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Examen national 2014 — Session de rattrapage

2BAC PC SVT · Mathématiques

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Examen national du baccalauréat — Session de rattrapage 2014

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales — Option PC & SVT Durée : 3 h — Coefficient : 7

Exercice 1 — Géométrie dans l’espace (3 points)

On considère, dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O,i⃗,j⃗,k⃗)(O,\vec{i}, \vec{j}, \vec{k}), le point A(0,0,1)A(0, 0, 1) ; le plan (P)(P) d’équation 2x+y−2z−7=02x + y - 2z - 7 = 0 et la sphère (S)(S) de centre Ω(0,3,−2)\Omega(0, 3, -2) et de rayon 33.

1) a) (0,5 pt) Montrer que {x=2ty=tz=1−2t(t∈R)\begin{cases}x=2t\\ y=t\\ z=1-2t\end{cases}\qquad(t\in\mathbb{R}) est une représentation paramétrique de la droite (Δ)(\Delta) passant par le point AA et perpendiculaire au plan (P)(P).

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Un vecteur normal à (P)(P) est n⃗(2,1,−2)\vec{n}(2,1,-2). La droite (Δ)(\Delta) est perpendiculaire à (P)(P), donc dirigée par n⃗\vec{n}, et elle passe par A(0,0,1)A(0,0,1) : (Δ):{x=2ty=tz=1−2t(t∈R).(\Delta):\begin{cases}x=2t\\ y=t\\ z=1-2t\end{cases}\qquad(t\in\mathbb{R}).

b) (0,5 pt) Vérifier que H(2,1,−1)H(2, 1, -1) est le point d’intersection du plan (P)(P) et la droite (Δ)(\Delta).

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Pour t=1t=1 : (2,1,1−2)=(2,1,−1)=H(2,1,1-2)=(2,1,-1)=H, donc H∈(Δ)H\in(\Delta). De plus 2×2+1−2×(−1)−7=4+1+2−7=02\times2+1-2\times(-1)-7=4+1+2-7=0, donc H∈(P)H\in(P). Ainsi H=(Δ)∩(P)H=(\Delta)\cap(P).

2) a) (0,75 pt) Montrer que ΩA→∧u⃗=3(i⃗+2j⃗+2k⃗)\overrightarrow{\Omega A}\wedge\vec{u}=3(\vec{i}+2\vec{j}+2\vec{k}) où u⃗=2i⃗+j⃗−2k⃗\vec{u}=2\vec{i}+\vec{j}-2\vec{k}.

Voir la solution

ΩA→(0−0, 0−3, 1−(−2))=(0,−3,3)\overrightarrow{\Omega A}(0-0,\,0-3,\,1-(-2))=(0,-3,3) et u⃗(2,1,−2)\vec{u}(2,1,-2) : ΩA→∧u⃗=∣−313−2∣i⃗−∣023−2∣j⃗+∣02−31∣k⃗=(6−3)i⃗−(0−6)j⃗+(0+6)k⃗=3i⃗+6j⃗+6k⃗=3(i⃗+2j⃗+2k⃗).\overrightarrow{\Omega A}\wedge\vec{u}=\begin{vmatrix}-3&1\\3&-2\end{vmatrix}\vec{i}-\begin{vmatrix}0&2\\3&-2\end{vmatrix}\vec{j}+\begin{vmatrix}0&2\\-3&1\end{vmatrix}\vec{k}=(6-3)\vec{i}-(0-6)\vec{j}+(0+6)\vec{k}=3\vec{i}+6\vec{j}+6\vec{k}=3(\vec{i}+2\vec{j}+2\vec{k}).

b) (0,5 pt) Montrer que la distance du point Ω\Omega à la droite (Δ)(\Delta) est égale à 33.

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d(Ω,(Δ))=∥ΩA→∧u⃗∥∥u⃗∥=31+4+44+1+4=3×33=3.\mathrm{d}(\Omega,(\Delta))=\frac{\|\overrightarrow{\Omega A}\wedge\vec{u}\|}{\|\vec{u}\|}=\frac{3\sqrt{1+4+4}}{\sqrt{4+1+4}}=\frac{3\times3}{3}=3.

c) (0,75 pt) En déduire que la droite (Δ)(\Delta) est tangente à la sphère (S)(S) et vérifier que HH est le point de contact de la droite (Δ)(\Delta) et la sphère (S)(S)

Voir la solution

d(Ω,(Δ))=3=R\mathrm{d}(\Omega,(\Delta))=3=R : la droite (Δ)(\Delta) est tangente à (S)(S).

ΩH=(2−0)2+(1−3)2+(−1+2)2=4+4+1=3=R\Omega H=\sqrt{(2-0)^{2}+(1-3)^{2}+(-1+2)^{2}}=\sqrt{4+4+1}=3=R, et H∈(Δ)H\in(\Delta) : HH est le point de contact.

Exercice 2 — Suites numériques (3 points)

On considère la suite numérique (un)n∈N∗(u_{n})_{n\in\mathbb{N}^{*}} définie par : u1=5etun+1=5un−41+unpour tout n de N∗.u_{1}=5\quad\text{et}\quad u_{n+1}=\frac{5u_{n}-4}{1+u_{n}}\quad\text{pour tout }n\text{ de }\mathbb{N}^{*}.

1) (0,75 pt) Montrer par récurrence que un>2u_{n}>2 pour tout nn de N∗\mathbb{N}^{*}.

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Montrons par récurrence que, pour tout n∈N∗n\in\mathbb{N}^{*}, un>2u_{n}>2.

Initialisation. Pour n=1n=1 : u1=5>2u_{1}=5>2. La propriété est vraie au rang 11.

Hérédité. Soit n∈N∗n\in\mathbb{N}^{*}. Supposons que un>2u_{n}>2 et montrons que un+1>2u_{n+1}>2. un+1−2=5un−41+un−2=5un−4−2−2un1+un=3(un−2)1+un.u_{n+1}-2=\frac{5u_{n}-4}{1+u_{n}}-2=\frac{5u_{n}-4-2-2u_{n}}{1+u_{n}}=\frac{3(u_{n}-2)}{1+u_{n}}. Comme un>2u_{n}>2, on a un−2>0u_{n}-2>0 et 1+un>01+u_{n}>0, d’où un+1−2>0u_{n+1}-2>0, soit un+1>2u_{n+1}>2.

Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈N∗n\in\mathbb{N}^{*} : un>2u_{n}>2.

2) On considère la suite numérique (vn)n∈N∗(v_{n})_{n\in\mathbb{N}^{*}} définie par : vn=3un−2v_{n}=\dfrac{3}{u_{n}-2} pour tout nn de N∗\mathbb{N}^{*}.

a) (1 pt) Montrer que vn+1=1+unun−2v_{n+1}=\dfrac{1+u_{n}}{u_{n}-2} pour tout nn de N∗\mathbb{N}^{*} et montrer que la suite (vn)n∈N∗(v_{n})_{n\in\mathbb{N}^{*}} est arithmétique de raison 11.

Voir la solution

vn+1=3un+1−2=33(un−2)1+un=1+unun−2.v_{n+1}=\frac{3}{u_{n+1}-2}=\frac{3}{\dfrac{3(u_{n}-2)}{1+u_{n}}}=\frac{1+u_{n}}{u_{n}-2}. Or 1+unun−2=1+3un−2=1+vn\dfrac{1+u_{n}}{u_{n}-2}=1+\dfrac{3}{u_{n}-2}=1+v_{n}. Donc vn+1=vn+1v_{n+1}=v_{n}+1 : la suite (vn)(v_{n}) est arithmétique de raison 11.

b) (0,75 pt) Exprimer vnv_{n} en fonction de nn et en déduire que : un=2+3nu_{n}=2+\dfrac{3}{n} pour tout nn de N∗\mathbb{N}^{*}.

Voir la solution

v1=35−2=1v_{1}=\dfrac{3}{5-2}=1, donc vn=v1+(n−1)×1=nv_{n}=v_{1}+(n-1)\times1=n pour tout n∈N∗n\in\mathbb{N}^{*}.

De vn=3un−2=nv_{n}=\dfrac{3}{u_{n}-2}=n on tire un−2=3nu_{n}-2=\dfrac{3}{n}, soit un=2+3nu_{n}=2+\dfrac{3}{n}.

c) (0,5 pt) Déterminer lim⁡n→+∞un\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_{n}.

Voir la solution

lim⁡n→+∞un=2+lim⁡n→+∞3n=2\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_{n}=2+\lim_{n\to+\infty}\dfrac{3}{n}=2.

Exercice 3 — Calcul des probabilités (3 points)

Pour déterminer les deux questions d’un examen oral dans un concours de recrutement, le candidat tire au hasard, successivement et sans remise, deux cartes d’une urne contenant 1010 cartes : huit cartes concernant les mathématiques et deux cartes concernant la langue française (on suppose que les cartes sont indiscernables au toucher).

1) (1,5 pt) On considère l’événement A :« Tirer deux cartes concernant la langue française » et l’événement B :«Tirer deux cartes concernant deux matières différentes » Montrer que p(A)=145p(A)=\dfrac{1}{45} et que p(B)=1645p(B)=\dfrac{16}{45}

Voir la solution

Tirages successifs sans remise : card(Ω)=A102=10×9=90\mathrm{card}(\Omega)=A_{10}^{2}=10\times9=90.

A : deux cartes de français : card(A)=A22=2×1=2\mathrm{card}(A)=A_{2}^{2}=2\times1=2, donc p(A)=290=145p(A)=\dfrac{2}{90}=\dfrac{1}{45}.

B : une carte de maths et une de français (dans un ordre ou l’autre) : card(B)=8×2+2×8=32\mathrm{card}(B)=8\times2+2\times8=32, donc p(B)=3290=1645p(B)=\dfrac{32}{90}=\dfrac{16}{45}.

2) Soit XX la variable aléatoire qui à chaque tirage associe le nombre de cartes tirées concernant la langue française.

a) (0,25 pt) Vérifier que les valeurs prises par la variable aléatoire XX sont : 00, 11 et 22

Voir la solution

On tire 22 cartes ; le nombre de cartes de français parmi elles peut valoir 00, 11 ou 22. Donc X(Ω)={0,1,2}X(\Omega)=\{0,1,2\}.

b) (1,25 pt) Montrer que p(X=0)=2845p(X=0)=\dfrac{28}{45} puis donner la loi de probabilité de la variable aléatoire XX

Voir la solution

X=0X=0 : deux cartes de maths : card=A82=8×7=56\mathrm{card}=A_{8}^{2}=8\times7=56, donc p(X=0)=5690=2845p(X=0)=\dfrac{56}{90}=\dfrac{28}{45}.

p(X=2)=p(A)=145p(X=2)=p(A)=\dfrac{1}{45} et p(X=1)=p(B)=1645p(X=1)=p(B)=\dfrac{16}{45}.

kk001122
p(X=k)p(X=k)2845\dfrac{28}{45}1645\dfrac{16}{45}145\dfrac{1}{45}

Contrôle : 28+16+145=1\dfrac{28+16+1}{45}=1.

Exercice 4 — Nombres complexes (3 points)

1) (0,75 pt) Résoudre dans l’ensemble des nombres complexes C\mathbb{C}, l’équation : z2−4z+5=0z^{2}-4z+5=0.

Voir la solution

Δ=16−20=−4=(2i)2\Delta=16-20=-4=(2i)^{2}. Les solutions sont : z1=4+2i2=2+i,z2=4−2i2=2−i.z_{1}=\frac{4+2i}{2}=2+i,\qquad z_{2}=\frac{4-2i}{2}=2-i. Donc S={2+i ; 2−i}S=\{2+i\,;\,2-i\}.

2) On considère, dans le plan muni d’un repère orthonormé direct (O,e1⃗,e2⃗)(O, \vec{e_{1}}, \vec{e_{2}}), les points AA, BB, CC, DD et Ω\Omega d’affixes respectives : a=2+ia=2+i, b=2−ib=2-i, c=ic=i, d=−id=-i et ω=1\omega=1

a) (0,25 pt) Montrer que : a−ωb−ω=i\dfrac{a-\omega}{b-\omega}=i.

Voir la solution

a−ω=1+ia-\omega=1+i et b−ω=1−ib-\omega=1-i. Donc a−ωb−ω=1+i1−i=(1+i)21+1=1+2i−12=i.\frac{a-\omega}{b-\omega}=\frac{1+i}{1-i}=\frac{(1+i)^{2}}{1+1}=\frac{1+2i-1}{2}=i.

b) (0,5 pt) En déduire que le triangle ΩAB\Omega AB est rectangle et isocèle en Ω\Omega.

Voir la solution

De a−ωb−ω=i\dfrac{a-\omega}{b-\omega}=i : ∣a−ωb−ω∣=1\left|\dfrac{a-\omega}{b-\omega}\right|=1 donc ΩA=ΩB\Omega A=\Omega B, et (ΩB→,ΩA→)≡π2 [2π]\left(\overrightarrow{\Omega B},\overrightarrow{\Omega A}\right)\equiv\dfrac{\pi}{2}\,[2\pi]. Le triangle ΩAB\Omega AB est rectangle et isocèle en Ω\Omega.

3) Soit zz l’affixe d’un point MM du plan et z′z' l’affixe du point M′M' image de MM par la rotation RR de centre Ω\Omega et d’angle π2\dfrac{\pi}{2}.

a) (0,5 pt) Montrer que : z′=iz+1−iz'=iz+1-i.

Voir la solution

z′−ω=eiπ/2(z−ω)=i(z−1)z'-\omega=e^{i\pi/2}(z-\omega)=i(z-1), donc z′=i(z−1)+1=iz+1−iz'=i(z-1)+1=iz+1-i.

b) (0,5 pt) Vérifier que : R(A)=CR(A)=C et R(D)=BR(D)=B.

Voir la solution

R(A)R(A) a pour affixe i(2+i)+1−i=2i−1+1−i=i=ci(2+i)+1-i=2i-1+1-i=i=c, donc R(A)=CR(A)=C.

R(D)R(D) a pour affixe i(−i)+1−i=1+1−i=2−i=bi(-i)+1-i=1+1-i=2-i=b, donc R(D)=BR(D)=B.

c) (0,5 pt) Montrer que les points AA, BB, CC et DD appartiennent au même cercle dont on déterminera le centre.

Voir la solution

ΩA=∣a−ω∣=∣1+i∣=2\Omega A=|a-\omega|=|1+i|=\sqrt{2}, ΩB=∣1−i∣=2\Omega B=|1-i|=\sqrt{2}, ΩC=∣i−1∣=2\Omega C=|i-1|=\sqrt{2}, ΩD=∣−i−1∣=2\Omega D=|-i-1|=\sqrt{2}.

Les quatre points sont sur le cercle de centre Ω(1)\Omega(1) (affixe 11) et de rayon 2\sqrt{2}.

Exercice 5 — Étude de fonctions numériques et calcul intégral (8 points)

On considère la fonction numérique ff définie sur R\mathbb{R} par : f(x)=(xex−1) exf(x)=(xe^{x}-1)\,e^{x} Soit (C)(C) la courbe représentative de la fonction ff dans un repère orthonormé (O;i⃗;j⃗)(O;\vec{i}; \vec{j}) (unité 22 cm).

1) (0,75 pt) Montrer que lim⁡x→−∞f(x)=0\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=0 et donner une interprétation géométrique de ce résultat.

Voir la solution

f(x)=xe2x−exf(x)=xe^{2x}-e^{x}. Quand x→−∞x\to-\infty : ex→0e^{x}\to0 et xe2x→0xe^{2x}\to0 (croissance comparée), donc lim⁡x→−∞f(x)=0\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=0.

La courbe (C)(C) admet la droite y=0y=0 (axe des abscisses) comme asymptote horizontale au voisinage de −∞-\infty.

2) a) (0,75 pt) Montrer que lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty et lim⁡x→+∞f(x)x=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{f(x)}{x}=+\infty.

Voir la solution

Quand x→+∞x\to+\infty : xe2x→+∞xe^{2x}\to+\infty et ex→+∞e^{x}\to+\infty, donc f(x)→+∞f(x)\to+\infty. f(x)x=e2x−exx→+∞.\frac{f(x)}{x}=e^{2x}-\frac{e^{x}}{x}\to+\infty.

b) (0,5 pt) En déduire que la courbe (C)(C) admet, au voisinage de +∞+\infty, une branche parabolique dont on précisera la direction.

Voir la solution

lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty et lim⁡x→+∞f(x)x=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{f(x)}{x}=+\infty : (C)(C) admet au voisinage de +∞+\infty une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées.

3) a) (1 pt) Montrer que : f′(x)=ex(ex−1+2xex)f'(x)=e^{x}(e^{x}-1+2xe^{x}) pour tout xx de R\mathbb{R} puis vérifier que f′(0)=0f'(0)=0.

Voir la solution

f(x)=xe2x−exf(x)=xe^{2x}-e^{x}, donc f′(x)=e2x+2xe2x−ex=ex(ex+2xex−1)=ex(ex−1+2xex).f'(x)=e^{2x}+2xe^{2x}-e^{x}=e^{x}\bigl(e^{x}+2xe^{x}-1\bigr)=e^{x}(e^{x}-1+2xe^{x}). f′(0)=e0(e0−1+0)=1⋅0=0f'(0)=e^{0}(e^{0}-1+0)=1\cdot0=0.

b) (0,5 pt) Montrer que ex−1≥0e^{x}-1\geq0 pour tout xx de [0,+∞[[0,+\infty[ et que ex−1≤0e^{x}-1\leq0 pour tout xx de ]−∞,0]]-\infty,0].

Voir la solution

Comme e0=1e^{0}=1 : pour x≥0x\geq0, ex≥1e^{x}\geq1, d’où ex−1≥0e^{x}-1\geq0 ; pour x≤0x\leq0, ex≤1e^{x}\leq1, d’où ex−1≤0e^{x}-1\leq0.

c) (1,25 pt) Montrer que la fonction ff est croissante sur [0,+∞[[0,+\infty[ et qu’elle est décroissante sur ]−∞,0]]-\infty,0] puis dresser le tableau de variations de la fonction ff sur R\mathbb{R}.

Voir la solution

Pour tout xx, ex>0e^{x}>0. Sur [0,+∞[[0,+\infty[ : ex−1≥0e^{x}-1\geq0 et 2xex≥02xe^{x}\geq0, donc f′(x)≥0f'(x)\geq0 : ff est croissante sur [0,+∞[[0,+\infty[.

Sur ]−∞,0]]-\infty,0] : ex−1≤0e^{x}-1\leq0 et 2xex≤02xe^{x}\leq0, donc ex−1+2xex≤0e^{x}-1+2xe^{x}\leq0, d’où f′(x)≤0f'(x)\leq0 : ff est décroissante sur ]−∞,0]]-\infty,0].

f(0)=−1f(0)=-1.

xx−∞-\infty00+∞+\infty
f′(x)f'(x)−-00++
f(x)f(x)00↘\searrow−1-1↗\nearrow+∞+\infty

4) a) (0,75 pt) Montrer que l’équation f(x)=0f(x)=0 admet une solution unique α\alpha dans l’intervalle [0,+∞[[0,+\infty[ et que 12<α<1\dfrac{1}{2}<\alpha<1. (on admettra que e1/2<2e^{1/2}<2)

Voir la solution

Sur [0,+∞[[0,+\infty[, ff est continue et strictement croissante, f(0)=−1<0f(0)=-1<0 et lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty. D’après le théorème des valeurs intermédiaires, l’équation f(x)=0f(x)=0 admet une unique solution α\alpha dans ]0,+∞[]0,+\infty[.

f ⁣(12)=(12e1/2−1)e1/2f\!\left(\dfrac{1}{2}\right)=\left(\dfrac{1}{2}e^{1/2}-1\right)e^{1/2}. Comme e1/2<2e^{1/2}<2, on a 12e1/2<1\dfrac{1}{2}e^{1/2}<1, donc f ⁣(12)<0f\!\left(\dfrac{1}{2}\right)<0. f(1)=(e−1)e>0f(1)=(e-1)e>0. Donc 12<α<1\dfrac{1}{2}<\alpha<1.

b) (0,75 pt) Construire dans le repère (O;i⃗;j⃗)(O;\vec{i}; \vec{j}), la courbe (C)(C), (on admettra que la courbe (C)(C) possède un seul point d’inflexion qu’on ne demande pas de déterminer).

Voir la solution
Courbe (C) de f

5) (0,75 pt) Montrer, à l’aide d’une intégration par parties, que : ∫01/2xe2x dx=14.\int_{0}^{1/2} xe^{2x}\,dx=\frac{1}{4}.

Voir la solution

On pose u(x)=xu(x)=x, v′(x)=e2xv'(x)=e^{2x} ; alors u′(x)=1u'(x)=1, v(x)=12e2xv(x)=\dfrac{1}{2}e^{2x}. ∫01/2xe2x dx=[x2e2x]01/2−∫01/212e2x dx=14e−[14e2x]01/2=e4−e4+14=14.\int_{0}^{1/2}xe^{2x}\,dx=\Big[\frac{x}{2}e^{2x}\Big]_{0}^{1/2}-\int_{0}^{1/2}\frac{1}{2}e^{2x}\,dx=\frac{1}{4}e-\Big[\frac{1}{4}e^{2x}\Big]_{0}^{1/2}=\frac{e}{4}-\frac{e}{4}+\frac{1}{4}=\frac{1}{4}.

6) (1 pt) Calculer, en cm2\mathrm{cm}^{2}, l’aire du domaine plan limité par la courbe (C)(C), l’axe des abscisses et les droites d’équations x=0x=0 et x=12x=\dfrac{1}{2}.

Voir la solution

Sur [0,12]⊂[0,α[\left[0,\dfrac{1}{2}\right]\subset[0,\alpha[, f(x)⩽0f(x)\leqslant0. L’unité étant 2 cm2\,\mathrm{cm}, l’unité d’aire vaut 4 cm24\,\mathrm{cm}^{2} : A=4∫01/2(−f(x)) dx=4∫01/2(ex−xe2x) dx=4([ex]01/2−14)=4(e1/2−1−14)=(4e1/2−5) cm2.\mathcal{A}=4\int_{0}^{1/2}\bigl(-f(x)\bigr)\,dx=4\int_{0}^{1/2}\bigl(e^{x}-xe^{2x}\bigr)\,dx=4\Big(\Big[e^{x}\Big]_{0}^{1/2}-\frac{1}{4}\Big)=4\left(e^{1/2}-1-\frac{1}{4}\right)=\bigl(4e^{1/2}-5\bigr)\,\mathrm{cm}^{2}.

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