Accueil › 2BAC SE › Examen national 2008 — Session normale

Examen national 2008 — Session normale

2BAC Sciences Expérimentales · Mathématiques

Chargement du PDF…

Versions interactives à solutions cachées — leurs boutons « Voir la solution » ne fonctionnent que dans Adobe Acrobat Reader (calques PDF non pris en charge par les navigateurs et le lecteur ci-dessus). Le lecteur affiche donc les versions classiques.

  • 📥 Version à corrections cachées (Adobe Acrobat Reader)Télécharger

Examen national du baccalauréat — Session normale 2008

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales (toutes options) et Sciences et Technologies Code NS 22 — Durée : 3 h — Coefficient : 7

L’utilisation de la calculatrice non programmable est autorisée.

DomaineBarème
Exercice 1Géométrie dans l’espace3 points
Exercice 2Nombres complexes3 points
Exercice 3Calcul des probabilités3 points
Exercice 4Problème : étude de fonctions, calcul intégral et suites11 points

Exercice 1 — Géométrie dans l’espace (3 points)

On considère, dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O,i⃗,j⃗,k⃗)(O,\vec{i},\vec{j},\vec{k}), les deux points A(0,−1,1)A(0,-1,1) et B(1,−1,0)B(1,-1,0) et la sphère (S)(S) d’équation : x2+y2+z2−2x−4z+2=0x^2+y^2+z^2-2x-4z+2=0

1. (1.25 pt) Montrer que le centre de la sphère (S)(S) est le point Ω(1,0,2)\Omega(1,0,2) et que son rayon est 3\sqrt{3} et vérifier que AA appartient à (S)(S).

Voir la solution

On complète les carrés : x2−2x=(x−1)2−1etz2−4z=(z−2)2−4.x^2-2x=(x-1)^2-1 \qquad\text{et}\qquad z^2-4z=(z-2)^2-4. L’équation de (S)(S) s’écrit donc (x−1)2−1+y2+(z−2)2−4+2=0(x-1)^2-1+y^2+(z-2)^2-4+2=0, c’est-à-dire (x−1)2+(y−0)2+(z−2)2=3=(3)2.(x-1)^2+(y-0)^2+(z-2)^2=3=\left(\sqrt{3}\right)^2. Donc (S)(S) est la sphère de centre Ω(1,0,2)\Omega(1,0,2) et de rayon R=3R=\sqrt{3}.

Pour A(0,−1,1)A(0,-1,1) : 02+(−1)2+12−2×0−4×1+2=1+1−4+2=00^2+(-1)^2+1^2-2\times0-4\times1+2=1+1-4+2=0. Les coordonnées de AA vérifient l’équation de (S)(S), donc A∈(S)A\in(S).

2. (1.25 pt) Déterminer les coordonnées du vecteur OA→∧OB→\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB} et montrer que x+y+z=0x+y+z=0 est une équation cartésienne du plan (OAB)(OAB).

Voir la solution

On a OA→(0,−1,1)\overrightarrow{OA}(0,-1,1) et OB→(1,−1,0)\overrightarrow{OB}(1,-1,0). OA→∧OB→=∣−1−110∣i⃗−∣0110∣j⃗+∣01−1−1∣k⃗=(0+1)i⃗−(0−1)j⃗+(0+1)k⃗\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}=\begin{vmatrix}-1&-1\\1&0\end{vmatrix}\vec{i}-\begin{vmatrix}0&1\\1&0\end{vmatrix}\vec{j}+\begin{vmatrix}0&1\\-1&-1\end{vmatrix}\vec{k}=(0+1)\vec{i}-(0-1)\vec{j}+(0+1)\vec{k} Donc OA→∧OB→=i⃗+j⃗+k⃗\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}=\vec{i}+\vec{j}+\vec{k}, de coordonnées (1,1,1)(1,1,1).

Ce vecteur est non nul : les points OO, AA, BB ne sont pas alignés et n⃗(1,1,1)\vec{n}(1,1,1) est normal au plan (OAB)(OAB). Une équation de (OAB)(OAB) est de la forme x+y+z+d=0x+y+z+d=0 ; comme O(0,0,0)∈(OAB)O(0,0,0)\in(OAB), on a d=0d=0.

Donc (OAB):x+y+z=0(OAB) : x+y+z=0.

3. (0.5 pt) Montrer que le plan (OAB)(OAB) est tangent à la sphère (S)(S) au point AA.

Voir la solution

d(Ω,(OAB))=∣1+0+2∣12+12+12=33=3=R.d\big(\Omega,(OAB)\big)=\frac{|1+0+2|}{\sqrt{1^2+1^2+1^2}}=\frac{3}{\sqrt{3}}=\sqrt{3}=R. La distance du centre au plan est égale au rayon : le plan (OAB)(OAB) est tangent à (S)(S).

Le point de contact est l’unique point commun au plan et à la sphère. Or A∈(OAB)A\in(OAB) (car 0−1+1=00-1+1=0) et A∈(S)A\in(S) (question 1). Donc (OAB)(OAB) est tangent à (S)(S) au point AA.

(Vérification : ΩA→(−1,−1,−1)=−n⃗\overrightarrow{\Omega A}(-1,-1,-1)=-\vec{n} est bien normal au plan.)

Exercice 2 — Nombres complexes (3 points)

1. (1 pt) Résoudre dans l’ensemble des nombres complexes C\mathbb{C} l’équation z2−6z+34=0z^2-6z+34=0

Voir la solution

Le discriminant est Δ=(−6)2−4×1×34=36−136=−100=(10i)2<0\Delta=(-6)^2-4\times1\times34=36-136=-100=(10i)^2<0.

L’équation admet donc deux solutions complexes conjuguées : z1=6−10i2=3−5ietz2=6+10i2=3+5i.z_1=\frac{6-10i}{2}=3-5i \qquad\text{et}\qquad z_2=\frac{6+10i}{2}=3+5i. Donc S={3−5i ; 3+5i}S=\{3-5i\,;\,3+5i\}.

2. On considère, dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,e⃗1,e⃗2)(O,\vec{e}_1,\vec{e}_2), les points AA, BB et CC d’affixes respectives : a=3+5i,b=3−5ietc=7+3i.a=3+5i,\qquad b=3-5i\qquad\text{et}\qquad c=7+3i. Soit zz l’affixe d’un point MM du plan et z′z' l’affixe du point M′M' image de MM par la translation TT de vecteur u⃗\vec{u} d’affixe 4−2i4-2i.

2.a. (0.75 pt) Montrer que z′=z+4−2iz'=z+4-2i et vérifier que CC est l’image du point AA par la translation TT.

Voir la solution

M′=T(M)  ⟺  MM′→=u⃗  ⟺  z′−z=4−2i  ⟺  z′=z+4−2iM'=T(M)\iff\overrightarrow{MM'}=\vec{u}\iff z'-z=4-2i\iff z'=z+4-2i.

Pour le point AA : a+4−2i=3+5i+4−2i=7+3i=ca+4-2i=3+5i+4-2i=7+3i=c. Donc T(A)=CT(A)=C.

2.b. (0.5 pt) Montrer que b−ca−c=2i\dfrac{b-c}{a-c}=2i

Voir la solution

b−c=3−5i−7−3i=−4−8ib-c=3-5i-7-3i=-4-8i et a−c=3+5i−7−3i=−4+2ia-c=3+5i-7-3i=-4+2i.

Or 2i(a−c)=2i(−4+2i)=−8i+4i2=−4−8i=b−c2i(a-c)=2i(-4+2i)=-8i+4i^2=-4-8i=b-c.

Donc b−ca−c=2i\dfrac{b-c}{a-c}=2i.

2.c. (0.75 pt) En déduire que le triangle ABCABC est rectangle et que BC=2ACBC=2AC.

Voir la solution

b−ca−c=2i=2(cos⁡π2+isin⁡π2)\dfrac{b-c}{a-c}=2i=2\left(\cos\dfrac{\pi}{2}+i\sin\dfrac{\pi}{2}\right), donc :

  • (CA→,CB→)≡arg⁡(b−ca−c)≡π2  [2π]\left(\overrightarrow{CA},\overrightarrow{CB}\right)\equiv\arg\left(\dfrac{b-c}{a-c}\right)\equiv\dfrac{\pi}{2}\;[2\pi] : le triangle ABCABC est rectangle en CC ;
  • ∣b−ca−c∣=∣2i∣=2\left|\dfrac{b-c}{a-c}\right|=|2i|=2, donc CBCA=2\dfrac{CB}{CA}=2, c’est-à-dire BC=2ACBC=2AC.

Exercice 3 — Calcul des probabilités (3 points)

Une boîte contient six boules rouges et trois boules vertes (les boules sont indiscernables au toucher).

1. On tire simultanément et au hasard trois boules de l’boîte.

1.a. (1 pt) Calculer la probabilité de tirer deux boules rouges et une verte.

Voir la solution

L’boîte contient 99 boules. Un tirage simultané de 33 boules est une combinaison de 33 éléments parmi 99 : card⁡Ω=C93=9×8×73×2×1=84.\operatorname{card}\Omega=C_9^3=\frac{9\times8\times7}{3\times2\times1}=84. Les tirages sont équiprobables. Soit EE : « tirer deux boules rouges et une verte ». card⁡E=C62×C31=15×3=45,p(E)=4584=1528.\operatorname{card}E=C_6^2\times C_3^1=15\times3=45,\qquad p(E)=\frac{45}{84}=\frac{15}{28}.

1.b. (1 pt) Montrer que la probabilité de tirer une boule verte au moins est 1621\dfrac{16}{21}

Voir la solution

Soit FF : « tirer au moins une boule verte ». Son contraire est F‾\overline{F} : « tirer trois boules rouges ». p(F‾)=C63C93=2084=521doncp(F)=1−521=1621.p\left(\overline{F}\right)=\frac{C_6^3}{C_9^3}=\frac{20}{84}=\frac{5}{21}\qquad\text{donc}\qquad p(F)=1-\frac{5}{21}=\frac{16}{21}.

2. (1 pt) On considère dans cette question l’épreuve suivante : on tire au hasard successivement et sans remise trois boules de l’boîte. Calculer la probabilité de tirer trois boules rouges.

Voir la solution

Un tirage successif sans remise de 33 boules est un arrangement de 33 éléments parmi 99 : card⁡Ω′=A93=9×8×7=504.\operatorname{card}\Omega'=A_9^3=9\times8\times7=504. Les tirages favorables sont les arrangements de 33 boules parmi les 66 rouges : A63=6×5×4=120A_6^3=6\times5\times4=120. p(« trois boules rouges »)=120504=521.p(\text{« trois boules rouges »})=\frac{120}{504}=\frac{5}{21}. (On retrouve le même résultat qu’au tirage simultané.)

Exercice 4 — Problème (11 points)

I. Soit gg la fonction numérique définie sur ]0,+∞[]0,+\infty[ par : g(x)=x−2ln⁡xg(x)=x-2\ln x

1.a. (0.5 pt) Calculer g′(x)g'(x) pour tout x∈ ]0,+∞[x\in\,]0,+\infty[.

Voir la solution

gg est dérivable sur ]0,+∞[]0,+\infty[ (somme de fonctions dérivables) et pour tout x>0x>0 : g′(x)=1−2x=x−2x.g'(x)=1-\frac{2}{x}=\frac{x-2}{x}.

1.b. (0.5 pt) Montrer que gg est décroissante sur ]0,2]]0,2] et croissante sur [2,+∞[[2,+\infty[.

Voir la solution

Pour x>0x>0, g′(x)g'(x) a le signe de x−2x-2 :

  • si 0<x≤20<x\le2 : g′(x)≤0g'(x)\le0, donc gg est décroissante sur ]0,2]]0,2] ;
  • si x≥2x\ge2 : g′(x)≥0g'(x)\ge0, donc gg est croissante sur [2,+∞[[2,+\infty[.

2. (0.5 pt) En déduire que g(x)>0g(x)>0 pour tout xx de l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[ (remarquer que g(2)>0g(2)>0).

Voir la solution

D’après 1.b., gg admet un minimum absolu en 22 sur ]0,+∞[]0,+\infty[ : g(2)=2−2ln⁡2=2(1−ln⁡2)>0car ln⁡2<1 (2<e).g(2)=2-2\ln2=2(1-\ln2)>0\quad\text{car }\ln2<1\ (2<e). Donc pour tout x>0x>0 : g(x)≥g(2)>0g(x)\ge g(2)>0.

II. On considère la fonction numérique ff définie sur l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[ par : f(x)=x−(ln⁡x)2f(x)=x-(\ln x)^2

Soit (C)(C) la courbe représentative de ff dans un repère orthonormé (O,i⃗,j⃗)(O,\vec{i},\vec{j}).

1. (0.75 pt) Calculer lim⁡x→0x>0f(x)\displaystyle\lim_{\substack{x\to0\\x>0}}f(x) et interpréter le résultat géométriquement.

Voir la solution

On a lim⁡x→0+ln⁡x=−∞\displaystyle\lim_{x\to0^+}\ln x=-\infty, donc lim⁡x→0+(ln⁡x)2=+∞\displaystyle\lim_{x\to0^+}(\ln x)^2=+\infty ; et lim⁡x→0+x=0\displaystyle\lim_{x\to0^+}x=0. Donc lim⁡x→0+f(x)=−∞.\lim_{x\to0^+}f(x)=-\infty. Interprétation : la droite d’équation x=0x=0 (l’axe des ordonnées) est une asymptote verticale à (C)(C).

2.a. (0.5 pt) Montrer que lim⁡x→+∞(ln⁡x)2x=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{(\ln x)^2}{x}=0 (on pourra poser t=xt=\sqrt{x}, on rappelle que : lim⁡t→+∞ln⁡tt=0\displaystyle\lim_{t\to+\infty}\frac{\ln t}{t}=0)

Voir la solution

Posons t=xt=\sqrt{x} ; alors x=t2x=t^2, ln⁡x=2ln⁡t\ln x=2\ln t et t→+∞t\to+\infty quand x→+∞x\to+\infty. (ln⁡x)2x=(2ln⁡t)2t2=4(ln⁡tt)2.\frac{(\ln x)^2}{x}=\frac{(2\ln t)^2}{t^2}=4\left(\frac{\ln t}{t}\right)^2. Comme lim⁡t→+∞ln⁡tt=0\displaystyle\lim_{t\to+\infty}\frac{\ln t}{t}=0, on obtient lim⁡x→+∞(ln⁡x)2x=4×02=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{(\ln x)^2}{x}=4\times0^2=0.

2.b. (0.75 pt) En déduire que lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty et que lim⁡x→+∞f(x)x=1\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{f(x)}{x}=1 (remarquer que : f(x)=x(1−(ln⁡x)2x)f(x)=x\left(1-\dfrac{(\ln x)^2}{x}\right))

Voir la solution

Pour x>0x>0 : f(x)=x(1−(ln⁡x)2x)f(x)=x\left(1-\dfrac{(\ln x)^2}{x}\right). D’après 2.a., lim⁡x→+∞(1−(ln⁡x)2x)=1\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\left(1-\frac{(\ln x)^2}{x}\right)=1, donc lim⁡x→+∞f(x)=(+∞)×1=+∞.\lim_{x\to+\infty}f(x)=(+\infty)\times1=+\infty. De plus f(x)x=1−(ln⁡x)2x\dfrac{f(x)}{x}=1-\dfrac{(\ln x)^2}{x}, donc lim⁡x→+∞f(x)x=1−0=1\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{f(x)}{x}=1-0=1.

2.c. (0.5 pt) Calculer lim⁡x→+∞(f(x)−x)\displaystyle\lim_{x\to+\infty}(f(x)-x) puis en déduire que la courbe (C)(C) admet, au voisinage de +∞+\infty, une branche parabolique de direction la droite (Δ)(\Delta) d’équation y=xy=x.

Voir la solution

f(x)−x=−(ln⁡x)2f(x)-x=-(\ln x)^2 et lim⁡x→+∞(ln⁡x)2=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}(\ln x)^2=+\infty, donc lim⁡x→+∞(f(x)−x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}(f(x)-x)=-\infty.

Ainsi lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty, lim⁡x→+∞f(x)x=1\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{f(x)}{x}=1 et lim⁡x→+∞(f(x)−x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}(f(x)-x)=-\infty (limite infinie) : la courbe (C)(C) admet au voisinage de +∞+\infty une branche parabolique de direction la droite (Δ):y=x(\Delta) : y=x.

2.d. (0.25 pt) Montrer que la courbe (C)(C) est au-dessous de la droite (Δ)(\Delta).

Voir la solution

Pour tout x>0x>0 : f(x)−x=−(ln⁡x)2≤0f(x)-x=-(\ln x)^2\le0, avec égalité si et seulement si ln⁡x=0\ln x=0, c’est-à-dire x=1x=1.

Donc (C)(C) est au-dessous de (Δ)(\Delta) sur ]0,+∞[]0,+\infty[ ; les deux courbes ont un seul point commun, le point d’abscisse 11, c’est-à-dire (1,1)(1,1).

3.a. (0.75 pt) Montrer que f′(x)=g(x)xf'(x)=\dfrac{g(x)}{x} pour tout x∈ ]0,+∞[x\in\,]0,+\infty[ et montrer que ff est strictement croissante sur ]0,+∞[]0,+\infty[

Voir la solution

ff est dérivable sur ]0,+∞[]0,+\infty[ et, comme ((ln⁡x)2)′=2ln⁡x×1x\left((\ln x)^2\right)'=2\ln x\times\dfrac{1}{x} : f′(x)=1−2ln⁡xx=x−2ln⁡xx=g(x)x.f'(x)=1-\frac{2\ln x}{x}=\frac{x-2\ln x}{x}=\frac{g(x)}{x}. D’après I.2., g(x)>0g(x)>0 et x>0x>0, donc f′(x)>0f'(x)>0 pour tout x>0x>0 : ff est strictement croissante sur ]0,+∞[]0,+\infty[.

3.b. (0.25 pt) Dresser le tableau de variations de la fonction ff.

Voir la solution
xx00+∞+\infty
f′(x)f'(x)++
f(x)f(x)−∞-\infty↗\nearrow+∞+\infty

3.c. (0.5 pt) Montrer que y=xy=x est une équation cartésienne de la tangente à la courbe (C)(C) au point d’abscisse 11.

Voir la solution

La tangente au point d’abscisse 11 a pour équation y=f′(1)(x−1)+f(1)y=f'(1)(x-1)+f(1).

f(1)=1−(ln⁡1)2=1f(1)=1-(\ln1)^2=1 et f′(1)=g(1)1=1−2ln⁡1=1f'(1)=\dfrac{g(1)}{1}=1-2\ln1=1.

Donc y=1×(x−1)+1y=1\times(x-1)+1, soit y=xy=x : la tangente en 11 est la droite (Δ)(\Delta).

4. (0.5 pt) Montrer que l’équation f(x)=0f(x)=0 admet une solution unique α\alpha dans ]0,+∞[]0,+\infty[ et que 1e<α<12\dfrac{1}{e}<\alpha<\dfrac{1}{2} (on admet que : (ln⁡2)2<12(\ln2)^2<\dfrac{1}{2}).

Voir la solution

ff est continue et strictement croissante sur ]0,+∞[]0,+\infty[ ; c’est donc une bijection de ]0,+∞[]0,+\infty[ sur ]lim⁡0+f,lim⁡+∞f[=R\left]\displaystyle\lim_{0^+}f,\lim_{+\infty}f\right[=\mathbb{R}. Comme 0∈R0\in\mathbb{R}, l’équation f(x)=0f(x)=0 admet une solution unique α\alpha dans ]0,+∞[]0,+\infty[.

Encadrement :

  • f(1e)=1e−(ln⁡e−1)2=1e−1<0f\left(\dfrac{1}{e}\right)=\dfrac{1}{e}-(\ln e^{-1})^2=\dfrac{1}{e}-1<0 ;
  • f(12)=12−(ln⁡2)2>0f\left(\dfrac{1}{2}\right)=\dfrac{1}{2}-(\ln2)^2>0 car (ln⁡2)2<12(\ln2)^2<\dfrac{1}{2}.

ff est continue sur [1e,12]\left[\dfrac{1}{e},\dfrac{1}{2}\right] et f(1e)×f(12)<0f\left(\dfrac{1}{e}\right)\times f\left(\dfrac{1}{2}\right)<0 ; d’après le théorème des valeurs intermédiaires (et l’unicité de α\alpha) : 1e<α<12\dfrac{1}{e}<\alpha<\dfrac{1}{2}.

(Valeur approchée : α≈0,495\alpha\approx0{,}495.)

5. (1 pt) Tracer la droite (Δ)(\Delta) et la courbe (C)(C) dans le repère (O,i⃗,j⃗)(O,\vec{i},\vec{j}) (on admet que I(e,e−1)I(e,e-1) est un point d’inflexion de la courbe (C)(C) et on prendra e≈2,7e\approx2{,}7).

Voir la solution

Éléments utiles au tracé : asymptote verticale x=0x=0 ; branche parabolique de direction (Δ)(\Delta) en +∞+\infty ; (C)(C) sous (Δ)(\Delta), tangente à (Δ)(\Delta) en (1,1)(1,1) ; (C)(C) coupe l’axe des abscisses en α≈0,49\alpha\approx0{,}49 ; point d’inflexion I(e,e−1)≈(2,7 ; 1,7)I(e,e-1)\approx(2{,}7\,;\,1{,}7).

Courbe $(C)$ et droite $(\Delta)$

6.a. (0.5 pt) Montrer que : H:x⟼xln⁡x−xH : x\longmapsto x\ln x-x est une fonction primitive de la fonction ln⁡:x⟼ln⁡x\ln : x\longmapsto\ln x sur l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[ puis montrer que ∫1eln⁡x dx=1\displaystyle\int_1^e\ln x\,dx=1.

Voir la solution

HH est dérivable sur ]0,+∞[]0,+\infty[ et pour x>0x>0 : H′(x)=1×ln⁡x+x×1x−1=ln⁡x.H'(x)=1\times\ln x+x\times\frac{1}{x}-1=\ln x. Donc HH est une primitive de ln⁡\ln sur ]0,+∞[]0,+\infty[, et ∫1eln⁡x dx=[xln⁡x−x]1e=(eln⁡e−e)−(1×ln⁡1−1)=0−(−1)=1.\int_1^e\ln x\,dx=\big[x\ln x-x\big]_1^e=(e\ln e-e)-(1\times\ln1-1)=0-(-1)=1.

6.b. (0.75 pt) En utilisant une intégration par parties, montrer que ∫1e(ln⁡x)2 dx=e−2\displaystyle\int_1^e(\ln x)^2\,dx=e-2.

Voir la solution

On pose u(x)=(ln⁡x)2u(x)=(\ln x)^2 et v′(x)=1v'(x)=1 ; alors u′(x)=2ln⁡xxu'(x)=\dfrac{2\ln x}{x} et v(x)=xv(x)=x. Les fonctions uu et vv sont dérivables à dérivées continues sur [1,e][1,e]. ∫1e(ln⁡x)2 dx=[x(ln⁡x)2]1e−∫1ex⋅2ln⁡xx dx=(e×1−0)−2∫1eln⁡x dx=e−2×1.\int_1^e(\ln x)^2\,dx=\Big[x(\ln x)^2\Big]_1^e-\int_1^e x\cdot\frac{2\ln x}{x}\,dx=(e\times1-0)-2\int_1^e\ln x\,dx=e-2\times1. Donc ∫1e(ln⁡x)2 dx=e−2\displaystyle\int_1^e(\ln x)^2\,dx=e-2.

6.c. (0.5 pt) Calculer l’aire du domaine plan délimité par la courbe (C)(C), la droite (Δ)(\Delta) et les deux droites d’équations x=1x=1 et x=ex=e.

Voir la solution

Sur [1,e][1,e], (C)(C) est au-dessous de (Δ)(\Delta) (II.2.d), donc ∣f(x)−x∣=x−f(x)=(ln⁡x)2|f(x)-x|=x-f(x)=(\ln x)^2. L’aire cherchée vaut, en unités d’aire : A=∫1e(x−f(x)) dx=∫1e(ln⁡x)2 dx=e−2 u.a.\mathcal{A}=\int_1^e\big(x-f(x)\big)\,dx=\int_1^e(\ln x)^2\,dx=e-2\ \text{u.a.} (Le repère n’ayant pas d’unité précisée, l’aire est exprimée en unités d’aire ; e−2≈0,72e-2\approx0{,}72.)

III. On considère la suite numérique (un)(u_n) définie pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} par : u0=2u_0=2 et un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n)

1. (0.75 pt) Montrer que 1≤un≤21\le u_n\le2 pour tout nn de N\mathbb{N} (vous pouvez utiliser le résultat de la question II.3.a.).

Voir la solution

Raisonnons par récurrence.

Initialisation. u0=2u_0=2, donc 1≤u0≤21\le u_0\le2.

Hérédité. Supposons 1≤un≤21\le u_n\le2 pour un certain n∈Nn\in\mathbb{N}. La fonction ff est strictement croissante sur ]0,+∞[]0,+\infty[ (II.3.a), donc f(1)≤f(un)≤f(2),c’est-aˋ-dire1≤un+1≤2−(ln⁡2)2.f(1)\le f(u_n)\le f(2),\qquad\text{c'est-à-dire}\qquad1\le u_{n+1}\le2-(\ln2)^2. Comme (ln⁡2)2>0(\ln2)^2>0, on a 2−(ln⁡2)2<22-(\ln2)^2<2, donc 1≤un+1≤21\le u_{n+1}\le2.

Conclusion. Pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : 1≤un≤21\le u_n\le2.

2. (0.5 pt) Montrer que la suite (un)(u_n) est décroissante.

Voir la solution

Pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : un+1−un=f(un)−un=−(ln⁡un)2≤0.u_{n+1}-u_n=f(u_n)-u_n=-(\ln u_n)^2\le0. Donc un+1≤unu_{n+1}\le u_n pour tout nn : la suite (un)(u_n) est décroissante.

(On peut aussi utiliser II.2.d : (C)(C) est au-dessous de (Δ)(\Delta), donc f(x)≤xf(x)\le x.)

3. (0.75 pt) En déduire que (un)(u_n) est convergente puis déterminer sa limite.

Voir la solution

La suite (un)(u_n) est décroissante et minorée par 11 : elle est donc convergente. Notons ℓ\ell sa limite.

  • La fonction ff est continue sur I=[1,2]I=[1,2] ;
  • f(I)=[f(1),f(2)]=[1,2−(ln⁡2)2]⊂If(I)=[f(1),f(2)]=[1,2-(\ln2)^2]\subset I ;
  • u0∈Iu_0\in I et (un)(u_n) converge.

Donc ℓ\ell est solution de l’équation f(x)=xf(x)=x dans II : f(ℓ)=ℓ  ⟺  −(ln⁡ℓ)2=0  ⟺  ln⁡ℓ=0  ⟺  ℓ=1.f(\ell)=\ell\iff-(\ln\ell)^2=0\iff\ln\ell=0\iff\ell=1. Comme 1∈I1\in I, on conclut : lim⁡n→+∞un=1\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=1.

← Tous les examens nationaux

← Retour aux chapitres 2BAC SE