Versions interactives à solutions cachées — leurs boutons « Voir la solution » ne fonctionnent que dans Adobe Acrobat Reader (calques PDF non pris en charge par les navigateurs et le lecteur ci-dessus). Le lecteur affiche donc les versions classiques.
📥 Version à corrections cachées (Adobe Acrobat Reader)Télécharger
Examen national du baccalauréat — Session normale 2013
Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales — Option PC & SVT
Durée : 3 h — Coefficient : 7
Exercice 1 — Géométrie dans l’espace (3 points)
On considère dans le l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O,,,k), les points A(−1,1,0), B(1,0,1) et Ω(1,1,−1) et la sphère (S) de centre Ω et de rayon 3.
1) a)(1 pt) Montrer que OA∧OB=+−k et vérifier que x+y−z=0 est une équation cartésienne du plan (OAB)
Voir la solution
OA(−1,1,0) et OB(1,0,1). On a :
OA∧OB=1001−−1101+−1110k=(1−0)−(−1−0)+(0−1)k=+−k.
Ce produit vectoriel est un vecteur normal au plan (OAB). Une équation de (OAB) est donc de la forme x+y−z+d=0. Comme O(0,0,0)∈(OAB) : d=0.
D’où (OAB):x+y−z=0.
b)(1 pt) Vérifier que d(Ω,(OAB))=3 puis montrer que le plan (OAB) coupe la sphère (S) suivant un cercle (Γ) de rayon 6
Voir la solution
d(Ω,(OAB))=12+12+(−1)2∣1+1−(−1)∣=33=3.
Comme d(Ω,(OAB))=3<3=R, le plan (OAB) coupe (S) suivant un cercle (Γ) de rayon
r=R2−d2=9−3=6.
2) Soit (Δ) la droite passant par le point Ω et perpendiculaire au plan (OAB)
a)(0,5 pt) Démontrer que
⎩⎨⎧x=1+ty=1+tz=−1−t(t∈R)
est une représentation paramétrique de la droite (Δ).
Voir la solution
(Δ) passe par Ω(1,1,−1) et est dirigée par le vecteur normal n(1,1,−1) au plan (OAB). Une représentation paramétrique de (Δ) est donc :
⎩⎨⎧x=1+ty=1+tz=−1−t(t∈R).
b)(0,5 pt) Déterminer le triplet de coordonnées du centre du cercle (Γ)
Voir la solution
Le centre H du cercle (Γ) est le projeté orthogonal de Ω sur (OAB), c’est-à-dire l’intersection de (Δ) et de (OAB) :
(1+t)+(1+t)−(−1−t)=0⟺3+3t=0⟺t=−1.
Donc H(0,0,0).
Exercice 2 — Nombres complexes (3 points)
On considère, dans le plan muni d’un repère orthonormé direct (O,u,v), les points A, B et C d’affixes respectives a, b et c tel que : a=7+2i ; b=4+8i et c=−2+5i
1) a)(0,75 pt) Vérifier que : (1+i)(−3+6i)=−9+3i et montrer que : b−ac−a=1+i.
Voir la solution
(1+i)(−3+6i)=−3+6i−3i+6i2=−3+3i−6=−9+3i.
c−a=(−2+5i)−(7+2i)=−9+3i et b−a=(4+8i)−(7+2i)=−3+6i.
Donc b−ac−a=−3+6i−9+3i=−3+6i(1+i)(−3+6i)=1+i.
b)(1 pt) En déduire que : AC=AB2 et donner une mesure de l’angle orienté (AB;AC)
Voir la solution
b−ac−a=1+i=2eiπ/4, donc b−ac−a=2 et arg(b−ac−a)=4π[2π].
Or b−ac−a=ABAC et arg(b−ac−a)=(AB;AC)[2π].
D’où AC=AB2 et (AB;AC)=4π[2π].
2) Soit R la rotation de centre B et d’angle 2π
a)(0,75 pt) Montrer que l’affixe du point D image du point A par la rotation R est : d=10+11i.
Voir la solution
d−b=eiπ/2(a−b)=i(a−b). Or a−b=3−6i, donc
d=b+i(3−6i)=4+8i+3i−6i2=4+8i+3i+6=10+11i.
b)(0,5 pt) Calculer b−cd−c et en déduire que les points B, C et D sont alignés.
Voir la solution
d−c=(10+11i)−(−2+5i)=12+6i et b−c=(4+8i)−(−2+5i)=6+3i.
Donc b−cd−c=6+3i12+6i=2∈R.
Le quotient b−cd−c est réel : les points B, C et D sont alignés.
Exercice 3 — Calcul des probabilités (3 points)
Une urne contient 10 boules indiscernables au toucher : cinq boules rouges, trois boules vertes et deux boules blanches.
On tire au hasard, simultanément, quatre boules de l’urne.
1)(1,5 pt) Soient les deux événements suivants :
A : « Tirer deux boules rouges et deux boules vertes »
B : « Aucune boule blanche parmi les quatre boules tirées »
Montrer que p(A)=71 et que p(B)=31
b)(1 pt) Montrer que : vn=n pour tout n de N∗ et en déduire que un=5−n5 ; ∀n∈N∗
Voir la solution
(vn) est arithmétique de raison 1 et v1=5−05=1, donc vn=1+(n−1)=n pour tout n∈N∗.
De vn=5−un5 on tire 5−un=vn5=n5, d’où un=5−n5 pour tout n∈N∗.
c)(0,25 pt) Déterminer n→+∞limun
Voir la solution
n→+∞limn5=0, donc n→+∞limun=5.
Exercice 5 — Étude de fonctions numériques et calcul intégral (8 points)
On considère la fonction numérique f définie sur R par : f(x)=(x−2)2ex.
et soit (C) la courbe représentative de la fonction f dans un repère orthonormé (O,,) (unité : 1cm)
1) a)(0,25 pt) Montrer que : x→+∞limf(x)=+∞
Voir la solution
x→+∞lim(x−2)2=+∞ et x→+∞limex=+∞, donc x→+∞limf(x)=+∞.
b)(0,5 pt) Montrer que : x→+∞limxf(x)=+∞ puis en déduire que la courbe (C) admet, au voisinage de +∞, une branche parabolique dont on précisera la direction.
Voir la solution
xf(x)=(x−2)2xex.
Or x→+∞limxex=+∞ et x→+∞lim(x−2)2=+∞, donc x→+∞limxf(x)=+∞.
Comme x→+∞limf(x)=+∞ et x→+∞limxf(x)=+∞, la courbe (C) admet au voisinage de +∞ une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées.
2) a)(0,25 pt) Vérifier que : f(x)=x2ex−4xex+4ex pour tout x de R.
Voir la solution
f(x)=(x−2)2ex=(x2−4x+4)ex=x2ex−4xex+4ex pour tout x∈R.
b)(0,5 pt) Montrer que : x→−∞limf(x)=0 et interpréter ce résultat.
(on rappelle que : x→−∞limxnex=0 pour tout n de N∗)
Voir la solution
f(x)=x2ex−4xex+4ex. Or x→−∞limx2ex=x→−∞limxex=x→−∞limex=0, donc x→−∞limf(x)=0.
La courbe (C) admet l’axe des abscisses comme asymptote horizontale au voisinage de −∞.
3) a)(0,75 pt) Montrer que : f′(x)=x(x−2)ex pour tout x de R.
Voir la solution
f(x)=(x−2)2ex. Dérivée d’un produit :
f′(x)=2(x−2)ex+(x−2)2ex=(x−2)ex(2+(x−2))=(x−2)exx=x(x−2)ex.
b)(1 pt) Montrer que la fonction f est croissante sur chacun des deux intervalles ]−∞,0] et [2,+∞[ et qu’elle est décroissante sur l’intervalle [0,2].
Voir la solution
Pour tout x∈R, ex>0. Le signe de f′(x) est donc celui de x(x−2).
Sur ]−∞,0] : x⩽0 et x−2<0, donc x(x−2)⩾0 et f′(x)⩾0 : f est croissante sur ]−∞,0].
Sur [0,2] : x⩾0 et x−2⩽0, donc x(x−2)⩽0 et f′(x)⩽0 : f est décroissante sur [0,2].
Sur [2,+∞[ : x⩾2 et x−2⩾0, donc x(x−2)⩾0 et f′(x)⩾0 : f est croissante sur [2,+∞[.
c)(0,5 pt) Dresser le tableau de variation de la fonction f sur R.
Voir la solution
f(0)=4, f(2)=0.
x
−∞
0
2
+∞
f′(x)
+
0
−
0
+
f(x)
0
↗
4
↘
0
↗
+∞
4) a)(1 pt) Montrer que : f′′(x)=(x2−2)ex pour tout x de R puis en déduire que la courbe (C) possède deux points d’inflexion qu’on ne demande pas de déterminer leurs ordonnées.
Voir la solution
f′′(x)=((x−2)+x)ex+x(x−2)ex=(2x−2)ex+(x2−2x)ex=(x2−2)ex.f′′(x)=0⟺x2−2=0⟺x=±2 (car ex=0). De plus f′′ change de signe en ±2.
Donc (C) possède deux points d’inflexion d’abscisses −2 et 2.
b)(1 pt) Construire (C) dans le repère (O,,).
Voir la solution
5) a)(0,5 pt) Montrer que la fonction H:x↦(x−1)ex est une fonction primitive de la fonction h:x↦xex sur R puis calculer ∫01xexdx.
Voir la solution
H′(x)=ex+(x−1)ex=xex=h(x). Donc H est une primitive de h sur R.
∫01xexdx=[(x−1)ex]01=0−(−1)=1.
b)(0,75 pt) Montrer, à l’aide d’une intégration par parties, que : ∫01x2exdx=e−2
Voir la solution
On pose u=x2, v′=ex, donc u′=2x, v=ex.
∫01x2exdx=[x2ex]01−2∫01xexdx=e−2×1=e−2.
c)(0,5 pt) Montrer que l’aire du domaine plan limité par la courbe (C), l’axe des abscisses et les droites d’équations x=0 et x=1 est égale à 5(e−2)cm2.
Voir la solution
Sur [0,1], f(x)⩾0. L’unité étant 1cm,
A=∫01f(x)dx=∫01(x2ex−4xex+4ex)dx=(e−2)−4×1+4[ex]01=(e−2)−4+4(e−1)=5e−10=5(e−2).
Donc A=5(e−2)cm2.
d)(0,5 pt) Utiliser la courbe pour donner le nombre de solution de l’équation : x2=e−x+4x−4 , x∈R
D’après le tableau de variations et la courbe : f atteint un maximum local 4>1 en 0, un minimum 0 en 2, x→−∞limf(x)=0 et x→+∞limf(x)=+∞. L’équation f(x)=1 admet donc trois solutions réelles.