)|=-\left(e^{2x}-4e^x\right). L’unité étant 11 cm, l’unité d’aire est 1 cm21\text{ cm}^2 : A=∫0ln⁡4[(2x−2)−f(x)]dx×1 cm2=−∫0ln⁡4(e2x−4ex)dx×1 cm2=92 cm2.\mathcal{A}=\int_0^{\ln4}\left[(2x-2)-f(x)\right]dx\times1\text{ cm}^2=-\int_0^{\ln4}\left(e^{2x}-4e^x\right)dx\times1\text{ cm}^2=\frac{9}{2}\text{ cm}^2.

B-1) a) (0,5 pt) Résoudre l’équation différentielle (E):y′′−3y′+2y=0(E) : y''-3y'+2y=0

Voir la solution

L’équation caractéristique est r2−3r+2=0r^2-3r+2=0. Son discriminant est Δ=9−8=1>0\Delta=9-8=1>0 ; elle admet deux racines réelles distinctes r1=3−12=1r_1=\dfrac{3-1}{2}=1 et r2=3+12=2r_2=\dfrac{3+1}{2}=2.

Les solutions de (E)(E) sont donc les fonctions y(x)=αex+βe2x(α,β∈R).y(x)=\alpha e^x+\beta e^{2x}\qquad(\alpha,\beta\in\mathbb{R}).

b) (0,5 pt) Déterminer la solution gg de l’équation différentielle (E)(E) vérifiant g(0)=−3g(0)=-3 et g′(0)=−2g'(0)=-2

Voir la solution

g(x)=αex+βe2xg(x)=\alpha e^x+\beta e^{2x} et g′(x)=αex+2βe2xg'(x)=\alpha e^x+2\beta e^{2x}. Les conditions donnent : {g(0)=α+β=−3g′(0)=α+2β=−2\begin{cases}g(0)=\alpha+\beta=-3\\g'(0)=\alpha+2\beta=-2\end{cases} Par soustraction : β=1\beta=1, puis α=−3−1=−4\alpha=-3-1=-4.

Donc g(x)=e2x−4exg(x)=e^{2x}-4e^x pour tout x∈Rx\in\mathbb{R}.

2) Soit la fonction numérique hh définie sur l’intervalle ]ln⁡4,+∞[]\ln4,+\infty[ par :

h(x)=ln⁡(e2x−4ex)h(x)=\ln\left(e^{2x}-4e^x\right)

a) (0,75 pt) Montrer que la fonction hh admet une fonction réciproque h−1h^{-1} et que h−1h^{-1} est définie sur R\mathbb{R}

Voir la solution

Pour x>ln⁡4x>\ln4 : e2x−4ex=ex(ex−4)>0e^{2x}-4e^x=e^x\left(e^x-4\right)>0, donc hh est bien définie et dérivable sur I= ]ln⁡4,+∞[I=\,]\ln4,+\infty[, avec h′(x)=2e2x−4exe2x−4ex=2ex(ex−2)ex(ex−4)=2(ex−2)ex−4.h'(x)=\frac{2e^{2x}-4e^x}{e^{2x}-4e^x}=\frac{2e^x\left(e^x-2\right)}{e^x\left(e^x-4\right)}=\frac{2\left(e^x-2\right)}{e^x-4}. Sur II : ex>4e^x>4, donc ex−2>0e^x-2>0 et ex−4>0e^x-4>0, d’où h′(x)>0h'(x)>0. La fonction hh est continue et strictement croissante sur II : elle admet une fonction réciproque h−1h^{-1} définie sur J=h(I)J=h(I).

Limites : quand x→ln⁡4+x\to\ln4^+, e2x−4ex→0+e^{2x}-4e^x\to0^+, donc h(x)→−∞h(x)\to-\infty ; quand x→+∞x\to+\infty, e2x−4ex→+∞e^{2x}-4e^x\to+\infty, donc h(x)→+∞h(x)\to+\infty.

Donc J=h(I)= ]−∞,+∞[ =RJ=h(I)=\,]-\infty,+\infty[\,=\mathbb{R} : h−1h^{-1} est définie sur R\mathbb{R}.

b) (0,75 pt) Vérifier que h(ln⁡5)=ln⁡5h(\ln5)=\ln5 puis déterminer (h−1)′(ln⁡5)\left(h^{-1}\right)'(\ln5)

Voir la solution

ln⁡5∈I\ln5\in I car 5>45>4, et h(ln⁡5)=ln⁡(e2ln⁡5−4eln⁡5)=ln⁡(25−20)=ln⁡5h(\ln5)=\ln\left(e^{2\ln5}-4e^{\ln5}\right)=\ln(25-20)=\ln5.

hh est dérivable en ln⁡5\ln5 avec h′(ln⁡5)=2(5−2)5−4=6≠0h'(\ln5)=\dfrac{2(5-2)}{5-4}=6\neq0, donc h−1h^{-1} est dérivable en h(ln⁡5)=ln⁡5h(\ln5)=\ln5 et (h−1)′(ln⁡5)=1h′(h−1(ln⁡5))=1h′(ln⁡5)=16.\left(h^{-1}\right)'(\ln5)=\frac{1}{h'\left(h^{-1}(\ln5)\right)}=\frac{1}{h'(\ln5)}=\frac{1}{6}.

FIN

← Tous les examens nationaux

← Retour aux chapitres 2BAC SE