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Examen national 2026 — Session de rattrapage

2BAC PC SVT · Mathématiques

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Examen national du baccalauréat — Session de rattrapage 2026

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales — Parcours : Sciences de la Vie et de la Terre et Sciences Physiques (option française) Code RS 22F

Page manquante. La page de garde du sujet (page 1/8 : instructions générales, composantes du sujet, notations) est absente de toutes les copies disponibles. Les pages 2/8 à 8/8 sont complètes : les exercices 1, 2, 3 et le problème sont reproduits en entier ci-dessous, sans aucun ajout. Le barème de chaque question est celui de la copie (total : 3 + 3.5 + 2.5 + 11 = 20 points).

Exercice 1 — Géométrie dans l’espace (3 points)

Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O,i⃗,j⃗,k⃗)(O,\vec{i},\vec{j},\vec{k}), on considère les points A(1,1,1)A(1,1,1), B(2,0,1)B(2,0,1) et C(−2,−2,4)C(-2,-2,4). Soit (P)(P) le plan d’équation x+y−2z+12=0x+y-2z+12=0

1.a. (0.25 pt) Montrer que OA→∧OB→=i⃗+j⃗−2k⃗\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}=\vec{i}+\vec{j}-2\vec{k}

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OA→(1,1,1)\overrightarrow{OA}(1,1,1) et OB→(2,0,1)\overrightarrow{OB}(2,0,1), donc OA→∧OB→=∣1011∣i⃗−∣1211∣j⃗+∣1210∣k⃗=(1−0)i⃗−(1−2)j⃗+(0−2)k⃗=i⃗+j⃗−2k⃗.\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}=\begin{vmatrix}1&0\\1&1\end{vmatrix}\vec{i}-\begin{vmatrix}1&2\\1&1\end{vmatrix}\vec{j}+\begin{vmatrix}1&2\\1&0\end{vmatrix}\vec{k}=(1-0)\vec{i}-(1-2)\vec{j}+(0-2)\vec{k}=\vec{i}+\vec{j}-2\vec{k}.

1.b. (0.25 pt) Déduire que les plans (P)(P) et (OAB)(OAB) sont parallèles.

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OA→∧OB→≠0⃗\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}\neq\vec{0}, donc OO, AA, BB ne sont pas alignés et n⃗(1,1,−2)\vec{n}(1,1,-2) est un vecteur normal au plan (OAB)(OAB).

D’après son équation, n⃗(1,1,−2)\vec{n}(1,1,-2) est aussi un vecteur normal au plan (P)(P). Les deux plans ont un même vecteur normal : ils sont parallèles.

(Ils sont strictement parallèles car O∈(OAB)O\in(OAB) et 0+0−0+12≠00+0-0+12\neq0, donc O∉(P)O\notin(P).)

1.c. (0.25 pt) Vérifier que : {x=ty=tz=−2t(t∈R)\begin{cases}x=t\\y=t\\z=-2t\end{cases}\quad(t\in\mathbb{R}) est une représentation paramétrique de la droite (OC)(OC)

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La droite (OC)(OC) passe par O(0,0,0)O(0,0,0) et est dirigée par OC→(−2,−2,4)=−2 n⃗\overrightarrow{OC}(-2,-2,4)=-2\,\vec{n}, donc aussi par n⃗(1,1,−2)\vec{n}(1,1,-2). Une représentation paramétrique de (OC)(OC) est donc : {x=0+1×ty=0+1×tz=0−2t(t∈R), soit {x=ty=tz=−2t(t∈R).\begin{cases}x=0+1\times t\\y=0+1\times t\\z=0-2t\end{cases}\quad(t\in\mathbb{R}),\ \text{soit}\ \begin{cases}x=t\\y=t\\z=-2t\end{cases}\quad(t\in\mathbb{R}). (Contrôle : t=0t=0 donne OO et t=−2t=-2 donne C(−2,−2,4)C(-2,-2,4).)

1.d. (0.5 pt) Vérifier que C∈(P)C\in(P) et montrer que la droite (OC)(OC) est orthogonale au plan (P)(P)

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−2+(−2)−2×4+12=−2−2−8+12=0-2+(-2)-2\times4+12=-2-2-8+12=0, donc C∈(P)C\in(P).

Le vecteur directeur n⃗(1,1,−2)\vec{n}(1,1,-2) de (OC)(OC) est un vecteur normal au plan (P)(P) : la droite (OC)(OC) est orthogonale au plan (P)(P) (et elle le coupe en CC).

2. Soit (S)(S) la sphère de centre Ω(a,b,c)\Omega(a,b,c), tangente au plan (P)(P) au point CC et coupée par le plan (OAB)(OAB) suivant un cercle (Γ)(\Gamma) de centre OO et de rayon r=43r=4\sqrt{3}.

2.a. (0.5 pt) Vérifier que Ω∈(OC)\Omega\in(OC) et déduire que a=ba=b et c=−2ac=-2a

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(S)(S) est tangente au plan (P)(P) en CC, donc (ΩC)⊥(P)(\Omega C)\perp(P) : Ω\Omega appartient à la droite passant par CC et orthogonale à (P)(P). D’après 1.d, cette droite est (OC)(OC). Donc Ω∈(OC)\Omega\in(OC).

(De même, le centre OO du cercle (Γ)(\Gamma) est le projeté orthogonal de Ω\Omega sur (OAB)(OAB), donc Ω\Omega est sur la perpendiculaire à (OAB)(OAB) en OO, qui est encore (OC)(OC).)

D’après 1.c, il existe t∈Rt\in\mathbb{R} tel que a=ta=t, b=tb=t et c=−2tc=-2t. Donc a=ba=b et c=−2ac=-2a.

2.b. (0.25 pt) Montrer que OΩ=∣a∣6O\Omega=|a|\sqrt{6}

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Ω(a,a,−2a)\Omega(a,a,-2a), donc OΩ=a2+a2+(−2a)2=6a2=∣a∣6O\Omega=\sqrt{a^2+a^2+(-2a)^2}=\sqrt{6a^2}=|a|\sqrt{6}.

2.c. (0.25 pt) Vérifier que d(Ω,(P))=∣a+2∣6d(\Omega,(P))=|a+2|\sqrt{6}

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d(Ω,(P))=∣a+a−2×(−2a)+12∣12+12+(−2)2=∣6a+12∣6=6∣a+2∣6=∣a+2∣6.d(\Omega,(P))=\frac{|a+a-2\times(-2a)+12|}{\sqrt{1^2+1^2+(-2)^2}}=\frac{|6a+12|}{\sqrt{6}}=\frac{6|a+2|}{\sqrt{6}}=|a+2|\sqrt{6}.

2.d. (0.75 pt) Montrer que a=1a=1 (Remarquer que ΩC2−ΩO2=48\Omega C^2-\Omega O^2=48) puis déduire les coordonnées de Ω\Omega et le rayon RR de la sphère (S)(S)

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Soit RR le rayon de (S)(S).

  • (S)(S) est tangente à (P)(P) en CC : R=ΩCR=\Omega C.
  • (OAB)(OAB) coupe (S)(S) suivant le cercle de centre OO et de rayon r=43r=4\sqrt{3} : (ΩO)⊥(OAB)(\Omega O)\perp(OAB) et, dans le triangle rectangle formé, R2=ΩO2+r2=ΩO2+48R^2=\Omega O^2+r^2=\Omega O^2+48.

Donc ΩC2−ΩO2=48\Omega C^2-\Omega O^2=48.

Or ΩC=d(Ω,(P))=∣a+2∣6\Omega C=d(\Omega,(P))=|a+2|\sqrt{6} (car CC est le projeté orthogonal de Ω\Omega sur (P)(P)) et ΩO=∣a∣6\Omega O=|a|\sqrt{6}, d’où : 6(a+2)2−6a2=48  ⟺  (a+2)2−a2=8  ⟺  4a+4=8  ⟺  a=1.6(a+2)^2-6a^2=48\iff(a+2)^2-a^2=8\iff4a+4=8\iff a=1. Donc Ω(1,1,−2)\Omega(1,1,-2) et R=∣1+2∣6=36R=|1+2|\sqrt{6}=3\sqrt{6}.

(Contrôle : ΩO2+r2=6+48=54=(36)2\Omega O^2+r^2=6+48=54=(3\sqrt{6})^2.)

Exercice 2 — Nombres complexes (3.5 points)

Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u⃗,v⃗)(O,\vec{u},\vec{v}), on considère les points AA, BB et CC d’affixes respectives : a=3+ia=\sqrt{3}+i, b=a‾b=\overline{a} et c=23c=2\sqrt{3}

1.a. (0.5 pt) Montrer que a−ca=−12+i32\dfrac{a-c}{a}=-\dfrac{1}{2}+i\dfrac{\sqrt{3}}{2}

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a−c=3+i−23=−3+ia-c=\sqrt{3}+i-2\sqrt{3}=-\sqrt{3}+i. On multiplie par le conjugué du dénominateur : a−ca=(−3+i)(3−i)(3+i)(3−i)=−3+3i+3i−i23+1=−2+23i4=−12+i32.\frac{a-c}{a}=\frac{(-\sqrt{3}+i)(\sqrt{3}-i)}{(\sqrt{3}+i)(\sqrt{3}-i)}=\frac{-3+\sqrt{3}i+\sqrt{3}i-i^2}{3+1}=\frac{-2+2\sqrt{3}i}{4}=-\frac{1}{2}+i\frac{\sqrt{3}}{2}.

1.b. (0.25 pt) Écrire le nombre complexe −12+i32-\dfrac{1}{2}+i\dfrac{\sqrt{3}}{2} sous forme trigonométrique

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∣−12+i32∣=14+34=1\left|-\frac{1}{2}+i\frac{\sqrt{3}}{2}\right|=\sqrt{\frac{1}{4}+\frac{3}{4}}=1 et cos⁡2π3=−12\cos\frac{2\pi}{3}=-\frac{1}{2}, sin⁡2π3=32\sin\frac{2\pi}{3}=\frac{\sqrt{3}}{2}, donc : −12+i32=cos⁡2π3+isin⁡2π3(=ei2π3).-\frac{1}{2}+i\frac{\sqrt{3}}{2}=\cos\frac{2\pi}{3}+i\sin\frac{2\pi}{3}\quad\left(=e^{i\frac{2\pi}{3}}\right).

2. Soit RR la transformation du plan qui, à tout point MM d’affixe zz, associe le point M′M' d’affixe z′z' tel que z′=ei2π3(z−a)+az'=e^{i\frac{2\pi}{3}}(z-a)+a.

2.a. (0.5 pt) Vérifier que RR est une rotation dont on déterminera le centre et l’angle.

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L’écriture z′−a=ei2π3(z−a)z'-a=e^{i\frac{2\pi}{3}}(z-a) est de la forme z′−ω=eiθ(z−ω)z'-\omega=e^{i\theta}(z-\omega) avec ω=a\omega=a et θ=2π3\theta=\frac{2\pi}{3}.

Donc RR est la rotation de centre AA (d’affixe a=3+ia=\sqrt{3}+i) et d’angle 2π3\dfrac{2\pi}{3}.

2.b. (0.5 pt) Montrer que R(O)=CR(O)=C

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L’image de OO (d’affixe 00) a pour affixe z′=ei2π3(0−a)+a=a(1−ei2π3)z'=e^{i\frac{2\pi}{3}}(0-a)+a=a\left(1-e^{i\frac{2\pi}{3}}\right).

D’après 1.a et 1.b : a−ca=ei2π3\dfrac{a-c}{a}=e^{i\frac{2\pi}{3}}, donc a−c=a ei2π3a-c=a\,e^{i\frac{2\pi}{3}}, d’où c=a−a ei2π3=a(1−ei2π3)c=a-a\,e^{i\frac{2\pi}{3}}=a\left(1-e^{i\frac{2\pi}{3}}\right).

Donc z′=cz'=c, c’est-à-dire R(O)=CR(O)=C.

3. Soit DD le point d’affixe dd tel que R(B)=DR(B)=D

3.a. (0.5 pt) Montrer que d=23+2id=2\sqrt{3}+2i et déduire que les points AA, DD et OO sont alignés.

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b=a‾=3−ib=\overline{a}=\sqrt{3}-i, donc b−a=−2ib-a=-2i et d=ei2π3(b−a)+a=(−12+i32)(−2i)+3+i=i+3+3+i=23+2i.d=e^{i\frac{2\pi}{3}}(b-a)+a=\left(-\frac{1}{2}+i\frac{\sqrt{3}}{2}\right)(-2i)+\sqrt{3}+i=i+\sqrt{3}+\sqrt{3}+i=2\sqrt{3}+2i. Donc d=2(3+i)=2ad=2(\sqrt{3}+i)=2a, soit d−0a−0=2∈R\dfrac{d-0}{a-0}=2\in\mathbb{R} : les points AA, DD et OO sont alignés.

3.b. (0.5 pt) Montrer que c−bd=12\dfrac{c-b}{d}=\dfrac{1}{2}

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c−b=23−3+i=3+i=ac-b=2\sqrt{3}-\sqrt{3}+i=\sqrt{3}+i=a et d=2ad=2a, donc c−bd=a2a=12\dfrac{c-b}{d}=\dfrac{a}{2a}=\dfrac{1}{2}.

3.c. (0.25 pt) Montrer que OB=DCOB=DC

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OB=∣b∣=3+1=2OB=|b|=\sqrt{3+1}=2 et DC=∣c−d∣=∣23−23−2i∣=∣−2i∣=2DC=|c-d|=|2\sqrt{3}-2\sqrt{3}-2i|=|-2i|=2. Donc OB=DCOB=DC.

3.d. (0.5 pt) Déduire que le quadrilatère OBCDOBCD est un trapèze isocèle.

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D’après 3.b, c−b=12dc-b=\frac{1}{2}d, c’est-à-dire BC→=12OD→\overrightarrow{BC}=\frac{1}{2}\overrightarrow{OD} : les côtés [BC][BC] et [OD][OD] sont parallèles et BC=12OD≠ODBC=\frac{1}{2}OD\neq OD, donc OBCDOBCD est un trapèze de bases [BC][BC] et [OD][OD] (ce n’est pas un parallélogramme).

D’après 3.c, ses deux autres côtés (non parallèles) vérifient OB=DCOB=DC.

Donc OBCDOBCD est un trapèze isocèle.

Exercice 3 — Calcul des probabilités (2.5 points)

Une urne contient quatre boules blanches numérotées : 0;0;1;10;0;1;1 et deux boules noires numérotées : 0;10;1

Toutes les boules sont indiscernables au toucher. On tire au hasard successivement et sans remise deux boules de l’urne. On considère les évènements suivants :

AA : « Les deux boules tirées sont de même couleur. »

BB : « La somme des nombres portés par les deux boules tirées est égale à 22. »

1.a. (0.5 pt) Montrer que p(A)=715p(A)=\dfrac{7}{15}

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Un tirage est un arrangement de 22 boules parmi 66 : card⁡Ω=A62=6×5=30\operatorname{card}\Omega=A_6^2=6\times5=30 tirages équiprobables.

Deux blanches : A42=4×3=12A_4^2=4\times3=12 ; deux noires : A22=2×1=2A_2^2=2\times1=2. p(A)=12+230=1430=715.p(A)=\frac{12+2}{30}=\frac{14}{30}=\frac{7}{15}.

1.b. (0.5 pt) Montrer que p(B)=15p(B)=\dfrac{1}{5}

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La somme vaut 22 si et seulement si les deux boules portent le numéro 11. Il y a trois boules numérotées 11 (deux blanches et une noire) : p(B)=A3230=3×230=630=15.p(B)=\frac{A_3^2}{30}=\frac{3\times2}{30}=\frac{6}{30}=\frac{1}{5}.

2. (0.5 pt) Montrer que la probabilité de BB sachant que AA est réalisé est p(B/A)=17p(B/A)=\dfrac{1}{7}

Voir la solution

A∩BA\cap B : « deux boules de même couleur numérotées 11 » : ce sont forcément les deux boules blanches numérotées 11 (une seule noire porte le 11) : A22=2A_2^2=2 tirages, donc p(A∩B)=230=115p(A\cap B)=\dfrac{2}{30}=\dfrac{1}{15}. p(B/A)=p(A∩B)p(A)=115715=17.p(B/A)=\frac{p(A\cap B)}{p(A)}=\frac{\frac{1}{15}}{\frac{7}{15}}=\frac{1}{7}.

3. On considère la variable aléatoire XX qui, à chaque tirage, associe la somme des nombres portés par les deux boules tirées.

3.a. (0.75 pt) Copier et compléter le tableau ci-dessous, qui représente la loi de probabilité de la variable aléatoire XX

xix_i001122
p(X=xi)p(X=x_i)
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L’urne contient trois boules numérotées 00 et trois boules numérotées 11. XX prend les valeurs 00, 11, 22.

  • p(X=0)=A3230=630=15p(X=0)=\dfrac{A_3^2}{30}=\dfrac{6}{30}=\dfrac{1}{5} (deux boules numérotées 00) ;
  • p(X=2)=p(B)=15p(X=2)=p(B)=\dfrac{1}{5} ;
  • p(X=1)p(X=1) : une boule « 00 » et une boule « 11 », dans un ordre ou dans l’autre : 3×3+3×330=1830=35\dfrac{3\times3+3\times3}{30}=\dfrac{18}{30}=\dfrac{3}{5}.
xix_i001122
p(X=xi)p(X=x_i)15\dfrac{1}{5}35\dfrac{3}{5}15\dfrac{1}{5}

Contrôle : 15+35+15=1\frac{1}{5}+\frac{3}{5}+\frac{1}{5}=1.

3.b. (0.25 pt) Montrer que l’espérance de la variable aléatoire XX est E(X)=1E(X)=1

Voir la solution

E(X)=0×15+1×35+2×15=55=1.E(X)=0\times\frac{1}{5}+1\times\frac{3}{5}+2\times\frac{1}{5}=\frac{5}{5}=1.

Exercice 4 — Problème (11 points)

Partie I :

On considère la fonction numérique gg définie sur R\mathbb{R} par g(x)=e2x−1g(x)=e^{2x}-1

1.a. (0.25 pt) Résoudre dans R\mathbb{R}, l’équation g(x)=0g(x)=0

Voir la solution

g(x)=0  ⟺  e2x=1  ⟺  e2x=e0  ⟺  2x=0  ⟺  x=0g(x)=0\iff e^{2x}=1\iff e^{2x}=e^0\iff2x=0\iff x=0. Donc S={0}S=\{0\}.

1.b. (0.5 pt) Vérifier que g(x)<0g(x)<0 sur ]−∞,0[]-\infty,0[ et que g(x)>0g(x)>0 sur ]0,+∞[]0,+\infty[.

Voir la solution
  • si x<0x<0 : 2x<02x<0, donc e2x<e0=1e^{2x}<e^0=1, d’où g(x)<0g(x)<0 ;
  • si x>0x>0 : 2x>02x>0, donc e2x>1e^{2x}>1, d’où g(x)>0g(x)>0.

2. (0.75 pt) Montrer que ∫−ln⁡2ln⁡2∣g(x)∣ dx=98\displaystyle\int_{-\ln2}^{\ln2}|g(x)|\,\mathrm{d}x=\frac{9}{8}

Voir la solution

D’après 1.b, ∣g(x)∣=1−e2x|g(x)|=1-e^{2x} sur [−ln⁡2,0][-\ln2,0] et ∣g(x)∣=e2x−1|g(x)|=e^{2x}-1 sur [0,ln⁡2][0,\ln2]. Par la relation de Chasles : ∫−ln⁡2ln⁡2∣g(x)∣ dx=∫−ln⁡20(1−e2x)dx+∫0ln⁡2(e2x−1)dx=[x−e2x2]−ln⁡20+[e2x2−x]0ln⁡2.\int_{-\ln2}^{\ln2}|g(x)|\,\mathrm{d}x=\int_{-\ln2}^{0}\left(1-e^{2x}\right)\mathrm{d}x+\int_{0}^{\ln2}\left(e^{2x}-1\right)\mathrm{d}x=\left[x-\frac{e^{2x}}{2}\right]_{-\ln2}^{0}+\left[\frac{e^{2x}}{2}-x\right]_{0}^{\ln2}. Avec e−2ln⁡2=14e^{-2\ln2}=\frac{1}{4} et e2ln⁡2=4e^{2\ln2}=4 : =(−12)−(−ln⁡2−18)+(2−ln⁡2)−12=ln⁡2−38+32−ln⁡2=98.=\left(-\frac{1}{2}\right)-\left(-\ln2-\frac{1}{8}\right)+\left(2-\ln2\right)-\frac{1}{2}=\ln2-\frac{3}{8}+\frac{3}{2}-\ln2=\frac{9}{8}.

Partie II :

On considère la fonction numérique définie par f(x)=x−ln⁡2+ln⁡(1+e−2x)f(x)=x-\ln2+\ln\left(1+e^{-2x}\right)

Soit (Cf)(\mathscr{C}_f) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,i⃗,j⃗)(O,\vec{i},\vec{j}).

1. (0.25 pt) Vérifier que la fonction ff est définie sur R\mathbb{R}

Voir la solution

Pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} : e−2x>0e^{-2x}>0, donc 1+e−2x>1>01+e^{-2x}>1>0 et ln⁡(1+e−2x)\ln\left(1+e^{-2x}\right) existe. Donc Df=RD_f=\mathbb{R}.

2.a. (0.5 pt) Montrer que ff est une fonction paire.

Voir la solution

Pour tout x∈Rx\in\mathbb{R}, −x∈R-x\in\mathbb{R} et : f(−x)=−x−ln⁡2+ln⁡(1+e2x)=−x−ln⁡2+ln⁡(e2x(e−2x+1))=−x−ln⁡2+2x+ln⁡(1+e−2x)=f(x).f(-x)=-x-\ln2+\ln\left(1+e^{2x}\right)=-x-\ln2+\ln\left(e^{2x}\left(e^{-2x}+1\right)\right)=-x-\ln2+2x+\ln\left(1+e^{-2x}\right)=f(x). Donc ff est paire.

2.b. (0.5 pt) Vérifier que lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty et déduire lim⁡x→−∞f(x)\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)

Voir la solution

lim⁡x→+∞e−2x=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}e^{-2x}=0, donc lim⁡x→+∞ln⁡(1+e−2x)=ln⁡1=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\ln\left(1+e^{-2x}\right)=\ln1=0, et lim⁡x→+∞(x−ln⁡2)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}(x-\ln2)=+\infty. Donc lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

ff étant paire : lim⁡x→−∞f(x)=lim⁡t→+∞f(−t)=lim⁡t→+∞f(t)=+∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=\lim_{t\to+\infty}f(-t)=\lim_{t\to+\infty}f(t)=+\infty (en posant t=−xt=-x).

3.a. (0.5 pt) Montrer que la droite (Δ)(\Delta) d’équation y=x−ln⁡2y=x-\ln2 est une asymptote oblique à (Cf)(\mathscr{C}_f) au voisinage de +∞+\infty

Voir la solution

lim⁡x→+∞(f(x)−(x−ln⁡2))=lim⁡x→+∞ln⁡(1+e−2x)=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\big(f(x)-(x-\ln2)\big)=\lim_{x\to+\infty}\ln\left(1+e^{-2x}\right)=0.

Donc (Δ):y=x−ln⁡2(\Delta):y=x-\ln2 est une asymptote oblique à (Cf)(\mathscr{C}_f) au voisinage de +∞+\infty.

3.b. (0.5 pt) Déduire que la droite (Δ′)(\Delta') d’équation y=−x−ln⁡2y=-x-\ln2 est une asymptote oblique à (Cf)(\mathscr{C}_f) au voisinage de −∞-\infty

Voir la solution

On pose t=−xt=-x ; quand x→−∞x\to-\infty, t→+∞t\to+\infty. Comme ff est paire : f(x)−(−x−ln⁡2)=f(t)−(t−ln⁡2)→t→+∞0(question 3.a).f(x)-(-x-\ln2)=f(t)-(t-\ln2)\xrightarrow[t\to+\infty]{}0\quad\text{(question 3.a)}. Donc (Δ′):y=−x−ln⁡2(\Delta'):y=-x-\ln2 est une asymptote oblique à (Cf)(\mathscr{C}_f) au voisinage de −∞-\infty (c’est la symétrique de (Δ)(\Delta) par rapport à l’axe des ordonnées).

4.a. (0.75 pt) Montrer que pour tout xx de R\mathbb{R}, f′(x)=g(x)1+e2xf'(x)=\dfrac{g(x)}{1+e^{2x}}

Voir la solution

ff est dérivable sur R\mathbb{R} et, pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} : f′(x)=1+−2e−2x1+e−2x=1+e−2x−2e−2x1+e−2x=1−e−2x1+e−2x.f'(x)=1+\frac{-2e^{-2x}}{1+e^{-2x}}=\frac{1+e^{-2x}-2e^{-2x}}{1+e^{-2x}}=\frac{1-e^{-2x}}{1+e^{-2x}}. En multipliant le numérateur et le dénominateur par e2x≠0e^{2x}\neq0 : f′(x)=e2x−1e2x+1=g(x)1+e2x.f'(x)=\frac{e^{2x}-1}{e^{2x}+1}=\frac{g(x)}{1+e^{2x}}.

4.b. (0.5 pt) Déduire que ff est strictement croissante sur l’intervalle [0,+∞[[0,+\infty[ et strictement décroissante sur l’intervalle ]−∞,0]]-\infty,0] (On peut utiliser la question 1 de la Partie I.)

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Comme 1+e2x>01+e^{2x}>0, f′(x)f'(x) a le signe de g(x)g(x). D’après la partie I : f′(x)>0f'(x)>0 sur ]0,+∞[]0,+\infty[, f′(x)<0f'(x)<0 sur ]−∞,0[]-\infty,0[ et f′(0)=0f'(0)=0.

Donc ff est strictement croissante sur [0,+∞[[0,+\infty[ et strictement décroissante sur ]−∞,0]]-\infty,0].

x−∞0+∞f′(x)−0+f(x)+∞↘0↗+∞\begin{array}{|c|ccccc|}\hline x & -\infty & & 0 & & +\infty\\\hline f'(x) & & - & 0 & + & \\\hline f(x) & +\infty & \searrow & 0 & \nearrow & +\infty\\\hline\end{array} avec f(0)=0−ln⁡2+ln⁡2=0f(0)=0-\ln2+\ln2=0.

5.a. (0.5 pt) Résoudre dans R\mathbb{R}, l’équation f(x)=xf(x)=x

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f(x)=x  ⟺  ln⁡(1+e−2x)=ln⁡2  ⟺  1+e−2x=2  ⟺  e−2x=1  ⟺  x=0f(x)=x\iff\ln\left(1+e^{-2x}\right)=\ln2\iff1+e^{-2x}=2\iff e^{-2x}=1\iff x=0.

Donc S={0}S=\{0\}.

5.b. (0.5 pt) Montrer pour tout xx de [0,+∞[[0,+\infty[ : f(x)≤xf(x)\leq x

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Soit x≥0x\geq0. Alors −2x≤0-2x\leq0, donc e−2x≤1e^{-2x}\leq1, puis 1+e−2x≤21+e^{-2x}\leq2, donc ln⁡(1+e−2x)≤ln⁡2\ln\left(1+e^{-2x}\right)\leq\ln2.

Donc f(x)−x=ln⁡(1+e−2x)−ln⁡2≤0f(x)-x=\ln\left(1+e^{-2x}\right)-\ln2\leq0, c’est-à-dire f(x)≤xf(x)\leq x.

5.c. (0.5 pt) Etudier la position de la courbe (Cf)(\mathscr{C}_f) et la droite (Δ)(\Delta) sur l’intervalle [0,+∞[[0,+\infty[

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Pour tout x≥0x\geq0 : f(x)−(x−ln⁡2)=ln⁡(1+e−2x)>0f(x)-(x-\ln2)=\ln\left(1+e^{-2x}\right)>0 car 1+e−2x>11+e^{-2x}>1.

Donc sur [0,+∞[[0,+\infty[, la courbe (Cf)(\mathscr{C}_f) est strictement au-dessus de la droite (Δ)(\Delta).

5.d. (0.5 pt) Déduire que pour tout xx de [0,+∞[[0,+\infty[ : 0≤f(x)−(x−ln⁡2)≤ln⁡20\leq f(x)-(x-\ln2)\leq\ln2

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Soit x≥0x\geq0.

  • D’après 5.c : f(x)−(x−ln⁡2)>0f(x)-(x-\ln2)>0, donc f(x)−(x−ln⁡2)≥0f(x)-(x-\ln2)\geq0.
  • D’après 5.b : f(x)≤xf(x)\leq x, donc f(x)−(x−ln⁡2)≤x−x+ln⁡2=ln⁡2f(x)-(x-\ln2)\leq x-x+\ln2=\ln2.

Donc 0≤f(x)−(x−ln⁡2)≤ln⁡20\leq f(x)-(x-\ln2)\leq\ln2.

6. Le graphique ci-dessous représente la courbe (Cf)(\mathscr{C}_f) de la fonction ff sur [0,+∞[[0,+\infty[ dans le repère (O,i⃗,j⃗)(O,\vec{i},\vec{j}).

Courbe de f sur \[0,+∞\[, droites y=x et (Δ)

6.a. (0.5 pt) Reproduire le graphique ci-dessus puis tracer dans le même repère, la droite (Δ′)(\Delta') et compléter la courbe (Cf)(\mathscr{C}_f) de la fonction ff sur l’intervalle ]−∞,0]]-\infty,0]

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La fonction ff est paire : dans le repère orthonormé, (Cf)(\mathscr{C}_f) est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées. On complète donc la courbe sur ]−∞,0]]-\infty,0] par symétrie de la partie tracée sur [0,+∞[[0,+\infty[ ; la droite (Δ′):y=−x−ln⁡2(\Delta'):y=-x-\ln2 (symétrique de (Δ)(\Delta)) est son asymptote au voisinage de −∞-\infty. La tangente en OO est horizontale (f′(0)=0f'(0)=0).

Courbe complète de f avec (Δ) et (Δ')

6.b. (0.5 pt) Soit A\mathscr{A}, en unité d’aire, l’aire de la partie du plan délimitée par (Cf)(\mathscr{C}_f), la droite (Δ)(\Delta), et les droites d’équations x=0x=0 et x=1x=1. Montrer que 0≤A≤ln⁡20\leq\mathscr{A}\leq\ln2

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Sur [0,1][0,1], (Cf)(\mathscr{C}_f) est au-dessus de (Δ)(\Delta) (question 5.c), donc A=∫01(f(x)−(x−ln⁡2)) dx u.a.\mathscr{A}=\int_0^1\big(f(x)-(x-\ln2)\big)\,\mathrm{d}x\ \text{u.a.} D’après 5.d, pour tout x∈[0,1]x\in[0,1] : 0≤f(x)−(x−ln⁡2)≤ln⁡20\leq f(x)-(x-\ln2)\leq\ln2. Par positivité (conservation de l’ordre) de l’intégrale, avec 0<10<1 : ∫010 dx≤A≤∫01ln⁡2 dx,soit0≤A≤ln⁡2.\int_0^1 0\,\mathrm{d}x\leq\mathscr{A}\leq\int_0^1\ln2\,\mathrm{d}x,\quad\text{soit}\quad0\leq\mathscr{A}\leq\ln2. (Valeur numérique : A≈0,346\mathscr{A}\approx0{,}346.)

7. Soit φ\varphi la restriction de la fonction ff sur l’intervalle [0,+∞[[0,+\infty[

7.a. (0.5 pt) Montrer que φ\varphi admet une fonction réciproque φ−1\varphi^{-1} définie sur un intervalle JJ que l’on déterminera. (L’expression de φ−1(x)\varphi^{-1}(x) n’est pas demandée.)

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φ\varphi est continue (car dérivable) et strictement croissante sur I=[0,+∞[I=[0,+\infty[ (question 4.b). Elle admet donc une fonction réciproque φ−1\varphi^{-1} définie sur J=φ(I)=[φ(0),lim⁡x→+∞φ(x)[=[0,+∞[.J=\varphi(I)=\left[\varphi(0),\lim_{x\to+\infty}\varphi(x)\right[=[0,+\infty[.

7.b. (0.25 pt) Vérifier que φ−1(ln⁡(54))=ln⁡2\varphi^{-1}\left(\ln\left(\frac{5}{4}\right)\right)=\ln2

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ln⁡2∈[0,+∞[\ln2\in[0,+\infty[ et φ(ln⁡2)=ln⁡2−ln⁡2+ln⁡(1+e−2ln⁡2)=ln⁡(1+14)=ln⁡(54)\varphi(\ln2)=\ln2-\ln2+\ln\left(1+e^{-2\ln2}\right)=\ln\left(1+\frac{1}{4}\right)=\ln\left(\frac{5}{4}\right).

Donc φ−1(ln⁡(54))=ln⁡2\varphi^{-1}\left(\ln\left(\frac{5}{4}\right)\right)=\ln2.

7.c. (0.5 pt) Montrer que φ−1\varphi^{-1} est dérivable en ln⁡(54)\ln\left(\frac{5}{4}\right) et que (φ−1)′(ln⁡(54))=53\left(\varphi^{-1}\right)'\left(\ln\left(\frac{5}{4}\right)\right)=\frac{5}{3}

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φ\varphi est dérivable en ln⁡2\ln2 et, d’après 4.a : φ′(ln⁡2)=e2ln⁡2−11+e2ln⁡2=4−11+4=35≠0.\varphi'(\ln2)=\frac{e^{2\ln2}-1}{1+e^{2\ln2}}=\frac{4-1}{1+4}=\frac{3}{5}\neq0. Donc φ−1\varphi^{-1} est dérivable en φ(ln⁡2)=ln⁡(54)\varphi(\ln2)=\ln\left(\frac{5}{4}\right) et (φ−1)′(ln⁡(54))=1φ′(φ−1(ln⁡54))=1φ′(ln⁡2)=53.\left(\varphi^{-1}\right)'\left(\ln\left(\frac{5}{4}\right)\right)=\frac{1}{\varphi'\left(\varphi^{-1}\left(\ln\frac{5}{4}\right)\right)}=\frac{1}{\varphi'(\ln2)}=\frac{5}{3}.

Partie III

On considère la suite numérique (un)(u_n) définie par u0=ln⁡2u_0=\ln2 et un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n), pour tout entier naturel nn

1. (0.5 pt) Montrer par récurrence que 0⩽un⩽ln⁡20\leqslant u_n\leqslant\ln2, pour tout nn de N\mathbb{N}

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Pour n∈Nn\in\mathbb{N}, on note P(n)P(n) : « 0≤un≤ln⁡20\leq u_n\leq\ln2 ».

Initialisation. Pour n=0n=0 : u0=ln⁡2u_0=\ln2 et 0≤ln⁡2≤ln⁡20\leq\ln2\leq\ln2 : P(0)P(0) est vraie.

Hérédité. Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. On suppose 0≤un≤ln⁡20\leq u_n\leq\ln2 et on montre que 0≤un+1≤ln⁡20\leq u_{n+1}\leq\ln2.

0≤un≤ln⁡2  ⟹  f(0)≤f(un)≤f(ln⁡2)  ⟹  0≤un+1≤ln⁡(54).0\leq u_n\leq\ln2\implies f(0)\leq f(u_n)\leq f(\ln2)\implies0\leq u_{n+1}\leq\ln\left(\frac{5}{4}\right). Or 54<2\frac{5}{4}<2, donc ln⁡(54)<ln⁡2\ln\left(\frac{5}{4}\right)<\ln2, d’où 0≤un+1≤ln⁡20\leq u_{n+1}\leq\ln2 : P(n+1)P(n+1) est vraie.

Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : 0≤un≤ln⁡20\leq u_n\leq\ln2.

2. (0.5 pt) Montrer que la suite (un)(u_n) est décroissante. (On peut utiliser la question 5.b de la Partie II.)

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Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. D’après la question 1, un∈[0,+∞[u_n\in[0,+\infty[, donc d’après 5.b : f(un)≤unf(u_n)\leq u_n, c’est-à-dire un+1≤unu_{n+1}\leq u_n.

Donc la suite (un)(u_n) est décroissante.

3. (0.75 pt) En déduire que la suite (un)(u_n) est convergente et déterminer sa limite.

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La suite (un)(u_n) est décroissante et minorée par 00 : elle est convergente. Soit ℓ\ell sa limite ; on a 0≤ℓ≤ln⁡20\leq\ell\leq\ln2.

  • ff est continue sur I=[0,ln⁡2]I=[0,\ln2] ;
  • f(I)=[f(0),f(ln⁡2)]=[0,ln⁡54]⊂If(I)=[f(0),f(\ln2)]=\left[0,\ln\frac{5}{4}\right]\subset I ;
  • u0∈Iu_0\in I et (un)(u_n) est convergente.

Donc ℓ\ell est solution de l’équation f(x)=xf(x)=x dans II. D’après 5.a, la seule solution est 00.

Donc lim⁡n→+∞un=0\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=0.

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