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Examen national 2024 — Session normale

2BAC Sciences Expérimentales · Mathématiques

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Examen national du baccalauréat — Session normale 2024

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales (les deux parcours) — option française Code NS 22F — Durée : 3 h — Coefficient : 7

Instructions générales

Composantes du sujet

L’épreuve est composée de trois exercices et un problème, indépendants entre eux et répartis suivant les domaines comme suit :

DomaineBarème
Exercice 1Suites numériques3 points
Exercice 2Géométrie dans l’espace3 points
Exercice 3Nombres complexes4 points
Exercice 4Calcul des probabilités2 points
ProblèmeEtude des fonctions numériques et calcul intégral8 points

Exercice 1 — Suites numériques (3 points)

On considère la suite numérique (un)(u_n) définie par : u0=4u_0=4 et un+1=4un−21+unu_{n+1}=\dfrac{4u_n-2}{1+u_n} pour tout entier naturel nn

1) a) (0,25 pt) vérifier que un+1=4−61+unu_{n+1}=4-\dfrac{6}{1+u_n} pour tout entier naturel nn.

Voir la solution

Soit n∈Nn\in\mathbb{N} (la suite étant bien définie, 1+un≠01+u_n\neq0). On réduit au même dénominateur :

4−61+un=4(1+un)−61+un=4+4un−61+un=4un−21+un=un+1.4-\frac{6}{1+u_n}=\frac{4(1+u_n)-6}{1+u_n}=\frac{4+4u_n-6}{1+u_n}=\frac{4u_n-2}{1+u_n}=u_{n+1}.

Donc pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : un+1=4−61+unu_{n+1}=4-\dfrac{6}{1+u_n}.

b) (0,5 pt) Montrer par récurrence que 2≤un≤42\leq u_n\leq4 pour tout entier naturel nn.

Voir la solution

Pour n∈Nn\in\mathbb{N}, on note P(n)P(n) : « 2≤un≤42\leq u_n\leq4 ».

Initialisation. Pour n=0n=0 : u0=4u_0=4 et 2≤4≤42\leq4\leq4 : P(0)P(0) est vraie.

Hérédité. Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. On suppose 2≤un≤42\leq u_n\leq4 et on montre que 2≤un+1≤42\leq u_{n+1}\leq4.

2≤un≤4  ⟹  3≤1+un≤5  ⟹  15≤11+un≤13  ⟹  65≤61+un≤22\leq u_n\leq4\implies3\leq1+u_n\leq5\implies\frac15\leq\frac{1}{1+u_n}\leq\frac13\implies\frac65\leq\frac{6}{1+u_n}\leq2   ⟹  −2≤−61+un≤−65  ⟹  2≤4−61+un≤145.\implies-2\leq-\frac{6}{1+u_n}\leq-\frac65\implies2\leq4-\frac{6}{1+u_n}\leq\frac{14}{5}.

Donc 2≤un+1≤145≤42\leq u_{n+1}\leq\frac{14}{5}\leq4 : P(n+1)P(n+1) est vraie.

Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : 2≤un≤42\leq u_n\leq4.

2) a) (0,25 pt) Montrer que un+1−un=(un−1)(2−un)1+unu_{n+1}-u_n=\dfrac{(u_n-1)(2-u_n)}{1+u_n} pour tout entier naturel nn.

Voir la solution

Soit n∈Nn\in\mathbb{N} :

un+1−un=4un−21+un−un=4un−2−un−un21+un=−un2+3un−21+un.u_{n+1}-u_n=\frac{4u_n-2}{1+u_n}-u_n=\frac{4u_n-2-u_n-u_n^2}{1+u_n}=\frac{-u_n^2+3u_n-2}{1+u_n}.

Or (un−1)(2−un)=2un−un2−2+un=−un2+3un−2(u_n-1)(2-u_n)=2u_n-u_n^2-2+u_n=-u_n^2+3u_n-2.

Donc un+1−un=(un−1)(2−un)1+unu_{n+1}-u_n=\dfrac{(u_n-1)(2-u_n)}{1+u_n}.

b) (0,5 pt) Montrer que la suite (un)(u_n) est décroissante et en déduire que (un)(u_n) est convergente.

Voir la solution

Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. D’après 1) b), 2≤un≤42\leq u_n\leq4, donc :

  • un−1≥1>0u_n-1\geq1>0 ;
  • 2−un≤02-u_n\leq0 ;
  • 1+un≥3>01+u_n\geq3>0.

Donc un+1−un=(un−1)(2−un)1+un≤0u_{n+1}-u_n=\dfrac{(u_n-1)(2-u_n)}{1+u_n}\leq0 : la suite (un)(u_n) est décroissante.

La suite (un)(u_n) est décroissante et minorée par 22 : elle est convergente.

3) Soit (vn)(v_n) la suite numérique définie vn=2−un1−unv_n=\dfrac{2-u_n}{1-u_n} pour tout entier naturel nn.

a) (0,5 pt) Montrer que (vn)(v_n) est une suite géométrique de raison 23\dfrac23.

Voir la solution

La suite (vn)(v_n) est bien définie car un≥2u_n\geq2, donc 1−un≠01-u_n\neq0. Soit n∈Nn\in\mathbb{N} :

2−un+1=2−4un−21+un=2+2un−4un+21+un=4−2un1+un=2(2−un)1+un,2-u_{n+1}=2-\frac{4u_n-2}{1+u_n}=\frac{2+2u_n-4u_n+2}{1+u_n}=\frac{4-2u_n}{1+u_n}=\frac{2(2-u_n)}{1+u_n}, 1−un+1=1−4un−21+un=1+un−4un+21+un=3−3un1+un=3(1−un)1+un.1-u_{n+1}=1-\frac{4u_n-2}{1+u_n}=\frac{1+u_n-4u_n+2}{1+u_n}=\frac{3-3u_n}{1+u_n}=\frac{3(1-u_n)}{1+u_n}.

Donc vn+1=2−un+11−un+1=2(2−un)3(1−un)=23 vn.v_{n+1}=\frac{2-u_{n+1}}{1-u_{n+1}}=\frac{2(2-u_n)}{3(1-u_n)}=\frac23\,v_n.

Donc (vn)(v_n) est une suite géométrique de raison q=23q=\dfrac23 et de premier terme v0=2−41−4=23v_0=\dfrac{2-4}{1-4}=\dfrac23.

b) (0,5 pt) Montrer que un=1+11−(23)n+1u_n=1+\dfrac{1}{1-\left(\dfrac23\right)^{n+1}}, pour tout entier naturel nn.

Voir la solution

D’après 3) a), pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : vn=v0 qn=23(23)n=(23)n+1v_n=v_0\,q^n=\dfrac23\left(\dfrac23\right)^n=\left(\dfrac23\right)^{n+1}.

On exprime unu_n en fonction de vnv_n : vn=2−un1−un  ⟺  vn−vnun=2−un  ⟺  un(1−vn)=2−vnv_n=\dfrac{2-u_n}{1-u_n}\iff v_n-v_nu_n=2-u_n\iff u_n(1-v_n)=2-v_n.

Comme 0<vn<10<v_n<1, on a 1−vn≠01-v_n\neq0, donc un=2−vn1−vn=(1−vn)+11−vn=1+11−vn=1+11−(23)n+1.u_n=\frac{2-v_n}{1-v_n}=\frac{(1-v_n)+1}{1-v_n}=1+\frac{1}{1-v_n}=1+\frac{1}{1-\left(\frac23\right)^{n+1}}.

c) (0,5 pt) Calculer la limite de la suite (un)(u_n).

Voir la solution

Comme −1<23<1-1<\dfrac23<1, on a lim⁡n→+∞(23)n+1=0\displaystyle\lim_{n\to+\infty}\left(\frac23\right)^{n+1}=0.

Donc lim⁡n→+∞un=1+11−0=2\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=1+\frac{1}{1-0}=2.

Exercice 2 — Géométrie dans l’espace (3 points)

Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O;i⃗,j⃗,k⃗)(O;\vec{i},\vec{j},\vec{k}), on considère les deux points A(−1,0,−1)A(-1,0,-1) et B(1,2,−1)B(1,2,-1), le plan (P)(P) passant par AA et de vecteur normal n⃗(2,−2,1)\vec{n}(2,-2,1) et la sphère (S)(S) de centre Ω(2,−1,0)\Omega(2,-1,0) et de rayon 55.

1) (0,25 pt) Montrer que 2x−2y+z+3=02x-2y+z+3=0 est une équation cartésienne du plan (P)(P).

Voir la solution

n⃗(2,−2,1)\vec{n}(2,-2,1) est normal à (P)(P), donc (P)(P) a une équation de la forme 2x−2y+z+d=02x-2y+z+d=0.

A(−1,0,−1)∈(P)A(-1,0,-1)\in(P), donc 2(−1)−2(0)+(−1)+d=02(-1)-2(0)+(-1)+d=0, d’où d=3d=3.

Donc (P):2x−2y+z+3=0(P):2x-2y+z+3=0.

2) (0,5 pt) Déterminer une équation cartésienne de la sphère (S)(S).

Voir la solution

M(x,y,z)∈(S)  ⟺  ΩM2=52  ⟺  (x−2)2+(y+1)2+z2=25M(x,y,z)\in(S)\iff\Omega M^2=5^2\iff(x-2)^2+(y+1)^2+z^2=25.

En développant : x2+y2+z2−4x+2y+4+1−25=0x^2+y^2+z^2-4x+2y+4+1-25=0, donc (S):x2+y2+z2−4x+2y−20=0.(S):x^2+y^2+z^2-4x+2y-20=0.

3) a) (0,5 pt) Vérifier que la distance du point au plan (P)(P) est d(Ω,(P))=3d(\Omega,(P))=3.

Voir la solution

d(Ω,(P))=∣2(2)−2(−1)+0+3∣22+(−2)2+12=∣9∣9=93=3.d(\Omega,(P))=\frac{|2(2)-2(-1)+0+3|}{\sqrt{2^2+(-2)^2+1^2}}=\frac{|9|}{\sqrt9}=\frac93=3.

b) (0,25 pt) En déduire que le plan (P)(P) coupe la sphère (S)(S) suivant un cercle (Γ)(\Gamma) de rayon à déterminer.

Voir la solution

d(Ω,(P))=3<5=Rd(\Omega,(P))=3<5=R, donc le plan (P)(P) coupe la sphère (S)(S) suivant un cercle (Γ)(\Gamma) de rayon r=R2−d2=25−9=16=4.r=\sqrt{R^2-d^2}=\sqrt{25-9}=\sqrt{16}=4.

4) a) (0,5 pt) Déterminer une représentation paramétrique de la droite (Δ)(\Delta) passant par Ω\Omega et perpendiculaire au plan (P)(P).

Voir la solution

(Δ)⊥(P)(\Delta)\perp(P), donc n⃗(2,−2,1)\vec{n}(2,-2,1) est un vecteur directeur de (Δ)(\Delta). Comme Ω(2,−1,0)∈(Δ)\Omega(2,-1,0)\in(\Delta) :

(Δ):{x=2+2ty=−1−2tz=t(t∈R).(\Delta):\begin{cases}x=2+2t\\y=-1-2t\\z=t\end{cases}\qquad(t\in\mathbb{R}).

b) (0,5 pt) Montrer que le point H(0,1,−1)H(0,1,-1) est le centre du cercle (Γ)(\Gamma).

Voir la solution

Le centre de (Γ)(\Gamma) est le projeté orthogonal de Ω\Omega sur (P)(P), c’est-à-dire le point d’intersection de (Δ)(\Delta) et (P)(P).

Soit M(2+2t,−1−2t,t)∈(Δ)M(2+2t,-1-2t,t)\in(\Delta). M∈(P)  ⟺  2(2+2t)−2(−1−2t)+t+3=0  ⟺  4+4t+2+4t+t+3=0  ⟺  9t+9=0  ⟺  t=−1M\in(P)\iff2(2+2t)-2(-1-2t)+t+3=0\iff4+4t+2+4t+t+3=0\iff9t+9=0\iff t=-1.

Pour t=−1t=-1 : M(2−2,−1+2,−1)=(0,1,−1)=HM(2-2,-1+2,-1)=(0,1,-1)=H.

Donc H(0,1,−1)H(0,1,-1) est le centre du cercle (Γ)(\Gamma).

c) (0,5 pt) Montrer que la droite (Δ)(\Delta) est une médiatrice du segment [AB][AB].

Voir la solution
  • Le milieu de [AB][AB] est (−1+12,0+22,−1−12)=(0,1,−1)=H\left(\frac{-1+1}{2},\frac{0+2}{2},\frac{-1-1}{2}\right)=(0,1,-1)=H, et H∈(Δ)H\in(\Delta).
  • AB→(2,2,0)\overrightarrow{AB}(2,2,0) et n⃗(2,−2,1)\vec{n}(2,-2,1) : AB→⋅n⃗=4−4+0=0\overrightarrow{AB}\cdot\vec{n}=4-4+0=0, donc (Δ)⊥(AB)(\Delta)\perp(AB).

La droite (Δ)(\Delta) passe par le milieu HH de [AB][AB] et elle est orthogonale à (AB)(AB) ; de plus elle coupe (AB)(AB) en HH. Donc (Δ)(\Delta) est une médiatrice du segment [AB][AB].

Exercice 3 — Nombres complexes (4 points)

Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O;u⃗,v⃗)(O;\vec{u},\vec{v}), on considère les points AA et BB d’affixes respectives a=3(1−i)a=\sqrt3(1-i) et b=2+3+ib=2+\sqrt3+i.

1) (0,5 pt) Vérifier que ∣a∣=6|a|=\sqrt6 et que arg⁡(z)≡−π4 [2π]\arg(z)\equiv-\dfrac{\pi}{4}\,[2\pi].

Voir la solution

(L’énoncé écrit arg⁡(z)\arg(z) : il s’agit de arg⁡(a)\arg(a).)

∣a∣=3 ∣1−i∣=3×12+(−1)2=3×2=6|a|=\sqrt3\,|1-i|=\sqrt3\times\sqrt{1^2+(-1)^2}=\sqrt3\times\sqrt2=\sqrt6.

a=6(36−36i)=6(22−22i)=6(cos⁡(−π4)+isin⁡(−π4))a=\sqrt6\left(\frac{\sqrt3}{\sqrt6}-\frac{\sqrt3}{\sqrt6}i\right)=\sqrt6\left(\frac{\sqrt2}{2}-\frac{\sqrt2}{2}i\right)=\sqrt6\left(\cos\left(-\frac\pi4\right)+i\sin\left(-\frac\pi4\right)\right).

Donc arg⁡(a)≡−π4 [2π]\arg(a)\equiv-\dfrac\pi4\,[2\pi].

2) a) (0,75 pt) Montrer que ba=3+36+(1+32)i\dfrac ba=\dfrac{3+\sqrt3}{6}+\left(\dfrac{1+\sqrt3}{2}\right)i puis vérifier que ba=3+33eiπ3\dfrac ba=\dfrac{3+\sqrt3}{3}e^{i\frac\pi3}.

Voir la solution

ba=2+3+i3(1−i)=(2+3+i)(1+i)3(1−i)(1+i)=2+3+(2+3)i+i−123=(1+3)+(3+3)i23.\frac ba=\frac{2+\sqrt3+i}{\sqrt3(1-i)}=\frac{(2+\sqrt3+i)(1+i)}{\sqrt3(1-i)(1+i)}=\frac{2+\sqrt3+(2+\sqrt3)i+i-1}{2\sqrt3}=\frac{(1+\sqrt3)+(3+\sqrt3)i}{2\sqrt3}.

Or 1+323=3+36\dfrac{1+\sqrt3}{2\sqrt3}=\dfrac{\sqrt3+3}{6} et 3+323=33+36=3+12\dfrac{3+\sqrt3}{2\sqrt3}=\dfrac{3\sqrt3+3}{6}=\dfrac{\sqrt3+1}{2}.

Donc ba=3+36+(1+32)i\dfrac ba=\dfrac{3+\sqrt3}{6}+\left(\dfrac{1+\sqrt3}{2}\right)i.

D’autre part : 3+33eiπ3=3+33(12+32i)=3+36+33+36i=3+36+1+32i=ba.\frac{3+\sqrt3}{3}e^{i\frac\pi3}=\frac{3+\sqrt3}{3}\left(\frac12+\frac{\sqrt3}{2}i\right)=\frac{3+\sqrt3}{6}+\frac{3\sqrt3+3}{6}i=\frac{3+\sqrt3}{6}+\frac{1+\sqrt3}{2}i=\frac ba.

b) (0,75 pt) En déduire une forme trigonométrique du nombre complexe bb puis vérifier que b24b^{24} est un nombre réel.

Voir la solution

b=a×ba=6e−iπ4×3+33eiπ3=6(3+3)3ei(π3−π4)b=a\times\dfrac ba=\sqrt6e^{-i\frac\pi4}\times\dfrac{3+\sqrt3}{3}e^{i\frac\pi3}=\dfrac{\sqrt6(3+\sqrt3)}{3}e^{i\left(\frac\pi3-\frac\pi4\right)}.

Or 6(3+3)3=36+323=6+2>0\dfrac{\sqrt6(3+\sqrt3)}{3}=\dfrac{3\sqrt6+3\sqrt2}{3}=\sqrt6+\sqrt2>0 et π3−π4=π12\dfrac\pi3-\dfrac\pi4=\dfrac\pi{12}. Donc b=(6+2)(cos⁡π12+isin⁡π12).b=(\sqrt6+\sqrt2)\left(\cos\frac\pi{12}+i\sin\frac\pi{12}\right).

D’après la formule de Moivre : b24=(6+2)24(cos⁡24π12+isin⁡24π12)=(6+2)24(cos⁡2π+isin⁡2π)=(6+2)24b^{24}=(\sqrt6+\sqrt2)^{24}\left(\cos\frac{24\pi}{12}+i\sin\frac{24\pi}{12}\right)=(\sqrt6+\sqrt2)^{24}(\cos2\pi+i\sin2\pi)=(\sqrt6+\sqrt2)^{24}.

Donc b24b^{24} est un nombre réel (strictement positif).

3) Soit RR la rotation de centre OO et d’angle π6\dfrac\pi6, qui transforme chaque point MM du plan d’affixe zz en un point M′M' d’affixe z′z'. On pose R(B)=B′R(B)=B', R(A)=A′R(A)=A' et R(A′)=A′′R(A')=A''.

a) (0,5 pt) Vérifier que z′=12(3+i)zz'=\dfrac12(\sqrt3+i)z et que arg⁡(a′)≡−π12 [2π]\arg(a')\equiv-\dfrac\pi{12}\,[2\pi] où a′a' est l’affixe du point A′A'.

Voir la solution

L’écriture complexe de la rotation de centre OO et d’angle π6\dfrac\pi6 est z′=eiπ6zz'=e^{i\frac\pi6}z, avec eiπ6=cos⁡π6+isin⁡π6=32+12i=12(3+i)e^{i\frac\pi6}=\cos\frac\pi6+i\sin\frac\pi6=\frac{\sqrt3}{2}+\frac12i=\frac12(\sqrt3+i).

Donc z′=12(3+i)zz'=\dfrac12(\sqrt3+i)z.

a′=eiπ6aa'=e^{i\frac\pi6}a, donc arg⁡(a′)≡π6+arg⁡(a)≡π6−π4≡−π12 [2π]\arg(a')\equiv\dfrac\pi6+\arg(a)\equiv\dfrac\pi6-\dfrac\pi4\equiv-\dfrac\pi{12}\,[2\pi].

b) (0,5 pt) Montrer que l’affixe du point A′′A'' est a′′=6eiπ12a''=\sqrt6e^{i\frac\pi{12}} et en déduire que les points OO, A′′A'' et BB sont alignés.

Voir la solution

a′′=eiπ6a′=eiπ6eiπ6a=eiπ36e−iπ4=6ei(π3−π4)=6eiπ12a''=e^{i\frac\pi6}a'=e^{i\frac\pi6}e^{i\frac\pi6}a=e^{i\frac\pi3}\sqrt6e^{-i\frac\pi4}=\sqrt6e^{i\left(\frac\pi3-\frac\pi4\right)}=\sqrt6e^{i\frac\pi{12}}.

Alors b−0a′′−0=(6+2)eiπ126eiπ12=6+26∈R\dfrac{b-0}{a''-0}=\dfrac{(\sqrt6+\sqrt2)e^{i\frac\pi{12}}}{\sqrt6e^{i\frac\pi{12}}}=\dfrac{\sqrt6+\sqrt2}{\sqrt6}\in\mathbb{R}.

Donc les points OO, A′′A'' et BB sont alignés.

c) (0,5 pt) Montrer que b′b', l’affixe de B′B', vérifie b′=(3+33)a‾b'=\left(\dfrac{3+\sqrt3}{3}\right)\overline{a}.

Voir la solution

b′=eiπ6b=eiπ6(6+2)eiπ12=(6+2)eiπ4b'=e^{i\frac\pi6}b=e^{i\frac\pi6}(\sqrt6+\sqrt2)e^{i\frac\pi{12}}=(\sqrt6+\sqrt2)e^{i\frac\pi4}.

D’autre part a‾=6eiπ4\overline{a}=\sqrt6e^{i\frac\pi4}, donc (3+33)a‾=6(3+3)3eiπ4=(6+2)eiπ4\left(\dfrac{3+\sqrt3}{3}\right)\overline{a}=\dfrac{\sqrt6(3+\sqrt3)}{3}e^{i\frac\pi4}=(\sqrt6+\sqrt2)e^{i\frac\pi4}.

Donc b′=(3+33)a‾b'=\left(\dfrac{3+\sqrt3}{3}\right)\overline{a}.

d) (0,5 pt) En déduire que le triangle OAB′OAB' est rectangle en OO.

Voir la solution

b′−0a−0=3+33×a‾a=3+33×6eiπ46e−iπ4=3+33eiπ2=3+33 i.\frac{b'-0}{a-0}=\frac{3+\sqrt3}{3}\times\frac{\overline{a}}{a}=\frac{3+\sqrt3}{3}\times\frac{\sqrt6e^{i\frac\pi4}}{\sqrt6e^{-i\frac\pi4}}=\frac{3+\sqrt3}{3}e^{i\frac\pi2}=\frac{3+\sqrt3}{3}\,i.

Donc (OA→,OB′→)≡arg⁡(b′a)≡π2 [2π]\left(\overrightarrow{OA},\overrightarrow{OB'}\right)\equiv\arg\left(\dfrac{b'}{a}\right)\equiv\dfrac\pi2\,[2\pi] : le triangle OAB′OAB' est rectangle en OO.

Exercice 4 — Calcul des probabilités (2 points)

Une urne contient sept boules : quatre boules portant le numéro 11, deux boules portant le numéro 22 et une boule portant le numéro 33. Toutes les boules sont indiscernables au toucher.

On tire simultanément au hasard deux boules de cette urne.

On considère les événements suivants :

AA : « les deux boules tirées portent le même numéro »

BB : « la somme des numéros des boules tirées est 4 »

1) (0,5 pt) Montrer que p(A)=13p(A)=\dfrac13

Voir la solution

Un tirage est une combinaison de 22 boules parmi 77 : card⁡(Ω)=C72=7×62=21\operatorname{card}(\Omega)=C_7^2=\dfrac{7\times6}{2}=21.

AA : deux boules « 1 » ou deux boules « 2 » (il n’y a qu’une boule « 3 ») : card⁡(A)=C42+C22=6+1=7\operatorname{card}(A)=C_4^2+C_2^2=6+1=7.

Donc p(A)=721=13p(A)=\dfrac{7}{21}=\dfrac13.

2) (0,5 pt) Montrer que p(B)=521p(B)=\dfrac{5}{21}.

Voir la solution

La somme vaut 44 si on tire {1,3}\{1,3\} ou {2,2}\{2,2\} :

card⁡(B)=C41×C11+C22=4+1=5\operatorname{card}(B)=C_4^1\times C_1^1+C_2^2=4+1=5. Donc p(B)=521p(B)=\dfrac5{21}.

3) (0,5 pt) Calculer p(A∩B)p(A\cap B).

Voir la solution

A∩BA\cap B : « les deux boules portent le même numéro et leur somme est 4 », c’est-à-dire tirer les deux boules « 2 » : card⁡(A∩B)=C22=1\operatorname{card}(A\cap B)=C_2^2=1.

Donc p(A∩B)=121p(A\cap B)=\dfrac1{21}.

4) (0,5 pt) Les événements AA et BB sont-ils indépendants ? Justifier la réponse.

Voir la solution

p(A)×p(B)=13×521=563p(A)\times p(B)=\dfrac13\times\dfrac5{21}=\dfrac5{63} et p(A∩B)=121=363p(A\cap B)=\dfrac1{21}=\dfrac3{63}.

p(A∩B)≠p(A)×p(B)p(A\cap B)\neq p(A)\times p(B), donc les événements AA et BB ne sont pas indépendants.

Exercice 5 — Problème (8 points)

Partie I :

On considère les deux fonctions uu et vv définies sur R\mathbb{R} par : u(x)=exu(x)=e^x et v(x)=xv(x)=x.

1) (0,5 pt) Tracer dans un même repère orthonormé les courbes (Cu)(C_u) et (Cv)(C_v) des fonctions uu et vv.

Voir la solution

(Cu)(C_u) est la courbe de la fonction exponentielle (elle passe par (0,1)(0,1) et (1,e)(1,e), avec e≈2,7e\approx2,7, et admet l’axe des abscisses comme asymptote au voisinage de −∞-\infty) ; (Cv)(C_v) est la droite d’équation y=xy=x (première bissectrice).

Courbes $(C_u)$ et $(C_v)$ (la partie colorée correspond à la question 3)

2) (0,25 pt) Justifier graphiquement que ex−x>0e^x-x>0 pour tout xx de R\mathbb{R}.

Voir la solution

Graphiquement, la courbe (Cu)(C_u) est strictement au-dessus de la droite (Cv)(C_v) sur R\mathbb{R} : pour tout x∈Rx\in\mathbb{R}, u(x)>v(x)u(x)>v(x), c’est-à-dire ex>xe^x>x.

Donc ex−x>0e^x-x>0 pour tout xx de R\mathbb{R}.

3) (0,5 pt) Calculer l’aire de la partie du plan délimitée par la courbe (Cu)(C_u), la courbe (Cv)(C_v) et les droites d’équations x=0x=0 et x=1x=1.

Voir la solution

Sur [0,1][0,1], ex−x>0e^x-x>0, donc l’aire (en unités d’aire) est A=∫01(ex−x)dx=[ex−x22]01=(e−12)−(1−0)=e−32.\mathcal{A}=\int_0^1\left(e^x-x\right)dx=\left[e^x-\frac{x^2}{2}\right]_0^1=\left(e-\frac12\right)-(1-0)=e-\frac32.

Donc A=(e−32) u.a.\mathcal{A}=\left(e-\dfrac32\right)\,\text{u.a.}

Partie II :

On considère la fonction numérique ff définie par f(x)=x+1−ln⁡(ex−x)f(x)=x+1-\ln\left(e^x-x\right).

1) a) (0,25 pt) Vérifier que ff est définie sur R\mathbb{R}.

Voir la solution

f(x)f(x) existe si et seulement si ex−x>0e^x-x>0. D’après la partie I (question 2), ex−x>0e^x-x>0 pour tout x∈Rx\in\mathbb{R}.

Donc ff est définie sur R\mathbb{R}.

b) (0,5 pt) Montrer que pour tout xx de R\mathbb{R}, f(x)=1−ln⁡(1−xe−x)f(x)=1-\ln\left(1-xe^{-x}\right).

Voir la solution

Soit x∈Rx\in\mathbb{R}. ex−x=ex(1−xe−x)e^x-x=e^x\left(1-xe^{-x}\right) et, comme ex>0e^x>0 et ex−x>0e^x-x>0, on a 1−xe−x>01-xe^{-x}>0. Donc ln⁡(ex−x)=ln⁡(ex)+ln⁡(1−xe−x)=x+ln⁡(1−xe−x).\ln\left(e^x-x\right)=\ln\left(e^x\right)+\ln\left(1-xe^{-x}\right)=x+\ln\left(1-xe^{-x}\right).

Donc f(x)=x+1−x−ln⁡(1−xe−x)=1−ln⁡(1−xe−x)f(x)=x+1-x-\ln\left(1-xe^{-x}\right)=1-\ln\left(1-xe^{-x}\right).

c) (0,5 pt) En déduire que lim⁡x→+∞f(x)=1\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=1, puis interpréter géométriquement ce résultat.

Voir la solution

On sait que lim⁡x→+∞xe−x=lim⁡x→+∞xex=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}xe^{-x}=\lim_{x\to+\infty}\frac{x}{e^x}=0, donc lim⁡x→+∞(1−xe−x)=1\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\left(1-xe^{-x}\right)=1 et lim⁡x→+∞ln⁡(1−xe−x)=ln⁡1=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\ln\left(1-xe^{-x}\right)=\ln1=0.

Donc lim⁡x→+∞f(x)=1−0=1\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=1-0=1.

Interprétation : la droite d’équation y=1y=1 est une asymptote horizontale à (Cf)(C_f) au voisinage de +∞+\infty.

2) a) (0,25 pt) Calculer lim⁡x→−∞f(x)\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x).

Voir la solution
  • lim⁡x→−∞ex=0\displaystyle\lim_{x\to-\infty}e^x=0 et lim⁡x→−∞(−x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}(-x)=+\infty, donc lim⁡x→−∞(ex−x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\left(e^x-x\right)=+\infty et lim⁡x→−∞ln⁡(ex−x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\ln\left(e^x-x\right)=+\infty ;
  • lim⁡x→−∞(x+1)=−∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}(x+1)=-\infty.

Donc lim⁡x→−∞f(x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=-\infty.

b) (0,5 pt) Vérifier que pour tout x<0x<0, f(x)=x+1−ln⁡(−x)−ln⁡(1−1xe−x)f(x)=x+1-\ln(-x)-\ln\left(1-\dfrac{1}{xe^{-x}}\right).

Voir la solution

Soit x<0x<0. Alors −x>0-x>0 et ex−x=−x(1−exx)=−x(1−1xe−x).e^x-x=-x\left(1-\frac{e^x}{x}\right)=-x\left(1-\frac{1}{xe^{-x}}\right).

Comme ex−x>0e^x-x>0 et −x>0-x>0, on a 1−1xe−x>01-\dfrac1{xe^{-x}}>0, donc ln⁡(ex−x)=ln⁡(−x)+ln⁡(1−1xe−x)\ln\left(e^x-x\right)=\ln(-x)+\ln\left(1-\dfrac{1}{xe^{-x}}\right).

Donc f(x)=x+1−ln⁡(−x)−ln⁡(1−1xe−x)f(x)=x+1-\ln(-x)-\ln\left(1-\dfrac{1}{xe^{-x}}\right).

c) (0,75 pt) Calculer lim⁡x→−∞f(x)x\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\frac{f(x)}{x} puis déduire que la courbe (Cf)(C_f) admet une branche parabolique de direction la droite d’équation y=xy=x au voisinage de −∞-\infty.

Voir la solution

Pour x<0x<0 : f(x)x=1+1x+ln⁡(−x)−x−1xln⁡(1−1xe−x).\frac{f(x)}{x}=1+\frac1x+\frac{\ln(-x)}{-x}-\frac1x\ln\left(1-\frac{1}{xe^{-x}}\right).

D’après 2) a) : lim⁡x→−∞ln⁡(−x)−x=0\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\frac{\ln(-x)}{-x}=0, lim⁡x→−∞1x=0\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\frac1x=0 et lim⁡x→−∞ln⁡(1−1xe−x)=0\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\ln\left(1-\frac{1}{xe^{-x}}\right)=0. Donc lim⁡x→−∞f(x)x=1\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\frac{f(x)}{x}=1.

Puis f(x)−x=1−ln⁡(−x)−ln⁡(1−1xe−x)f(x)-x=1-\ln(-x)-\ln\left(1-\dfrac1{xe^{-x}}\right) ; comme lim⁡x→−∞ln⁡(−x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\ln(-x)=+\infty, on a lim⁡x→−∞(f(x)−x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\left(f(x)-x\right)=-\infty.

lim⁡x→−∞f(x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=-\infty, lim⁡x→−∞f(x)x=1\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\frac{f(x)}x=1 et lim⁡x→−∞(f(x)−x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\left(f(x)-x\right)=-\infty : la courbe (Cf)(C_f) admet une branche parabolique de direction la droite d’équation y=xy=x au voisinage de −∞-\infty.

3) a) (0,5 pt) Montrer que pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} : f′(x)=1−xex−xf'(x)=\dfrac{1-x}{e^x-x}

Voir la solution

La fonction x↦ex−xx\mapsto e^x-x est dérivable et strictement positive sur R\mathbb{R}, donc ff est dérivable sur R\mathbb{R} et, pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} : f′(x)=1−(ex−x)′ex−x=1−ex−1ex−x=ex−x−ex+1ex−x=1−xex−x.f'(x)=1-\frac{\left(e^x-x\right)'}{e^x-x}=1-\frac{e^x-1}{e^x-x}=\frac{e^x-x-e^x+1}{e^x-x}=\frac{1-x}{e^x-x}.

b) (0,5 pt) Etudier le signe de la fonction dérivée de ff, puis déduire le tableau de variations de ff.

Voir la solution

Comme ex−x>0e^x-x>0, le signe de f′(x)f'(x) est celui de 1−x1-x :

  • si x<1x<1 : f′(x)>0f'(x)>0 ; si x>1x>1 : f′(x)<0f'(x)<0 ; f′(1)=0f'(1)=0.

Donc ff est strictement croissante sur ]−∞,1]]-\infty,1] et strictement décroissante sur [1,+∞[[1,+\infty[, avec f(1)=2−ln⁡(e−1)≈1,46f(1)=2-\ln(e-1)\approx1,46.

xx−∞-\infty11+∞+\infty
f′(x)f'(x)++00−-
f(x)f(x)−∞-\infty↗\nearrow2−ln⁡(e−1)2-\ln(e-1)↘\searrow11

c) (0,75 pt) Montrer que l’équation f(x)=0f(x)=0 admet une solution unique dans l’intervalle ]−1,0[]-1,0[.

Voir la solution
  • ff est continue et strictement croissante sur [−1,0][-1,0] (car [−1,0]⊂ ]−∞,1][-1,0]\subset\,]-\infty,1]) ;
  • f(−1)=−1+1−ln⁡(e−1+1)=−ln⁡(1+e−1)<0f(-1)=-1+1-\ln\left(e^{-1}+1\right)=-\ln\left(1+e^{-1}\right)<0 (car 1+e−1>11+e^{-1}>1) ;
  • f(0)=0+1−ln⁡(1−0)=1>0f(0)=0+1-\ln(1-0)=1>0.

Donc f(−1)×f(0)<0f(-1)\times f(0)<0 et, d’après le théorème des valeurs intermédiaires, l’équation f(x)=0f(x)=0 admet une solution unique dans l’intervalle ]−1,0[]-1,0[.

4) La courbe (Cf)(C_f) ci-contre est la représentation graphique de ff dans un repère orthonormé.

Courbe $(C_f)$ et la droite d'équation $y=x$

a) (0,5 pt) Justifier graphiquement que l’équation f(x)=xf(x)=x admet deux solutions α\alpha et β\beta.

Voir la solution

Les solutions de l’équation f(x)=xf(x)=x sont les abscisses des points d’intersection de (Cf)(C_f) avec la droite d’équation y=xy=x.

Graphiquement, (Cf)(C_f) coupe cette droite en deux points : l’équation f(x)=xf(x)=x admet donc deux solutions α\alpha et β\beta (avec α≈−2,6\alpha\approx-2,6 et β≈1,4\beta\approx1,4).

b) (0,5 pt) Montrer que : eα−eβ=α−βe^\alpha-e^\beta=\alpha-\beta

Voir la solution

f(α)=α  ⟺  α+1−ln⁡(eα−α)=α  ⟺  ln⁡(eα−α)=1  ⟺  eα−α=ef(\alpha)=\alpha\iff\alpha+1-\ln\left(e^\alpha-\alpha\right)=\alpha\iff\ln\left(e^\alpha-\alpha\right)=1\iff e^\alpha-\alpha=e.

De même, f(β)=βf(\beta)=\beta donne eβ−β=ee^\beta-\beta=e.

Donc eα−α=eβ−βe^\alpha-\alpha=e^\beta-\beta, c’est-à-dire eα−eβ=α−βe^\alpha-e^\beta=\alpha-\beta.

5) Soit gg la restriction de la fonction ff sur l’intervalle I=]−∞,1]I=]-\infty,1].

a) (0,5 pt) Montrer que gg admet une fonction réciproque g−1g^{-1} définie sur un intervalle JJ que l’on déterminera. (il n’est pas demandé de déterminer g−1(x)g^{-1}(x))

Voir la solution

gg est continue et strictement croissante sur I=]−∞,1]I=]-\infty,1] (question 3) b)), donc gg est une bijection de II vers J=g(I)=]lim⁡x→−∞f(x),f(1)]=]−∞,2−ln⁡(e−1)].J=g(I)=\left]\lim_{x\to-\infty}f(x),f(1)\right]=\left]-\infty,2-\ln(e-1)\right].

Donc gg admet une fonction réciproque g−1g^{-1} définie sur J=]−∞,2−ln⁡(e−1)]J=\left]-\infty,2-\ln(e-1)\right].

b) (0,75 pt) Vérifier que g−1g^{-1} est dérivable en 11 et calculer (g−1)′(1)\left(g^{-1}\right)'(1).

Voir la solution

On cherche x∈Ix\in I tel que g(x)=1g(x)=1 : f(x)=1  ⟺  ln⁡(ex−x)=x  ⟺  ex−x=ex  ⟺  x=0f(x)=1\iff\ln\left(e^x-x\right)=x\iff e^x-x=e^x\iff x=0, et 0∈I0\in I. Donc g(0)=1g(0)=1, c’est-à-dire g−1(1)=0g^{-1}(1)=0 (et 1∈J1\in J car 1<2−ln⁡(e−1)1<2-\ln(e-1)).

gg est dérivable en 00 et g′(0)=f′(0)=1−0e0−0=1≠0g'(0)=f'(0)=\dfrac{1-0}{e^0-0}=1\neq0.

Donc g−1g^{-1} est dérivable en 11 et (g−1)′(1)=1g′(g−1(1))=1g′(0)=1.\left(g^{-1}\right)'(1)=\frac{1}{g'\left(g^{-1}(1)\right)}=\frac1{g'(0)}=1.

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