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Chapitre 2 — Généralités sur les fonctions numériques
Cours
Plan du chapitre. I. Ensemble de définition — II. Parité — III. Variations — IV. Fonctions majorées, minorées, extremums — V. Fonctions de référence — VI. Résolution graphique — VII. Image d’un intervalle — VIII. Composée de deux fonctions — IX. Fonctions périodiques.
I. Ensemble de définition d’une fonction numérique
Définition 1
Une fonction numériquef d’une variable réelle associe à chaque réel x d’un ensemble Df un unique réel noté f(x), appelé image de x. Si f(x)=y, on dit que x est un antécédent de y.
L’ensemble Df des réels x pour lesquels f(x) existe est l’ensemble de définition de f.
Propriété
Soient P et Q deux fonctions polynômes.
Forme de f(x)
Condition d’existence
Ensemble de définition
P(x)
aucune
Df=R
Q(x)P(x)
Q(x)=0
Df={x∈R/Q(x)=0}
P(x)
P(x)≥0
Df={x∈R/P(x)≥0}
Q(x)P(x)
Q(x)>0
Df={x∈R/Q(x)>0}
Exemple 1
Déterminer l’ensemble de définition de chacune des fonctions :
f(x)=x2−92x+1 ; g(x)=4−2x ; h(x)=x2−xx.
Voir la solution
x2−9=0⟺x=3 ou x=−3, donc Df=R∖{−3;3}.
4−2x≥0⟺x≤2, donc Dg=]−∞;2].
x2−x=x(x−1)>0⟺x<0 ou x>1 (tableau de signes), donc Dh=]−∞;0[∪]1;+∞[.
Application
Déterminer l’ensemble de définition de : f(x)=∣x∣−3x−1 ; g(x)=x2−4 ; h(x)=x−1x+2.
Voir la solution
∣x∣−3=0⟺x=±3 : Df=R∖{−3;3}.
x2−4≥0⟺x≤−2 ou x≥2 : Dg=]−∞;−2]∪[2;+∞[.
Il faut x+2≥0 et x−1=0 : Dh=[−2;1[∪]1;+∞[.
II. Fonctions paires, fonctions impaires
Définition 2
Soit f une fonction d’ensemble de définition Df.
f est paire si : pour tout x∈Df, −x∈Df et f(−x)=f(x).
f est impaire si : pour tout x∈Df, −x∈Df et f(−x)=−f(x).
Propriété
Dans un repère orthogonal :
f est paire si et seulement si sa courbe (Cf) est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées ;
f est impaire si et seulement si (Cf) est symétrique par rapport à l’origineO.
Attention
La première condition (« Df symétrique par rapport à 0 ») est à vérifier en premier : la fonction x↦x2 définie sur [−1;2] n’est ni paire ni impaire.
Exemple 2
Étudier la parité des fonctions f(x)=x4−3x2, g(x)=x2+1x et h(x)=x2+x.
Voir la solution
Df=R et f(−x)=(−x)4−3(−x)2=x4−3x2=f(x) : f est paire.
Dg=R et g(−x)=x2+1−x=−g(x) : g est impaire.
h(1)=2 et h(−1)=0 : on a h(−1)=h(1) et h(−1)=−h(1), donc h n’est ni paire ni impaire.
Application
Étudier la parité de : f(x)=9−x2 ; g(x)=x∣x∣ ; h(x)=x−11.
Voir la solution
Df=[−3;3] est symétrique et f(−x)=9−x2=f(x) : f est paire.
Dg=R et g(−x)=−x∣−x∣=−x∣x∣=−g(x) : g est impaire.
Dh=R∖{1} : −1∈Dh mais 1∈/Dh, donc Dh n’est pas symétrique et h n’est ni paire ni impaire.
III. Variations d’une fonction numérique
Définition 3
Soit f une fonction définie sur un intervalle I.
f est croissante sur I si : pour tous a,b∈I, a<b⇒f(a)≤f(b) ;
f est décroissante sur I si : pour tous a,b∈I, a<b⇒f(a)≥f(b) ;
f est constante sur I si : pour tous a,b∈I, f(a)=f(b).
On parle de fonction strictement croissante (ou décroissante) avec des inégalités strictes. Une fonction croissante sur I ou décroissante sur I est dite monotone sur I.
Propriété
Le taux de variation de f entre deux réels distincts a et b de I est T(a;b)=b−af(b)−f(a).
Si T(a;b)≥0 (resp. >0) pour tous a=b de I, f est croissante (resp. strictement croissante) sur I.
Si T(a;b)≤0 (resp. <0) pour tous a=b de I, f est décroissante (resp. strictement décroissante) sur I.
Exemple 3
À l’aide du taux de variation, étudier les variations de f(x)=x2−2x sur ]−∞;1] et sur [1;+∞[.
Voir la solution
Pour a=b : T(a;b)=b−a(b2−2b)−(a2−2a)=b−a(b−a)(b+a)−2(b−a)=a+b−2.
Si a,b∈]−∞;1] avec a=b, alors a+b<2, donc T<0 : f est strictement décroissante sur ]−∞;1].
Si a,b∈[1;+∞[ avec a=b, alors a+b>2, donc T>0 : f est strictement croissante sur [1;+∞[.
x
−∞
1
+∞
f(x)
↘
−1
↗
Propriété
Soit f une fonction paire ou impaire et I un intervalle inclus dans [0;+∞[. On note I′ le symétrique de I par rapport à 0.
Si f est paire, ses variations sur I′ sont contraires à ses variations sur I.
Si f est impaire, elle a les mêmes variations sur I et sur I′.
Application
Étudier les variations de f(x)=x+21 sur chacun des intervalles ]−2;+∞[ et ]−∞;−2[.
Voir la solution
Pour a=b dans Df : f(b)−f(a)=(a+2)(b+2)(a+2)−(b+2)=(a+2)(b+2)a−b, donc T(a;b)=(a+2)(b+2)−1.
Sur chacun des deux intervalles, a+2 et b+2 ont le même signe, donc (a+2)(b+2)>0 et T<0 : f est strictement décroissante sur ]−∞;−2[ et sur ]−2;+∞[.
IV. Fonctions majorées, minorées, bornées — Extremums
Définition 4
Soit f une fonction définie sur un intervalle I.
f est majorée sur I s’il existe un réel M tel que f(x)≤M pour tout x∈I ;
f est minorée sur I s’il existe un réel m tel que f(x)≥m pour tout x∈I ;
f est bornée sur I si elle est à la fois majorée et minorée sur I.
f(a), avec a∈I, est le maximum de f sur I si f(x)≤f(a) pour tout x∈I, et le minimum si f(x)≥f(a) pour tout x∈I. Un maximum ou un minimum est un extremum.
Exemple 4
Soit f(x)=x2+12x, définie sur R. Montrer que f est bornée par −1 et 1, et que 1 est le maximum et −1 le minimum de f sur R.
Voir la solution
Pour tout réel x :
1−f(x)=x2+1x2−2x+1=x2+1(x−1)2≥0etf(x)+1=x2+1(x+1)2≥0.
Donc −1≤f(x)≤1. De plus f(1)=1 et f(−1)=−1 : 1 est le maximum de f (atteint en 1) et −1 son minimum (atteint en −1).
Application
Montrer que f(x)=x2−4x+5 admet un minimum sur R que l’on précisera.
Montrer que g(x)=9−x2 est bornée sur [−3;3].
Voir la solution
1)f(x)=(x−2)2+1≥1 et f(2)=1 : le minimum de f sur R est 1, atteint en x=2.
2) Pour x∈[−3;3] : 0≤9−x2≤9, donc 0≤g(x)≤3. g est bornée ; son minimum est 0=g(±3) et son maximum est 3=g(0).
V. Fonctions de référence
1. La fonction x↦ax2+bx+c (a=0)
Propriété
Soit f(x)=ax2+bx+c avec a=0. On peut l’écrire sous la forme canoniquef(x)=a(x−α)2+β, avec α=−2ab et β=f(α).
Sa courbe est une parabole de sommet S(α;β) et d’axe de symétrie la droite d’équation x=α.
Si a>0 : f est décroissante sur ]−∞;α], croissante sur [α;+∞[, et β est son minimum.
Si a<0 : f est croissante sur ]−∞;α], décroissante sur [α;+∞[, et β est son maximum.
Exemple 5
Soit f(x)=x2−4x+3. Écrire f(x) sous forme canonique, dresser le tableau de variations de f et tracer sa courbe.
Voir la solution
f(x)=(x−2)2−4+3=(x−2)2−1. Ici a=1>0, α=2 et β=−1.
x
−∞
2
+∞
f(x)
↘
−1
↗
La parabole a pour sommet S(2;−1) et pour axe x=2 ; elle coupe l’axe des abscisses en 1 et 3 (f(x)=(x−1)(x−3)) et l’axe des ordonnées en 3.
2. La fonction homographique x↦cx+dax+b (c=0, ad−bc=0)
Propriété
Soit f(x)=cx+dax+b avec c=0 et ad−bc=0. On a Df=R∖{−cd} et f(x) s’écrit f(x)=β+x−αk, avec α=−cd et β=ca.
Sa courbe est une hyperbole de centre de symétrie Ω(α;β) et d’asymptotes les droites d’équations x=α et y=β.
Si ad−bc>0, f est strictement croissante sur chacun des intervalles ]−∞;α[ et ]α;+∞[ ; si ad−bc<0, elle est strictement décroissante sur chacun d’eux.
Exemple 6
Soit f(x)=x−12x+1. Montrer que f(x)=2+x−13, puis donner le centre de sa courbe, ses variations et tracer cette courbe.
Voir la solution
Pour x=1 : 2+x−13=x−12(x−1)+3=x−12x+1=f(x).
Centre : Ω(1;2) ; asymptotes : x=1 et y=2. Ici ad−bc=2×(−1)−1×1=−3<0 : f est strictement décroissante sur ]−∞;1[ et sur ]1;+∞[.
x
−∞
1
+∞
f(x)
↘
∥
↘
3. Les fonctions x↦x+a et x↦ax3
Propriété
La fonction x↦x+a est définie et strictement croissante sur [−a;+∞[ ; sa courbe s’obtient à partir de celle de x↦x par la translation de vecteur −a.
La fonction x↦ax3 (a=0) est impaire. Elle est strictement croissante sur R si a>0, strictement décroissante sur R si a<0.
4. Les fonctions f+c et cf
Propriété
Soit f une fonction monotone sur un intervalle I et c un réel.
x↦f(x)+c a les mêmes variations que f sur I ; sa courbe est l’image de (Cf) par la translation de vecteur c.
Si c>0, x↦cf(x) a les mêmes variations que f sur I ; si c<0, elle a les variations contraires.
Exemple 7
Sachant que u:x↦x2 est décroissante sur ]−∞;0] et croissante sur [0;+∞[, déterminer les variations de f(x)=−3x2+2.
Voir la solution
f=−3u+2. Comme −3<0, −3u est croissante sur ]−∞;0] et décroissante sur [0;+∞[ ; ajouter 2 ne change pas les variations. Donc f est croissante sur ]−∞;0] et décroissante sur [0;+∞[, avec un maximum f(0)=2.
VI. Résolution graphique d’équations et d’inéquations
Propriété
Soient f et g deux fonctions de courbes (Cf) et (Cg), et k un réel.
Les solutions de f(x)=k sont les abscisses des points d’intersection de (Cf) avec la droite d’équation y=k.
Les solutions de f(x)=g(x) sont les abscisses des points d’intersection de (Cf) et (Cg).
Les solutions de f(x)≤g(x) sont les abscisses des points de (Cf) situés sous ou sur(Cg) ; celles de f(x)<g(x), des points strictement en dessous.
Exemple 8
Soient f(x)=x2−2x−3 et g(x)=x−3. Résoudre algébriquement puis graphiquement f(x)=g(x) et f(x)≤g(x).
Voir la solution
f(x)−g(x)=x2−3x=x(x−3).
f(x)=g(x)⟺x=0 ou x=3 : S={0;3}.
f(x)≤g(x)⟺x(x−3)≤0⟺0≤x≤3 : S=[0;3].
Graphiquement, la parabole (Cf) et la droite (Δ) d’équation y=x−3 se coupent aux points d’abscisses 0 et 3, et (Cf) est sous (Δ) entre ces deux abscisses (segment vert).
VII. Image d’un intervalle par une fonction
Définition
L’image d’un intervalle I⊂Df par f est l’ensemble f(I)={f(x)/x∈I}.
Propriété
Soit f une fonction continue (courbe tracée sans lever le crayon) et monotone sur [a;b].
Si f est croissante sur [a;b], alors f([a;b])=[f(a);f(b)].
Si f est décroissante sur [a;b], alors f([a;b])=[f(b);f(a)].
Exemple 9
Soit f(x)=x2−4x+3 (exemple 5). Déterminer f([2;5]), f([0;2]) et f([0;5]).
Voir la solution
f(0)=3, f(2)=−1, f(5)=8.
f est croissante sur [2;5] : f([2;5])=[−1;8].
f est décroissante sur [0;2] : f([0;2])=[−1;3].
f([0;5])=f([0;2])∪f([2;5])=[−1;8].
VIII. Composée de deux fonctions
Définition 5
Soient f et g deux fonctions. La composée de f par g est la fonction g∘f définie par
(g∘f)(x)=g(f(x)),Dg∘f={x∈R/x∈Dfetf(x)∈Dg}.
Exemple 10
Soient f(x)=x−1 et g(x)=x. Déterminer g∘f et f∘g ainsi que leurs ensembles de définition.
Voir la solution
(g∘f)(x)=x−1, définie si x−1≥0 : Dg∘f=[1;+∞[.
(f∘g)(x)=x−1, définie si x≥0 : Df∘g=[0;+∞[.
En général, g∘f=f∘g.
Propriété
Soit f monotone sur un intervalle I et g monotone sur un intervalle J tel que f(I)⊂J.
Si f et g ont la même monotonie, g∘f est croissante sur I.
Si f et g ont des monotonies contraires, g∘f est décroissante sur I.
Exemple 11
Étudier les variations de h(x)=x2+1 sur ]−∞;0] et sur [0;+∞[.
Voir la solution
h=g∘u avec u(x)=x2+1 et g(x)=x, g croissante sur [1;+∞[, qui contient u(R).
u est décroissante sur ]−∞;0] : h est décroissante sur ]−∞;0].
u est croissante sur [0;+∞[ : h est croissante sur [0;+∞[.
Application
Étudier les variations de k(x)=x2+11 sur R et en déduire son maximum.
Voir la solution
k=v∘u avec u(x)=x2+1 et v(x)=x1, décroissante sur ]0;+∞[, qui contient u(R)=[1;+∞[.
Sur ]−∞;0], u décroît : k est croissante.
Sur [0;+∞[, u croît : k est décroissante.
Le maximum de k sur R est k(0)=1.
IX. Fonctions périodiques
Définition 6
Soit T>0. Une fonction f est périodique de période T si, pour tout x∈Df : x+T∈Df, x−T∈Df et f(x+T)=f(x).
Sa courbe est alors invariante par la translation de vecteur T : il suffit de l’étudier sur un intervalle de longueur T.
Exemple 12
Montrer que f(x)=sin(2x) est périodique de période π et que g(x)=cos(3x) est périodique de période 6π.
Voir la solution
Df=Dg=R.
f(x+π)=sin(2x+2π)=sin(2x)=f(x).
g(x+6π)=cos(3x+2π)=cos(3x)=g(x).
À retenir
Ensemble de définition : dénominateurs non nuls, quantités sous une racine positives ou nulles.
Parité : vérifier d’abord que Df est symétrique par rapport à 0.
ax2+bx+c : sommet (−2ab;f(−2ab)) ; cx+dax+b : variations données par le signe de ad−bc.
Déterminer l’ensemble de définition de chacune des fonctions suivantes :
f1(x)=x2−5x+6x+3;f2(x)=3x−6;f3(x)=∣x∣−2x;f4(x)=x2−1;f5(x)=x−3x+1;f6(x)=4−x21.
Voir la solution
1)x2−5x+6=(x−2)(x−3) : Df1=R∖{2;3}.
3x−6≥0⟺x≥2 : Df2=[2;+∞[.
∣x∣=2⟺x=±2 : Df3=R∖{−2;2}.
x2−1≥0⟺x≤−1 ou x≥1 : Df4=]−∞;−1]∪[1;+∞[.
Il faut x+1≥0 et x=3 : Df5=[−1;3[∪]3;+∞[.
4−x2>0⟺−2<x<2 : Df6=]−2;2[.
Exercice 2 — Parité Facile★☆☆☆☆
Étudier la parité de chacune des fonctions suivantes :
f(x)=x3−5x;g(x)=∣x∣x2+1;h(x)=1−x2+x2;k(x)=x−1x2;m(x)=x2−4x.
Voir la solution
1)
Df=R et f(−x)=−x3+5x=−f(x) : f est impaire.
Dg=R∗ (symétrique) et g(−x)=∣x∣x2+1=g(x) : g est paire.
Dh=[−1;1] (symétrique) et h(−x)=h(x) : h est paire.
Dk=R∖{1} n’est pas symétrique (−1∈Dk, 1∈/Dk) : k n’est ni paire ni impaire.
Dm=R∖{−2;2} (symétrique) et m(−x)=x2−4−x=−m(x) : m est impaire.
Exercice 3 — Taux de variation Facile★★☆☆☆
À l’aide du taux de variation, étudier les variations de chacune des fonctions suivantes, puis dresser son tableau de variations :
f(x)=−2x2+4x+1 sur R ;
g(x)=x+1x−1 sur ]−∞;−1[ et sur ]−1;+∞[ ;
h(x)=x+2 sur [−2;+∞[.
Voir la solution
1) Pour a=b : f(b)−f(a)=−2(b2−a2)+4(b−a)=(b−a)(−2(a+b)+4), donc T(a;b)=−2(a+b−2).
Sur ]−∞;1] : a+b<2, T>0 : f est strictement croissante.
Sur [1;+∞[ : a+b>2, T<0 : f est strictement décroissante.
x
−∞
1
+∞
f(x)
↗
3
↘
2)g(b)−g(a)=(a+1)(b+1)(b−1)(a+1)−(a−1)(b+1)=(a+1)(b+1)2(b−a), donc T(a;b)=(a+1)(b+1)2.
Sur chacun des intervalles ]−∞;−1[ et ]−1;+∞[, a+1 et b+1 ont le même signe, donc T>0 : g est strictement croissante sur chacun d’eux.
x
−∞
−1
+∞
g(x)
↗
∥
↗
3) Pour a=b dans [−2;+∞[ (on multiplie par la quantité conjuguée) :
T(a;b)=b−ab+2−a+2=(b−a)(b+2+a+2)(b+2)−(a+2)=b+2+a+21>0.
Donc h est strictement croissante sur [−2;+∞[, avec h(−2)=0.
Soit f(x)=x2+4x, définie sur R.
a) Montrer que, pour tout réel x : −41≤f(x)≤41.
b) En déduire les extremums de f sur R.
Montrer que g(x)=x2+2x−3 est minorée sur R et donner son minimum.
Soit h(x)=x+13x+1 sur [0;+∞[.
a) Vérifier que h(x)=3−x+12.
b) Montrer que 1≤h(x)<3 pour tout x≥0. La fonction h admet-elle un maximum sur [0;+∞[ ?
Voir la solution
1) a) Pour tout réel x :
41−f(x)=4(x2+4)x2−4x+4=4(x2+4)(x−2)2≥0etf(x)+41=4(x2+4)(x+2)2≥0.
b)f(2)=82=41 et f(−2)=−41 : le maximum de f est 41 (en 2) et son minimum est −41 (en −2).
2)g(x)=(x+1)2−4≥−4 et g(−1)=−4 : g est minorée par −4, qui est son minimum, atteint en x=−1.
3) a)3−x+12=x+13x+3−2=x+13x+1=h(x).
b) Pour x≥0 : x+1≥1, donc 0<x+12≤2, d’où 1≤h(x)<3.
h(0)=1 est le minimum. En revanche h(x)=3 est impossible, et h(x) prend des valeurs aussi proches de 3 que l’on veut (h(999)=2,998) : h n’admet pas de maximum sur [0;+∞[, bien qu’elle soit majorée par 3.
Exercice 5 — Fonction trinôme Facile★★☆☆☆
Soit f(x)=−x2+2x+3.
Écrire f(x) sous forme canonique et en déduire les éléments caractéristiques de la parabole (Cf).
Dresser le tableau de variations de f.
Déterminer les points d’intersection de (Cf) avec les axes du repère, puis tracer (Cf).
Résoudre algébriquement puis graphiquement l’inéquation f(x)≥0.
Voir la solution
1)f(x)=−(x2−2x)+3=−(x−1)2+4. Parabole de sommet S(1;4), d’axe x=1, tournée vers le bas (a=−1<0).
2)
x
−∞
1
+∞
f(x)
↗
4
↘
3)f(0)=3 : point (0;3). f(x)=0⟺(x−1)2=4⟺x=−1 ou x=3 : points (−1;0) et (3;0).
4)f(x)=−(x+1)(x−3)≥0⟺−1≤x≤3 : S=[−1;3]. Graphiquement, ce sont les abscisses des points de (Cf) situés sur ou au-dessus de l’axe des abscisses.
Exercice 6 — Fonction homographique Facile★★☆☆☆
Soit f(x)=x−2x+2.
Déterminer Df et montrer que f(x)=1+x−24 pour tout x∈Df.
Préciser le centre de symétrie et les asymptotes de la courbe (Cf).
Étudier les variations de f et dresser son tableau de variations.
Déterminer les points d’intersection de (Cf) avec les axes, puis tracer (Cf).
Résoudre dans Df l’inéquation f(x)≥3.
Voir la solution
1)Df=R∖{2} et 1+x−24=x−2x−2+4=x−2x+2.
2) Centre Ω(2;1) ; asymptotes d’équations x=2 et y=1.
3)ad−bc=1×(−2)−2×1=−4<0 : f est strictement décroissante sur ]−∞;2[ et sur ]2;+∞[.
x
−∞
2
+∞
f(x)
↘
∥
↘
4)f(0)=−1 : point (0;−1) ; f(x)=0⟺x=−2 : point (−2;0).
5)f(x)≥3⟺x−24≥2⟺x−24−2(x−2)≥0⟺x−2−2(x−4)≥0.
Tableau de signes : le quotient est positif ou nul pour 2<x≤4. Donc S=]2;4].
Exercice 7 — Lecture graphique Facile★★☆☆☆
La courbe ci-dessous est celle d’une fonction f définie sur [−2;2].
Lire f(−2), f(0), f(1) et f(2).
Dresser le tableau de variations de f.
Déterminer les extremums de f sur [−2;2] et préciser en quels points ils sont atteints.
Déterminer graphiquement f([−1;1]) et f([1;2]).
Donner le nombre de solutions de l’équation f(x)=1.
On admet que f(x)=x3−3x. Résoudre algébriquement f(x)=0, puis graphiquement f(x)>0.
Voir la solution
1)f(−2)=−2 ; f(0)=0 ; f(1)=−2 ; f(2)=2.
2)
x
−2
−1
1
2
f(x)
−2
↗
2
↘
−2
↗
2
3) Le maximum de f sur [−2;2] est 2, atteint en −1 et en 2 ; le minimum est −2, atteint en −2 et en 1.
4)f est décroissante sur [−1;1] : f([−1;1])=[f(1);f(−1)]=[−2;2]. f est croissante sur [1;2] : f([1;2])=[−2;2].
5) La droite y=1 coupe la courbe en trois points (un sur chacun des intervalles ]−2;−1[, ]−1;1[ et ]1;2[) : l’équation a trois solutions.
6)x3−3x=x(x2−3)=0⟺x=0 ou x=−3 ou x=3.
La courbe est strictement au-dessus de l’axe des abscisses pour x∈]−3;0[∪]3;2] : c’est l’ensemble des solutions de f(x)>0.
Exercice 8 — Opérations et composée Facile★★☆☆☆
Soit u(x)=x2−2x.
Étudier les variations de u sur R.
En déduire les variations de f=u+3 et de g=−2u.
Soit h(x)=x2−2x. Déterminer Dh, puis étudier les variations de h sur chacun des intervalles qui composent Dh.
Soit k(x)=x2−2x+21.
a) Vérifier que k=v∘u, où v(x)=x+21.
b) Étudier les variations de k et déterminer son maximum.
Voir la solution
1)u(x)=(x−1)2−1 : u est décroissante sur ]−∞;1] et croissante sur [1;+∞[, de minimum u(1)=−1.
2)f=u+3 a les mêmes variations que u (minimum f(1)=2). g=−2u a les variations contraires : croissante sur ]−∞;1], décroissante sur [1;+∞[ (maximum g(1)=2).
3)x2−2x=x(x−2)≥0⟺x≤0 ou x≥2 : Dh=]−∞;0]∪[2;+∞[.
h=∘u et est croissante sur [0;+∞[.
Sur ]−∞;0] (inclus dans ]−∞;1]), u décroît et u(x)≥0 : h est décroissante.
Sur [2;+∞[, u croît et u(x)≥0 : h est croissante.
4) a)v(u(x))=x2−2x+21=k(x), et u(x)+2=(x−1)2+1≥1>0, donc Dk=R.
b)v est décroissante sur ]−2;+∞[, qui contient u(R)=[−1;+∞[.
Sur ]−∞;1], u décroît : k est croissante.
Sur [1;+∞[, u croît : k est décroissante.
Le maximum de k est k(1)=11=1.
Exercice 9 — Résolution graphique et image d’un intervalle Facile★★☆☆☆
Soient f(x)=x2−2x et g(x)=−x+2.
Résoudre algébriquement l’équation f(x)=g(x) et l’inéquation f(x)≤g(x).
Tracer (Cf) et (Cg) dans un même repère et interpréter graphiquement les résultats de 1).
Déterminer f([0;1]), f([1;3]) et f([0;3]).
Voir la solution
1)f(x)−g(x)=x2−x−2=(x+1)(x−2).
f(x)=g(x)⟺x=−1 ou x=2 : S={−1;2}. f(x)≤g(x)⟺−1≤x≤2 : S=[−1;2].
2) Les courbes se coupent en A(−1;3) et B(2;0) ; la parabole (Cf) est sous la droite (Cg) entre les abscisses −1 et 2.
3)f(x)=(x−1)2−1 : décroissante sur [0;1], croissante sur [1;3]. f(0)=0, f(1)=−1, f(3)=3.