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Examen national du baccalauréat — Session de rattrapage 2026
Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales — Parcours : Sciences de la Vie et de la Terre et Sciences Physiques (option française)
Code RS 22F
Page manquante. La page de garde du sujet (page 1/8 : instructions générales, composantes du sujet, notations) est absente de toutes les copies disponibles. Les pages 2/8 à 8/8 sont complètes : les exercices 1, 2, 3 et le problème sont reproduits en entier ci-dessous, sans aucun ajout. Le barème de chaque question est celui de la copie (total : 3 + 3.5 + 2.5 + 11 = 20 points).
Exercice 1 — Géométrie dans l’espace (3 points)
Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O,i,j,k), on considère les points A(1,1,1), B(2,0,1) et C(−2,−2,4). Soit (P) le plan d’équation x+y−2z+12=0
1.a.(0.25 pt) Montrer que OA∧OB=i+j−2k
Voir la solution
OA(1,1,1) et OB(2,0,1), donc
OA∧OB=1101i−1121j+1120k=(1−0)i−(1−2)j+(0−2)k=i+j−2k.
1.b.(0.25 pt) Déduire que les plans (P) et (OAB) sont parallèles.
Voir la solution
OA∧OB=0, donc O, A, B ne sont pas alignés et n(1,1,−2) est un vecteur normal au plan (OAB).
D’après son équation, n(1,1,−2) est aussi un vecteur normal au plan (P). Les deux plans ont un même vecteur normal : ils sont parallèles.
(Ils sont strictement parallèles car O∈(OAB) et 0+0−0+12=0, donc O∈/(P).)
1.c.(0.25 pt) Vérifier que : ⎩⎨⎧x=ty=tz=−2t(t∈R) est une représentation paramétrique de la droite (OC)
Voir la solution
La droite (OC) passe par O(0,0,0) et est dirigée par OC(−2,−2,4)=−2n, donc aussi par n(1,1,−2). Une représentation paramétrique de (OC) est donc :
⎩⎨⎧x=0+1×ty=0+1×tz=0−2t(t∈R),soit⎩⎨⎧x=ty=tz=−2t(t∈R).
(Contrôle : t=0 donne O et t=−2 donne C(−2,−2,4).)
1.d.(0.5 pt) Vérifier que C∈(P) et montrer que la droite (OC) est orthogonale au plan (P)
Voir la solution
−2+(−2)−2×4+12=−2−2−8+12=0, donc C∈(P).
Le vecteur directeur n(1,1,−2) de (OC) est un vecteur normal au plan (P) : la droite (OC) est orthogonale au plan (P) (et elle le coupe en C).
2. Soit (S) la sphère de centre Ω(a,b,c), tangente au plan (P) au point C et coupée par le plan (OAB) suivant un cercle (Γ) de centre O et de rayon r=43.
2.a.(0.5 pt) Vérifier que Ω∈(OC) et déduire que a=b et c=−2a
Voir la solution
(S) est tangente au plan (P) en C, donc (ΩC)⊥(P) : Ω appartient à la droite passant par C et orthogonale à (P). D’après 1.d, cette droite est (OC). Donc Ω∈(OC).
(De même, le centre O du cercle (Γ) est le projeté orthogonal de Ω sur (OAB), donc Ω est sur la perpendiculaire à (OAB) en O, qui est encore (OC).)
D’après 1.c, il existe t∈R tel que a=t, b=t et c=−2t. Donc a=b et c=−2a.
2.d.(0.75 pt) Montrer que a=1 (Remarquer que ΩC2−ΩO2=48) puis déduire les coordonnées de Ω et le rayon R de la sphère (S)
Voir la solution
Soit R le rayon de (S).
(S) est tangente à (P) en C : R=ΩC.
(OAB) coupe (S) suivant le cercle de centre O et de rayon r=43 : (ΩO)⊥(OAB) et, dans le triangle rectangle formé, R2=ΩO2+r2=ΩO2+48.
Donc ΩC2−ΩO2=48.
Or ΩC=d(Ω,(P))=∣a+2∣6 (car C est le projeté orthogonal de Ω sur (P)) et ΩO=∣a∣6, d’où :
6(a+2)2−6a2=48⟺(a+2)2−a2=8⟺4a+4=8⟺a=1.
Donc Ω(1,1,−2) et R=∣1+2∣6=36.
(Contrôle : ΩO2+r2=6+48=54=(36)2.)
Exercice 2 — Nombres complexes (3.5 points)
Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v), on considère les points A, B et C d’affixes respectives : a=3+i, b=a et c=23
1.a.(0.5 pt) Montrer que aa−c=−21+i23
Voir la solution
a−c=3+i−23=−3+i. On multiplie par le conjugué du dénominateur :
aa−c=(3+i)(3−i)(−3+i)(3−i)=3+1−3+3i+3i−i2=4−2+23i=−21+i23.
1.b.(0.25 pt) Écrire le nombre complexe −21+i23 sous forme trigonométrique
Voir la solution
−21+i23=41+43=1 et cos32π=−21, sin32π=23, donc :
−21+i23=cos32π+isin32π(=ei32π).
2. Soit R la transformation du plan qui, à tout point M d’affixe z, associe le point M′ d’affixe z′ tel que z′=ei32π(z−a)+a.
2.a.(0.5 pt) Vérifier que R est une rotation dont on déterminera le centre et l’angle.
Voir la solution
L’écriture z′−a=ei32π(z−a) est de la forme z′−ω=eiθ(z−ω) avec ω=a et θ=32π.
Donc R est la rotation de centre A (d’affixe a=3+i) et d’angle 32π.
2.b.(0.5 pt) Montrer que R(O)=C
Voir la solution
L’image de O (d’affixe 0) a pour affixe z′=ei32π(0−a)+a=a(1−ei32π).
D’après 1.a et 1.b : aa−c=ei32π, donc a−c=aei32π, d’où c=a−aei32π=a(1−ei32π).
Donc z′=c, c’est-à-dire R(O)=C.
3. Soit D le point d’affixe d tel que R(B)=D
3.a.(0.5 pt) Montrer que d=23+2i et déduire que les points A, D et O sont alignés.
Voir la solution
b=a=3−i, donc b−a=−2i et
d=ei32π(b−a)+a=(−21+i23)(−2i)+3+i=i+3+3+i=23+2i.
Donc d=2(3+i)=2a, soit a−0d−0=2∈R : les points A, D et O sont alignés.
3.b.(0.5 pt) Montrer que dc−b=21
Voir la solution
c−b=23−3+i=3+i=a et d=2a, donc dc−b=2aa=21.
3.c.(0.25 pt) Montrer que OB=DC
Voir la solution
OB=∣b∣=3+1=2 et DC=∣c−d∣=∣23−23−2i∣=∣−2i∣=2. Donc OB=DC.
3.d.(0.5 pt) Déduire que le quadrilatère OBCD est un trapèze isocèle.
Voir la solution
D’après 3.b, c−b=21d, c’est-à-dire BC=21OD : les côtés [BC] et [OD] sont parallèles et BC=21OD=OD, donc OBCD est un trapèze de bases [BC] et [OD] (ce n’est pas un parallélogramme).
D’après 3.c, ses deux autres côtés (non parallèles) vérifient OB=DC.
Donc OBCD est un trapèze isocèle.
Exercice 3 — Calcul des probabilités (2.5 points)
Une urne contient quatre boules blanches numérotées : 0;0;1;1 et deux boules noires numérotées : 0;1
Toutes les boules sont indiscernables au toucher. On tire au hasard successivement et sans remise deux boules de l’urne. On considère les évènements suivants :
A : « Les deux boules tirées sont de même couleur. »
B : « La somme des nombres portés par les deux boules tirées est égale à 2. »
1.a.(0.5 pt) Montrer que p(A)=157
Voir la solution
Un tirage est un arrangement de 2 boules parmi 6 : cardΩ=A62=6×5=30 tirages équiprobables.
Deux blanches : A42=4×3=12 ; deux noires : A22=2×1=2.
p(A)=3012+2=3014=157.
1.b.(0.5 pt) Montrer que p(B)=51
Voir la solution
La somme vaut 2 si et seulement si les deux boules portent le numéro 1. Il y a trois boules numérotées 1 (deux blanches et une noire) :
p(B)=30A32=303×2=306=51.
2.(0.5 pt) Montrer que la probabilité de B sachant que A est réalisé est p(B/A)=71
Voir la solution
A∩B : « deux boules de même couleur numérotées 1 » : ce sont forcément les deux boules blanches numérotées 1 (une seule noire porte le 1) : A22=2 tirages, donc p(A∩B)=302=151.
p(B/A)=p(A)p(A∩B)=157151=71.
3. On considère la variable aléatoire X qui, à chaque tirage, associe la somme des nombres portés par les deux boules tirées.
3.a.(0.75 pt) Copier et compléter le tableau ci-dessous, qui représente la loi de probabilité de la variable aléatoire X
xi
0
1
2
p(X=xi)
Voir la solution
L’urne contient trois boules numérotées 0 et trois boules numérotées 1. X prend les valeurs 0, 1, 2.
p(X=1) : une boule « 0 » et une boule « 1 », dans un ordre ou dans l’autre : 303×3+3×3=3018=53.
xi
0
1
2
p(X=xi)
51
53
51
Contrôle : 51+53+51=1.
3.b.(0.25 pt) Montrer que l’espérance de la variable aléatoire X est E(X)=1
Voir la solution
E(X)=0×51+1×53+2×51=55=1.
Exercice 4 — Problème (11 points)
Partie I :
On considère la fonction numérique g définie sur R par g(x)=e2x−1
1.a.(0.25 pt) Résoudre dans R, l’équation g(x)=0
Voir la solution
g(x)=0⟺e2x=1⟺e2x=e0⟺2x=0⟺x=0. Donc S={0}.
1.b.(0.5 pt) Vérifier que g(x)<0 sur ]−∞,0[ et que g(x)>0 sur ]0,+∞[.
Voir la solution
si x<0 : 2x<0, donc e2x<e0=1, d’où g(x)<0 ;
si x>0 : 2x>0, donc e2x>1, d’où g(x)>0.
2.(0.75 pt) Montrer que ∫−ln2ln2∣g(x)∣dx=89
Voir la solution
D’après 1.b, ∣g(x)∣=1−e2x sur [−ln2,0] et ∣g(x)∣=e2x−1 sur [0,ln2]. Par la relation de Chasles :
∫−ln2ln2∣g(x)∣dx=∫−ln20(1−e2x)dx+∫0ln2(e2x−1)dx=[x−2e2x]−ln20+[2e2x−x]0ln2.
Avec e−2ln2=41 et e2ln2=4 :
=(−21)−(−ln2−81)+(2−ln2)−21=ln2−83+23−ln2=89.
Partie II :
On considère la fonction numérique définie par f(x)=x−ln2+ln(1+e−2x)
Soit (Cf) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,i,j).
1.(0.25 pt) Vérifier que la fonction f est définie sur R
Voir la solution
Pour tout x∈R : e−2x>0, donc 1+e−2x>1>0 et ln(1+e−2x) existe. Donc Df=R.
2.a.(0.5 pt) Montrer que f est une fonction paire.
Voir la solution
Pour tout x∈R, −x∈R et :
f(−x)=−x−ln2+ln(1+e2x)=−x−ln2+ln(e2x(e−2x+1))=−x−ln2+2x+ln(1+e−2x)=f(x).
Donc f est paire.
2.b.(0.5 pt) Vérifier que x→+∞limf(x)=+∞ et déduire x→−∞limf(x)
Voir la solution
x→+∞lime−2x=0, donc x→+∞limln(1+e−2x)=ln1=0, et x→+∞lim(x−ln2)=+∞. Donc x→+∞limf(x)=+∞.
f étant paire : x→−∞limf(x)=t→+∞limf(−t)=t→+∞limf(t)=+∞ (en posant t=−x).
3.a.(0.5 pt) Montrer que la droite (Δ) d’équation y=x−ln2 est une asymptote oblique à (Cf) au voisinage de +∞
Voir la solution
x→+∞lim(f(x)−(x−ln2))=x→+∞limln(1+e−2x)=0.
Donc (Δ):y=x−ln2 est une asymptote oblique à (Cf) au voisinage de +∞.
3.b.(0.5 pt) Déduire que la droite (Δ′) d’équation y=−x−ln2 est une asymptote oblique à (Cf) au voisinage de −∞
Voir la solution
On pose t=−x ; quand x→−∞, t→+∞. Comme f est paire :
f(x)−(−x−ln2)=f(t)−(t−ln2)t→+∞0(question 3.a).
Donc (Δ′):y=−x−ln2 est une asymptote oblique à (Cf) au voisinage de −∞ (c’est la symétrique de (Δ) par rapport à l’axe des ordonnées).
4.a.(0.75 pt) Montrer que pour tout x de R, f′(x)=1+e2xg(x)
Voir la solution
f est dérivable sur R et, pour tout x∈R :
f′(x)=1+1+e−2x−2e−2x=1+e−2x1+e−2x−2e−2x=1+e−2x1−e−2x.
En multipliant le numérateur et le dénominateur par e2x=0 :
f′(x)=e2x+1e2x−1=1+e2xg(x).
4.b.(0.5 pt) Déduire que f est strictement croissante sur l’intervalle [0,+∞[ et strictement décroissante sur l’intervalle ]−∞,0] (On peut utiliser la question 1 de la Partie I.)
Voir la solution
Comme 1+e2x>0, f′(x) a le signe de g(x). D’après la partie I : f′(x)>0 sur ]0,+∞[, f′(x)<0 sur ]−∞,0[ et f′(0)=0.
Donc f est strictement croissante sur [0,+∞[ et strictement décroissante sur ]−∞,0].
xf′(x)f(x)−∞+∞−↘000+↗+∞+∞
avec f(0)=0−ln2+ln2=0.
5.a.(0.5 pt) Résoudre dans R, l’équation f(x)=x
Voir la solution
f(x)=x⟺ln(1+e−2x)=ln2⟺1+e−2x=2⟺e−2x=1⟺x=0.
Donc S={0}.
5.b.(0.5 pt) Montrer pour tout x de [0,+∞[ : f(x)≤x
Voir la solution
Soit x≥0. Alors −2x≤0, donc e−2x≤1, puis 1+e−2x≤2, donc ln(1+e−2x)≤ln2.
Donc f(x)−x=ln(1+e−2x)−ln2≤0, c’est-à-dire f(x)≤x.
5.c.(0.5 pt) Etudier la position de la courbe (Cf) et la droite (Δ) sur l’intervalle [0,+∞[
Voir la solution
Pour tout x≥0 : f(x)−(x−ln2)=ln(1+e−2x)>0 car 1+e−2x>1.
Donc sur [0,+∞[, la courbe (Cf) est strictement au-dessus de la droite (Δ).
5.d.(0.5 pt) Déduire que pour tout x de [0,+∞[ : 0≤f(x)−(x−ln2)≤ln2
Voir la solution
Soit x≥0.
D’après 5.c : f(x)−(x−ln2)>0, donc f(x)−(x−ln2)≥0.
D’après 5.b : f(x)≤x, donc f(x)−(x−ln2)≤x−x+ln2=ln2.
Donc 0≤f(x)−(x−ln2)≤ln2.
6. Le graphique ci-dessous représente la courbe (Cf) de la fonction f sur [0,+∞[ dans le repère (O,i,j).
6.a.(0.5 pt) Reproduire le graphique ci-dessus puis tracer dans le même repère, la droite (Δ′) et compléter la courbe (Cf) de la fonction f sur l’intervalle ]−∞,0]
Voir la solution
La fonction f est paire : dans le repère orthonormé, (Cf) est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées. On complète donc la courbe sur ]−∞,0] par symétrie de la partie tracée sur [0,+∞[ ; la droite (Δ′):y=−x−ln2 (symétrique de (Δ)) est son asymptote au voisinage de −∞. La tangente en O est horizontale (f′(0)=0).
6.b.(0.5 pt) Soit A, en unité d’aire, l’aire de la partie du plan délimitée par (Cf), la droite (Δ), et les droites d’équations x=0 et x=1. Montrer que 0≤A≤ln2
Voir la solution
Sur [0,1], (Cf) est au-dessus de (Δ) (question 5.c), donc
A=∫01(f(x)−(x−ln2))dxu.a.
D’après 5.d, pour tout x∈[0,1] : 0≤f(x)−(x−ln2)≤ln2. Par positivité (conservation de l’ordre) de l’intégrale, avec 0<1 :
∫010dx≤A≤∫01ln2dx,soit0≤A≤ln2.
(Valeur numérique : A≈0,346.)
7. Soit φ la restriction de la fonction f sur l’intervalle [0,+∞[
7.a.(0.5 pt) Montrer que φ admet une fonction réciproque φ−1 définie sur un intervalle J que l’on déterminera. (L’expression de φ−1(x) n’est pas demandée.)
Voir la solution
φ est continue (car dérivable) et strictement croissante sur I=[0,+∞[ (question 4.b). Elle admet donc une fonction réciproque φ−1 définie sur
J=φ(I)=[φ(0),limx→+∞φ(x)[=[0,+∞[.
7.b.(0.25 pt) Vérifier que φ−1(ln(45))=ln2
Voir la solution
ln2∈[0,+∞[ et φ(ln2)=ln2−ln2+ln(1+e−2ln2)=ln(1+41)=ln(45).
Donc φ−1(ln(45))=ln2.
7.c.(0.5 pt) Montrer que φ−1 est dérivable en ln(45) et que (φ−1)′(ln(45))=35
Voir la solution
φ est dérivable en ln2 et, d’après 4.a :
φ′(ln2)=1+e2ln2e2ln2−1=1+44−1=53=0.
Donc φ−1 est dérivable en φ(ln2)=ln(45) et
(φ−1)′(ln(45))=φ′(φ−1(ln45))1=φ′(ln2)1=35.
Partie III
On considère la suite numérique (un) définie par u0=ln2 et un+1=f(un), pour tout entier naturel n
1.(0.5 pt) Montrer par récurrence que 0⩽un⩽ln2, pour tout n de N
Voir la solution
Pour n∈N, on note P(n) : « 0≤un≤ln2 ».
Initialisation. Pour n=0 : u0=ln2 et 0≤ln2≤ln2 : P(0) est vraie.
Hérédité. Soit n∈N. On suppose 0≤un≤ln2 et on montre que 0≤un+1≤ln2.
0≤un≤ln2⟹f(0)≤f(un)≤f(ln2)⟹0≤un+1≤ln(45).
Or 45<2, donc ln(45)<ln2, d’où 0≤un+1≤ln2 : P(n+1) est vraie.
Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈N : 0≤un≤ln2.
2.(0.5 pt) Montrer que la suite (un) est décroissante. (On peut utiliser la question 5.b de la Partie II.)
Voir la solution
Soit n∈N. D’après la question 1, un∈[0,+∞[, donc d’après 5.b : f(un)≤un, c’est-à-dire un+1≤un.
Donc la suite (un) est décroissante.
3.(0.75 pt) En déduire que la suite (un) est convergente et déterminer sa limite.
Voir la solution
La suite (un) est décroissante et minorée par 0 : elle est convergente. Soit ℓ sa limite ; on a 0≤ℓ≤ln2.
f est continue sur I=[0,ln2] ;
f(I)=[f(0),f(ln2)]=[0,ln45]⊂I ;
u0∈I et (un) est convergente.
Donc ℓ est solution de l’équation f(x)=x dans I. D’après 5.a, la seule solution est 0.