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Examen national 2019 — Session normale

2BAC PC SVT · Mathématiques

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Examen national du baccalauréat — Session normale 2019

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales (les deux parcours) — option française Code NS 22F — Durée : 3 h — Coefficient : 7

INSTRUCTIOS GENERALES

  • L’utilisation de la calculatrice non programmable est autorisée
  • Le candidat peut traiter les exercices de l’épreuve suivant l’ordre qui lui convient
  • L’utilisation de la couleur rouge lors de la rédaction des solutions est à éviter

COMPOSANTES DU SUJET

L’épreuve est composée de trois exercices et un problème indépendants entre eux et répartis suivant les domaines comme suit :

DomaineBarème
Exercice 1Géométrie dans l’espace3 points
Exercice 2Nombres complexes3 points
Exercice 3Calcul des probabilités3 points
ProblèmeEtude des fonctions, suites numériques et calcul intégral11 points

Exercice 1 — Géométrie dans l’espace (3 points)

Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O;i⃗,j⃗,k⃗)(O;\vec{i},\vec{j},\vec{k}), on considère les points A(1;−1;−1)A(1;-1;-1), B(0;−2;1)B(0;-2;1) et C(1;−2;0)C(1;-2;0).

1) a) (0.75 pt) Montrer que AB→∧AC→=i⃗+j⃗+k⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\vec{i}+\vec{j}+\vec{k}.

Voir la solution

AB→=(−1;−1;2)\overrightarrow{AB}=(-1;-1;2) et AC→=(0;−1;1)\overrightarrow{AC}=(0;-1;1). AB→∧AC→=∣i⃗j⃗k⃗−1−120−11∣=i⃗((−1)⋅1−2⋅(−1))−j⃗((−1)⋅1−2⋅0)+k⃗((−1)⋅(−1)−(−1)⋅0)=i⃗+j⃗+k⃗.\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\begin{vmatrix}\vec{i}&\vec{j}&\vec{k}\\-1&-1&2\\0&-1&1\end{vmatrix}=\vec{i}\bigl((-1)\cdot1-2\cdot(-1)\bigr)-\vec{j}\bigl((-1)\cdot1-2\cdot0\bigr)+\vec{k}\bigl((-1)\cdot(-1)-(-1)\cdot0\bigr)=\vec{i}+\vec{j}+\vec{k}.

b) (0.5 pt) En déduire que x+y+z+1=0x+y+z+1=0 est une équation cartésienne du plan (ABC)(ABC).

Voir la solution

AB→∧AC→=i⃗+j⃗+k⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\vec{i}+\vec{j}+\vec{k} est un vecteur normal au plan (ABC)(ABC). Une équation est donc de la forme x+y+z+d=0x+y+z+d=0.

Comme A(1;−1;−1)A(1;-1;-1) appartient au plan : 1−1−1+d=01-1-1+d=0, soit d=1d=1.

Donc x+y+z+1=0x+y+z+1=0 est une équation cartésienne du plan (ABC)(ABC).

2) (0.75 pt) Soit (S)(S) la sphère d’équation : x2+y2+z2−4x+2y−2z+1=0x^{2}+y^{2}+z^{2}-4x+2y-2z+1=0.

Montrer que le centre de la sphère (S)(S) est Ω(2;−1;1)\Omega(2;-1;1) et que son rayon est R=5R=\sqrt{5}.

Voir la solution

\begin{align*} x^{2}-4x+y^{2}+2y+z^{2}-2z+1&=0\ (x-2)^{2}-4+(y+1)^{2}-1+(z-1)^{2}-1+1&=0\ (x-2)^{2}+(y+1)^{2}+(z-1)^{2}&=5. \end{align*} Le centre est Ω(2;−1;1)\Omega(2;-1;1) et le rayon est R=5R=\sqrt{5}.

3) a) (0.5 pt) Calculer d(Ω,(ABC))d\bigl(\Omega,(ABC)\bigr) la distance du point Ω\Omega au plan (ABC)(ABC).

Voir la solution

d(Ω,(ABC))=∣2+(−1)+1+1∣12+12+12=33=3.d\bigl(\Omega,(ABC)\bigr)=\frac{|2+(-1)+1+1|}{\sqrt{1^{2}+1^{2}+1^{2}}}=\frac{3}{\sqrt{3}}=\sqrt{3}.

b) (0.5 pt) En déduire que le plan (ABC)(ABC) coupe la sphère (S)(S) selon un cercle (Γ)(\Gamma).

(la détermination du centre et du rayon de (Γ)(\Gamma) n’est pas Demandée)

Voir la solution

On a d(Ω,(ABC))=3d\bigl(\Omega,(ABC)\bigr)=\sqrt{3} et R=5R=\sqrt{5}. Comme 0<3<50<\sqrt{3}<\sqrt{5}, le plan coupe la sphère selon un cercle (Γ)(\Gamma).

Exercice 2 — Nombres complexes (3 points)

1) (0.75 pt) Résoudre dans l’ensemble C\mathbb{C} des nombres complexes l’équation : z2−2z+4=0.z^{2}-2z+4=0.

Voir la solution

Δ=4−16=−12=12i2\Delta=4-16=-12=12i^{2}. Les solutions sont z=2±2i32=1±i3.z=\frac{2\pm2i\sqrt{3}}{2}=1\pm i\sqrt{3}. Donc S={1+i3 ; 1−i3}S=\bigl\{1+i\sqrt{3}\,;\,1-i\sqrt{3}\bigr\}.

2) Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O;u⃗,v⃗)(O;\vec{u},\vec{v}), on considère les points AA, BB, CC et DD d’affixes respectives : a=1−i3,b=2+2i,c=3+ietd=−2+23.a=1-i\sqrt{3},\quad b=2+2i,\quad c=\sqrt{3}+i\quad\text{et}\quad d=-2+2\sqrt{3}.

a) (0.5 pt) Vérifier que : a−d=−3 (c−d)a-d=-\sqrt{3}\,(c-d).

Voir la solution

\begin{align*} a-d&=1-i\sqrt{3}-(-2+2\sqrt{3})=3-2\sqrt{3}-i\sqrt{3},\ c-d&=\sqrt{3}+i-(-2+2\sqrt{3})=2-\sqrt{3}+i,\ -\sqrt{3},(c-d)&=-\sqrt{3}(2-\sqrt{3})-i\sqrt{3}=-2\sqrt{3}+3-i\sqrt{3}=3-2\sqrt{3}-i\sqrt{3}. \end{align*} Donc a−d=−3 (c−d)a-d=-\sqrt{3}\,(c-d).

b) (0.25 pt) En déduire que les points AA, CC et DD sont alignés.

Voir la solution

a−d=−3 (c−d)a-d=-\sqrt{3}\,(c-d) signifie DA→=−3 DC→\overrightarrow{DA}=-\sqrt{3}\,\overrightarrow{DC} : les vecteurs DA→\overrightarrow{DA} et DC→\overrightarrow{DC} sont colinéaires, donc les points AA, CC et DD sont alignés.

3) (0.5 pt) On considère zz l’affixe d’un point MM et z′z' l’affixe de M′M' image de MM par la rotation RR de centre OO et d’angle −π3-\dfrac{\pi}{3}.

Vérifier que : z′=12azz'=\dfrac{1}{2}az.

Voir la solution

M′=R(M)  ⟺  z′=e−iπ3zM'=R(M)\iff z'=e^{-i\frac{\pi}{3}}z. Or e−iπ3=cos⁡(−π3)+isin⁡(−π3)=12−i32=a2.e^{-i\frac{\pi}{3}}=\cos\Bigl(-\frac{\pi}{3}\Bigr)+i\sin\Bigl(-\frac{\pi}{3}\Bigr)=\frac{1}{2}-i\frac{\sqrt{3}}{2}=\frac{a}{2}. Donc z′=12azz'=\dfrac{1}{2}az.

4) Soient HH l’image du point BB par la rotation RR, hh son affixe et PP le point d’affixe pp tel que p=a−cp=a-c.

a) (0.5 pt) Vérifier que : h=iph=ip.

Voir la solution

h=12ab=12(1−i3)(2+2i)=(1−i3)(1+i)=1+i−i3+3=1+3+i(1−3)h=\dfrac{1}{2}ab=\dfrac{1}{2}(1-i\sqrt{3})(2+2i)=(1-i\sqrt{3})(1+i)=1+i-i\sqrt{3}+\sqrt{3}=1+\sqrt{3}+i(1-\sqrt{3}).

p=a−c=1−i3−3−i=1−3−i(1+3)p=a-c=1-i\sqrt{3}-\sqrt{3}-i=1-\sqrt{3}-i(1+\sqrt{3}),

ip=i(1−3)−i2(1+3)=1+3+i(1−3)ip=i\bigl(1-\sqrt{3}\bigr)-i^{2}(1+\sqrt{3})=1+\sqrt{3}+i(1-\sqrt{3}).

Donc h=iph=ip.

b) (0.5 pt) Montrer que le triangle OHPOHP est rectangle et isocèle en OO.

Voir la solution

h=iph=ip implique arg⁡hp=arg⁡(i)=π2\arg\dfrac{h}{p}=\arg(i)=\dfrac{\pi}{2} (modulo 2π2\pi) : (OP→,OH→)=π2(\overrightarrow{OP},\overrightarrow{OH})=\dfrac{\pi}{2}, donc OHPOHP est rectangle en OO.

De plus ∣h∣=∣ip∣=∣i∣ ∣p∣=∣p∣|h|=|ip|=|i|\,|p|=|p|, soit OH=OPOH=OP : le triangle est isocèle en OO.

Donc le triangle OHPOHP est rectangle et isocèle en OO.

Exercice 3 — Calcul des probabilités (3 points)

Une urne contient dix boules : trois boules vertes, six boules rouges et une boule noire indiscernables au toucher. On tire au hasard et simultanément trois boules de l’urne.

On considère les événements suivants :

  • AA : « Obtenir trois boules vertes »
  • BB : « Obtenir trois boules de même couleur »
  • CC : « Obtenir au moins deux boules de même couleur »

1) (2 pts) Montrer que p(A)=1120p(A)=\dfrac{1}{120} et p(B)=740p(B)=\dfrac{7}{40}.

Voir la solution

Le nombre de tirages possibles est (103)=120\dbinom{10}{3}=120.

AA : trois boules vertes : (33)=1\dbinom{3}{3}=1 issue favorable. Donc p(A)=1120p(A)=\dfrac{1}{120}.

BB : trois vertes ou trois rouges (impossible d’avoir trois noires) : card⁡(B)=(33)+(63)=1+20=21,p(B)=21120=740.\operatorname{card}(B)=\dbinom{3}{3}+\dbinom{6}{3}=1+20=21,\qquad p(B)=\frac{21}{120}=\frac{7}{40}.

2) (1 pt) Calculer p(C)p(C).

Voir la solution

Le contraire de CC est « obtenir trois boules de couleurs toutes différentes », c’est-à-dire une verte, une rouge et la noire : card⁡(C‾)=(31)(61)(11)=18,p(C‾)=18120=320.\operatorname{card}(\overline{C})=\dbinom{3}{1}\dbinom{6}{1}\dbinom{1}{1}=18,\qquad p(\overline{C})=\frac{18}{120}=\frac{3}{20}. Donc p(C)=1−320=1720p(C)=1-\dfrac{3}{20}=\dfrac{17}{20}.

Exercice 4 — Problème (11 points)

Première partie :

Soit ff la fonction numérique définie sur ]0;+∞[]0;+\infty[ par : f(x)=x+12−ln⁡x+12(ln⁡x)2f(x)=x+\dfrac{1}{2}-\ln x+\dfrac{1}{2}(\ln x)^{2} et soit (C)(\mathcal{C}) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O;i⃗,j⃗)(O;\vec{i},\vec{j}) (unité : 11 cm).

1) (0.5 pt) Calculer lim⁡x→0x>0f(x)\displaystyle\lim_{\substack{x\to0\\x>0}}f(x) puis interpréter le résultat géométriquement.

Voir la solution

Quand x→0+x\to0^{+} : x+12→12x+\dfrac{1}{2}\to\dfrac{1}{2}, −ln⁡x→+∞-\ln x\to+\infty et 12(ln⁡x)2→+∞\dfrac{1}{2}(\ln x)^{2}\to+\infty.

Donc lim⁡x→0+f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to0^{+}}f(x)=+\infty : la courbe (C)(\mathcal{C}) admet la droite x=0x=0 comme asymptote verticale.

2) a) (0.25 pt) Vérifier que pour tout xx de ]0;+∞[]0;+\infty[, f(x)=x+12+(12ln⁡x−1)ln⁡x.f(x)=x+\dfrac{1}{2}+\Bigl(\dfrac{1}{2}\ln x-1\Bigr)\ln x.

Voir la solution

(12ln⁡x−1)ln⁡x=12(ln⁡x)2−ln⁡x,\Bigl(\dfrac{1}{2}\ln x-1\Bigr)\ln x=\dfrac{1}{2}(\ln x)^{2}-\ln x, donc x+12+(12ln⁡x−1)ln⁡x=x+12−ln⁡x+12(ln⁡x)2=f(x).x+\dfrac{1}{2}+\Bigl(\dfrac{1}{2}\ln x-1\Bigr)\ln x=x+\dfrac{1}{2}-\ln x+\dfrac{1}{2}(\ln x)^{2}=f(x).

b) (0.5 pt) En déduire que lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

Voir la solution

Quand x→+∞x\to+\infty : x+12→+∞x+\dfrac{1}{2}\to+\infty et (12ln⁡x−1)ln⁡x→+∞\Bigl(\dfrac{1}{2}\ln x-1\Bigr)\ln x\to+\infty.

Donc lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

c) (0.5 pt) Montrer que pour tout xx de ]0;+∞[]0;+\infty[, (ln⁡x)2x=4(ln⁡xx)2,\dfrac{(\ln x)^{2}}{x}=4\Biggl(\dfrac{\ln\sqrt{x}}{\sqrt{x}}\Biggr)^{2}, puis en déduire que lim⁡x→+∞(ln⁡x)2x=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{(\ln x)^{2}}{x}=0.

Voir la solution

Comme ln⁡x=2ln⁡x\ln x=2\ln\sqrt{x} : (ln⁡x)2x=4(ln⁡x)2(x)2=4(ln⁡xx)2.\dfrac{(\ln x)^{2}}{x}=\dfrac{4(\ln\sqrt{x})^{2}}{(\sqrt{x})^{2}}=4\Biggl(\dfrac{\ln\sqrt{x}}{\sqrt{x}}\Biggr)^{2}. Posons t=xt=\sqrt{x}. Quand x→+∞x\to+\infty, t→+∞t\to+\infty et ln⁡tt→0\dfrac{\ln t}{t}\to0, donc lim⁡x→+∞(ln⁡x)2x=lim⁡t→+∞4(ln⁡tt)2=0.\lim_{x\to+\infty}\dfrac{(\ln x)^{2}}{x}=\lim_{t\to+\infty}4\Biggl(\dfrac{\ln t}{t}\Biggr)^{2}=0.

d) (0.75 pt) Montrer que (C)(\mathcal{C}) admet au voisinage de +∞+\infty une branche parabolique de direction asymptotique la droite (Δ)(\Delta) d’équation y=xy=x.

Voir la solution

f(x)−x=12−ln⁡x+12(ln⁡x)2.f(x)-x=\dfrac{1}{2}-\ln x+\dfrac{1}{2}(\ln x)^{2}. En particulier f(x)−xx=12x−ln⁡xx+12(ln⁡x)2x\dfrac{f(x)-x}{x}=\dfrac{1}{2x}-\dfrac{\ln x}{x}+\dfrac{1}{2}\dfrac{(\ln x)^{2}}{x}.

D’après c) et le fait que ln⁡tt→0\dfrac{\ln t}{t}\to0 quand t→+∞t\to+\infty (avec t=xt=\sqrt{x}) : (ln⁡x)2x→0\dfrac{(\ln x)^{2}}{x}\to0 et ln⁡xx→0\dfrac{\ln x}{x}\to0.

Donc lim⁡x→+∞f(x)−xx=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{f(x)-x}{x}=0, soit lim⁡x→+∞f(x)x=1\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{f(x)}{x}=1.

De plus lim⁡x→+∞(f(x)−x)\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\bigl(f(x)-x\bigr) : posons t=ln⁡x→+∞t=\ln x\to+\infty, alors 12−t+12t2→+∞\dfrac{1}{2}-t+\dfrac{1}{2}t^{2}\to+\infty.

Ainsi lim⁡x→+∞(f(x)−x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\bigl(f(x)-x\bigr)=+\infty et lim⁡x→+∞f(x)x=1\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{f(x)}{x}=1 : (C)(\mathcal{C}) admet une branche parabolique de direction asymptotique la droite (Δ):y=x(\Delta):y=x.

3) a) (0.5 pt) Vérifier que pour tout xx de ]0;1]]0;1] on a : (x−1)+ln⁡x≤0(x-1)+\ln x\leq0 et que pour tout xx de [1;+∞[[1;+\infty[ on a : (x−1)+ln⁡x≥0(x-1)+\ln x\geq0.

Voir la solution

Soit φ(x)=x−1+ln⁡x\varphi(x)=x-1+\ln x sur ]0;+∞[]0;+\infty[. Alors φ′(x)=1+1x>0\varphi'(x)=1+\dfrac{1}{x}>0 : φ\varphi est strictement croissante.

Comme φ(1)=0\varphi(1)=0 : φ(x)≤0\varphi(x)\leq0 sur ]0;1]]0;1] et φ(x)≥0\varphi(x)\geq0 sur [1;+∞[[1;+\infty[.

b) (1 pt) Montrer que pour tout xx de ]0;+∞[]0;+\infty[, f′(x)=x−1+ln⁡xxf'(x)=\dfrac{x-1+\ln x}{x}.

Voir la solution

f′(x)=1−1x+12⋅2ln⁡x⋅1x=1−1x+ln⁡xx=x−1+ln⁡xx.f'(x)=1-\dfrac{1}{x}+\dfrac{1}{2}\cdot2\ln x\cdot\dfrac{1}{x}=1-\dfrac{1}{x}+\dfrac{\ln x}{x}=\dfrac{x-1+\ln x}{x}.

c) (0.5 pt) Dresser le tableau de variation de la fonction ff.

Voir la solution

D’après 3.a) et 3.b) : f′(x)≤0f'(x)\leq0 sur ]0;1]]0;1] et f′(x)≥0f'(x)\geq0 sur [1;+∞[[1;+\infty[, avec f′(1)=0f'(1)=0.

f(1)=1+12−0+0=32f(1)=1+\dfrac{1}{2}-0+0=\dfrac{3}{2}.

x01+∞f′(x)−0+f(x)+∞↘32↗+∞\begin{array}{|c|ccccc|}\hline x & 0 & & 1 & & +\infty\\\hline f'(x) & & - & 0 & + & \\\hline f(x) & +\infty & \searrow & \dfrac{3}{2} & \nearrow & +\infty\\\hline\end{array}

4) a) (0.5 pt) Montrer que pour tout xx de ]0;+∞[]0;+\infty[, f′′(x)=2−ln⁡xx2f''(x)=\dfrac{2-\ln x}{x^{2}}.

Voir la solution

f′′(x)=(1+1x) x−(x−1+ln⁡x)⋅1x2=x+1−x+1−ln⁡xx2=2−ln⁡xx2.f''(x)=\dfrac{(1+\frac{1}{x})\,x-(x-1+\ln x)\cdot1}{x^{2}}=\dfrac{x+1-x+1-\ln x}{x^{2}}=\dfrac{2-\ln x}{x^{2}}.

b) (0.5 pt) En déduire que (C)(\mathcal{C}) admet un point d’inflexion dont on déterminera les coordonnées.

Voir la solution

f′′(x)=0  ⟺  ln⁡x=2  ⟺  x=e2f''(x)=0\iff\ln x=2\iff x=e^{2} (et f′′f'' change de signe).

f(e2)=e2+12−2+12⋅4=e2+12f(e^{2})=e^{2}+\dfrac{1}{2}-2+\dfrac{1}{2}\cdot4=e^{2}+\dfrac{1}{2}.

Donc (C)(\mathcal{C}) admet un point d’inflexion de coordonnées (e2 ; e2+12)\bigl(e^{2}\,;\,e^{2}+\dfrac{1}{2}\bigr).

5) a) (0.5 pt) Montrer que pour tout xx de ]0;+∞[]0;+\infty[, f(x)−x=12(ln⁡x−1)2f(x)-x=\dfrac{1}{2}(\ln x-1)^{2} et en déduire la position relative de (C)(\mathcal{C}) et (Δ)(\Delta).

Voir la solution

f(x)−x=12−ln⁡x+12(ln⁡x)2=12(1−2ln⁡x+(ln⁡x)2)=12(ln⁡x−1)2.f(x)-x=\dfrac{1}{2}-\ln x+\dfrac{1}{2}(\ln x)^{2}=\dfrac{1}{2}\bigl(1-2\ln x+(\ln x)^{2}\bigr)=\dfrac{1}{2}(\ln x-1)^{2}. Or 12(ln⁡x−1)2≥0\dfrac{1}{2}(\ln x-1)^{2}\geq0 pour tout x>0x>0, avec égalité si et seulement si ln⁡x=1\ln x=1 soit x=ex=e.

Donc (C)(\mathcal{C}) est au-dessus de (Δ)(\Delta), et elles se touchent au point (e;e)(e;e).

b) (1 pt) Construire (Δ)(\Delta) et (C)(\mathcal{C}) dans le même repère (O;i⃗,j⃗)(O;\vec{i},\vec{j}).

Voir la solution

On place : l’asymptote verticale x=0x=0, le minimum (1;32)\bigl(1;\dfrac{3}{2}\bigr), le point de contact (e;e)(e;e) avec (Δ)(\Delta), le point d’inflexion (e2;e2+12)\bigl(e^{2};e^{2}+\dfrac{1}{2}\bigr), et la branche parabolique de direction y=xy=x en +∞+\infty.

Courbe $(\mathcal{C})$ et droite $(\Delta)$

6) a) (0.5 pt) Montrer que la fonction H:x↦xln⁡x−xH:x\mapsto x\ln x-x est une primitive de la fonction h:x↦ln⁡xh:x\mapsto\ln x sur ]0;+∞[]0;+\infty[.

Voir la solution

H′(x)=ln⁡x+x⋅1x−1=ln⁡x+1−1=ln⁡x=h(x)H'(x)=\ln x+x\cdot\dfrac{1}{x}-1=\ln x+1-1=\ln x=h(x).

Donc HH est une primitive de hh sur ]0;+∞[]0;+\infty[.

b) (0.75 pt) À l’aide d’une intégration par parties, montrer que ∫1e(ln⁡x)2 dx=e−2\displaystyle\int_{1}^{e}(\ln x)^{2}\,dx=e-2.

Voir la solution

Posons u=(ln⁡x)2u=(\ln x)^{2}, dv=dxdv=dx, alors du=2ln⁡xx dxdu=\dfrac{2\ln x}{x}\,dx, v=xv=x. \begin{align*} \int_{1}^{e}(\ln x)^{2},dx&=\Bigl[x(\ln x)^{2}\Bigr]{1}^{e}-\int{1}^{e}2\ln x,dx =e\cdot1-0-2\bigl[x\ln x-x\bigr]_{1}^{e}\ &=e-2\bigl((e\cdot1-e)-(0-1)\bigr)=e-2(0+1)=e-2. \end{align*}

c) (0.5 pt) Calculer en cm2^{2} l’aire du domaine plan limité par (C)(\mathcal{C}) et (Δ)(\Delta) et les droites d’équations x=1x=1 et x=ex=e.

Voir la solution

D’après 5.a), f(x)−x=12(ln⁡x−1)2≥0f(x)-x=\dfrac{1}{2}(\ln x-1)^{2}\geq0 sur [1,e][1,e]. L’aire en cm2^{2} (unité 11 cm) est \begin{align*} \mathcal{A}&=\int_{1}^{e}\bigl(f(x)-x\bigr),dx=\dfrac{1}{2}\int_{1}^{e}(\ln x-1)^{2},dx =\dfrac{1}{2}\int_{1}^{e}\bigl((\ln x)^{2}-2\ln x+1\bigr),dx\ &=\dfrac{1}{2}\Biggl(\int_{1}^{e}(\ln x)^{2},dx-2\bigl[x\ln x-x\bigr]{1}^{e}+\bigl[x\bigr]{1}^{e}\Biggr)\ &=\dfrac{1}{2}\bigl((e-2)-2(0+1)+(e-1)\bigr)=\dfrac{1}{2}(e-2-2+e-1)=\dfrac{1}{2}(2e-5)=e-\dfrac{5}{2}. \end{align*}

Deuxième partie :

Soit (un)(u_n) la suite numérique définie par : u0=1u_0=1 et un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) pour tout nn de N\mathbb{N}.

1) a) (0.5 pt) Montrer par récurrence que 1≤un≤e1\leq u_n\leq e pour tout nn de N\mathbb{N}.

Voir la solution

Initialisation. u0=1u_0=1 et 1≤1≤e1\leq1\leq e : vrai au rang 00.

Hérédité. Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. Supposons 1≤un≤e1\leq u_n\leq e. Sur [1,e][1,e], ff est croissante (tableau de 3.c) et f(1)=32f(1)=\dfrac{3}{2}, f(e)=ef(e)=e. Donc 1≤32=f(1)≤f(un)≤f(e)=e,1\leq\dfrac{3}{2}=f(1)\leq f(u_n)\leq f(e)=e, soit 1≤un+1≤e1\leq u_{n+1}\leq e.

Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : 1≤un≤e1\leq u_n\leq e.

b) (0.5 pt) Montrer que la suite (un)(u_n) est croissante.

Voir la solution

Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. Comme un∈[1,e]u_n\in[1,e], d’après 5.a) : un+1−un=f(un)−un=12(ln⁡un−1)2≥0.u_{n+1}-u_n=f(u_n)-u_n=\dfrac{1}{2}(\ln u_n-1)^{2}\geq0. Donc (un)(u_n) est croissante.

c) (0.5 pt) En déduire que la suite (un)(u_n) est convergente.

Voir la solution

(un)(u_n) est croissante et majorée par ee, donc convergente.

2) (0.75 pt) Calculer la limite de la suite (un)(u_n).

Voir la solution

Soit ℓ=lim⁡un\ell=\lim u_n. Par continuité de ff : ℓ=f(ℓ)\ell=f(\ell), soit f(ℓ)−ℓ=0f(\ell)-\ell=0, c’est-à-dire 12(ln⁡ℓ−1)2=0\dfrac{1}{2}(\ln\ell-1)^{2}=0, d’où ℓ=e\ell=e.

Donc lim⁡n→+∞un=e\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=e.

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