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Cours
Plan du chapitre. I. La fonction logarithme népérien — II. Propriétés algébriques — III. Équations et inéquations — IV. Limites et courbe — V. Dérivée de ln∘u et primitives de uu′ — VI. Logarithme de base a — Résumé.
I. La fonction logarithme népérien
1. Définition
Définition 1 — logarithme népérien
La fonction x↦x1 est continue sur ]0;+∞[ : elle y admet des primitives. On appelle fonction logarithme népérien, notée ln, l’unique primitive de x↦x1 sur ]0;+∞[ qui s’annule en 1.
Propriété 1 — conséquences immédiates
ln est définie, continue et dérivable sur ]0;+∞[, avec ln1=0 et (ln)′(x)=x1 pour tout x>0.
Comme x1>0, ln est strictement croissante sur ]0;+∞[.
Signe : lnx<0 si 0<x<1 ; ln1=0 ; lnx>0 si x>1.
Pour tous réels a>0 et b>0 : lna=lnb⟺a=b et lna<lnb⟺a<b.
2. Le nombre e
Définition 2
La fonction ln est continue et strictement croissante sur ]0;+∞[, et (voir IV) ln(]0;+∞[)=R. Il existe donc un unique réel, noté e, tel que lne=1. On a e≈2,718.
Exemple 1
Soit f la fonction définie sur ]0;+∞[ par f(x)=x−1−lnx. Étudier les variations de f et en déduire que lnx≤x−1 pour tout x>0.
Voir la solution
On considère la fonction f définie sur ]0;+∞[ par f(x)=x−1−lnx. Alors f′(x)=1−x1=xx−1 : f est décroissante sur ]0;1], croissante sur [1;+∞[, de minimum f(1)=0. Donc lnx≤x−1 pour tout x>0.
II. Propriétés algébriques
Propriété 2
Pour tous réels a>0, b>0 et tout rationnel r :
ln(ab)=lna+lnb,lna1=−lna,lnba=lna−lnb,ln(ar)=rlna,lna=21lna.
Remarque — idée de la preuve
Pour b>0 fixé, la fonction x↦ln(bx) a pour dérivée bxb=x1 : elle diffère de ln d’une constante, que l’on obtient en x=1 : ln(bx)=lnx+lnb.
Exemple 2
Exprimer ln12 et ln8e en fonction de ln2 et ln3, puis calculer ln(en) pour tout n∈N.
Voir la solution
ln12=ln(4×3)=2ln2+ln3 ; ln8e=21−3ln2.
Pour tout n∈N : ln(en)=n.
III. Équations et inéquations
Méthode — résoudre une équation ou une inéquation avec ln
Déterminer le domaine D de validité (arguments des ln strictement positifs).
Se ramener à lnA=lnB (équivaut à A=B) ou lnA<lnB (équivaut à A<B), avec A>0, B>0 ; ou poser X=lnx.
Ne garder que les solutions appartenant à D.
Application 1
Résoudre dans R : (E) : ln(x−1)+ln(x+1)=ln3 et (I) : ln2x−lnx−2<0.
Voir la solution
(E) : domaine D=]1;+∞[. Sur D : (E)⟺ln(x2−1)=ln3⟺x2=4⟺x=2 (car x>1). S={2}.
(I) : domaine ]0;+∞[. On pose X=lnx : X2−X−2=(X−2)(X+1)<0⟺−1<X<2⟺e1<x<e2 (car on a lne1=−1, lne2=2 et ln est strictement croissante). S=]e1;e2[.
Application 2 — seuil
Déterminer le plus petit entier naturel n tel que (32)n<0,01.
Voir la solution
ln est strictement croissante : (32)n<0,01⟺nln32<ln0,01⟺n>ln32ln0,01≈11,36 (on divise par ln32<0). Donc n=12.
IV. Limites et courbe
Propriété 3 — limites de référence
limx→+∞lnx=+∞,limx→0+lnx=−∞,limx→+∞xlnx=0,limx→0+xlnx=0,limx→1x−1lnx=1,limx→0xln(1+x)=1.
Plus généralement, pour tout n∈N∗ : x→+∞limxnlnx=0 et x→0+limxnlnx=0.
Remarque
x=0 est une asymptote verticale de (Cln) ; en +∞, xlnx→0 : branche parabolique de direction (Ox).
(Cln) est concave (ln′′(x)=−x21<0) ; sa tangente en (1;0) a pour équation y=x−1.
On considère une fonction u dérivable sur un intervalle I.
Si u(x)>0 sur I, alors x↦ln(u(x)) est dérivable sur I et (lnu)′=uu′.
Si u(x)=0 sur I, alors x↦ln∣u(x)∣ est dérivable sur I et (ln∣u∣)′=uu′. Ainsi les primitives de uu′ sur I sont les fonctions x↦ln∣u(x)∣+c.
Exemple 4
Calculer la dérivée de f(x)=ln(x2+1) sur R.
Déterminer une primitive de x↦3x−23 sur ]32;+∞[ et une primitive de x↦tanx sur ]−2π;2π[.
Déterminer une primitive de x↦xlnx1 sur ]1;+∞[.
Voir la solution
f(x)=ln(x2+1) sur R : f′(x)=x2+12x.
Une primitive de x↦3x−23 sur ]32;+∞[ est x↦ln(3x−2) ; une primitive de x↦tanx=cosxsinx sur ]−2π;2π[ est x↦−ln(cosx).
Une primitive de x↦xlnx1 sur ]1;+∞[ est x↦ln(lnx).
VI. Logarithme de base a
Définition 3
On considère un réel a>0 avec a=1. La fonction logarithme de base a est la fonction définie sur ]0;+∞[ par loga(x)=lnalnx. Le logarithme décimal est log=log10.
Propriété 5
loga vérifie les mêmes propriétés algébriques que ln ; loga(a)=1 et loga(ar)=r pour tout r∈Q.
(loga)′(x)=xlna1 : loga est strictement croissante si a>1, strictement décroissante si 0<a<1.
log(10n)=n pour tout n∈Z.
Exemple 5
Calculer log2(32) et log(0,001), puis résoudre l’équation log3x=2.
3. On note a=ln2, b=ln3, c=ln7, L=ln5. Le membre de gauche vaut abL2+bcL2+caL2=abcL2(a+b+c). Comme ln42=ln(2×3×7)=a+b+c, le membre de droite vaut a+b+cLabcL3=abcL2(a+b+c). L’égalité est démontrée.
4.an>0, an=1 et ln(an)=nlna, donc logan(x)=nlnalnx=n1loga(x).
Exercice 3 — Étude d’une fonction avec ln2Moyen★★★☆☆
On considère la fonction f définie sur ]0;+∞[ par f(x)=x(1+lnx)2.
Calculer f(1) et x→0+limf(x).
Vérifier que, pour tout x∈]0;+∞[, f(x)=(x1+x2lnx)2, puis calculer x→+∞limf(x).
Déterminer les deux branches infinies de (Cf).
Montrer que, pour tout x∈]0;+∞[, f′(x)=x2(1+lnx)(1−lnx).
Dresser le tableau de variations de f.
Montrer que la fonction F:x↦31(1+lnx)3 est une primitive de f sur ]0;+∞[.
Voir la solution
1.f(1)=1(1+0)2=1. En 0+ : (1+lnx)2→+∞ et x1→+∞, donc x→0+limf(x)=+∞.
2.x1+x2lnx=x1+lnx, dont le carré est f(x). Avec X=x→+∞ : X1→0 et XlnX→0, donc x→+∞limf(x)=0.
3. La droite d’équation x=0 est une asymptote verticale ; la droite d’équation y=0 est une asymptote horizontale au voisinage de +∞.
5.1+lnx>0⟺x>e1 et 1−lnx>0⟺x<e. f(e1)=0 et f(e)=e4.
6.F′(x)=31×3(1+lnx)2×x1=f(x) : F est une primitive de f sur ]0;+∞[.
Exercice 4 — Fonction composée et réciproque Facile★★☆☆☆
On considère la fonction f définie sur ]0;+∞[ par f(x)=ln(x+2x).
Calculer x→0+limf(x) et x→+∞limf(x), puis en déduire une branche infinie de (Cf).
Déterminer la branche infinie de (Cf) au voisinage de +∞.
Étudier les variations de f sur ]0;+∞[, puis dresser son tableau de variations.
Construire la courbe (Cf) dans un repère orthonormé (O;,).
Montrer que f admet une fonction réciproque f−1 définie sur un intervalle J à déterminer.
Construire la courbe (Cf−1) dans le même repère.
Voir la solution
1.x+2x→0+ quand x→0+, donc x→0+limf(x)=−∞ : la droite d’équation x=0 est une asymptote verticale. x→+∞limf(x)=+∞.
2. Pour x>0 : f(x)=lnx+ln(1+x2), donc xf(x)=xlnx+x1ln(1+x2)→0 : branche parabolique de direction l’axe des abscisses.
3.f′(x)=x+2x1+x1>0 : f est strictement croissante sur ]0;+∞[, de −∞ à +∞.
5.f est continue et strictement croissante : réciproque définie sur J=f(]0;+∞[)=R.
4. et 6.
Exercice 5 — Fonction et suite récurrente Moyen★★★☆☆
Partie I. On considère la fonction f définie sur [0;+∞[ par f(x)=xln(x+2).
Déterminer f′(x) pour tout x∈[0;+∞[, puis en déduire que f est strictement croissante sur cet intervalle.
Étudier la continuité de f sur [0;+∞[, puis déterminer f([0;e−2]).
Montrer que f(x)≤x pour tout x∈[0;e−2].
Partie II. On considère la suite (un) définie par u0=21 et un+1=unln(un+2) pour tout n∈N.
Montrer par récurrence que 0≤un≤e−2 pour tout n∈N.
Montrer que la suite (un) est décroissante, puis en déduire qu’elle converge.
Déterminer la limite de la suite (un).
Voir la solution
I. 1.f′(x)=ln(x+2)+x+2x. Pour x≥0 : ln(x+2)≥ln2>0 et x+2x≥0, donc f′(x)>0 : f est strictement croissante sur [0;+∞[.
I. 2.f est continue sur [0;+∞[ (produit de fonctions continues, x+2>0). f(0)=0 et f(e−2)=(e−2)lne=e−2, donc f([0;e−2])=[0;e−2].
I. 3. Pour x∈[0;e−2] : x+2≤e, donc ln(x+2)≤1 et, comme x≥0, f(x)=xln(x+2)≤x.
II. 1. Montrons par récurrence que, pour tout n∈N, 0≤un≤e−2.
Initialisation : u0=21 et 0≤21≤e−2 (car e>2,5).
Hérédité : soit n∈N tel que 0≤un≤e−2. Alors un+1=f(un)∈f([0;e−2])=[0;e−2].
D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈N, 0≤un≤e−2.
II. 2.un+1=f(un)≤un d’après I.3 : (un) est décroissante ; minorée par 0, elle converge.
II. 3. Sa limite ℓ∈[0;e−2] vérifie f(ℓ)=ℓ (f continue, f([0;e−2])⊂[0;e−2]), soit ℓ(ln(ℓ+2)−1)=0 : ℓ=0 ou ℓ=e−2. Or (un) est décroissante, donc ℓ≤u0=21<e−2 : ℓ=0.
Exercice 6 — Étude complète, primitive et suite Moyen★★★☆☆
On considère la fonction f définie sur ]0;+∞[ par f(x)=x−2lnx.
Calculer f(1), x→0+limf(x) et x→+∞limf(x).
Déterminer les deux branches infinies de (Cf).
Étudier la continuité de f sur ]0;+∞[.
Montrer que, pour tout x∈]0;+∞[, f′(x)=xx−2.
Dresser le tableau de variations de f, puis en déduire le signe de f(x).
Étudier la position relative de (Cf) et de la droite d’équation y=x.
Construire la courbe (Cf) dans le repère (O;,).
Montrer que la fonction F:x↦21x2−2xlnx+2x−3 est une primitive de f sur ]0;+∞[.
On considère la suite (un) définie par u0=2 et un+1=un−21ln(un) pour tout n∈N.
a. Montrer par récurrence que 1≤un≤2 pour tout n∈N.
b. Montrer que la suite (un) est décroissante, puis en déduire qu’elle converge.
c. Déterminer la limite de la suite (un).
Voir la solution
1.f(1)=1. x→0+lim(−2lnx)=+∞, donc x→0+limf(x)=+∞. f(x)=x(1−2xlnx)x→+∞+∞.
2. La droite d’équation x=0 est une asymptote verticale. En +∞ : xf(x)=1−x2lnx→1 et f(x)−x=−2lnx→−∞ : branche parabolique de direction la droite y=x.
3.x↦x et ln sont continues sur ]0;+∞[ : f y est continue.
4.f′(x)=1−x2=xx−2.
5.f est décroissante sur ]0;2], croissante sur [2;+∞[ ; minimum f(2)=2−2ln2=2(1−ln2)>0 (car 2<e). Donc f(x)>0 pour tout x>0.
6.f(x)−x=−2lnx : (Cf) est au-dessus de la droite y=x sur ]0;1[, en dessous sur ]1;+∞[ ; ils se coupent en (1;1).
7.
8.F′(x)=x−2(lnx+x×x1)+2=x−2lnx=f(x).
9. a. On pose φ(x)=x−21lnx ; φ′(x)=1−2x1>0 sur [1;2], φ(1)=1 et φ(2)=2−21ln2∈[1;2]. Montrons par récurrence que, pour tout n∈N, 1≤un≤2.
Initialisation : u0=2∈[1;2].
Hérédité : soit n∈N tel que 1≤un≤2. Par croissance de φ : 1=φ(1)≤un+1=φ(un)≤φ(2)≤2.
D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈N, 1≤un≤2.
9. b.un+1−un=−21lnun≤0 (car un≥1) : (un) est décroissante ; minorée par 1, elle converge.
9. c. Sa limite ℓ∈[1;2] vérifie φ(ℓ)=ℓ (φ continue, φ([1;2])⊂[1;2]), soit lnℓ=0 : ℓ=1.
Exercice 7 — Fonction auxiliaire et étude Difficile★★★★☆
Partie I. On considère la fonction g définie sur ]0;+∞[ par g(x)=x2−1+lnx.
Calculer g(1).
Déterminer g′(x) pour tout x∈]0;+∞[, puis en déduire le sens de variation de g.
En déduire le signe de g(x) selon les valeurs de x.
Partie II. On considère la fonction f définie sur ]0;+∞[ par f(x)=x−xlnx.
Calculer x→0+limf(x) et x→+∞limf(x), puis en déduire une branche infinie de (Cf).
Montrer que la droite d’équation y=x est une asymptote oblique à (Cf) au voisinage de +∞.
Étudier la position relative de (Cf) et de la droite d’équation y=x.
a. Montrer que, pour tout x∈]0;+∞[, f′(x)=x2g(x).
b. Dresser le tableau de variations de f.
a. Montrer que, pour tout x∈]0;+∞[, f′′(x)=x33−2lnx.
b. En déduire que (Cf) admet un point d’inflexion A et déterminer ses coordonnées.
Construire la courbe (Cf) dans le repère (O;,).
Voir la solution
I. 1.g(1)=1−1+0=0.
I. 2.g′(x)=2x+x1>0 : g est strictement croissante sur ]0;+∞[.
I. 3.g(x)<0 sur ]0;1[, g(1)=0, g(x)>0 sur ]1;+∞[.
II. 1. En 0+ : −xlnx=−lnx×x1→+∞, donc x→0+limf(x)=+∞ : asymptote verticale x=0. En +∞ : xlnx→0, donc x→+∞limf(x)=+∞.
II. 2.f(x)−x=−xlnx→0 en +∞ : la droite y=x est une asymptote oblique.
II. 3.f(x)−x=−xlnx : (Cf) est au-dessus de la droite sur ]0;1[, en dessous sur ]1;+∞[, et la coupe en (1;1).
II. 4. a.f′(x)=1−x2x1×x−lnx=x2x2−1+lnx=x2g(x).
II. 4. b.f est décroissante sur ]0;1], croissante sur [1;+∞[, minimum f(1)=1.
II. 5. a.f′(x)=1+x2lnx−1, donc f′′(x)=x4x1×x2−2x(lnx−1)=x33−2lnx.
II. 5. b.f′′ s’annule en changeant de signe en x=e23=ee (positive avant, négative après) : point d’inflexion A(ee;ee−2ee3), car f(ee)=ee−ee3/2.
II. 6.
Exercice 8 — Fonction, inégalité et parité Difficile★★★★☆
On considère la fonction f définie par f(x)=x2−ln(2x+1).
Déterminer le domaine de définition Df de f, puis calculer ses limites aux bornes de Df.
Déterminer les branches infinies de (Cf).
a. Montrer que, pour tout x∈Df, f′(x)=2x+12(2x−1)(x+1).
b. Dresser le tableau de variations de f.
c. En déduire que, pour tout x∈Df, ln(2x+1)≤x2−41+ln2.
Construire la courbe (Cf) dans le repère (O;,).
On considère la restriction g de f à l’intervalle [21;+∞[.
a. Montrer que g admet une fonction réciproque g−1 définie sur un intervalle J à déterminer.
b. Construire la courbe (Cg−1) dans le même repère.
On considère la fonction h définie sur R par h(x)=x2−ln(2∣x∣+1).
a. Montrer que h est paire.
b. Construire la courbe (Ch) dans un autre repère.
Voir la solution
1.2x+1>0⟺x>−21 : Df=]−21;+∞[. En −21+ : ln(2x+1)→−∞, donc f(x)→+∞. En +∞ : f(x)=x2(1−x2ln(2x+1))→+∞ (car x2ln(2x+1)=2x+1ln(2x+1)×x22x+1→0).
2. La droite d’équation x=−21 est une asymptote verticale. En +∞ : xf(x)=x−xln(2x+1)→+∞ : branche parabolique de direction l’axe des ordonnées.
3. b. Sur Df, x+1>0 et 2x+1>0 : f′(x) a le signe de 2x−1. Minimum f(21)=41−ln2.
3. c. Pour tout x∈Df, f(x)≥f(21), soit x2−ln(2x+1)≥41−ln2, c’est-à-dire ln(2x+1)≤x2−41+ln2.
5. a.g est continue et strictement croissante sur [21;+∞[ : réciproque définie sur J=[41−ln2;+∞[.
4. et 5. b.
6. a.R est symétrique par rapport à 0 et h(−x)=(−x)2−ln(2∣−x∣+1)=h(x) : h est paire.
6. b. Pour x≥0, h(x)=f(x) : on trace la partie de (Cf) correspondant à x≥0, puis sa symétrique par rapport à l’axe des ordonnées.
Exercice 9 — Problème : fonction auxiliaire, inflexion, réciproque Difficile★★★★★
Partie I. On considère la fonction g définie sur ]2;+∞[ par g(x)=x−2x+ln(x−2).
Déterminer g′(x) pour tout x∈]2;+∞[, puis dresser le tableau de variations de g (on admet que x→2+limg(x)=+∞).
En déduire le signe de g(x) selon les valeurs de x.
Partie II. On considère la fonction f définie sur ]2;+∞[ par f(x)=xln(x−2).
Calculer x→2+limf(x) et x→+∞limf(x).
Déterminer la branche infinie de (Cf) au voisinage de +∞.
Étudier la position relative de (Cf) et de la droite d’équation y=x.
a. Montrer que f′(x)=g(x) pour tout x∈]2;+∞[.
b. Dresser le tableau de variations de f.
Montrer que le point I(4;4ln2) est un point d’inflexion de (Cf).
Déterminer une équation de la tangente (T) à (Cf) au point I.
Construire la droite (T) et la courbe (Cf) dans le repère (O;,).
a. Montrer que f admet une fonction réciproque f−1 définie sur un intervalle J à déterminer.
b. Montrer que f−1 est dérivable en 0, puis déterminer (f−1)′(0).
Construire la courbe (Cf−1) dans le même repère.
Voir la solution
I. 1.g′(x)=(x−2)2(x−2)−x+x−21=(x−2)2−2+(x−2)=(x−2)2x−4. g est décroissante sur ]2;4], croissante sur [4;+∞[, de minimum g(4)=2+ln2 ; x→+∞limg(x)=+∞.
I. 2.g(x)≥2+ln2>0 pour tout x>2.
II. 1. En 2+ : ln(x−2)→−∞ et x→2, donc x→2+limf(x)=−∞ (asymptote verticale x=2). x→+∞limf(x)=+∞.
II. 2.xf(x)=ln(x−2)→+∞ : branche parabolique de direction l’axe des ordonnées.
II. 3.f(x)−x=x(ln(x−2)−1) avec x>0 ; ln(x−2)−1>0⟺x>2+e. (Cf) est en dessous de la droite y=x sur ]2;2+e[, au-dessus sur ]2+e;+∞[ ; ils se coupent au point (2+e;2+e).
II. 4. a.f′(x)=ln(x−2)+x−2x=g(x).
II. 4. b.f′(x)=g(x)>0 : f est strictement croissante sur ]2;+∞[, de −∞ à +∞.
II. 5.f′′(x)=g′(x)=(x−2)2x−4 s’annule en 4 en changeant de signe, et f(4)=4ln2 : I(4;4ln2) est un point d’inflexion.
II. 6.(T) : y=g(4)(x−4)+4ln2=(2+ln2)(x−4)+4ln2, soit y=(2+ln2)x−8.
II. 8. a.f est continue et strictement croissante sur ]2;+∞[ : réciproque définie sur J=R.
II. 8. b.f(3)=3ln1=0 et f′(3)=g(3)=3=0 : f−1 est dérivable en 0 et (f−1)′(0)=f′(3)1=31.